jeudi 4 avril 2013

Acta, fabula est


Y'a trop de trucs trop dars, au sommaire de Fabula.



Comme les latinistes, même en désordre, nous interpellèrent, voici :

Marie Joséphine Anatole Louise Élisabeth de Riquet de Caraman-Chimay, comtesse Henry Greffulhe, immortalisée sous le nom de comtesse Greffulhe

Marcel Proust l'aperçoit à un bal chez la princesse de Wagram le 27 juin 18929*. Il est aussitôt fasciné et en fait le principal modèle du personnage de la duchesse de Guermantes.

C'est chez Robert de Montesquiou, lors d'une réception donnée pour Delafosse, qu'il l'approche vraiment. La comtesse a alors trente-quatre ans et elle est au sommet de sa beauté. Elle l'acceptera plus tard dans son salon, mais elle le fit pour faire plaisir à Robert de Montesquiou, car elle ne l'appréciait pas spécialement au début.

Elle déclara à la fin de sa vie : "Ses flatteries avaient un je-ne-sais-quoi de collant qui n'étaient pas de mon goût et il y avait cette absurdité à propos de ma photographie qu'il réclamait par l'intermédiaire de Robert (...) La dernière fois que je l'ai vu, c'était au mariage de ma fille, où là encore il a mentionné ma photographie, c'était fatigant ! Guiche [son gendre] était vraiment dévoué à Proust. Je ne l'ai pas vu, après qu'il fut devenu le génie que Robert avait prédit"

 Marcel, le collant, c'est Greffulhe qui l'a dit !

* Je laisse la coquille, ça fait un joli scénario de film. 

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