samedi 1 août 2015

Missing link is on the way

Idem que le précédent, rien de transcendant, mais j'en aurai besoin plus tard.

Bridging the gap : you are the missing link. Cause there is no missing link, parce qu'il n'y a besoin de maillon qu'entre des choses qu'on voit séparées.

Prenons l'exemple de La jeune fille Violaine, pour situer cette oeuvre, entre d'une part l'Antigone d'Anouilh, et d'autre part la  Fin de Partie de Beckett.

A gauche les affres liées au maintien de l'ordre dans la Polis, à droite les absurdes autant que nécessaires contentions d'un crépuscule généralisé en chacun de nous, interprétations (Barbara Schulz/Hossein, Pinon/Berling) magnifiques servant un texte magnifique, et au milieu de ces deux larrons, se situer dans un dessein expiatoire pour vivre la sourde joie masochiste de l'accomplir.

La question que je me posais était de savoir si le fait d'insérer la problématique à l'intérieur de la mystique chrétienne rend la perspective étriquée, ou bien au contraire, est-ce tenter de lui faire exécuter une sorte de saut périlleux dans l'hyperbole, vers un au delà de l'au delà ?

Le sacrifice de soi, le "qu'il croisse et que je disparaisse" de Loyola, est-ce se mettre en demeure, une fois les deux larrons absous, d' inventer ce qui est à la porte ouverte ce que la porte ouverte est à la porte fermée , pour se sauver soi-même ?




Le métier à tisser à la tire, ainsi, nous invite à surpasser l'effort. Cet homme a mis vingt ans pour ressusciter une technique disparue, un savoir-faire enfoui sous les décombres du progrès. Il s'agit de faire un métier à tisser. L'ancêtre de ce qui a donné chez nous le Jacquard. Le roi des métiers à tisser, celui où l'on peut sélectionner certains fils de trame pour être levés

Vous allez me demander quel est le fil commun de tout cela. Je l'ai matérialisé quelque part dans la phrase " ce qui serait à une porte ouverte ce qu'une porte ouverte est à une porte fermée" (1). Un hyperbole de l'essence d'une chose, mais venue d'un retournement de l'intérieur, une mue de cet intérieur, en totalité.

La transformation, par inversion, de l'essence de l'unité, en totalité. Comme l'inverse de la surface intérieure d'un sous-marin, pure unité individuelle " idiote", inutile, devient une fois non pas traversée, mais retournée,  la surface intérieure de l'univers moins quelque chose. Mais ce quelque chose reste problématique. Il est encore trop à rester.

La négation de soi-même comme expansion totale de soi-même. Le mieux  du mieux comme seul ennemi possible au soi, ne se satisfaire que de l'impossible à atteindre.

C'est comme ça que je ressens la possibilité de passer d'un train à l'autre, comme évoquée par la Vilaine Guillemette.

L'expansion de soi, mais à partir de quel soi ? C'est ce que nous verrons au prochain épisode.

 (1) Citation erronée d'un article de John Moullard. (lien vers la porte ouverte)

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