mardi 6 mars 2012

Faire danser les alligators

J'ai entendu à la radio un type qui était en train de monter un spectacle à propos de Céline, lequel prétendait faire danser les alligators au son de la flûte de Pan :D
Ce qui a retenu mon attention, c'est que Céline disait en gros que tout le monde l'emmerdait, qu'écrire le faisait chier (la mince flûte étant encore apparemment trop lourde) et qu'il ne faisait cela que pour l'argent.

Décidément, ce type m'est sympathique. J'ai bien dansé jusqu'au bout de la nuit, remarque. Cela me rappelle Marcel Broodthaers cité par Bourriaud, se vantant d'être un poète renégat qui ne cherche qu'à vendre quelque chose.

Son fameux antisémitisme n'était peut-être qu'une forme paroxystique de misanthropie, les gens qui sont " quoi que ce soit" étant alors plus exaspérants que ce qui ne sont "rien". Ces derniers donnent " moins prise " à la misanthropie. L'art c'est peut-être un moyen de dire aux autres la détestation qu'on en a, et que le fait qu'ils vous achètent, de vivre de son art, et donc sans avoir commerce avec eux, c'est pour eux la seule façon de se rendre supportables.
De se racheter, eux.

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