mercredi 7 septembre 2016

Petit manuel à l'usage des jeunes violés qui ne le savent pas encore.

Cher ami violé,

Le but de ce manuel est de t'aider à reconnaître les violeurs potentiels, afin de mieux t'en défendre. Plutôt que de faire de la philosophie de haute volée dont je suis coutumière, j'ai choisi comme La Fontaine, l'approche d'une petite fable animalière en apparence banale, mais qui je l'espère te sera d'un grand secours.

Le principe du violeur est de te dénier l'accès à l'espace démocratique, en te privant des outils du dialogue, ce qui revient à t'imposer ses vues par la force, ce qui est le principe du viol.

Mettons que tu partages un espace avec une personne qui entretient des animaux domestiques, par exemple des chats. Normalement, cette personne, qui entretient cette addiction dans le but de résoudre des problèmes personnels et de se donner de soi-même une bonne image de bienfaiteur du vivant, devrait te demander si cela te convient. Mais elle ne le fait pas, et examinons pourquoi

Mettons que les chats te dérangent parce que tu n'aimes pas l'odeur de leur pipi et de leur caca, ce qui peut se comprendre, tu n'aimes pas être dérangé la nuit par leurs miaulements incessants, ce qui peut se comprendre, tu n'aimes pas retrouver leurs poils partout, y compris dans ta nourriture, tu n'aimes pas voir sur toutes les surfaces de cuisine où tu prépares ta nourriture, l'empreinte de leur pattes pleines de traces de la litière où ils ont gratté leurs excréments, tu n'aimes pas leurs puces, les visites chez le vétérinaires, les angoisses perpétuelles dès qu'ils ne sont pas revenus à l'heure, les fortunes dépensées en croquettes médicalisées etc

Bref, ton attitude va finir par devenir suspecte, et l'assistance va te pointer du doigt et te poser la question qui tue " Mais pourquoi tu n'aimes pas les chats ? " Car il faut aimer les chats. Le chat tu aimeras comme toi même. C'est un diktat. Le chat est " trop mignon", quand il miaule, quand il tourne la tête / la patte / la queue, le chat est " trop mignon " quand il miaule, quand il pisse, quand il chie, et où qu'il vomisse le chat est " trop mignon ". Donc il faut aimer le chat.

Là, tu vas te récrier : ce n'est pas que tu ne les (parce que l'amateur de chat serait déshonoré de ne pas en avoir une douzaine, comme les collectionneurs de photos pornos, qui en ont des disques durs emplis) aimes pas, c'est que leurs nuisances te sont moyennement agréables.

Mais devant ce crime de ne pas aimer les odeurs du chat, tu cherches un argument valable. C'est difficile. Il n'y a pas de bonne raison de ne pas aimer l'urine et le poil de chat.

Prête moi bien ton attention, ami violé, car je vais introduire une anecdote dans l'anecdote, et c'est là que va résider l'outil principal de la stratégie de coercition du violeur.

Ce que va récuser le violeur, te déniant ainsi la possibilité d'accès à l'espace du débat démocratique (ce qui l'ennuierait, il préfère prendre son plaisir même si tu n'es pas d'accord), c'est ta santé mentale, ta raison. Oui oui, tu as bien entendu.
Te rejeter dans le camp des fous, c'est de placer de facto dans le groupe de ceux avec qui " on ne peut pas discuter ". Et donc, on ne leur demande plus leur avis, caractéristique du violeur, on me l'accordera.

Comment le violeur va-t-il s'y prendre. Il va récuser ton point de vue comme " incommensurable " avec le sien. C'est à dire que " ce n'est pas la même chose". Tends bien l'oreille, ami violé, car à ce petit son de cloche tu reconnaîtras la botte du nazi qui effleure tes fils d'alarme

" Ce n'est pas la même chose " signifie au violé " Demi-tour, hors d'ici, tu n'as plus accès au débat, tu n'as plus droit à la parole, car tes propos sont déraisonnables. Donc pas digne d'être écoutés. Tes arguments n'en sont pas donc nous allons continuer à te violer, cqfd ".

" Tes arguments n'en sont pas." cela fait bizarre, dit comme ça. Et pourtant...

Voici l'anecdote. Tu es assis dans un canapé, le violeur est assis à une table en train de travailler, et il est importuné par une mouche qui se pose sans cesse sur sa figure, l'empêchant de se concentrer sur son ouvrage.

Là le violeur peste après la mouche, il hurle, s'exaspère, cherche à la tuer, n'en peut plus, jure, crache, tape la mouche avec ce qui lui tombe sous la main, et l'écrase dans une grande satisfaction.

Tenant l'occasion de lui faire sentir ce que c'est que de subir, et les sentiments que cela déclenche, ami violé, tu vas risquer un petit " Tu n'aimes pas les mouches ? "

Et  là : " Arrête, ça n'a rien à voir, ce n'est pas du tout la même chose". voilà la sentence est tombée, ton propos est discrédité. Ce n'est pas la même chose. Ce que tu ressens toi, ami violé, et ce que ressens le violeur, ce n'est pas la même chose.

Ce que ressent le violeur, c'est une légitime exaspération qui lui donne le droit de vie et de mort. Ce que tu ressens, n'est qu'une une outrance maladive due à ton hypersensibilité qui fait que tu devrais aller consulter un psy. Tu es relégué au rang des imposteurs. Le violeur vit ses pulsions sur un mode qui sera éternellement celui de la légitimité, quelles qu'elles soient. Le violé vit dans l'outrance de sa demande, dans la perpétuelle impudence d'oser s'exprimer, ce dont il faut qu'il se repente et se guérisse.

Et c'est tellement peu du même monde, d'oser ressentir pour un violé, qu'oser supposer comme tu le fais que tes ressentis sont aussi recevables que ceux du violeur, ou pire tenter de fonder là dessus un argument, c'est si déraisonnable, que tu es rejeté dans le camp des fous, avec les conséquences que l'on a vues.


Repère bien le fil de cet argumentation, ami violé : tu es fou parce que tu dis des choses déraisonnables.Et ce que tu dis de déraisonnable, c'est d'oser insinuer qu'il y aurait une commune mesure entre ce que tu ressens, souhaite exprimer ou poser comme admissible, et ce que le violeur pense. 

Il y a deux types de citoyens, de penseurs et d'êtres : d'une part le violeur aryen, le mâle blanc occidental, directeur commercial, ingénieur en électronique... Qui pense correctement et impose l'application de son point de vue aux autres, et d'autre part le sous-homme, noir, femme... Qui n'ont que des lubies illégitimes.


Il est déraisonnable d'oser insinuer pareille chose parce que ce que tu ressens est de l'ordre du futile et donc de l'exagéré. Ce que tu dis relève de l'excessif, alors que ce que dit le violeur est marqué du sceau de la normalité, et partant du légitime. Sa volonté doit donc être appliquée.

Comment le violeur parvient-il à faire de son avis la norme ? Ah tu as trouvé la question centrale, ami violé. C'est très simple, c'est l'inverse : il lui suffit de faire norme l'avis de la majorité. Il n'a rien à faire, puisque c'est ce qui est universellement reconnu, et même érigé en axiome de gouvernement politique, c'est dire. Tout le monde élève des chats, donc il est normal, et partant, obligatoire,  d'avoir un animal de compagnie. Telle est l'équation. et si tu ne te conformes pas au modèle, tu es anormal. Tu n'aimes pas les chats, les enfants, les insectes, la vie, quoi.

Donc tu es un pervers, un déviant, un délinquant, un louche. Je mentionne les insectes, car la haine fonctionne sur le même modèle. Parcourez dans une jardinerie le rayon en -cide, et vous verrez les ennemis de la nation sur les boîtes en carton.

Le violeur a décidé que telle plante pousserait là, et tout ce qui se dresse sur son chemin doit être abattu. Tout doit se plier à sa volonté, dans un sens comme dans l'autre. Les chieurs gouvernent le monde.

Alors que faire ? Fuir. Il n'y a hélas pas d'autre solution. Le violeur est psycho-rigide, car sa survie en dépend. En fait, il n'a aucune bonne raison " d'aimer les chats ". Il impose ces rituels aux autres car cela lui apporte quelque chose. Il a du mal à communiquer avec les humains, il a l'impression qu'il fait du bien à quelqu'un, que quelqu'un dépend de lui (pour la nourriture etc.), si tu cherches, d'une façon ou d'une autre, tu trouveras que le mode de vie que le violeur impose aux autres est un moyen de se faire du bien face au vide et au manque de légitimité de sa vie réelle.

Ce qu'il soulage est souvent assez pitoyable et peu avouable, donc il aura besoin de le déguiser sous des tonnes de mauvaise foi, donc, sachant qu'il n'aura jamais gain de cause, sa seule issue est de te barrer la voie au dialogue et te renvoyer au camp d'internement de la déraison.

Alors comme les juifs et les intellectuels pendant la guerre, devant les nazis, fuis. Il n'y a pas de négociation possible avec le psychorigide totalitaire, il te violera car il a besoin de se prouver des choses, et c'est sa façon de se prouver qu'il a raison, et que son monde absurde est cohérent.

N'oublie pas que le violeur aura toujours tendance pour se défendre, lui, de cette faiblesse qu'il sait inhérente à sa démarche, à utiliser deux stratégies :

  • le camouflage : il fait comme tout le monde. Le violeur choisit des activités hautement " socialisées ". Le chasseur s'approprie la vie d'animaux, il s'arroge le droit de tuer des êtres qui ne demandaient qu'à vivre, et ce au prétexte que la société de chasse lui a vendu le droit de le faire. Ils sont ainsi des millions répartis sur le territoire.
    L'éleveur s'approprie la vie d'animaux qu'il détruit au prétexte " qu'il faut bien manger". Le pollueur détruit l'habitat naturel des animaux au prétexte " qu'il faut bien faire des zones de fret logistique pour les poids lourds".
    L'homme viole la femme au prétexte qu'il " faut bien " qu'il se vide les couilles. De tous temps, partout, les violeurs s'imposent en masse, et écrasent sous la masse de leurs usages, les tentatives de remise en question de leurs pratiques.
    Le violeur a du bide, et il le pose sur la bouche de la victime, histoire qu'on n'en discute pas. Le violeur souille l'eau, mais " il faut bien qu'il se lave", il souille l'air mais " il faut bien qu'il aille au boulot", il viole le silence mais " il faut bien qu'il prenne l'avion". Il emplit l'espace et le silence de ses éructations assourdissantes, il lance tous les moteurs à explosion possibles, pour emplir le vide de sa vie, pour qu'aucune remarque sur le vide atterrant de sa vie ne puisse se frayer un chemin dans un silence propice.
  • le renversement de perspective : Il va transformer la victime en bourreau : tu l'empêches d'avoir des animaux, tu n'es pas gentil, tu lui enlèves la seule joie qu'il a dans la vie, tu le prives de distraction, de ses besoins vitaux, bref tu es un bourreau et lui une victime. Tu voudrais qu'on arrête le progrès, qu'on revienne au temps de la bougie, tu n'es pas réaliste. Il faut bien occuper les jeunes, le dimanche matin, donc on va faire un stade de foot, et puis il faut bien des projecteurs pour l'éclairer, et des tondeuses pour couper l'herbe.
    Quoi, tu es contre les jeunes, contre le sport, contre l'entretien des espaces verts ?
    En réalité, le mâle s'emmerde le dimanche matin. Son chef détesté au boulot ne lui dit plus ce qu'il faut faire, donc il reste les bras ballants, il ne sait plus quoi faire. Il n'y a pas de foot et de courses de petites voitures à la télé : le mâle s'emmerde, sa vie est vide. Donc il faut donner des prétextes aux mâles pour remplir leur vie, c'est à dire aller s'amuser à la baballe dans la cour, et montrer leur béhème à leurs copains de récré le dimanche matin, leur évitant ainsi de faire le ménage et la lessive, que bobonne fera pendant qu'elle prépare le repas.
    Mais malheur à elle si elle fait une remarque sur les chaussures pleines de terre lancées à la volée par le père et le fils au retour de leurs exploits musculaires : elle est maniaque, la femme de ménage, elle est " trop propre", on doit adorer le fétiche du pied puant de l'homme qui rentre de la distraction à la baballe avec ses petits camarades d'école, on doit regarder, attendrie et l’œil mouillé de tendresse, papa et le petit se vautrer devant les écrans en attendant qu'on leur serve l'apéro.
Imagine les médecins des camps de concentration reprocher aux libérateurs de prisonniers de les empêcher de faire avancer la science. Cela paraît aberrant, et pourtant c'est le genre d'arguments que le violeur t'opposera tant qu'il sera au pouvoir.


Voilà. J'espère que cette modeste fable t'a plu, et surtout, que tu pourras garder en mémoire le canevas et les voies du violeur. J'espère que cela t'aidera à repérer ses manœuvres d'approche, à déceler dans ses manières de fonctionner la violence dissimulée.

Je résume les points principaux du parcours, qui te permettront de mieux identifier ton ressenti de violé :

  • Tu sens une gêne mentale ou physique devant un comportement que le violeur t'impose. Tu as l'impression désagréable de subir ses règles, et chaque fois que tu lèves le doigt pour demander qu'on modifie les règles du jeu, on t'impose le silence sans te donner la parole.
  • Pourtant le violeur semble " faire comme tout le monde ". Cela te gêne de le mettre dans l'embarras, car c'est remettre en cause des usages établis. Tu prends sur toi, tu te tais et tu continues de subir.
  • Ce sentiment de  gêne augmente, le malaise grandit et tu souhaites en discuter. Il te semble que tu devrais avoir voix au chapitre, comme toute personne, et qu'une pratique qui te cause une souffrance devrait être, au moins, soumise à question.
  • Le violeur te dit que tu exagères, que tu affabules, que tu es hypersensible, qu'il faut te faire soigner, et que tu devrais aller vivre sur une île déserte, ou dans un désert. L'essentiel du discours consiste à te faire ressentir que tu es anormal au milieu d'un tas de gens normaux, et qu'il vaut mieux faire profil bas, sinon on va t'interner au pire, mais au mieux tu vas passer pour une folle ou un original, ce qui est mal vu.
  • Au mieux, il te dit qu'il va voir ce qu'il peut faire, pour temporiser. Mais rien ne change. le violeur est expert dans l'art d'aménager les faux-semblants.
    Le chasseur te dira qu'il pourrait tuer tous les animaux, et qu'il faut s'estimer heureux que la société de chasse ne lui en accorde que dix, ton mari te dit de t'estimer heureuse parce qu'il pourrait inviter ses copains à voir le foot tous les soirs et le samedi, et que tu as un mercredi après-midi par an de libre, le pollueur te dit que l'URSS et la Chine polluent bien plus que lui, et que tu devrais t'estimer heureuse de ne pas habiter à Pékin. L'essentiel du discours est de te faire passer l'idée que ta chaîne est bien assez longue, puisqu'elle te permet de sortir de la cuisine, et que tu devrais t'estimer heureuse, on pourrait te torturer plus et plus souvent que ça.
Le temps passe et le violeur continue de te faire subir ses outrages. On entre alors dans un autre cycle. Si on en arrive là, tu as déjà perdu des chances de faire valoir tes droits. Si tu es mariée à ton violeur et que tu en as eu des enfants, la situation est encore plus compliquée.

Le mieux est donc, jeune ami violé, de détecter les violeurs le plus tôt possible. Plus tu détecteras les violeurs jeune, plus tu auras de chances de sauver ta vie. Nous espérons que ce petit mémo t'aura aidé. Nous posterons dès que possible d'autres conseils pour t'aider à repérer les nazis.

Boudins d'ici et d'ailleurs

Devant me rendre à la ville, j'ai loué une voiture moderne. Genre dominatrice : " Mets carte, mets ceinture, ferme coffre, ouvre la porte, fais ceci, fais-cela, enlève la carte, ferme le coffre, ouvre la porte, serre le frein, arrête le moteur, mets la carte, regonfle les pneus, allume le moteur.... "

Elle a couiné tout le temps pour nous rappeler à l'ordre. Les pneus étaient très bien gonflés, c'est elle qui m'a gonflée avec son capteur électronique débile pendant tout le trajet.  A la ville, plus qu'ailleurs, ils s'agitent pour rien.

Je suis bien contente d'avoir retrouvé ma Trapanel de collection. J'ouvre ce que je veux quand je veux, je m'arrête quand je veux, c'est moi qui décide comment elle fait, et je fous un coup de pied dans les pneus tous les dix ans si j'y pense.

Je fais du boudin ce soir, j'ai été cueillir les pommes dans le jardin.

Paraît qu'il vont mettre sur la route des voitures avec un moulinex au volant. Je l'entends d'ici : " Ne tentez pas de déverrouiller les portes ni votre ceinture, nous ne sommes pas arrivés à destination. Les autorités ont modifié notre plan de route, je vais vous déposer à la Kommandantur".

S'il vient par ici, j'espère qu'il n'aura pas mis à jour la carte avec le fossé qu'on a fait pour écouler les eaux de pluie. Il faut d'ailleurs que j'achète un lance-pierres pour les drones qui viendraient s'aventurer par ici, on commence à les entendre vrombir ici et là. Non content de s'accaparer le ciel, la nuit, et le silence des autres avec ses boings ronflants jour et nuit, le crétin va envahir notre espace diurne et notre paix, en venant zoomer sur le maillot de bain de la voisine.
Curieux comme les chasseurs, prompts à tirer sur tout ce qui bouge pour éliminer toute trace de vie sur notre planète ne tirent plus. Hébétés par le joujou, sans doute. Ce sont les mêmes enfants de 5 ans qui ont demandé un fusil pour Noël qui voudraient avoir cela la prochaine fois.

Vous allez me dire de quoi retourne cette émouvante anecdote, eh bien c'est que j'ai entendu un bout de cette émission hier. Un réalisateur y présentait un film dans lequel on entendait des jeunes peiner dans l'action politique sur le thème " Marre de répéter les choses, maintenant on passe à l'action, oui mais on fait quoi ? ".

Moi qui suis abonnée à moult listes alternatives, je constate en effet cette déshérence dans laquelle nagent nombre d'initiatives individuelles, toutes fort louables, qui vont du collectif d'habitants de Marseille pour sauver un banc public de l'insatiable appétit de bétonnage des promoteurs immobiliers jusqu'aux manifestations du PG local contre les arrêtés anti-mendicité d'une municipalité qui espère ainsi chasser les punks à chien qui font peur aux derniers touristes ainsi qu'aux bonnes gens.

Ce qu'ils n'ont pas réalisé encore, c'est que les constructions humaines se sont toujours fait sur des modèles d'essence politique, basés sur les classes de pouvoir, militaire, religieux, idéologique ou combinaison des trois. mais que la donne a changé. La dernière intégration, la globale, celle qui prend toutes les structures politiques en un seul mouvement pour les ramasser en une unité qui les transcende, cette intégration est sur un modèle financier.

Les états, les provinces, les régions, les fédérations de ce qu'on voudra, ne sont plus que des zones commerciales pour clients et fournisseurs. Les nations " souveraines " sont réduites à une ligne d'en-cours sur la comptabilité des institutions financières, et de leur bras armé le moins rentable, les entreprises.

Le sens de la subordination entre le financier et le culturel s'est renversé : avant, on commerçait avec ses alliés. De nos jours on tolère n'importe quoi de ses clients.

Et donc, de la même manière que les jeunes ne réalisent pas qu'ils roulent désormais dans une voiture qui les a menottés, privés de toute liberté et de toute autonomie, et qui les mène à la baguette sans qu'ils n'y puissent rien changer, de même le système économique les a ligotés sur le siège. Ils peuvent toujours papoter dans leur youtube, ça n'empêche qu'ils sont exploités du soir au matin, et qu'ils n'y peuvent plus rien changer.

Une autre aporie du discours ambiant est sur le thème " L'origine du problème est dans ". Par exemple :
❝« L’agriculture est une invention humaine assez récente, et à bien des égards, ce fut l’une des idées les plus stupides de tous les temps.
Les chasseurs-cueilleurs pouvaient subsister grâce à des milliers d’aliments sauvages. L’agriculture a changé tout cela, créant une dépendance accablante à quelques dizaines d’aliments domestiqués, nous rendant vulnérable aux famines, aux invasions de sauterelles et aux épidémies de mildiou. L’agriculture a permis   l’#accumulation de ressources produites en surabondance et, inévitablement, à l’accumulation inéquitable ; ainsi la société fut stratifiée et divisée en #classes, et la #pauvreté finalement inventée ».❞


Ok, super bien diagnostiqué, Sherlock. Et maintenant, on fait quoi, on rembobine le film de 10.000 ans ? On " supprime " l'agriculture ?

Tu as idem avec : " il faut supprimer " la finance / la monnaie / l'énergie / la population / le gas-oil / la guerre / la méchanceté / la race humaine...



Dans le genre on n'arrête pas le progrès, c'est lui qui nous arrête, il paraît qu'ils ont repéré un fort signal radio dans la galaxie. A mon avis c'est le grille-pain de la station qui a vingt ans, qui bave comme un gros puerco depuis la cuisine made in USSR sur le secteur alimentant le  télescope , et qui ne va pas tarder à foutre le feu.

Et le colossal du jour revient à une annonce reçue, à laquelle je ne comprends pas un traître mot, mais du moment que c'est kolossal....

" Ai Weiwei This is Colossal Sopheap Pich LuxArtAsia Choi Pyung Gon Project Daejeon Shakuntala Kulkarni Shakuntala Kulkarni "

Faudra penser à lui faire une application avec GPS dans la montre connectée.