mercredi 7 octobre 2009

Eprise de solitude

Tant pis pour la tempérance
Devant mes larmes excités, mes filles
Il faut que je vous livre, en vrac
Mon écoeurement devant l'électricité
Toute forme d'électricité
Devant la coiffeuse, je fume, exaspérée
Ne pouvant entrer ce temple du frisou braiseux
Dussent les bisous frileux me fuir,
Je resterai le cuir huileux, comme un pou
Dans le noir, dure dans ma virginité retrouvée
Je penserai à Troie, qui multos annos intacta permansit...
J'attendrai Noël, plutôt qu'à l'attouchement d'une étincelle
Devoir celui d'un homme
Je fais mon voeu en silence, devant le batteur à oeufs, mort
A mort ces instruments qui m'ont domestiqué
Je me prendrai entre mes doigts que bougies, allumettes et cigarettes.
Des traces d'huile, de cires, d'oeufs, de lin, oui
Des prises, des fils, des courants, des champs, non.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire