samedi 2 février 2013

Huile, quand tu nous tiens...

"Le Grec naturel, ça se cuisine mieux façon Annonciation, se disait l'Archimandrite Patriarchos ", songeais-je en suivant un camion de 22 immatriculé cochon.

Vous voyez déjà la laiteur bleutée, caractéristique de cette fraîcheur acide qui se lève à l'approche du fromage carré, comme l'aube mord ta lèvre mauve. Et pourtant c'est l'huile dorée qui baigne ses rivages.

Vous avez déjà comme un halo à l'intérieur de la bouche cette fraîcheur transparente, d'une aube bleue translucide, laiteuse et son piquant sur la langue, le blanc abrupt vous piquera, adouci, oh oui si adouci par la rondeur de l'huile.

Impossible or liquide, parviendras-tu à adoucir la brûlure des pays secs, la Macédoine, à poser sur mon front bleu un doigt d'ombre céramique, de cette eau à peine teintée d'une rigueur douceâtre, peureuse de son lait ?

Il suinte du pavé, témoin de biques rudes, une rosée qui pique déjà ton palais, à voir gigoter dans le plastique troué, un faux lait. Traître.

Heureusement, en suspension dans l'ambre archisolsticiale, quelques brins d'aromate promettent une auréole à la liturgie de la dégustation de fromage sec. Ils arrondiront la descente du ciel acide, où baignent la Vierge et l'Enfant.

Bergers d'Anatolie, accordez moi de vous serrer les coudes pour faciliter l'oecuménisme, la sortie 30 arrive.

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