mardi 13 juillet 2010

Je parle pour ceux qui savent

Oui, j'ose écrire cela. Pour ceux qui savent que chaque chose est exposée, que chaque cause est entendue. Dans un univers pas loin, tout près, ici !

parce que quelque chose en eux en a entendu parler.

Qui savent que chaque pensée tinte comme une cloche.

Chaque image.

Je sais, moi, que je déambulais dans les rues de Marseille, entre les pierres sombres et les rails de tramway, bien avant ma dernière naissance. Je sais que tout cela est ici,
dans une incroyable proximité, dans une indéniable présence,
cela se tient,
exactement à un millimètre de mon visage
ses yeux dans mes yeux,
hors de portée, comme quelqu'un qui s'est caché et qui
retient
son souffle
.



Oui, c'est là que je suis retournée. Je sais, j'aggrave mon cas, moi qui suis sous le coup de ton accusation : je suis désincarnée ! Dans un restaurant chinois en plus ! Intérieurement, j'ai chancelé. Quelque chose en moi s'est cassé ce soir là. Je me suis dit : " elle est comme les autres finalement, elle me reproche d'être ce que je suis". Mais après tout, tu es ce que tu es, et moi j'aime ce que tu es.

Oh, pas de combinaison de blanc de Meudon sur la baignoire. Tu es comme les autres, et tu ne fais guère mieux, un peu les mains dans le plastique,

Moi du coup, je suis partie là bas, me baigner sur les terrasses d'Alma Tadema et faire des bises aux enfants. Un peu semblant pour le boulot, un peu pour les enfants, je ne veux pas qu'ils aient honte de leur mère.


A proprement parler, je n'existe plus.

Mais tant mieux, l'image se rapproche, et il faudra bien qu'un jour, per fretum febris, comme ces otaries savantes qui se trémoussent sur leur podium, je me recale dans ce rêve.

A propos de rêve et d'images, je suis toujours amoureuse des merveilleuses images magiques de Sensorie

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