mardi 28 août 2012

Dies Irae

Et j'affronte ce jour avec plus de colère que de peur.

Comme vous le savez, je suis venue habiter chez moi.
Tout un printemps, il m'a été donné de contempler mon jardin
J'ai eu, aussi, un bel été.
Ma vie a été un jour de fureur.

Aujourd'hui je marche vers Jérusalem,
Portée par un âne.
Et je vois l'orage au dessus de Tolède

Malgré cette terrible lumière,
Elle m'a toujours accompagnée,
J'affronte ce jour avec plus de colère que de peur.

Bientôt peut-être je n'aurai plus les moyens de publier ici
Alors vous aussi, il faut vous habituer,
Prendre doucement le dos du livre, et le refermer
Doucement.
Les feux du couchant ont aussi leurs charmes
Il faut s'habituer à la lumière qui décline
A l'absence prochaine
Après tout, ce n'est que retourner à ce que nous étions.
Séparés.

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