dimanche 22 août 2010

Insight of the week

Une nuit que j'étais à me morfondre dans quelque pub du coeur de Londres, une pensée étange me vint :

La partie de la métaphysique qui traite de l' " au-delà" , et si on veut bien englober par là toutes les religions et autres spiritualités, s'oppose, au sein d'une bipartition, à la tradition agnostique (disons pour simplifier une matière entraînée dans un chaos plus ou mois ordonné par des lois de hasard et de nécessité.)
Bien.

Ceci posé, ce que j'ai questionné tout à coup, c'est la connotation qui est attaché à cette bipartition. A savoir, soit l'univers est spirituel ET nous sommes sauvés ( la théorie de la récemption la plus aboutie, on va dire celle où l'on peut choisir sa place à côté de la fenêtre étant évidemment la religion chrétienne), soit l'univers n'est que matière, ET notre fenêtre de conscience une fois refermée, nous retournons au prénatal et absolu néant, celui qui vous fait jouer de la guitare, boire de la vodka, et offrir des fleurs, enfin pour les hommes galants, espèce en voie de disparition.
Bien.

Donc pour résumer : SOIT Esprit, ET moi ressusciter, SOIT matière, ET moi mourir.

 Mais dans les deux cas " X ET MOI", liés. Vu que nous sommes dans le monde de l'image, je vous ai facilité la compréhension de la chose avec des coloriages.

Et ce qui me chagrine là dedans, c'est que je me demande si ce n'est pas  là, précisément là, que se situent le talon d'Achille de toutes les métaphysiques, les orientales comme les occidentales, en ce qu'elles mélangent à un moment la métaphysique et l'ontologie, au sens où elles présupposent que ces deux discplines ont un destin commun : amalgamer notre destin à celui de l'univers.

Mais c'est une tare congénitale : les cosmogonies et les théogonies finissaient toujours par aboutir à la race humaine, fussions-nous nés de dents de dragons, de sperme tombé de ci delà, d'argile, de côtes, à un moment où à un autre, il faut que cela aboutisse à nous.

Sous prétexte que nous estimons penser le monde, il faudrait que le monde nous pensât. Et non seulement il faudrait qu'il nous pensât, mais cela ne nous suffit pas, encore faudrait-il que l'Esprit qui habite ce monde que nous pensons, se souciât de notre existence !

En d'autres termes, nous ne saurions admettre à la fois ces deux " statements " à savoir premièrement que oui, l'univers  est créé par l'Esprit, ET secondement que eh bien non, non seulement de nous Il n'a pas eu vent, mon amour, et il n'y a donc aucune raison, bien que ce super Spirit of God existe bel et bien, qu'il s'en préoccupe, bien qu'on l'appelle Notre Seigneur Jésus Christ, qu'il radote au couvent, qu'on lui apporte ou pas des bonbons, personne n'ira au paradis, et Il nous laissera retourner à la poussière car de nous il n'a cure, il n'en a pas bavé, à la poupe, comme disait Alcide, et voilà, point final.

Ah là là, moi de penser, ça me détend les jointures, ça me fait du bien.

mardi 17 août 2010

Ramassage solaire

L'autre jour je vois une jeune mendiante agenouillée par terre, qui ne tendait pas la main, et semblait ne rien attendre.
Je m'avance vers elle et lui demande si elle avait besoin de quelque chose.

" Fais-moi un sourire", me répondit-elle.
Je suis rentrée chez moi, j'ai cueilli quelques fleurs dans mon jardin, et je suis venue les poser à côté d'elle.

Comme mon sourire niais devait sans doute avoir l'air d'appeler une réponse, et que rien ne venait de sa part, elle me dit en guise d'explication :
" Pour le moment, je suis maquée avec le soleil "

C'est comme si, dans ces scènes de ralenti au cinéma, un spectre s'était levé de sa place, et d'un seul mouvement de sabre, m'avait ouvert une balafre dans le coeur en me giflant du revers de la main au passage.

Cette femme m'a poussée hors de mes limites. Elle m'a appris que bien qu'étant objet de mon amour et moi sujet, cela ne me donnait aucun droit sur elle, ni à elle aucun devoir envers moi.

Mon amour n'est ni du masochisme, ni de la soumission. Il est au contraire ressorti plus pur de cette épreuve, lavé par les larmes.

Je n'ai commis aucune faute. Je me tiens debout dans la lumière.

dimanche 8 août 2010

True love, true loss

Quand on me dit d'un air attendri du moelleux à l'abricot, un truc du genre : " Ah tu sais, Vicky, elle est toujours avec le même copain, Edouard, ça fait 5 ans...", au lieu du convenu " trop mignon", j'ai envie de répondre : " Et alors, il a encore du goût ? ".

Moi les hommes à force de les mâchouiller, c'est comme les chewing-gums, au bout d'un moment faut que je le crache et que j'en prenne un nouveau.

dimanche 1 août 2010

Il y a de bonnes choses dans la vie

Par exemple : " Il ne faut pas attribuer au vice ce qui peut s'expliquer par l'ignorance ou l'incompétence".

J'aime aussi l'usage collectif de certains mots, comme " le termite " pour désigner globalement l'ennemi lorsqu'il est en quantité discrète, voire pullulatoire.

Par exemple : " La misère se jette sur le monde comme le morpion sur le bas-clergé breton".