lundi 25 juin 2018

La lune a les seins plats

Elle les a en gants de limande, même. La lune est plate. J'en profite avant que la loi sur les fake news m'interdise de tels propos. Méfiance, les robots ont peut-être déjà été mis à jour. 

Une loi de plus qui témoigne de l'opinion galopante qu'on préfère interdire aux idiots de pérorer que leur apprendre à dire des choses sensées. C'est moins fatiguant, et ça fait rentrer l'argent des prisons dans le PIB, sans compter que ça arrange les bidons de la mafia. Donc allons-y, fabriquons des débiles, postons des détecteurs de flingues à tous les coins de rue, et des interdiseurs de mots à tous les coins de blog, c'est encore une spectaculaire avancée du "progrès".

D'abord, cette loi, d'après ce que j'en ai entendu de loin, ne considère comme vérité que ce qui est établi par la science". Je rappelle que la science ne pond que des âneries qui sont récusées par la génération suivante, laquelle jette le vieux buste pour mettre à sa place l'ânerie en cours. D'ici 20 ans, un bon nombre d'articles des prestigieuses revues seront entièrement faux, et bon nombre de "fake news" seront devenues vraies. 

Où est donc le registre de ce qui est " établi par la science" ? Et laquelle ? Ce registre se trouve-t-il aux Etats-Unis, on peut le consulter. A ma connaissance, il ne dit pas que Vénus est ronde. Je peux donc affirmer ici que Vénus est plate avec le frisson de la transgression. 

C'est la qu'on en vient à la montagne de poésie, d'humour, de citation, de parodie, qui fait le sel de la terre en matière de savoir. Il faut brûler tout Alfred Jarry, c'est plein de blasphèmes. Et tout Pierre Dac. Et Tintin, alors qui va sur la Lune avec un scaphandre de sous-marinier, au bûcher, vite !

Encore une fois, il est beaucoup plus cher de mettre de l'argent dans l'éducation, de façon à former des citoyens capables et désireux de se former leur propre opinion, que de faire une liste de livres interdits que les robots s'empresseront de supprimer de leurs listes. Ainsi il deviendra impossible de trouver un ouvrage qui ne professe pas la version officielle de la science, LA science, je répète, laquelle ?

On sait très bien aujourd'hui que des "scientifiques" mentent pour se mettre bien auprès des lobbies. Alors que vaut la vérité scientifique dans ce cas.

Prenons les médicaments. Un médicament reçoit son AMM, donc la science a établi que ce médicament était bon. Puis d'autres études conduisent à l'interdire. Donc la science a établi que ce médicament était mauvais. Qui fallait-il écouter entre les deux ? Le lanceur d'alerte qui diffuse ses "fake news", ce qui aurait permis de sauver des milliers de gens, ou la propagande officielle du labo ?


Prenons l'exemple de la suppression accidentelle d'une portion de temps au moyen-âge pour cause d'harmonisation des calendriers. Pour farfelue qu'elle soit, cette hypothèse m'intéresse, et j'ai envie de me cultiver dessus. Au nom de quoi m'interdit-on l'accès à cette connaissance, à ces hypothèses, à ces arguments ? Je déciderai ensuite en mon âme et conscience qui semble avoir raison, sans avoir besoin qu'on m'indique la version officielle à propager. Si je décide de me ranger aux vues de ces gens là, qui me semblent sensées, au nom de quoi m'interdit-on de le faire ?

Et si j'ai envie de me documenter sur l'hypothèse consistant à dire que Charlie Hebdo était un false flag, d'écouter ce que es gens ont à dire, leurs arguments. Ah non, je n'ai pas le droit, le site d'informations  a été supprimé, interdit. Mis à l'index comme au bon vieux temps de l'inquisition, censuré, comme en Chine, quoi. Et pourtant on leur fait la leçon sur les droits de l'homme, ce sont des vilains. Il est où le progrès, si ce sont toujours les mêmes qui décident de ce qu'on doit lire et écrire ?

Il n'y a que les arguments qui vont "dans le bon sens" qui seront publiés. Mais qui décide ce qui va dans le bon sens et qui décide des livres à brûler, mmmmmm ?

Autre avancée spectaculaire dans la récession, la Suède et la Norvège. Il n'y a pas comme cette manie de les citer en modèle de société, pour attirer mon attention, qui, on le sait n'est jamais loin de l'audit d'évaluation. Il paraît qu'ils sont en pointe concernant l'égalité homme-femme, un des grands bêlements, pardon, bêlements-cancanementeuses du moment. On pourrait leur suggérer de faire une coupe de cheveux unique, de porter tous les mêmes vêtements et de faire la même chose, l'objectif sera atteint.

Dans la même veine, il paraît qu'on trouve peu de filles pour faire des mathématiques. On le déplore sur l'air qu'on les en empêche. Il ne viendrait à l'idée de personnes que les filles, qui ont le sens de la vie et de la communication, qui sont des êtres gais et sociables, ont moins envie de s'adonner à cette activité idiote qui consiste à s'enfermer avec des signes abscons dans des raisonnements tautologiques, nous l'avons  montré par ailleurs, ce à quoi leurs collègues masculins se livrent par défaut, parce qu'ils ne peuvent aligner trois mots dans un domaine utile. 

Il faut dire que ces derniers sont plombés par les perturbateurs endocriniens. C'est Boris Cyrulnik qui l'a dit, si les petites filles sont réglées à 8 ans et des femmes finies à 12, si les garçons sont encore plus abrutis que par le passé (Dieu, est-ce possible ?), c'est de la faute des, pardon c'est la faute aux perturbateurs endocriniens.

Je me permettrai de rappeler que les dames qui tenaient salon au XVIIIème avaient toutes les peines du monde à recruter un homme pour soutenir leur conversation, et que dès qu'il s'en pointait un avec un peu d'esprit, fût-il vieux, borgne et boiteux, elles se l'arrachaient, bien avant que Lacan eût découvert la jouissance supplémentaire qu'elles cachaient sous leur perruque, directement et mystérieusement reliée à ce qu'elles cachaient sous leur jupe.

Donc la connerie masculine n'a pas attendu les perturbateurs endocriniens pour fleurir, même si elle atteint des sommités monumentales.

Tss, ça fait longtemps que les soirées arrosées donnent ce résultat.

Cedi dit, la science peut faire mieux. Allez, un effort et on fera des enfants avec 7 mères et 4 pères, dont deux poulpes. Bravo la science ! Le petit encart, c'est un truc trop drôle.

Et donc la Suède et la Norvège. Réalité ou Fake News ? Je vous propose d'ailleurs de lire à ce sujet ma nouvelle "Blood on Mars". En Espagne, il paraît que ce sont les clients d'une boîte de nuit qui acceptent de se faire pucer. Ils peuvent ainsi venir sans argent, ayant rechargé leur puce de paiement au préalable. 

Et bien sûr nos amis américains, dont on dit qu'ils songeraient à prendre en otage les bénéficiaires des minima sociaux SDF en leur disant : " Vous comprenez, comme vous n'avez pas de papier, on ne sait pas qui vous êtes, on risque de donner la pension deux fois. Donc si vous voulez manger, faites-vous pucer.

Imaginons par exemple que vous faites une thèse sur la construction de l'ennemi intérieur, donc vous avez un ordinateur plein des mots " islamistes", " musulman" etc. Imaginez, ô folie que vous tentiez de dénombrer les vrais mouvements terroristes organisés, pour les opposer aux trois dingues qui frappent un flic à coups de couteau. Je ne vous dis pas les petits robots de Google, comme dans Minory Report, ils auront tôt fait de vous coincer, mon petit.

D'ailleurs, la solution pour réduire les inégalités sociales, c'est que tout le monde soit gris. Comme ça on ne pourra accuser personne de favoriser les blancs. 


" Votre gare évolue", c'est beau ça, mais ça relève de la fake news, ça. La réalité établie par la science, c'est qu'on vire des gens, et on les remplace par des robots à vendre des tickets. C'est ça "l'évolution".



mardi 19 juin 2018

Introduction au discours de la Lune

Je voulais signaler cette magnifique émission de France Culture.

https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/la-grande-table-2eme-partie-du-mardi-12-juin-2018

C'est Annie Lebrun à propos de son dernier ouvrage, Ce qui n'a pas de prix, chez Stock. Rappelons que c'était chez Lévi-Strauss la définition du sacré.

D'ailleurs Annie Lebrun m'a aidée à trouver la réponse à une question. Vous savez que j'ai signalé à de nombreuses reprises cette prime au gigantisme dans l'exposition d'art. Comme si pour compter dans le monde de l'art, il fallait absolument faire dans l'hénaurme. 

Bon, j'en étais restée là quand la réflexion contradictoire me trottait dans la tête : " Il y a aussi la manie du minuscule." Et en entendant Annie Le Brun, j'ai fait la synthèse. On sait maintenant que l'art est une question d'animation du territoire. Pour le dire autrement, il faut occuper des espaces vides, et populer d'objets des endroits qu'on a dédié à cela, parfois à grand frais de rénovation, et dont il faut désormais justifier l'usage. 

Par exemple autrefois, on avait les savoir-faire nécessaires pour faire de magnifiques draps de lin. Aujourd'hui on a perdu ces savoir-faire, et on achète en Asie de magnifiques draps de merde, ce qui permet de mettre nos compatriotes au chômage, de ruiner notre pays, et de donner le système de santé aux assurances comme on a donné les routes aux vendeurs de barrière de péage. Mobilité, pour quoi et pour qui ? 

Donc on a de magnifiques maisons de marchands de draps; que ça fait mal au cœur de les voir tomber en ruines (les gens préfèrent investir dans du pav de merde, au moins y'a la télé.) donc la mairie la rachète. Elle y investit des sous, en fait L'espace Jean-Efflouzam Bavouzavem, ancien maire, et l'espace est neuf, tout vide, faut l'occuper. Alors l'adjointe à la culture publie un appel à candidatures. Une flopée d' " artistes" qui crèvent la dalle au RSA espèrent avoir une ligne sur leur CV et vendre une babiole à 5 euros pour garder la MDA et leur couverture sociale envoient leur CV, et un jury de ploucs qui n'y connaît rien trie sur les critères les plus ronflants. Il y a des spécialistes du dossier, tu as l'impression que Picasso va te faire l'honneur de venir dans la salle René-Evouze Flameflamejean.
Bon évidemment, c'est du kir de Super U, d'ailleurs on garde les sacs pour remballer à la fin de l'apéro le soir du vernissage, et tout le monde rentre regarder plus belle la vie. 

Et puis tout l'été, les "artistes textiles", qui ne savent pas faire un ourle,t exposent des trucs chiadés en enroulant des tissus de récup, incapables de sortir le moindre mot sur ce qu'ils font, ils préfèrent laisser les œuvres "parler d'elles-mêmes". Ce qu'elles ne font que trop bien hélas.

Fin août, fini les conneries on range les espadrilles et les raquettes, on remballe tout ça et on revient au choses sérieuses, c'est à dire asperger la terre de pesticides afin d'y faire pousser le maïs dont les cochons feront des lardons de super U. La boucle est bouclée.

Donc je me suis dit que le minuscule rejoint le géant en cela qu'il participe à l'animation des territoires en s'adaptant à la demande de l'adjointe à la culture. Si on a un grand espace, une installation ou une sculpture géante feront l'affaire. Si on a un peut espace, on exposera des trucs en cheveux, avec loupe fournie. L'art c'est comme les cuisines intégrées, faut que ça aille dans les dimensions.

Et l'art définitivement, est devenu de l'animation des territoires. ART = BASEL, Le Louvre, Abu Dhabi. On fait ce qu'on peut. 

 Bon, mais bref j'ai encore plus important.

Je suis désolée parce que je dois poser le décor pour pouvoir situer l'âme de l'intrigue, mais c'est important. Le point de départ est une anecdote familiale : Ma sœur benjamine vient passer quelques jours  avec des copines dans un appartement que je n'occupe que rarement, et qui me sert parfois d'atelier.Il faudrait que je lui fasse la leçon quant aux règles de sécurité et de propreté, mais je ne saurais faire cela sans prendre la voix d'un robot, enlevant toute crédibilité à l'injonction.

C'est une réplique que me servent souvent les gens lorsqu'on aborde ces questions d'autorité " Pourquoi tu ne le lui dis pas ?". J'ai longtemps rétorqué que je n'avais pas la réplique, comme un comédien qui rate le ton juste, je n'arrive pas à emprunter cette voix de père fouettard pour asséner des promesses de sanction au sujet d'évidence de la bienséance.

Tout ce cirque m'exaspére instantanément, et la seule chose que j'aie envie de dire, et donc qui sortirait avec un ton sincère, ce serait : " Tu n'as personne d'autre à emmerder ni autre part où aller passer tes vacances ?", et ce bien que je sois ravie de lui passer l'appartement malgré mes angoisses. N'ayant pas envie de lui faire de la peine, je tire la fermeture éclair de ma bouche plutôt que de l'insulter, et donc rien ne sort, ni les conseils, ni les exhortations, ce qui augmente mon appréhension bien sûr.

Lorsque j'examinais la structure de ce genre d'incident, qui se reproduit dans tous les secteurs de la vie, je me posais la question suivante : "Pourquoi, moi qui suis apte à moduler mon expression avec beaucoup de bonheur sur la majorité des sujets, ne suis-je plus capable que de binaire sur les sujets de demander ou de commander à l'autre ?" ou encore : "Pourquoi le terrain de la nuance m'est-il interdit, et pourquoi, hors le silence, ne sais-je m'exprimer que dans la violence, dans l'excès des insultes ?"

Je me sentais vraiment comme sur un œuf, en équilibre instable, incapable d'ouvrir la bouche sans déraper vers la sentence glaciale, incapable de ne pas proférer quelque chose qui ressemble à un soufflet emportant demande de séparation.
J'examinai longtemps cette question lorsqu'elle se retourna d'un coup : "Ce n'est pas que JE ne peux pas prononcer ces phrases sincèrement, c'est plutôt qu'il n'y a pas de JE à la place qui les prononcerait sincèrement". Et là, ce fut l'illumination.

Je réalisai qu'à côté de moi, depuis ma naissance, se tient un hologramme que les gens regardent et jugent. Lorsque cet hologramme parle, les gens répondent "Ce que tu dis là est méchant, pas gentil, pas correct, il ne faut pas le dire".
Parce qu'en fait, c'est comme le bâton brisé dans l'eau : c'est du fait que les paroles semblent provenir d'un lieu "méchant", à qui on attribue le critère de "méchant", qu'ils projettent à cet endroit la marionnette qui parle.

 Ee là où il parle, on l'entend et on construit la partie visible du bâton sous l'eau. de là où je parle, invisivle, ence lieu ce que je dis n'est pas méchant.

Moi, qui prononce vraiment ces paroles sans bruit, je ne suis pas méchant. je ne me tiens, ne me sens, ni ne calcule pour être à l'endroit où on est "méchant".

C'est exactement comme le buffalaxing. Les gens entendent en anglais des paroles obscènes, que le chanteur, qui chante  en coréen, n'a jamais prononcées ! 


Bon, j'y reviendrai.

Je signale aussi, décidément, cette émission de France Cul. Écoutez Dominique Meda vous redonner l'espoir. Il y a bien une alternative au credo Macrocon et néocon avec lequel on vous lessive le cerveau toute la journée en vous faisant croire qu'il n'y a pas d'autre solution que de se désendetter donc de gagner de l'argent, donc de privatiser. Elle le dit avec trop de réserve à mon goût mais bon.

Tant que vous y êtes, écoutez aussi Jack Lang la même journée, en seconde partie de La Grande Table. Là aussi alternative au discours néocon sur la culture marchandisée.

Ce n'est pas que par plaisir que je lie les deux. Écoutez en filigrane chez Jack Lang, combien le modèle culturel est porteur du modèle économique et social.

Je vais publier des vignettes néocon de la #hashtahgculturenumérique sans aucun commentaire. Le reste est sur le compte FB d'Azaïl Aydyeing.


Ah là là, heureusement que les femmes entrent dans le champ de l'art numérique, on va pouvoir élargir nos points de vue jusqu'aux paroles libérées sur le harcèlement et le viol, les monologues du vagin et les saignements de l'utérus de King-Kong qui ose sortir un god, oh là là, un gros mot, quelle libération pour le monde de l'art, enfin, la parole est libérée sur le viol et le harcèlement de Josiane par Gérard à la machine à café..










dimanche 17 juin 2018

Le Gorafi visé pour fake news

Le célèbre site d'informations Le Gorafi serait selon une source proche du dossier dans le collimateur du Mossad et de la NSA pour dissémination de fausses nouvelles visant à faire croire que les gens ne savent pas qu'on les prend pour des cons en pensant qu'ils achètent la soupe des media "courant principal".



C'est en tout cas de cette façon que nous interprétons le " C'est une véritable dégoûtation" des cercles d'influence d'Aldo Maccione, visiblement inspirés par les propos privés de Vladimir Poutine et du KGB.

<< Il trouve un alligator dans son slip                    Elle découvre une banane dans son oreille à 25 ans ! >>

mardi 12 juin 2018

Ioutubeuse relooking branding makup dating site

Je vais changer un peu de style pour fêter Noël, je vais laisser tomber pour un temps le mode rageux de l'aigrie contre tout et tous pour être positive.

Au point que je vais vous aider à améliorer votre vie. Eh oui.  Je sais que vous êtes nombreux à passer vos soirées sur des sites de rencontres, à trouver que les hommes ont vraiment des têtes de singes, au mieux.


 Alors, les conseils ci-dessous n'ont qu'un seul but, vous faire comprendre que votre annonce va ramasser un certain type de personne. Si vous mettez un appât à truites au bout d'un hameçon à truites, et que vous utilisez une canne à truites dans une rivière à truites, vous allez ramener ... une truite.

Bravo, cela vous semble évident dit comme ça, mais notre désir est si fort de trouver ce que nous cherchons que ce désir nous aveugle, et nous fait croire que la personne que nous cherchons va se diriger vers nous comme aimantée par une boussole.

Hélas c'est faux. Il faut se résoudre à accepter que ce qu'on donne de soi aux autres, ce qui leur apparaît est une image. Vous pensez être un pêcheur, les autres voient un cow-boy. Vous pensez être un soldat, les autres voient un prêtre.

Et ces visions sont hélas soumises aux mêmes lois que le marketing ou la publicité. Un lion sur le capot vous fait penser que le véhicule est une voiture de luxe, tout est affaire de signes. On assemble les signes, on se fait une image, et on y croit.

Ensuite on aime plus ou moins cette image. Vous pourrez toujours la combattre lors d'un premier rendez-vous si elle est fausse, mais sachez qu'en tout cas la personne sera venue pour cette image. Et si elle vient, c'est parce que les images précédentes lui ont plu. Il est plus facile de confirmer une image exacte que de remonter la pente face à quelqu'un de déçu.

A moins que vous aimiez les défis ! C'est encore et toujours la même chose. Si c'est votre choix, si ce qui vous plaît dans la vie, c'est de relever des défis, alors commettez toutes les erreurs ci-dessous, le miracle se produira sûrement.

Sinon, avant que vous ayez un rendez-vous avec la personne, autant éviter les désillusions, et donc savoir ce que vous voulez. 

Voici donc une liste de conseils qui vous permettront d'optimiser votre annonce de sexe.

1 Le décor global

 Ne confondez pas fantasme et catalogue de hors-normes. Le fantasme et le désir de chacun se mesurent en dixième de millimètres, et la moindre erreur fait basculer dans l'horreur. Le fantasme de votre voisin n'est pas tout à fait le même que le vôtre, alors ne faites que la moitié du chemin, en fournissant une moitié du matériel, et laissez-le faire l'autre.

Exemple :




On ne sait pas trop si l'histoire se situe dans le fantasme de la prendre sur la table, dans le collant, dans les chaussures, les cheveux, le dévoilement limite de la robe, un peu tout ça, bref, c'est trop, il faut choisir.
Autre chose par pitié, évitez de vous faire shooter par votre amant le matin à l'hôtel pendant le ptit dej. habillez-vous et faites au moins croire que vous êtes seule.



A propos de corps et d'attitude, évitez le genre agressive,


 Même si c'est mignon



Laissez-vous approcher un peu ! Donnez à l'autre un peu de temps avant de lui sucer la poire d'entrée.


Autre exemple :


Vous avez trouvé ce qui tue dans le genre : "Chéri fais attention si on veut revendre le canapé". Si vous voulez faire top-model en lingerie faudra accepter d'avoir froid au cul deux minutes par jour.

Ne mettez pas une photo de vacances, ça fait la fille qui ne sort de chez elle qu'au mois de juillet.  C'est pas parce que vous souriez en clignant des yeux face au soleil qui vous a cramée que ce sera plus vendeur.



2 La photo de profil.


Ah la photo.... Premier contact, première impression parfois, après le pseudo, premier regard, qui décidera souvent du reste. C'est donc un élément crucial. Impossible évidemment de vous dire ce qu'il faut faire mais en revanche, on peut parler DES CONNERIES à ÉVITER !


Les bourdes d'âge et d'aspect :

Proscrire les filtres débiles des smartphones. Après 13 ans, c'est ridicule.




Le genre engagé :

 

 En tête de liste, les enfants.



 Même si vous trouvez craquant votre bout de chou bouffe les bords de chapeau, et même si, plus ou moins consciemment, vous cherchez un père pour l'élever avec vous, ne le mettez pas sur votre photo. 

Il y en a même qui ne mettent que les gosses, genre " à vendre "... On n'utilise les enfants pour un intérêt adulte. Ils doivent être tolérés strictement dans certaines publicités pour les produits destinés aux enfants.Et encore, c'est unfair.

A éviter absolument, la robe de mariée :


Eh si, y'en a qui osent.



D'abord vous avez affaire pour 5 % du site à des gens récemment divorcés, donc toute allusion au mariage est douloureuse, à moins que....

Public que vous allez ramasser:

1 - fétichistes : " ça vous ennuie de remettre votre robe de mariée pendant que je vous besogne sur le balcon ?"

2 - Nostalgiques : " Vous me rappelez ma femme, snif, elle avait une robe comme ça le jour de notre mariage, snif."


Tout ce qui est mac et groupe :




On ne sait pas trop, qui du Portugais, de l'Arménien ou de vous, sera le micheton et qui le maquereau.


Ou même 

 


Si vous kiffez vous faire prendre en sandwich entre deux mecs, ce qui est après tout une saine occupation pour les s...pes qui aiment ça, ne l'affichez pas trop vite, et laissez à votre partenaire un peu de temps pour le découvrir. Les natives du Capricorne, il sera toujours temps de pimenter votre vie sexuelle du pire ou bien d'un brin de fantaisie.

 


Quelles que soient vos préférences en matière de sexualité, vous trouverez chaussure à votre pied sur Internet, donc, inutile de déguiser. A moins que votre but ne soit vraiment de surprendre, ne mettez pas ce genre de photo en sexualité "straight", par exemple, car les gens vont voir la supercherie tout de suite.




Annoncez la couleur, ça vaudra toujours mieux qu'un plan Katia.




Si en plus votre projet comprend drogue et prostitution, dites le carrément dans votre annonce au lieu de mettre ce genre de photo.



Tout ce qui est (trop) stylé : attention aux détails.

Hé oui, même la bombasse à gros seins, pourtant synonyme de perfection féminine, a ses limites.



Ok, bon l'escalier, ça évite le tapis et le canapé, ça change de fond, quand on en a un, faut l'exploiter. Mais là ça fait un peu " Nananère tu n'iras pas te coucher sans le paser sur le corps, et tu vas déguster".

Attention aussi au genre " Animal sauvage", ça a vite fait de faire " Amène toi par ici, je vais te choper dans la véranda, et je vais te lessiver".




Quand j'en aurai fini avec toi, tu seras à ramasser à la petite cuillère, chéri.




Encore une fois, il y en a qui aiment, mais là, on frise les mamelles.  Mettez donc une photo moins explicite. 


N'oubliez pas que le généreux fricote avec le plantureux, lequel n'est jamais loin du maternel qui aime engloutir sa proie.





 Inutile de faire le coup du Tshirt trop petit. Oh, j'ai pas pris la bonne taille pour le slip non plus.


Ni le genre " Ah j'avais pas vu qu'on voyait mes seins sur la photo"


Surtout s'ils tombent, c'est nul.


Idem bien entendu pour le genre bottes, chaînes, cuir :

" Viens-là mon poulet, je vais te manger."
 Vous n'allez récolter que les sados, les autres préférant que la dame use un peu son appétit sur une boîte de Pringles.

Idem pour la lingerie.


Alors là, je sais que je vais iconoclaster des générations de fantasmeux de tout bord. Et pourtant !


Mettez-vous ça dans le crâne, mesdames, la lingerie c'est comme la crème, elle doit être en rapport avec le gâteau. Si vous ne voulez pas écœurer votre partenaire d'entrée, veillez à assortir l'accoutrement à votre physique.
Exemples :

ça :


ça passe bien que chargé parce que la demoiselle pourrait porter n'importe quoi. Mais, même bien foutue, les machins noirs ont vite faite de vous donner l'allure d'une veuve qui s'emmerde à Noël.



Perso, pour moi, ça  :


C'est déjà archi limite.

Et ce n'est pas une question de grosseur. Si vous êtes très fine, autant en faire le minimum également :



Tant qu'on y est, les collants et chaussures. 


 Par pitié, pas les coutures et renforts,


Ou alors vous assumez l'appel aux fétichistes


Ensuite, c'est toujours la même histoire. Pour oser ça :


Il faut que votre bas soit capable de faire avaler le haut, et encore, je trouve ça limite limite.






Idem, les nuisettes et autres lingeries censées provoquer une érection monumentale. A moins d'être comme ça :


le glamour oversize, c'est risqué.




Pour en finir avec les objets la légende de cette photo :




C'est : " je te préviens, je coûte un max en accessoires". N'oubliez jamais que pour la plupart des hommes, vous êtes en concurrence avec... sa voiture. Un objet qui donne un peu de plaisir, qui doit être agréable à regarder, faire un joli bruit et rendre de menus services comme le ménage et la cuisine, mais qui ne doit pas être tout le temps chez le garagiste pour des trucs douteux, et ne pas trop consommer. 


Le genre inefficace :

 

Évitez les équivoques :


On ne sait pas si vous appartenez à une secte ou si vous n'acceptez de vous marier que si votre sœur vient avec, ou les deux (la secte des qui....)


 Qui se fait tellement chier dans sa qu'il déprime les autres



-Tu fais quoi ?
- Rien je traîne sur Internet, comme d'ab
- Il est sympa ton T-shirt, y'a écrit quoi dessus?
- Je sais pas, il est pas à moi.
- Ah bon il est à qui ?
- Je m'en souviens plus, à ma mère je crois.
- Ok ben ben a+



- Salut, Tu fais quoi dans la vie ?
- Je m'emmerde
- Ah ben ça se voit dis-donc.



La tribu :





- Ah, j'aime beaucoup votre pantalon rayé.
- Ah non, ça c'est ma belle-sœur Mirandella.
- Ah, j'ai beaucoup votre chemise bleue, alors
- Ah non, ça c'est ma tante, Oeil-de-Faucon.

Mais alors vous êtes où, là- dedans, bordel ! "

Idem pour :


" Vous êtes le beau gosse sur la gauche ? Non, ça c'est mon cousin Oeil-de-Perdrix. - Ok, vous êtes celui à droite avec la ceinture multicolore - Ah non, ça c'est mon cousin oreilles-de-Mickey, moi j'ai pris la photo en fait. "


Si vous cherchez un homme qui aime les gros rasés, publiez cela :



3 Le pseudo


Ah le pseudo. Question difficile


A éviter :

Le genre inbitable

Freemindhoworld00 B : on dirait que vous êtes dans une secte. En plus le "00B" donne à penser que vous en gérez des milliers, ça fait industriel, donc anti-romantique. 

Le genre équivoque 

Sana Q : éviter tout ce qui peut être à connotation sexuelle.  


La combinaison photo+pseudo. 

A éviter 

 

 Si ce n'est pas intégralement exact, sinon vous vous vous exposez au dialogue suivant :

- Alors vous vous appelez Juan Carlos ?
- Non mais je trouve que ça fait plus joli que Jean-Charles 
- Et... vous jouez de la guitare ?
- Non mais j'aimerais vachement apprendre. 

Personne que vous allez attirer : " Cette sincérité est tout à votre honneur Jean-Charles,car voyez-vous moi-même je suis lépreuse, et vous m'avez donné le courage de vous l'avouer".




Et maintenant que tu nous a pété le moral, on fait quoi ? Maintenant reprenez espoir, vous trouverez toujours ce que vous cherchez. L'important est de vous avouer ce que vous cherchez.

 You are most likely to encounter this adjective in British contexts, such as the 2008 Reuters news story about a young pig in Northern England who was fitted with "bespoke miniature footwear" (custom-made Wellington boots) to help it overcome a phobia of mud.
  
  

mardi 10 avril 2018

L'intégration du mécanisme intellectuel comme source d'émotion esthétique et organisation de son disque dur.

Non seulement comme catégorie d'étude, c'est à dire mettre le cerveau au rang de source des plaisirs, ce qui est assez connu, mais également, une intégration dans le temps de la culture.

Ceci permet de réintégrer des émotions esthétiques primitives, le coucher de soleil, comme surgissement d'une strate culturelle archaïque, le plaisir ressenti à l'égard des œuvres, classiques, et l'absorption de l'art contemporain.

Ceci permet également de réconcilier deux personnes qui aiment travailler avec un dessus de boîte de chocolat en métal, l'une parce qu'elle est immergée dans la culture qui la produit, elle est "en phase " avec, et d'autre part l'autre personne qui la cite dans un travail de réflexion, parce qu'elle a " intégré" cette boîte par un travail sur la société contemporaine. Mais les deux plaisirs se ressemblent.


Les deux personnes sont à l'intérieur de la même culture, l'une par immersion inconsciente, l'autre par une imprégnation volontaire.

Je sais bien qu'on pourrait me faire remarquer avec raison que soutenir ceci me fait courir le risque de me voir exposé le post-modernisme comme explication et justification à mes complaintes sur l'art contemporain.

C'est pourtant simple à comprendre, me dira-t-on, et le mieux est peut-être de repasser le micro à Michael Archer :

" Le premier élément, l'idée de progrès, avait perdu de sa crédibilité avec les guerres successives [...] toute avancée en occident s'accompagnait souvent d'un effet inverse dans une autre région du monde.

De la même façon, la prise de conscience, dans le domaine des idées, que la recherche, loin d'être une investigation désintéressée, était presque totalement dictée par des enjeux économiques et politiques extérieurs à son objet, venait contredire l'idée que le développement du savoir allait dans le sens d'une connaissance éclairée. [...] Enfin, l'art contemporain a depuis longtemps cessé de considérer la nouveauté comme une arme potentielle, si jamais il le fit. [...] La diversité de l'art, même radicale et politique, devint la norme académique et institutionnelle. [...] Le modernisme tel qu'il avait été compris et décrit depuis Manet et les impressionnistes était, pensait-on arrivé à son terme : le monde devait désormais être considéré comme post-moderne. L'utopie avait été remplacée par la dystopie."

Fin de citation. Jusque là, tout va bien. C'est page suivante, que cela se gâte (1), sous le titre :

Postmodernismes

La déréglementation financière eut un impact aussi grand sur l'art que sur les autres secteurs, et, dans les années 80, les marchands d'art en tirèrent profit. En 1981, Christos Joachimedes, conservateur en Allemagne, pouvait écrire :" Les ateliers des artistes sont à nouveau remplis de pots de peinture".


[...] L'année suivante, le critique italien Achille Bonito Oliva lançait le terme " Trans avant garde internationale ", titre de son livre proclamant " le retour de la peinture". Il écrivait : " La dématérialisation de l'oeuvre et le caractère impersonnel de l'exécution, sympt^matiques de l'art des années 1970, et dans une lignée strictement duchampienne, sont en train d'être détrônés par le retour au plaisir d'une exécution manuelle qui ramène la peinture dans monde de l'art.

----------------- Fin de citation. 

Tout est spécieux là-dedans. On se croirait dans une revue de patchwork politique de droite. C'est l'artiste se masturbant avec son pinceau, ou mieux, suant pour faire de belles choses. On croit rêver. Mais il faut bien masquer l'avancée de l'internationale pognoniste.


L'art conceptuel n'était tout simplement pas monnayable. Idem pour la performance, le land art, etc. Impossible de se faire du fric sur un Lawrence Weiner, un Esther Ferrer, un Richard Long. Une croûte ou à la rigueur un âne mort, ça passe de main en main, ça s'expose, ça se show off, ça se mesure en biftons, en pots de peinture.

Alors il y en a qui ont trouvé la combine avec du fifty-fifty. Un coup je mets un miroir poli pour avoir l'air intelligent, un coup je gonfle un ver géant pour engloutir les spectateurs, et leur offrir un vrai beau choc sensoriel, une expo grand huit, le vent dans les cheveux, les cheveux dans le vent, l'art fête à noeuds-noeuds bobos geeks crétins analphabètes.

Et vive la déréglementation financière, qui a rempli les ateliers de pots de peinture, vive le retour de la peinture Disneyland

Alors je sais, on va hurler que je suis la millionième à hurler à la mort de l'art, à crier après la marchandisation de l'art, on va me dire qu'il faut des marchands, des mécènes, pour payer les tableaux, comme il faut bien des usines pour fabriquer les avions de chasse, parce qu'il faut bien des avions de chasse pour faire la guerre, parce qu'il faut bien faire la guerre pour assurer sa sécurité, pour défendre son territoire contre les vilains ennemis qui voudraient mettre la main sur nos usines, ou pire, nous obliger à parler une autre langue que le français.

Il ne faut rien de ces raisonnements à la con qui ne tiennent dans la circularité de la mauvaise foi, et par la crainte qu'on les gens de récuser en bloc des avis émis par des éminences grises et des autorités adossées à des porteurs de matraque ne se tenant jamais très loin des précédentes.


C'est peut-être cela qui explique les conneries numériques. Parce que l'outil (le numérique en l'occurrence) est tout neuf. et l'on voit que ce qui s'opère en quelque sorte comme " pulsion primitive" est de détourner l'outil dans un cadre ludique, que ce détournement vise une prouesse, une parodie, une critique sociale, un plaisir esthétique, un plaisir intellectuel, ou un peu de tout cela mélangé.

Il reste que cet art " ultra-frais" (chronologiquement cela est produit dans les derniers mois ou les dernières semaines); n'a, il me semble pour le moment aucune ambition à être monnayé. Les inventions marrantes de Labomedia, je les adore, mais artistiquement, c'est toujours la même veine : Je suis loufoque et dénué de sens, donc je peux prétendre à ne poser aucune question sociale, et là c'est de l'art. D'ailleurs, ça lèche dur la pensée unique :



J'ai l'air con, mais dans le ton. L'art numérique ne menace ni le consensus électoral, ni le pognon des élites, il peut donc couiner librement en 64 bits tout le monde s'en tape. Confere le magnifiquement inutile millième bidule bruyant.

Ceci dit, je les adore, les petits gars de labomedia. J'en veux pour illustration que j'aime ceci 



autant que cela :



Les deux sont également moches, on y trouve de l'humain, et le courage qui va avec, bien que le dernier soit tout de même beaucoup plus moche et sans intérêt, sinon de dénoncer ce que tout le monde connaît déjà (2). N'oublions pas que si Berlusconi est élu et réélu, c'est que tout le monde rêve de partouzer dans sa villa, mais cautionne la presse de tartufes survivante de l'après-guerre catholique.

Et maintenant rubrique pratique !




A propos d'imminence de l'explosion, les ballons, il faut que je parle en effet des s...pes qui se compriment les seins, quitte à passer encore pour l'intello chiante et frustrée que je suis.

Vous savez que l'unique intérêt de la s..pe moderne outre son thighgap est d'avoir une raie entre les seins. Ben oui, je sais, c'est comme ça, une raie entre les seins. Si vous portez un haut décolleté, faut pas qu'on voie un os de seiche, ça fait sanatorium, faut qu'on voie ça :


 


 La raie, je te dis, la raie. Je dis quoi il me plaît.





 Ce qui déjà les pousse à se prendre dans des poses où elles compriment sur les côtés :




 Et ça a donné des idées aux fabricants de soutifs.

 


Pour celles qui ne peuvent pas passer leur soirée à se faire la raie avec les bras, ils ont conçu ceci :

Les côtés extérieurs des bonnets sont garnis d'un adhésif dégueulasse pour la planète, donc on colle l'extérieur des seins, et on serre avec le lacet intérieur, ce qui fait que même si t'as des petits seins, t'auras la raie !


 Il y a même un modèle pour celles qui ont aussi des seins dans le dos :









 Donc le mec, en face, il a intérêt à avoir un braquemard de zèbre de cirque , dont acte :



Faut que la fille elle ait peur !



Avant on éduquait les gens pour qu'ils soient polis, maintenant on met des détecteurs de gros mots. Avant on éduquait les gens pour qu'ils discutent au lieu de s'entretuer, maintenant on met des détecteurs de flingues à l'entrée des lycées

Avant, on éduquait les gens pour leur apprendre qu'il est bon de tolérer les autres dans toutes leurs différences, aujourd'hui ont interdit de dire "bougnoule". Avant on apprenait la galanterie, maintenant on interdit de dire s...e .

Avant on apprenait que la diversité est une richesse, aujourd'hui c'est interdit de dire "..é".

Autrefois, une partie de l'éducation consistait à apprendre la galanterie, aujourd'hui on est obligé de faire des wagons séparés pour les hommes et les femmes, on progresse à vitesse V. 

Aujourd'hui dire "Ce presse-purée est allemand", c'est être raciste. Donc je signale que j'adore les gens, je pense qu'il faut encourager l'amour entre  les races, surtout entre les hommes et les femmes, mais même entre les hommes de toutes couleurs, même les p..., et de toutes les religions, même les y...ns. Même ceux qui sont tout ça ensemble sont les bienvenus chez moi, je les aime, si possible outrageusement maquillés.

Il faut non seulement se respecter et s'aimer (ça me rappelle trop Freud ce passage) il faut s'entraimer les uns les autres, même les crouillas. (ça fait très ordre nouveau, ça, comme style).

Voilà, il n'y a plus qu'à attendre la police des gros mots de Google. Seulement voilà, moi je suis écrivaine, et je pense que c'est mon droit lorsque j'écris d'aligner les lettres de l'alphabet dans l'ordre que je veux, de choisir les mots que j'emploie, sans risquer la prison (3).

Par exemple, moi si un noir me classait dans animaux/femmes/blanches, ça me ferait mourir de rire. Donc si j'ai envie de classer les gens dans bidules/escargots/jeunes mariées, ça me fait rire, et je ne vois pas pourquoi je serais obligée de vivre avec l'humour standard des robots politiquement pudibonds de Google.

Si quelqu'un veut me classer dans /smartass/sa...es/cas..illes, ça me fera beaucoup rire; et je penserai que cette personne a le même humour que moi, et je m'empresserai de le classer dans tapette/sucrées/

Moi j'aime qu'on me traite de dinde, de pouffiasse et j'affuble volontiers mes meilleures amies du doux qualificatif de s...e, même sur l'oreiller, je trouve que cela a une charge affective certaine; et je ne vois pas pourquoi je me plierais aux règles de nommage d'un pays d'amateurs de spectacles de taureau et de rodéo à cheval.

A propos de casse-couilles, Google m'a encore supprimé une vidéo sur YT. Comme d'ab sans donner de motif autre que " ça viole le règlement de la communauté", lequel peut se résumer à " faut pas faire des vilaines choses". Donc on ne sait pas si on a choqué les oreilles de leur robot plus chatouilleux que des mères supérieures en disant pipi caca, bougnoule, pédé, ou en montrant un bout de sein.

En conséquence de quoi donc, j'en ai marre d'être prise pour une CE2 à qui on confisque ses photos cochon, je suis en train de sauvegarder ce que j'avais mis chez eux, et je vais fermer le compte Natacha. Vous pourrez rester entre vous à regarder les images que Google a décidé que vous pouviez publier, à lire ce qui semble convenable à Google, moi je tire ailleurs, Sénégalais.

Sinon anecdote amusante. Je connais une jeune femme qui prend l'avion comme vous le métro, vous en connaissez bien d'autres. Comme je lui faisais remarquer qu'elle contribuait au réchauffement climatique, elle me répondit que cela impacte d'abord les pauvres, et que vu le nombre qu'il y en a sur Terre, ce n'est pas un bien grand mal que quelques uns disparaissent. le cynisme affiché ne me gêne pas, elle dit juste tout haut ce que tout le monde pense tout bas.

Ce qui me gêne, outre le fait que c'est faux, c'est que c'est compter dans les pauvres les ours polaires, à qui nous faisons subir notre mode de vie, ce qui est déjà assez insupportable, mais passons.

Ce qui n'est pas compté dans son raisonnement, c'est que même isolée dans sa belle maison climatisée, elle risque d'être importunée par les hordes de pauvres, justement, venus chercher asile ici.

Enfin c'est faux parce qu'il faudra mettre la clim tellement fort qu'on ne s'entendra plus, même chez les riches.

Enfin, tant que je suis en mode o tempora, un petit dictionnaire de la novlangue de l'ère Macron, je j'ai piqué à Slobodan Despot, aka The Wolf.


● NE PLUS DIRE
Égalité hommes-femmes
Dire
Égalité femmes-hommes
«Pour une raison toute bête, explique-t-on au ministère des Droits des femmes, c’est par ordre alphabétique. Il n’y a pas de raison que les femmes soient en deuxième position!»


● NE PLUS DIRE
L’école maternelle
Dire
La première école
«Changer le nom en “petite école” ou “première école”, c’est neutraliser d’une certaine manière la charge affective maternante du mot “maternelle”.» (Sandrine Mazetier, députée PS, le 1er février 2013)


● NE PLUS DIRE
Travailler pour le pays
Dire

Faire France

«Il s’agira donc, désormais, de “faire France” en reconnaissant la richesse des identités multiples.» («Refonder la politique d’intégration », 2013)


● NE PLUS DIRE
Bâtir une société harmonieuse
Dire

Faire de l’en-commun

«De la conception à la gestion des espaces publics, comment construire un “en-commun”.» («Refonder la politique d’intégration», 2013)


● NE PLUS DIRE
Se lancer dans des projets
Dire

Produire des possibles

«Il faut changer de paradigme, proposer une nouvelle forme d’action publique, pour produire des “possibles” à l’intersection des valeurs de la République et du respect des gens eux-mêmes et de leurs capacités à coproduire de l’action publique.» («Refonder la politique d’intégration», 2013)


● NE PLUS DIRE
La France évolue
Dire

Les dynamiques plurielles de la société

«L’histoire enseignée se réfère à des figures incarnées qui demeurent très largement des “grands hommes” mâles, blancs et hétérosexuels. Il y a donc un enjeu fort à faire évoluer le “panthéon” des figures censées incarner les grands mouvements, les époques et les dynamiques plurielles de la société.» («Refonder la politique d’intégration», 2013)


● NE PLUS DIRE
Couple homosexuel dans l’impossibilité de procréer
Dire

Confronté à «l’infertilité sociale»

«La présente proposition de loi a pour objet d’ouvrir l’assistance médicale à la procréation à tous les couples infertiles, qu’il s’agisse d’une infertilité médicale ou “sociale”.» (Proposition de loi déposée au Sénat par cinq sénateurs socialistes le 19 juillet 2013)


● NE PLUS DIRE
Être enceinte
Dire

Être en état de grossesse médicalement constaté

«La collaboratrice libérale en état de grossesse médicalement constatée a le droit de suspendre sa collaboration» (Projet de loi pour l’égalité entre les hommes et les femmes, septembre 2013)


● NE PLUS DIRE
Les parents et les médecins
Dire

Les acteurs impliqués dans la conception

«Aujourd’hui, la filiation biologique n’est plus la seule filiation possible ; il y a une multiplication des acteurs impliqués dans la conception et l’éducation des enfants.» (Dominique Bertinotti, commission des lois, réunion du 18 décembre 2012)


● NE PLUS DIRE
Construire la société française
Dire

Le Nous inclusif et solidaire

«L’enjeu est dès lors de rendre possible l’identification à une communauté politique plurielle, c’est-à-dire une communauté concrètement caractérisée par des identités diverses et hétérogènes – que ce soit en raison d’une histoire faite d’immigration, de colonisation ou tout simplement et plus généralement de la pluralité des identités sociales et politiques et des croyances morales qui traversent la société – mais néanmoins capable de s’identifier positivement à un “Nous”. Ce que nous nommerons un Nous inclusif et solidaire.» («Refonder la politique d’intégration», 2013)


● NE PLUS DIRE
Donner aux élèves la même éducation
Dire

Bâtir du commun

«Il revient à l’École française de contribuer à bâtir du commun.» (Vincent Peillon, charte de la laïcité à l’école)


● NE PLUS DIRE
L’avenir des jeunes Français
Dire

Leur devenir de citoyen

«Il s’agit d’accompagner les élèves dans leur devenir de citoyen.» (Vincent Peillon, charte de la laïcité à l’école)


● NE PLUS DIRE
Personnel scolaire chargé de veiller à la discipline
Dire

Groupes académiques climat scolaire

«Afin de rendre effective cette lutte contre les violences, des “groupes académiques climat scolaire” sont par ailleurs déjà constitués pour aider localement chaque école et établissement.» (Site du ministère de l’Éducation nationale).


● NE PLUS DIRE
Détruire l’identité sexuée
Dire

Déconstruire les stéréotypes de genre

«La création du programme “ABCD de l’égalité”, qui s’adresse à l’ensemble des élèves de la grande section de maternelle au CM2 et à leurs enseignants, vise à déconstruire des stéréotypes de genre.» (Site du ministère de la Santé, décembre 2012)

Sinon, pour finir en beauté n'oubliez pas que l'art est devenu de l'animation des territoires.(4)





(1) Je pense que les jours de ce compte sont comptés, et que les petits robots m'ont déjà dénoncée. Cela m'embête surtout pour le mail, le carnet d'adresses, et les playlists Youtube. Quand ils suppriment un compte, ils suppriment tout ça...


(2) J'esquisse ici cela de façon expérimentale, mais l'idée me plaît et je compte l'étendre : dans un même article, je dis tout et son contraire, de façon que ce soit inattaquable en justice tellement c'est gloubiboulga, mais les dieux y reconnaîtront très bien les leurs...


(3) A ce propos j'en ai une excellente. Hier un journaliste de France Quelque chose parlait de la Turquie, et prenait une moue de dégoût, des guillemets oraux énormes, se bouchait les narines pour dire que le pouvoir turc avait arrêté des citoyens en les affublant de " l'appellation officielle de terroriste".  

Je m'en suis étranglée de rageo-rire.

Meaning, c'était de braves gens qui se sont fait arrêter, mais " là-bas " dans ces contrées lointaines, n'est-ce pas, on colle l'étiquette terroriste au moindre gêneur. Mais, mon bon, c'est pareil ici. Descendez avec moi sur le trottoir de votre maison de la radio dans le XVIème, donnez-moi 5 mn pour vous déguiser et vous coller une pancarte dans les mains, et vous et votre famille, vous allez être arrêtés vite fait pour association de machin en relation avec le terrorisme.
L'expérience vous tente ? Non, alors, regardez-donc votre poutre et vos Coupats. Vous vous moquez maintenant mais vous avez bien laissé faire à l'époque.


(4) j'en ai encore eu une illustration à hurler il y a deux jours. On va faire un accrochage à Ploukerven les Kermelvo, et en partant, l'artiste remercie le délégué du lieu, truc appartenant à l'Office de Tourisme du coin où avait lieu l'expo, et le gars répond texto lerinn bayetz, et désignant d'un geste large les cimaises récemment garnies :
" Vous avez, ici on a de grands murs blancs complètement vides, alors tant qu'à faire, autant qu'il y it quelque chose dessus, au moins pendant la saison".
Et bim, allez, moi j'aurais été l'artiste, j'aurais tout décroché, mais non, n'est-ce pas, qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour avoir une ligne de plus sur son CV.