samedi 23 juin 2012

C'est les soldes !

Si vous voulez acheter en Israël, dépêchez-vous, y'a une vente flash.

Côtes de la Galice en vue, les femmes et les enfants d'abord.

Nous connaissons tous cette anecdote du porte-avions américains qui entre en conflit par radio avec les garde-côtes de la Galice. C'est un peu ce que les dirigeants actuels tentent de faire en demandant à l'économie de retrouver le chemin de la croissance.

En attendant donc le crash final, et tant que vous disposez encore d'un Internet fonctionnel, vous pouvez lire cet article ou bien sa version anglaise d'origine. Au commentaire de WKBambi de la version française, je répondrai simplement qu'on ne se demanderait jamais si l'air gratuit est viable dans le système économique.
On ne se le demanderait que dans la mesure où on envisagerait de le faire payer.

Je ne vais pas répéter ici mes signalements des prévisions de Marx et de Voyer, je me contenterai de signaler l'initiative en cours pour tenter, non pas de faire dévier le porte-avions, car il est trop tard, mais de construire des canots de sauvetage pour récupérer quelques personnes, les femmes et les enfants d'abord.

jeudi 14 juin 2012

La mode EC (super-lourd) en art

Je voudrais qu'on me permette de signaler une tendance de l'art contemporain qui est la prime au " super lourd"

Cela prend ses racines avec entre autres les oeuvres d'Aurélie Nemours, genre alignement... :

"Pour obtenir 72 colonnes parfaites, il a fallu extraire de la carrière de Louvigné-du-Désert plus de 100 blocs de granit, certains pesant plus de 15 tonnes."

Cela se poursuit par Monumenta, :

"Pour le quatrième «Monumenta» sous la verrière du Grand Palais, à Paris, Anish Kapoor a imaginé Léviathan, une sculpture de 15 tonnes de ...."


à Versailles une je ne sais quoi : Énormes tas de ferrailles pesant chacun un milliard de tonnes, kolossalement difficiles à manipuler.


" Bernar Venet a imaginé une sculpture composée de deux rangées de huit arcs de 22 m de haut en acier Corten..."

Et plus récemment : " Take a look at this BIG Red Wool Dress by Aamu Song for London Design Week. It's pockets can fit up to 238 in them and it's 20 meters in diameter and 3 in height"



Réaction de mon fils de 11 ans " Génial, ça a coûté combien ? ". En plein dans le mille mon gars, plus c'est gros, plus c'est cher, plus c'est de l'art :)
 

Je prépare actuellement une installation comprenant le coulage de 650.000 tonnes de béton, laquelle nécessite trente porte-avions pour faire juste la semelle, deux croiseurs anti-missile, une douzaine de satellites géostationnaires pour coordonner le bazar. Continent pas sérieux s'abstenir.

lundi 11 juin 2012

Pascal Commère se lisant

 Vous avez beau dire, France Culture est une radio eeeeeeeeeeeeeeeeextra.

L'autre jour en écoutant ceci :
http://www.franceculture.fr/emission-ca-rime-a-quoi-pascal-commere-2012-05-13

J'ai eu un choc. Est-ce que c'est dû au fait que c'était lu, que c'était lu par l'auteur, que c'était une lecture de souvenirs vécus et que donc quelque chose passait de ce vécu, que la voix vivante venait ajouter aux mots devenus flux, charriant ces blocs de vie, des souvenirs pour la plupart, toujours est-il que j'ai mesuré le fossé qui sépare l'émotion  que j'aurais ressentie à la lecture de ces textes, de celle que j'ai ressentie à écouter Pascal Commère les lire.

Je ne vais pas tendre les verges pour me faire battre, ce n'est pas mon style, mais j'avoue que si je n'avais pas eu tout  " l'emballage " du récit de voyage, et la lecture vivante tout de suite derrière, j'aurais, peut-être, qui sait, rejeté cette pièce à la géhenne des textes précieux et inutiles.

Et donc un grand merci à Sophie Nauleau pour m'avoir permis de découvrir combien la poésie est vivante elle aussi, comme le théâtre et la danse, quand elle fleurit dans le vivant

Oui, oh, cessez là vos persiflages.

Les Italiens c'est bien

Vous vous souvenez sûrement de la scène finale du sketch des Monstres où Ugo Tognazzi console un jeune cocu en pleine nuit avant de le renvoyer chez lui.

Je tiens de source sûre que John Moullard a eu cette scène en tête le temps qu'il réalisait les Seins en Fleurs.

Non pas tant pour le contenu narratif, certes délicieux en soi, que pour l'élégance qu'a manifestée l'auteur en préférant, à une chute où la jeune femme se réveillerait, prise d'une quelconque crise d'affection,  la laisser (quasi) endormie.

Bon à savoir aussi pour ses biographes, quel ne fut pas mon étonnement en parcourant les diapos de ses enfances, de découvrir ce qui ressemblait à un " second baptême". Intriguée par la robe bleue, j'ai suivi la piste et appris qu'il avait été consacré à Marie.

samedi 2 juin 2012

Minnie souris

Décidément, j'aime les musiques pulsionnelles. Les gratteux  sont parfois des autistes qui bossent pour se mettre bien avec les filles. Les chanteurs, c'est plus souple.

Sans doute pour ça que je préfère faire l'amour avec le chanteur qu'avec le guitariste. Comme me dit ma soeur : " Oui, bon, d'accord, mais est-ce que t'étais obligée de coucher avec lui ? ". Et toi, c'est parce que tu as un casque sur les oreilles que t'es obligée d'écouter de la musique de Disneyland Paris ?
Nan maaaaaaaaaaaaaaaaais.

D'ailleurs, ça me fait marrer aussi, cette histoire de " Je ne crois que ce que je vois". Moi aussi je ne crois que ce que je vois. Je plains ceux qui ne voient pas Ce qui est à l’œuvre, c''est tout.