lundi 26 mars 2012

Transmission

" C'est une véritable renaissance, que je vis, moi"

J'allai donc trouver ce vieux savant, comme tous les génies connus du seul voisinage

Et il expédia à sa vicinale infirmière, narbaïtz Jauregui qui le lui transmit, un message du genre cher ami, avez-vous entendu parler de la formule etc. qui en équivalence de notation etc. ?

Mathématiquement vôtre...

J'ai assisté avec mes aïeux à de grandes retrouvailles. La maison de ma génération est ancienne est belle et la structure des enfants est complexe. Il pleut depuis les plafonds, mais nous garderons la joie.

Testament

Tout à l'heure au jardin un petit oiseau criait " Biopsie, biopsie ! "
C'était pour me prévenir que j'avais dans la main une écharde qui me faisait très mal.

vendredi 23 mars 2012

Lucia...

Je te disais pas à pas, et j'aurais pu en mourir,
Cela aurait pu se confier au fil de l'eau
Ce qui pouvait s'égrener jour après jour
Se tisser.
Oui, j'avoue, enflammée, et étranglée, tandis que je reprenais mon souffle
Il fallait que tu arpentes les tapis, tu claques les portes
Tu m'as étourdie avec tes demi-tours sur les talons,
Tes ultimatums, tes sommations.
Il fallait un somnifère puissant pour arrêter tes questions, la tête me tournait
Il fallait une douche froide, il me fallait arrêter la première
Il fallait que de ton souffle puissant tu fasses plier ma tige et mes fleurs
Mes pleurs ne te suffisaient pas.
Mon cœur, ma sœur...
Tu ne voyais pas mes mains tordues, ma gorge nouée.
Bien sûr, tout cela n'est qu'un des mensonges du miroir.
J'aurais pu mourir en avalant du velours rouge,
Je préfère tes reflets, ils sont plus doux.
Dans quoi me suis-je réfugiée, peu importe, il le fallait.
Oh ! J'ai déjà dansé cette danse !
Mais alors tu étais dans mes bras,
L'heure a tourné si vite. Et il fait encore si nuit. La pendule est scotchée, les aiguilles sont bloquées.
J'ai très soif. Qui est passé dans le couloir ?
Plus tard, je courrai sur le gravier, frissonnante encore, une couverture sur ma dentelle
Je ne me retournerai pas pour prendre la fleur tombée de mes cheveux
Et si tu veux me reprendre dans tes bras...

Accalmie

J'arrive à me passer de sexe beaucoup plus facilement que de respirer.

Unsure staff

Conservez votre ticket sur vous jusqu'aux caisses de sortie

La consolatrice

Azuréenne.
Il me faut ton aveuglante fixité pour se parer de mon deuil.

dimanche 11 mars 2012

Appairages

Assez fouillis, mais les appairages d'Isabelle Dalbe m'ont néanmoins amenée ici :

« Je regarde le monde à travers ses barreaux les plus clairs. »
Pierre Peuchmaurd


« L'humilité qui consiste à se donner un but impossible à atteindre. »
Pierre Dhainaut


« Retourne l'intestin comme un gant et l'humanité, si elle survit, aura fait un bond en avant de plusieurs milliers d'années. »
Ana Tot


« L'existence épouse n'importe quoi ! »
François Jacqmin

« L'absence des choses dans leur nom est une des formes de l'espace. »
Jean-Louis Giovannoni

« J'aime les gens distraits ; c'est une marque qu'ils ont des idées et qu'ils sont bons ; car les méchants et les sots ont toujours de la présence d'esprit. »
Charles-Joseph de Ligne

« Personne n'emporte le bleu du ciel dans son lit. »
Maurice Audejean

« Exiger du lecteur le talent d'admettre. »
Théodore Koenig

« On n'est qu'à deux pas de toute chose : un pas en avant, un pas en arrière. »
Stanislaw Jerzy Lec

« Puisque le bonheur n'existe pas, tâchons d'être heureux sans lui. »
Ernst Moerman

« Tout écrivain complet aboutit à un humoriste. »
Mallarmé

« On peut bien dire le regard d'un renard mais dans les bras noirs de l'amour
on dit le renard du regard. »
Jean-Yves Bériou

« On n'a jamais assez de tact pour faire sentir aux autres qu'ils en ont manqué. »
Robert Mallet

mardi 6 mars 2012

Thérapie de l'escalier

Un de mes ex qui se prend pour mon psy me disait  l'autre jour : " Tu devrais t'imposer des défis, cela te sortirait de ton cercle ".
Tout à l'heure, j'ai éclaté d'un rire sardonique et je l'ai tenu tout le temps que je montais l'escalier intérieur de ma grande demeure, jusqu'à ce que ce rire s'éteigne de façon naturelle, mais sonnant toujours aussi sincère, en arrivant au palier du premier.
Le défi était bien sûr de ne pas presser le pas pour raccourcir l'épreuve. Mais je ne pouvais pas non plus trop tarder, au risque de travestir aussi le geste de la montée, l'équilibre était délicat.
Cette performance de comédienne prouve en tout cas si besoin était que je n'ai pas besoin d'un psy et que je sais très bien me soigner toute seule.
Je ne m'explique pas tout ce grotesque, surtout de mes ex.
" Snif knife, le couteau à essuyer les larmes "

Faire danser les alligators

J'ai entendu à la radio un type qui était en train de monter un spectacle à propos de Céline, lequel prétendait faire danser les alligators au son de la flûte de Pan :D
Ce qui a retenu mon attention, c'est que Céline disait en gros que tout le monde l'emmerdait, qu'écrire le faisait chier (la mince flûte étant encore apparemment trop lourde) et qu'il ne faisait cela que pour l'argent.

Décidément, ce type m'est sympathique. J'ai bien dansé jusqu'au bout de la nuit, remarque. Cela me rappelle Marcel Broodthaers cité par Bourriaud, se vantant d'être un poète renégat qui ne cherche qu'à vendre quelque chose.

Son fameux antisémitisme n'était peut-être qu'une forme paroxystique de misanthropie, les gens qui sont " quoi que ce soit" étant alors plus exaspérants que ce qui ne sont "rien". Ces derniers donnent " moins prise " à la misanthropie. L'art c'est peut-être un moyen de dire aux autres la détestation qu'on en a, et que le fait qu'ils vous achètent, de vivre de son art, et donc sans avoir commerce avec eux, c'est pour eux la seule façon de se rendre supportables.
De se racheter, eux.

Kill your TV, make stuff, read a BOOK

Une fois n'est pas coutume, je vais être un peu sérieuse. On m'a signalé ceci :
http://www.youtube.com/watch?v=Q_uaI28LGJk&feature=youtu.be

Cela peut paraître anodin, mais j'y vois un signe de quelque chose qui va plus loin que la simple boutade de l'inversion, c'est l'amorce d'un virage, une inflexion de direction.

dimanche 4 mars 2012

Lettre d'amour...

Décidément, les filles se mouillent, la preuve cette brave Anne Parater qui a mis en ligne la dernière vidéo de John Moullard, immense plasticien du XXIème siècle, comme il se définit lui-même.
La tentative est émouvante, mais bon, ça ne fait pas une œuvre, non plus.

Ce que je trouve de plus fort finalement est d'avoir réussi à publier une vidéo où l'on peut faire coïncider " amour"  et " Maurice Merleau-Ponty" dans les tags.

Quoi que, quoi que, à la lecture de certaines pages du visble et l'invisible, j'ai cru entendre, (si, si) parfois comme des harmoniques Teilhardiennes. De toute façon, allant aussi loin, il le fallait. A aller errer sur les mêmes sphères, on finit par entendre la même musique.