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mercredi 4 décembre 2019

Prosélytophobie

 D'abord, une putasserie qui m'a terrassée, et que j'ai trouvée dans ce blog. Je ne sors pas souvent dans le monde, et grand fut mon choc en constatant que la Mairie de Paris n'hésite plus à accrocher en guise de banderoles de Noël, des calicots publicitaires aux arbres des avenues. 

 
La putasserie a tellement tout envahi qu'on ne la voit plus là où elle est. Ils ne la voient plus. Une marque de merdes industrielles en chocolat peut défigurer à loisir un lieu public de son logo, et ce avec la bénédiction des autorités. C'est proprement sidérant...
Ils ont eu quoi en échange ? Les banderoles gratuites, une boîte de chocolat et un doigt ? Crétins...
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On connaît aujourd'hui le conjoint violent, il est très à la mode. Presque aussi fashionable, le père violent, qui frappe ses enfants. Assez bankable aussi, le terroriste violent, djihadiste radicalisé, qui agresse les gens au couteau, pauvre type n'ayant trouvé que l'islam comme chapelle à sa folie.

La violence est le nom d'une limite qui vous est transmise par vos gènes et votre éducation. Cette limite est à peu près aussi indéplaçable que celle où s'arrête votre cuir chevelu. Le phénotype en fut déterminé une fois pour toutes pendant votre enfance conformément aux écritures du génotype, vous êtes né avec, cela vous est consubstantiel, et vous aurez un mal fou à la faire bouger.

La violence est le nom de la limite qui sépare  l'exercice de la force de celui de la raison, c'est à dire qui délimite le territoire de l'usage déraisonnable de la force, pour le dire sous forme de pléonasme.

Le territoire de la raison est celui où vous vous comportez en bon citoyen, où vous respectez lois et règlements, et où les choses que vous souhaitez avoir sont demandées poliment et en argumentant votre demande.
Le territoire de la force est celui où vous frappez aveuglément l'ennemi jusqu'à ce qu'il meure, ou qu'il devienne inoffensif. Il n'y a plus ni autorisation ni justification autre que la survie; faire cesser la menace à la survie devient le seul objectif restant. 

La violence ne connaît pas la notion de réponse proportionnée : on peut répondre très violemment à une toute petite offense.  La violence n'est pas sur un mode linéaire, mais en mode trigger. Deux fois plus de provocation n'attireront pas deux fois plus de violence, c'est une fois ce seuil dépassé que la violence arrivera sans considération de l'offense.

Une fois ce seuil dépassé, le cerveau laisse libre cours à ses parties archaïques, et la raison est priée de s'écarter au passage des éléphants de combat. La personne violente va même commettre des actes contre ses propres intérêts, qu'elle ne commettrait pas à froid. La raison n'a plus cours.

Mais quelle raison ? - Mais la raison voyons.

Alors le citoyen qui est frappé par la police, on ne lui demande pas poliment de rentrer chez lui, gentiment, en argumentant. Le discours feutré des chambres, basse et haute, gouverné par la raison, cède la place au dialogue direct avec le citoyen, à la démocratie participative à coups de matraque. 

Dans nos contrées, un peu plus évoluées, on admet désormais que le citoyen ne saurait plus se contenter de sa représentation pourrie comme le poisson, et on le laisse donc organiser assemblées et colloques plus ou moins libres d'où il sort des "idées", des "propositions". 

Le citoyen débat le samedi, il est calmé, il pense participer, que ça va changer, on peut continuer le business. Comment peut-on qualifier la différence entre le niveau de corruption à Haïti et celui de la France ? Quantitativement, qualitativement.

N'empêche. Moi je retiens mon souffle. Vont-ils se contenter de leurs 100 balles et retourner au boulot ? On est avant Varennes...

A propos de changement de société, il faut écouter cette émission, https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/les-champignons-sortent-du-bois-34-champignon-ouvre-moi-les-portes-de-linvisible 
mais surtout à partir de 47:00, le reste est connu pour ceux qui ont un peu approché ce monde.

Comment les drogues ont été pressément retirées du marché, messire. On a failli les laisser aux mains des vilains, qui en aurait fait mésusage.

Quant à la violence faite aux fous, je vais y revenir dans l'article intitulé, De l'autre côté de la ligne (le deuxième verre).

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Cf. ce qui se passe au Chili avec la viande, non je rigole avec l'augmentation des tarifs des transports qui fait descendre tout le monde dans la rue à l'arrêt suivant : On a atteint une sorte de point limite où toute ombre de projet d'atteinte au porte-monnaie déclenche l'ire de la foule.

D'ailleurs, quand on voit le Chili, La Bolivie, le Burkina Faso, Haïti, l'Iran, l'Algérie, Hong-Kong, et j'en oublie, on se dit que les gens en ont marre. Mais de quoi ? Eh bien qu'on ne leur offre pas le niveau de confort qu'ils ne veulent pas payer.

Les gouvernements reculent après quelques poubelles brûlées, il en résulte une asphyxie progressive des ressources dans les budgets publics, donc un assèchement des finances publiques (dépenser, pour un gouvernement, devient le comble de la honte), donc une dégradation des services que ces finances soutiennent et alimentent, d'où un ras-le -bol de la populace, qui redescend dans la rue pour protester contre la mauvaise qualité du service public, tant du point de vue agent que utilisateur. La foule descend protester contre un meurtre dont elle est coupable.

En embuscade, les capitalistes et néo-libéraux de tout poil l'attendent au coin du bois pour lui vendre l'idée qu'on peut faire tourner un hôpital sans payer le personnel, sans payer les fournisseurs ni l'énergie, il suffit de "mettre en concurrence", et on fera tellement baisser les prix que tout deviendra gratuit.

La foule gobe le discours capitaliste qui veut qu'on puisse faire devenir un service public rentable en le privatisant, et on la pousse vers là, afin qu'elle y aille. Bien sûr, seuls les actionnaires encaissent et le public trinque, malgré qu'il y passe toute sa paye. Mais c'est pas grave, ça continue. Cela fait un siècle qu'on baise la foule avec ce schéma, mais elle aime ça, elle en redemande, alors on va lui en servir une grosse louche.




Sinon, ce qui me gêne un peu avec ce genre d'article, https://www.anemf.org/blog/2018/05/17/les-lgbtphobies-en-france/ c'est le sentiment d'injonction à aimer, que je ressens tout au long de la lecture. Je les prends eux comme exemple mais c'est parce qu'ils me sont tombés sous la main, il y en a des milliards comme ça, de toute façon, ils cancanent tous la même chose.

Tout le monde s'accorderait à dire qu'on ne peut pas forcer quelqu'un à vous aimer, et que c'est le meilleur moyen de s'en faire détester. En revanche, pas mal de gens s'accordent maintenant sur l'idée qu'il faut vous forcer à aimer leurs idées, et qu'il faut passer une loi pour vous faire taire au moins, si ce n'était pas le cas. 

Que l'on accorde aux personnes les mêmes droits sans regard à leur sexualité, ok. Que l'on mette dans le même panier de nécessité le fait que d'autres expriment leur gêne vis à vis du droit à tout, pas d'accord.

On me dira : "Vous avez le droit de le penser, mais l'obligation de vous taire". Ok alors là on tombe dans une autre chose, et justement, c'est de cette chose que je sens le désagréable parfum de loin : l'injonction à dire que telle chose est bien, avec réprobation et punition si on ne se plie pas à l'injonction.

Avec une caméra qui détecte les comportements délinquants, on arrive, en une génération, à des jeunes qui pensent comme il faut, mais coincés dans l'obligation qu'on fait à la société d'avaler toute attitude, de la considérer avec bienveillance, sous prétexte que soi-même on a décidé de l'adopter.

Moi j'estime aussi qu'il relève de ma liberté d'avoir le droit de décider de ce que je trouve bien, et je ne vois pas pourquoi on me forcerait sans cesse à trouver ça bien. 

Je ne suis pas emballée par la tarte au citron, c'est pas pour ça que je suis citrophobe et que doive suivre un programme en camp de rééducation, et je n'ai pas envie qu'on me fasse non plus une campagne de propagande contre ceux qui n'aiment pas le citron. Je n'aime pas respirer derrière une voiture, je ne suis pas autophobe, j'aime pas me faire enfumer, c'est tout, et je n'ai pas envie que des lois m'empêchent de le dire.

J'aime pas Magritte, j'aime pas Dubuffet, je ne suis pas peintrophobe, je ne suis pas obligé de trouver génial tout ce qu'on me dit de trouver génial, c'est tout. J'aime pas que la pluie me coule dans le cou je ne suis pas météorophobe, j'aime pas la pluie parfois, c'est tout.je n'ai pas besoin qu'on passe une loi pour m'empêcher de dire que je n'aime pas l'eau froide dans le cou.

Et si c'est pour dire que je n'aime pas les gens qui baisent dans le bus, c'est pareil.

Ces imbéciles sont vraiment pénibles. Crétinogroupophobe, ça oui, je suis. Et on va y revenir, parce qu'on fait, le nœud du problème est là.

Exemple de l'injonction à penser :

Pourquoi le journaliste a-t-il écrit "enfin" légalisés (1), et pas Okami va "enfin" avoir droit à une suite, ou l’État islamique utilise "enfin " Tiktok pour faire sa propagande ? La pression est tellement forte que le journaliste ne peut s'empêcher de qualifier positivement cet événement.
Enfin l'humanité voir une nouvelle aube de prospérité se lever... grâce au mariage homo qui freinait cette grande avancée, enfin le bond en avant va avoir lieu, s'enculer légalement avec réversion des aides au logement, quel aboutissement pour notre civilisation. Voilà comment à longueur de temps, l'injonction à bien penser est distillée par les crétins pour les crétins, et ça me dégoûte, voilà.

Encore une fois, que les gens s'embroquent jusqu'à la garde par tous les trous, grand bien leur fasse, mais qu'on ne vienne pas me demander de me prosterner devant pour faire semblant d'y voir un progrès de la civilisation. On s'encule comme les singes, point barre. Après, qu'on y mette les formes, qu'on fête ça au champagne avec un nœud papillon rose, c'est bon, y'a pas de quoi crier "enfin" !

Quant à l'avortement, ce n'est que le volet "darwiniste" de l'eugénisme. On clone des gosses de tube à essai dont le génome va être sponsorisé par Airbnzboub, pendant qu'on tue les enfants naturels qui ne nous conviennent pas.

Finalement, le plus curieux là-dedans, c'est qu'on demande aux gens d'encaisser de la part des autres les comportements les plus inusités, tout en leur intimant d'être comme les autres, et c'est là que je reviens à mon dada : ce qu'on leur demande en fait, c'est d'appartenir à un groupe, le groupe de ceux qui font comme les autres, quelle que soit la forme que cela prendra.

Et on le voit très bien dans les corporations qui se portent partie civile : l'association de ceux qui aiment élargir le cercle de leurs amis, les amis des porcelets, c'est eux qu'on trouve en première ligne.

On ne dit pas à l'individu : "fais-ce que tu veux mon ami, sois libre". On lui dit "Rejoins la gay pride". Rejoins le groupe de ceux qui agissent ainsi, le lobby de ceux qui soutiennent telle cause. Rejoins nous, rejoins ceci, rejoins cela, regroupe-toi. mais surtout marche derrière mon drapeau.Ce qu'on demande aux gens, c'est de se classer dans un groupe, de se mettre dans une case, de se masser avec les autres dans le coin de la cour sous la pancarte LGBT.

C'est pour cela que le fascisme de la bien-pensance invente les cases "raciste", "homophobe", "islamophobe", "antisémite", c'est pour pouvoir vous y faire tomber d'un coup de patte quand nécessaire, à chaque fois que vous osez prononcer un de leurs slogans en dehors des réunions qu'ils ont organisées.

C'est donc bien une lutte de pouvoir, une fois de plus déguisée en excommunication, en exclamations horrifiées,

Et c'est pour ça que les associations et les cabinets d'avocats poussent comme de la moisissure sur un paquet de champignons. On le voit dans les urls, ce n'est jamais jeandupont.com qui appelle à ce qu'on respecte ses droits, c'est l'anemf, l'abcd, l'assuscemab, l'a tout ce qu'on veut qui te demande de la rejoindre pour lui donner du poids, pour donner du pouvoir à son groupe à l'assemblée.

Donc pour se résumer, l'injonction qui passe en filigrane est une sorte de tenaille. On leur intime ces ordres contradictoires de différer des autres tout en ressemblant aux membres de leur groupe, d'une part, et d'autre part une sorte de contradiction symétrique qui est d'appartenir à un groupe tout en les menaçant en permanence de les faire basculer dans cette case.

On leur intime de se mettre dans le camp de ceux qui hurlent adorer les Juifs et les homos d'arborer  le T-shirt et de secouer l'étendard, mais avec l'épée de Damoclès de pouvoir les dénoncer aux services comme prosémites radicalisés et homophiles intégristes si le vent tournait. 

Les politiques ont compris que les idéologies sont mortes, et qu'il fallait désormais cliver la société en pédés acheteurs d'oreillers Ikea, en défenseurs des T2 de Bourgogne, en amateurs d'escargots, en amis de la terre tendance vegan rouge buveurs de porto et membres d'une assoc de pétanque. Cela fait trois voix à récupérer, et c'est par là qu'on les aura.

Cela rejoint ce que je disais sur le cosplay.





Dans le genre, pour faire un film maintenant, il faut parler du malaise des migrants, mais surtout laisser carte blanche à des collégiens de banlieue afin qu'ils puissent réaliser le chef-d’œuvre que tout le monde attend,  il n'y a qu'à voir ce bijou récemment primé. La bande annonce donne une idée de l'ampleur des dégâts, un film dramatique, comme on s'est empressé d'écrire sur l'écran à sa suite.

Déjà être payé une misère pour les garder pendant les TAP c'était pénible, mais alors payer pour les écouter débiter leurs fadaises (de leur âge, les pauvres pitchounes *) pendant 59 minutes, non.

Et ça ira de pire en pire. Bientôt les scènes nationales seront envahies par les CP (pré-gay colombiens islamophobistness(e)(suceu(s)es')zs neonazes bien sûr), qui feront des représentations de zombies en couple avec un vampire mort, (quoi t'es tombeauphobe ?), en pleurant pour qu'on change leur couche. Les garçons feront une pièce où ils seront Ronaldo avec une culotte n'arc en ciel, pour effacer les bites genrées, et les filles une autre pièce où elles sont la gagnante de The Voice voilée qui dénonce le président du jury qui l'a tripotée en lui promettant le premier prix. Leur performance sera livrée en direct sur Youtube.

C'est un peu comme le pétrole. Moins il y en a, plus il faut forer profond pour en trouver. La connerie c'est pareil, quand on a utilisé toute celle des adultes, faut aller taper chez les plus jeunes. Et il y a des gisements énormes.

D'autant plus que ces crétins n'étant plus éduqués, ils ne sauront pas qu'ils font des choses qui ont déjà été faites cent fois. Ils réinventeront un éternel présent, en cela en phase avec leurs parents alzheimer en ehpad, finalement, la boucle est bouclée.

* C'est ça le pire en fait, c'est qu'eux ils ne font rien de mal. Les criminels sont bien sûr les adultes sommés de trouver ça fantastique, et qui ne disent pas que le roi est nu pour toucher leur salaire à la fin du mois. Et ne me dites pas qu'il y a des voix libres. Allez mettre un commentaire sur Youtube et on vous ferme votre compte pour incitation à la haine des jeunes crétins.

(1) Je sais qu'il a écrit "enfin" parce que les associations le demandent depuis des lustres. Mais c'est pa parce qu'une poignée de folles griffent à la porte qu'il faut céder à tous leurs caprices.

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