mardi 4 avril 2017

Façons de faire

France Info est trop occupée à parler politique pour avoir mentionné que la police de Pékin aurait pu fermer le blog de John Moullard. Mais elle ne l'a pas fait, car il est dans ses habitudes de donner un motif, fût-ce bidon, au dissident qu'on déporte. 

Elle a donc confié le boulot à Google, qui ne s'embarrasse pas d'autant de précautions. Ainsi l'ami Moullard s'est-il vu désactivé à 9h, privé de mail, de carnet d'adresses, de disque, de blogs, sans préavis et sans motif malgré les demandes répétées.

Maintenant qu'ils sont coincés entre le rôle de dictature totalitaire et celui de censeur fasciste du numérique, on espère encore qu'ils vont trouver une photo polissonne à lui glisser dans la poche. S'ils ont du mal, j'ai des suggestions.

Ceci dit, personne n'a encore réussi à nous faire taire, et ce n'est pas la petite frappe californienne en mal de censure que restent ces geeks imbéciles qui va y parvenir. On faisait mailto: pour s'écrire avant que leur maman ait rencontré leur papa, c'est pas eux qui vont nous napprendre la netiquette :)

Donc, du fonds de son blog flambant neuf, comme vous le verrez à la fin de  cet article., John Moullard, immense plasticien du XXIIIème siècle, m'a demandé de faire le volet sociologique du " serre-joint". 

Je voudrais d'abord revenir un instant sur la place de la psychanalyse dans la société, suite à la note 1 de cet article.

Une science du soin ne peut avoir pour objectif que cette seule visée de " réinsérer le malade " pour une raison bien simple, c'est que pour le petit bourgeois dont le paradis se mesure à la taille de son écran de télévision et donc de son " pouvoir d'achat ", il n'y qu'un seul modèle de société, d'individu, de désir (le pouvoir d'achat), donc de pavillon, de barbecue, de SUV à mettre à côté. 

Les différences se mesurent en accessoires de barbecue, en place du chien assis dans le plan du pavillon, entre les 3 couleurs de modèle de voitures identiques par ailleurs. 

Cette obsession de la " réinsertion " est tout à fait symptomatique de l'aveuglement entretenu dans lequel on nous maintient plongés. Si vous avez une pièce pleine de fumée où tout le monde tousse, et que vous mainteniez les portes fermées, certains vont pousser plus fort que d'autres et réussir à s'échapper. Si vous dites de ces gens qu'il faut absolument les " réinsérer", sans jamais vous poser plus de question, vous prenez le risque de faire face à un " afflux de migrants "...

Si la stupidité de cette vision de l'humain en Homo Consumeris, comme le rêvent les chefs de produit, était sans danger pour l'humanité, on pourrait en rire. Malheureusement le dessin animé de ces crétins stressés et surpayés, se traduit en réalité par le cauchemar de  millions de déportés, de sans-logis, de toxicomanes, de personnes sous le seuil de pauvreté, souffrant de maladies du moyen-âge qui réapparaissent etc. 

En vrai, personne n'a rien à foutre de l'argent, l'humain étouffe dans la fumée de son HLM devant sa télé qui lu ifait la pub pour sa bouffe en plastique, et dès qu'on rend leur cerveau aux gens, ils utilisent leur temps pour faire du patchwork, de l'encadrement, de la musique, bref, rien qui gagne de l'argent.

Dans une société saine, une école est faite pour instruire les gens, un musée pour cultiver les gens, un hôpital pour soigner les gens etc. Dans une société malade, une école est faite pour gagner de l'argent, un musée pour gagner de l'argent, un hôpital pour gagner de l'argent. Toute institution est faite pour fabriquer de l'argent, et " rapporter de l'argent ", comme un chien son gibier mort. 
Les institutions pourraient rendre service à l'individu par la mise en commun, mais elle est honnie sous le nom de la Taxe, monstre qui mange les enfants. L'impôt est une saignée dans l'individu qui n'a qu'une idée en tête, garder son argent, être gonflé d'argent. Il n'y a qu'un modèle d'être humain, c'est celui qui adore être gonflé d'argent, et toute saignée est nuisible. 

Le seul bonheur possible consiste à acheter les objets que l'industrie de masse a produits  tous identiques afin qu'ils soient moins chers pour pouvoir gagner de l'argent. Ainsi, le but du système est de créer une classe moyenne décérébrée qui consomme les mêmes produits, et dont le rêve est d'avoir la même pelouse, le même barbecue et la même tondeuse que son voisin.

Bien évidemment, la stupidité de ce modèle s'écrase contre la réalité humaine, et heureusement. Ainsi, de plus en plus de gens s'en exilent, et désertent un système dans lequel ils ne sont plus qu'un relais entre la machine à plastique et la poubelle. Donc ils sont de plus en plus qu'il faut nourrir " en dehors " du système, ce qui contribue évidemment à sa ruine, après que ce dernier ait contribué à ruiner la société, la famille, l'environnement, les ressources naturelles, la planète etc.

Le plus curieux en fait est le temps que nous mettrons à faire demi-tour. On peut dire maintenant que ce système est à l'oeuvre dans sa destruction systématique de l'humain et de son habitat depuis un siècle aux USA. Il a gagné l'Europe après la seconde guerre mondiale, et se répand actuellement dans le monde. Il est intéressant de savoir s'il va péricliter d'abord là où il a pris sa source, ou bien s'il va d'abord se casser les dents sur les régions à forte valeur idéologique. On pense au moyen-orient, mais on voit que le succès est très différent selon le niveau de vie.

 Plus le niveau de vie est élevé, plus il permet de masquer longtemps le vide intellectuel du pourceau. Le vide spirituel est assez facilement dissimulé par une façade dorée.

Je lisais dans un magazine féminin de 2014 que Karl Lagerfeld avait transformé le Grand Palais en Chanel Shopping Center, et régalait ses clients de calembours style " Mimi Molette " etc. La putasserie commerciale se vautre toujours dans la fange de la bêtise et finit par l'ériger en idéal.

On verra donc aux USA, qui en sont arrivés à péter leur propre sol à coups de milliards de litres de billes de plastique afin de pouvoir s'offrir de quoi continuer à acheter du plastique à la Chine, combien de temps l'imposture tiendra encore. 

Bref donc, je ferme cette parenthèse, parce qu'après, on va encore me dire que désespère Billancourt, alors qu'il y a de quoi se réjouir, la preuve le Roudoudou du Mexique n'est plus sur la liste des espèces menacées d'extinction. Le Paraguayen, qui déforeste sa race à donf, a pris sa place sur la liste. 

Revenons donc à cette image qui m'a valu l'honneur d'être interpellée :


 Alors effectivement, elle est rigolote, celle-là, et elle relève bien du " serre-joint". Voyons pourquoi. Mais dans un prochain article. Cela vous donnera le temps de la méditer.

Une pile de crânes de bisons dans les années 1870. Domaine public. Source : Wikimedia Commons.

En fait, ce jour,  https://scinfolex.com/2015/11/30/le-jour-ou-lespace-a-cesse-detre-un-bien-commun/ il est arrivé il y a fort longtemps. L'idée de commun elle-même a quasiment disparu aujourd'hui.