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jeudi 12 décembre 2019

Au delà de la liberté et du bien (night cap) VI

Ce que je voulais ajouter par les dernières notes de cet article, c'est que c'est pétri d'amour et de bienveillance, et non d'orgueilleux savoir ou de conseils d'orientation. Je suis du côté Roussovoltairienne, c'est à dire que je pense que l'enfant naît bon, et qu'il faut l'éduquer de façon à éviter ce qu'on appelle "devenir mauvais", c'est à dire se rebeller contre l'ordre établi et l'asservissement social, avant qu'il ne prenne la "mauvaise direction", dia-bolique. Nous attribuions encore il y a peu les conduites d'aménagement de la souffrance à des divinités, c'est fou, non ?

Mais, je le répète encore lourdement, le délinquant est, comme il l'a toujours été, celui qui ne correspond pas à ce qu'on voudrait qu'il soit, du Ouigour au Rohinga, du communiste à l'anarchiste, la planète est couverte de délinquants. Mais on ne peut faire autrement que vouloir protéger l'enfant d'être dans un porte à faux, pour le coup "incontrôlable" avec son environnement social. Ce n'est bon pour personne.

Donc l'enfant naît pur parce qu'il naît intact, si l'on considère que l'ombre portée sur lui, et la façon dont il a été parlé avant la naissance ne le "touchent" pas.
Et à partir de cela, les castrations vont être, la plupart du temps, mal faites. Les rites d'initiation et de passage (baptême de ceci et cela, mariage à ceci est cela), comme par exemple le baptême de l'air, sorte de pendant du baptême, mais fait par un homme à un homme (père-fils), ont été hachés par la lessiveuse des nouvelles habitudes. Ce qu'on a raté, c'est ce qui les sous-tendait. On n'a pas vu qu'en supprimant la forme de ces rites, le phénotype, la fête, la cérémonie, on abolissait avec l'esprit qui y présidait, qui est de faciliter les castrations successives.
Autant pouvait-on laisser la primordiale, la principale, l’œdipienne à la femme, et encore, disons aux femmes du gynécée, autant la société prenait en charge les autres. Les pères, les hommes, les autres filles, les camarades, tous participaient à la fête du printemps, des moissons, du crocodile, de Pâques, du lin fleuri qu'on portait à la boutonnière à la messe pour montrer l'avancement de ses cultures, et tous disaient à l'enfant : " Tu vois, nous sommes là, et en échange de bien te conduire, en échange de ta docilité, tu seras nommé chef de récolte du lin, porteur de la statue, car tu as treize ans. L'année dernière, c'était Hans/Paco/Chang... cette année c'est toi."

Et ainsi l'identification au symbolique s'effectuait peu à peu, en douceur, sans douleur, autre que celle infligée par la pénétration du curé. Je rigole, mais c'est pour rappeler que toutes ces fêtes n'étaient pas sans revers. Bien.

Et donc, cette insertion progressive de l'individu dans la société donnait l'occasion de détecter les problèmes. Tandis que nos écoles primaires sont infestées de gosses qui devraient être suivis depuis longtemps. Donc on revient à poser la question : pouvons-nous laisser perdurer un modèle de société qui détruit ses individus et les conduit à la délinquance ? La réponse est évidemment non (1)

Mais comme dans le même temps, cette société a fabriqué un monde où tout le monde se fout du problème, et ne pense qu'à son "pouvouâr d'achat", en se disant que l'important est de pouvouar acheter une télé et un SUV avec de la croâssance et de l'emploâ, je vous souhaite bonne chance. L'effondrement qui est en route va vous ramener, sous peu, au mieux, comme les Américains à vivre dans une roulotte au bord de la route, et à devoir s'endetter à vie pour acheter un dentier à crédit. 

Vous êtes en train de discuter du montant de vos retraites en 2047 alors qu'en 2047, vous vous battrez contre 285 millions d'Indiens pour un bidon de flotte. 


Je me demande la date à laquelle il aurait encore été possible de virer de bord pour éviter la falaise. 1950 ?

(1) Don't let me be misunderstood. C'est ce que vous répondriez. Moi le rôle de parasite me va bien. La bat mitsvah, ça me hérisse, le mec je le nuke avant même qu'il passe le portail du château tellement ils me cassent les ovaires avec leurs cérémonies à la con, c'est le cas de le dire. Qu'ils s'occupent de l'état de maturité de la chatte de leur sœur que je ne suis pas, voire même de leur mère. Je suis très bien toute seule, et encore y a-t'il des degrés dans la solitude : Être à deux journées de marche des cons, c'est encore bien meilleur qu'en être à une heure.






2 commentaires:

  1. C'était en 1970, pour éviter la falaise. Premier rapport public du Club de Rome. J'en ai discuté avec René Dumont en 1974. Tout ce que Romus et Rémulus annonçaient s'est peu ou prou vérifié : démographie galopante, raréfaction de certaines matières premières, effondrement de la bio-diversité, réchauffement climatique, pour ne parler que des grands chapitres.

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    1. Merci. En effet, j'ai déjà entendu cette date évoquée comme moment où "il aurait fallu". Elle correspond également, il me semble, aux premières prises de position d'Yves Cochet.

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