jeudi 28 février 2013

Icare fourvoyé

Stagiaire Nom Stagiaire Prénom Référence
Randalou Pelline Jet Konyman
Chérel Marie-Thérèse Jet Kosset
Loffre ArnaudJet Konyman
IacoubMarcJet Kosset
Outrequin Renée Jet Konyman
ChérelGérard Jet Kosset
Pourcello LuisJet Konyman
Saint-Leu Brigitte Jet Konyman
Fontani-BanilleLaurentJet Kosset
Laroche GilbertJet Konyman 

Bon, c'était histoire de restituer l'ambiance des " one, two, three"de Philip Glass, en introduisant un peu de chaos.
Mais d'où vient cette voix ? A qui appartient-elle ?

Comme à chaque construction circulaire,
reliée les yeux, plein d'énormes

 Ne fus-je pas si contente une fois de plus de France Sculpture, lorsque cette émission me dit que la plasticité morphologique du cortex est une sorte de témoin de (c'est moi qui utilise ces mots) la " socialité intériorisée de l'individu".

Sinon, j'ai réalisé une chose à propos du mythe d'Icare, disons un aspect qui ne m'avait jamais sauté aux yeux, et que je n'ai pas trouvé dans mes (très brèves) recherches. C'est celui du faire et du défaire.





Ce qui est interdit à Icare, c'est de revenir en arrière. C'est à dire de défaire, comme on démonte pièce à pièce une machine qu'on a montée et qui ne donne pas satisfaction.
Je veux dire par là que son retour, qui peut être vu comme un trajet inverse, comme un parcours dans l'autre sens, quelque chose de purement topologique donc, peut aussi être vu comme une impossibilité à gérer la déconstruction de son invention.

Il a assemblé les plumes avec de la cire, mais la chaleur peut dissoudre l'assemblage de telle sorte que celui ne puisse plus être reconstruit, et pire, de telle sorte que le chemin inverse, celui de la déconstruction, ne puisse plus être parcouru " en douceur", au même rythme que la construction. C'est une catastrophe, un raccourci vers un état sans que les étapes soient gérables dans l'ordre inverse.




Pour le dire autrement : Ces étapes, et l'ordre dans lequel elles ont été opérées, est un chemin impossible à parcourir en arrière (la redescente douce est interdite, condamnée par la chute brutale). Mais cette image topologique peut servir d'allégorie, cette schématisation graphique peut représenter cette pensée que le faire et le défaire empruntent chacun leur chemin de pensée.
Que ces deux chemins se superposent n'est pas une évidence, un donné. La façon de construire est un programme qui contient les possibles du défaire, qui les préserve.
C'est bien sûr contenu dans l'interprétation habituelle du mythe, je dirais au sens : " Méfions-nous de ces notions de progrès que nous laissent nos pères, sont-ils durables, ces progrès, ou bien la décroissance ne saura-t-elle être, à la façon dont ce fut construit, qu'une chute brutale ? ".
Mais ce qui m'intéresse bien plus est que la topologie puisse servir une fois de plus à des représentations des schémas de pensée.

Vous allez me dire que la représentation se loge nécessairement dans l'espace de l'espace. Oui, mais il faut bien que je fasse mes outils. J'en suis au moustérien, moi.

Tant que je suis dans l'autopromotion, je signale que la complexité du labyrinthe est résolue par une pelote de fil. Encore une complexité intellectuelle qui se rabat dans l'ordre de la simplicité topologique, et via le textile, en plus, que demande le peuple.

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