dimanche 29 novembre 2009

Choix de couleur et matière farceuse

Ce matin j'ai passé l'aspirateur partout au premier et j'ai fait la salle de bains à fond, bravo, merci.

J'en ai profité pour laisser " poser " ma couleur, je suis folle de joie du résultat. Non seulement les petits bouts de pointes qui auraient eu tendance (vaguement) à s'éclaircir avec le temps, n'est-ce pas, sont rentrés dans le rang, mais l'ensemble a pris un côté " châtain doré", dans lequel toute la chevelure s'est harmonisée.
Résultat à peine espéré, tant les phénomènes d'obédience de la matière sont rares dans ma life.
La discipline à long tuyau, et à manche métallique non moins désagréable, y serait-elle pour quelque chose ?
De l'aspirateur comme encens, comme sacrifice aux dieux lares qui en retour ont intercédé auprès de la matière farceuse... Pourquoi pas ?

Les praticiens d'automne n'ont rien trouvé pour qui me manque. Mon amour n'aurait-il pas de petit démon protecteur ? De ne dire mot, ce n'est pas cela dont je souffre, mais bien de ne dire mot d'amour.

Irai-je jusqu'à m'inventer un imaginaire amoureux, pour lui donner les douceurs que je ne peux donner à personne ? Cela ne se peut, ma fille, vous deviendriez folle.

Souvenez-vous ma mère, que nous avons vécu si longtemps dans cette maison avec ma soeur. Nous ne savions pas que la guerre était finie depuis plusieurs années. Les tâches domestiques nous absorbaient si bien que nous n'avions plus de relations avec le voisinage.
Nous avons pu craindre pour notre raison en effet, et Lucile a parfois des égarements qui me font peur, j'avoue. Mais aurions-nous pu affronter le monde qui nous entourait désormais ? Je n'en suis pas sûre. Dieu a voulu nous préserver dans cette époque troublée.
Certainement, ma fille, rentrons, j'ai froid maintenant.

Evidemment, comme je n'aime pas qu'on me donne des ordres, j'ai pensé que ce serait mieux de masser avec les doigts qu'étaler avec un pinceau, comme ils disaient sur la notice.
Et maintenant j'ai le bout des doigts brun, va falloir que je frotte...


16 Châtain doré
DJFDF 1831

samedi 28 novembre 2009

A propos des commentaires

Je signale que vous ne verrez pas de commentaire à mes billets, car je n'ai pas laissé cette possibilité. Votre avis sur mes posts ne m'intéresse pas, et je n'écris pas pour être raturée dans la marge mais jugée sur l'ensemble de mon oeuvre.

Si j'ai envie de lire des commentaires idiots, il y a des milliers de blogs pour cela, dont les auteurs s'empressent de laisser un mot aimable à chacun genre : " Merci, GentilleFée3978, pour m'avoir envoyé en cadeau sur mon mur un bol de cornflakes en faïence virtuel avec une inscription givrée à mon nom dedans, pour te remercier, je t'invite dans mon groupe de ceux qui aiment avoir des goûters avec des fées hi hi hi love, Géraldine 45 ans, riccithérapeute"
Ah non ça c'est Facebook, oui enfin, c'est pareil.

mercredi 25 novembre 2009

Pourquoi un contenu pour adulte

Pas de fesse, pas l'ombre d'un sein, le creux d'un début de ride ou le moindre signe de turgescence, alors pourquoi avoir mis " contenu adulte" à l'entrée du blog ?

Telle est sûrement la question que, haletantes, telles les tribus de chiens aux clignantes paupières, vous vous posez dans la pénombre de l'étouffante après-midi.
Eh bien non.
Ou plutôt oui, je n'ai pas envie que des enfants viennent lire les âneries que distille ma plume, que d'avance elle se cambre, se censure, si jamais au détour d'une phrase, quelque amère réflexion venait à laisser supposer que la vie n'est pas toujours...
Mais alors quoi ? Faut-il entretenir les enfants dans l'illusion que toujours la vie... Ne faut-il pas au contraire assez tôt leur faire savoir qu'il arrive qu'on ne soit pas toujours aussi heureux qu'on le souhaiterait (et le souhaite-t-on d'ailleurs ?)
Sans doute, mais bien que d'un naturel heureux (puer egregia indole...), il peut m'arriver d'être pesante au point que me lire entraîne vers le fond, et comme il arrive que certaines adolescentes traversent une période où...
Je ne veux pas être un facteur aggravant, comme on dit de la vitesse pour les accidents.

mardi 24 novembre 2009

Le site de mes gones

Salut les aminches,

Pour ceux de mes lecteurs que ça intéresse (et je sais qu'ils sont nombreux), je publie sur le lien ci-dessus un site où je mets des photos de mes enfants chéris.

mardi 3 novembre 2009

J'écoute la pluie...

J'écoute tomber la pluie et c'est merveilleux. Enfin seule dans ma maison, je rêve de tendresses passagères. D'un paquebot silencieux où les passagères seraient des tendresses.
De bagages abandonnés à Valparaiso en filles des collines parties à la ville, et n'ayant plus personne à qui se confier, elles ont accepté mon invitation sur le vaisseau fantôme, la nef des folles.
Fini les yeux collés aux grillages, ces tendresses se frôlent dans les coursives ou s'attardent dans les cordes.
Passés l'ensoleillement des ports, la folie des départs, et les moments avec des gueux, leurs voiles d'Ophélies sont bien mieux ici.
Je fume au nez de la pluie, et j'entends le bruit d'une goutte égarée sur le zinc. Je sais, c'est de la lenteur, ce corollaire de la douceur. Je signale au passage que je suis ambassadrice de la douceur, et webmistress de ce site, donc j'ai le droit.
J'ai le droit de goûter les douces gouttes de pluie, ça fait partie de mon travail de veille, je prends des nouvelles du monde de la douceur.

dimanche 1 novembre 2009

Pourquoi tant d'objets ?

Je ne comprends pas pourquoi les hommes me couvrent de cadeaux. J'ai un sac de cadeaux dans le garage que je n'ai pas eu le courage de rentrer, j'en ai un au pied de l'escalier que je n'ai pas déballé, et aujourd'hui c'est encore pire. Je rentre d'un brunch chez des amis (oui à 22h42, mais on a goûté tard), et j'ai carrément oublié mon sac de cadeaux dans leur voiture.

Je ne sais même pas s'il faut que j'appelle pour dire que je fais si peu de cas de leurs cadeaux que j'en ai oublié le sac dans leur voiture, ou s'il vaut mieux qu'ils le découvrent, avec le risque que les uns voient les cadeaux des autres (hé oui, pour gagner de la place, je n'emporte jamais les emballages).

Est-ce qu'un de ces lourdauds va s'imaginer un jour ce que c'est que de ne plus savoir où pousser les sucriers en cristal dans les placards, de ne plus pouvoir ouvrir un battant sans se prendre une lampe de chez machin sur la tête ?

On me dit que je n'ai qu'à les vendre sur Ebay. Charmante occupation...