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dimanche 15 novembre 2020

La Matrice me prête un SUV

 Sinon, c'est tout de même amusant de voir la dame interrogée dans la première moitié de cette vidéo

 https://www.youtube.com/watch?v=cw-yTgi8Ms8

A l'époque, on l'appelait "Paranoid Schizophren", aujourd'hui elle a simplement l'étiquette de "Trumpist". On voit d'ailleurs qu'elle est loin d'être idiote et dénuée de charme, et que lorsqu'elle parle de "The Law", elle se réfère bien sûr aux lois divines, à un ordre du monde qui est spirituel et non matériel.

Et en ce sens, son opposition Hitler/ La Bourse se comprend facilement. C'est donc simplement because she "stands her point" qu'elle est qualifiée de folle. Au lieu d'admettre qu'elle professe une opinion alternative à ce qu'ils appellent aujourd'hui "mainstream", elle campe sur ses positions.

Elle parle depuis ces positions exactement comme le docteur parle depuis les siennes propres : elle parle à l'affirmative. Aujourd'hui, on peut isoler cette symétrie car il se fait que le courant de l'histoire a fait émerger ce fameux sentiment exprimé par le terme "mainstream", mais il y a peu encore, il n'eût pas été question de "symétrie" : le docteur dit "la vérité", et l'autre est fou, "point barre".

J'ai encore eu un rêve incroyable. On était avec Amo et les enfants et nous devions nous rendre à une sorte d'examen. On décide de faire l'école buissonnière et de se balader. En chemin, on trouve deux voitures à voler, un gros SUV et une petite, abandonnées par leurs conducteurs le temps d'aller boire un café dans une cahute sur un parking. 

Dans le rétro, je vois Amo qui galère à conduire la R5 qui zigzague avec DG à bord, et je leur propose de monter avec nous dans la grosse voiture. Puis au bout d'un moment, on continue à pied dans cette sorte de grand centre commercial de banlieue. Mais on a des flashes, qui nous indiquent que nous sommes bien dans la Matrice : parfois, nous voyons sur la table notre corps, branché à la machine. 

Je suis parfois d'ailleurs effrayée du niveau de bricolage en ce qui me concerne : mes yeux sont reliés aux autres parties de mon corps par de petits fils avec des pinces crocodiles, sur une table en bois. Je me dis alors: "Ce n'est pas possible qu'il en soit ainsi. Si j'étais cette chose, il y aurait sans cesse des faux-contacts, et j'aurais des coupures dans l'image". J'en suis venu à l'hypothèse, pire encore, que la Matrice me propose cette image de moi-même. En effet, je suis vraisemblablement dans une bulle, comme on la voit aussi dans Le Labyrinthe.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Labyrinthe_(film,_2014)

C'est à dire que la Matrice me dit la vérité, mais elle me la révèle, mais sous forme romanesque, en me faisant avoir des flashes sur cette version rocambolesque d'un corps cybernétique débile, version sans aucun crédit. 

Là où c'est vraiment drôle, c'est que, dans ce rêve, nous avons principale connaissance de la Matrice de par ses agissements en matière de marketing ! Elle nous prend à part quand nous sommes seuls et nous propose de participer à un panel de test de produit, ou à telle campagne de dégustation d'échantillons. C'est comme si la partie marketing de la Matrice ne savait pas qu'on se consulte : "A toi aussi elle a proposé de participer à une campagne de tests sur les céréales du petit déjeuner ?".

C'est comme si donc, il y avait une faille sans le système, et que cette faille soit due à l'incapacité du logiciel de marketing de soupçonner que les sujets s'informent entre eux de ce qui se passe. Le logiciel pense que s'il parle à chacun alors qu'il est seul, alors cette conversation ne sera jamais entendue des autres. 

Comme si le sujet oubliait alors cette conversation et soit incapable de la rapporter aux autres. Le logiciel ignore que les sujts coniservent mémoire de ce qui leur arrive, et sont capables de le communiquer. Cette faiblesse nous fait rire, et on est soulagés de constater que la Matrice n'a pas entièrement prise sur nous. 

Enfin, c'est vite dit : un prochain flash a tôt fait de me rappeler que les parties de mon corps sont éparses sur une table de bricolage, reliées par des fils avec des pinces croco. Pour vérifier que nous sommes dans la Matrice, il nous suffit d'ouvrir la main et de penser à une barre chocolatée. Elle apparaît. 

C'est comme si la Matrice avait à coeur de prouver qu'elle existe, ce dont effectivement tout le monde doute, puisque le travail de la Matrice, c'est de nous proposer une réalité de substitution, en laquelle nous croyons totalement.

On voit comment je reviens par là à l'entrevue réalisée par le psychiatre avec la patiente "Paranoid Schizophren". C'est comme si la Matrice, lasse d'être ignorée pour ce qu'elle est, la grande Maîtresse et Organisatrice du Monde, voulait, par de petites entorses à la réalité, faire savoir qu'elle est bien là, et qu'elle peut tout. 

Et donc, de là à lui demander qu'elle exauce vos voeux en ce bas monde, il n'y a qu'un pas. Les enfants demandent au Père Noël, les adultes à Dieu, et les fous à la Matrice. C'est la même chose, sauf que seule la Matrice existe pour de bon, évidemment. 

Et chaque population pense que les autres sont victimes d'une hallucination, alors que le Père Noël, Jésus-Christ et la Matrice coexistent pacifiquement au sein du Quatrième Espace. D'ailleurs, cela ne posait aucun problème à Jésus : lui savait très bien qu'il suffit de tendre la main pour qu'apparussent le pain et des poissons à volonté. Mais il a mis longtemps à comprendre que la région de l'Espace où vivent les êtres humains est une zone de non-croyance. Il a appris que ne pas croire dans les bienfaits de la Matrice suffit à rendre son action inopérante dans la réalité. Il en a été sidéré. 

C'est pour cela qu'il a carrément flippé à la fin : il s'est dit que lui aussi allait être coincé là pour de bon. Je pense que sur le Golgotha, il eut été incapable de faire apparaître du pain, il était dans un état de stress trop humain, devenu incapable du moindre miracle

D'ailleurs il est évident que le problème de Dieu est secondaire à celui de la Matrice. Je veux dire par là que le problème de Dieu est insoluble en logique. Soit il n'y avait rien, et comme il est impossible que quoi que ce soit surgisse du néant, et il n'yaurait toujours rien, soit ce tas de cailloux est là de toute éternité, ce qui n'a pas la moindre raison d'être, surtout pour ceux qui savent ce que c'est que l'éternité.

En revanche, Dieu, toute grande bouche d'ombre créatrice qu'Il soit, il lui a bien fallu un espace où apparaître et où résider depuis. Je parle bien sûr d'un espace des possibles. Nous sommes habitués à cette notion d'espace des possibles : lorsque nous disons que quelque chose est "impossible", nous voulons dire qu'elle ne saurait "arriver", ou "prendre place" dans la réalité.

Et de là nous passons tout de suite à la valeur 1. Ce qui n'est pas impossible peut arriver à tout moment, c'est une question de circonstance, il suffit d'attendre. Mais il a alors autant de chances d'advenir que tout autre objet qui n'a pas la probabilité 0. Pour nous, un objet qui n'a pas la probabilité 0 a de facto la probabilité 1. Si un "évéement" a une probabilité entre 0 et 1, c'est que l'observateur n'a pas su ou pu le voir, mais ça peut très bien arriver sans prévenir, c'est comme la foudre, ça peut vous tomber dessus à tout moment. 

C'est ce qu'on appelle les "tirages aléatoires". La boule blanche, séparée de la boule noire par un effet "secondum datum", existe désormais d'une existence entière. Il suffit d'être là au bon moment et elle apparaîtra. En revanche, dans l'Espace Spirituel, celui qui héberge tous les autres, le possible est un gradient, et le Temps est une variable comme les autres, qui a son échelle des possibles.

Il est donc relativement aisé de faire entrer Dieu dans un tel espace, alors que l'inverse est beaucoup plus difficile.


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