jeudi 16 août 2012

La gestion des nombres

Côté cuisine, la gestion des ombres
Elle ressemble à sa maîtresse
Noise heavens make
Le bruit fait par les cieux
Quand ils appellent
Perplexe, le casse-noix suspendu

Malgré le rôle dévolu à Mademoiselle
Solitude et servitude
Pose d'insecte, légendaire
Éhontée, retiens ton souffle, elle a failli me sauver
Par la fenêtre, mes reins

Ou mes hanches, choisis
Surnuméraires, les ombres

"Allons, allons..."
Ils se pressent, me bousculent

Ô fêtes, fraises...
A présent un sourire
Surnuméraires, les îles et les flottilles

A quoi bon ? Je l'attendrais en vain.

Je dois paraître : une gare, un fleuve, l'éternité, partir
Je subis diverses vivisections,
Dont l'impeccable explosion des ombres
Pérouse, Cadaquès...

Bon, je sens le vent dans mon ventre,
Je planifie des libellules, mais rien ne bouge
Sumériens, lentilles, bulles : je scrute les origines

C'est perdu : une main bleue sur les rails
Je vomis des excuses : j'avais demandé le coffret.
J'avais même espéré ! Ô siècles...

J'avais demandé une poignée, à souffrir, quelque chose pour ouvrir
J'ai eu des dynasties caduques, quelques lignées royales
Elles se sont profilées vers les ombres, vers la Ruhr

Ô idoles, le verre des vitraux, du vin,
Dans cet hôtel au dessus du Rhin (overlooking),
Aussi fort que l'odeur âcre de la cire verte sur le col

Vendre, vendre ! Il fallait vous voir venir. Plus exactement :
Ce qui faut, c'est de vouloir.

Oh non, c'est plutôt pouvoir !
Il pleut des moulins à café, cigarette, sauvée.
Quel or dans ces mains, que ces mains qui s'agitent !
Que d'or, que de matinées muées, ruinées

Toujours dans le bras mort, je compte les feuilles immobiles
Tu es bien profond, toi, sous la surface
Remonte petite feuille, tu vas te noyer. Mais non

Pas de plus grand plaisir que de les observer
Depuis la croisée du premier
Arriver, et leur pas faire bruisser le gravier.
Si je pouvais disparaître alors, bien sûr.
Je compte les conditions, les possibles, les grilles, les horaires

Il me faut une explosion d'azur et d'or. L'Annonciation de Piero à Pérouse
J'y suis. Pas de plus grand plaisir que de souffler leurs répliques
Cycliques cheveux vénitiens de naissance, c'est évident.
Je recouvre les agneaux de bergers, on les drape

Qui m'en voudra ici ? Personne. J'ai mes serres
J'y compte les pots, j'y élève des pauvres.

Je sens déjà dans mon ventre le souffle de l'explosion du verre
On dérape, et tout est détrempé.
Ce bois qui râpe l'épiderme. Je vais y faire face.

Bien. Je regarde le ticket de caisse, je compte les articles, tout y est.
Ah, non, vous ? Oui. Il vous fallut d'être, sans doute

Mobiles, plastiques, et moelleux pourtant, mais que vous manquait-il ?
Qu'avait Gabriel. Un soupçon d'éternité. Un lys à la main, que sais-je...

Surnuméraires, les fraises, les feuilles, la fraîcheur du vent.
Je les sens de plus en plus fort.
L'odeur de femme enceinte berce le monde.

Il ne me manquait plus que ça. Me prendre pour Reiko...
Un glaçon.
Deux façons.



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