mardi 10 avril 2018

L'intégration du mécanisme intellectuel comme source d'émotion esthétique et organisation de son disque dur.

Non seulement comme catégorie d'étude, c'est à dire mettre le cerveau au rang de source des plaisirs, ce qui est assez connu, mais également, une intégration dans le temps de la culture.

Ceci permet de réintégrer des émotions esthétiques primitives, le coucher de soleil, comme surgissement d'une strate culturelle archaïque, le plaisir ressenti à l'égard des œuvres, classiques, et l'absorption de l'art contemporain.

Ceci permet également de réconcilier deux personnes qui aiment travailler avec un dessus de boîte de chocolat en métal, l'une parce qu'elle est immergée dans la culture qui la produit, elle est "en phase " avec, et d'autre part l'autre personne qui la cite dans un travail de réflexion, parce qu'elle a " intégré" cette boîte par un travail sur la société contemporaine. Mais les deux plaisirs se ressemblent.


Les deux personnes sont à l'intérieur de la même culture, l'une par immersion inconsciente, l'autre par une imprégnation volontaire.

Je sais bien qu'on pourrait me faire remarquer avec raison que soutenir ceci me fait courir le risque de me voir exposé le post-modernisme comme explication et justification à mes complaintes sur l'art contemporain.

C'est pourtant simple à comprendre, me dira-t-on, et le mieux est peut-être de repasser le micro à Michael Archer :

" Le premier élément, l'idée de progrès, avait perdu de sa crédibilité avec les guerres successives [...] toute avancée en occident s'accompagnait souvent d'un effet inverse dans une autre région du monde.

De la même façon, la prise de conscience, dans le domaine des idées, que la recherche, loin d'être une investigation désintéressée, était presque totalement dictée par des enjeux économiques et politiques extérieurs à son objet, venait contredire l'idée que le développement du savoir allait dans le sens d'une connaissance éclairée. [...] Enfin, l'art contemporain a depuis longtemps cessé de considérer la nouveauté comme une arme potentielle, si jamais il le fit. [...] La diversité de l'art, même radicale et politique, devint la norme académique et institutionnelle. [...] Le modernisme tel qu'il avait été compris et décrit depuis Manet et les impressionnistes était, pensait-on arrivé à son terme : le monde devait désormais être considéré comme post-moderne. L'utopie avait été remplacée par la dystopie."

Fin de citation. Jusque là, tout va bien. C'est page suivante, que cela se gâte (1), sous le titre :

Postmodernismes

La déréglementation financière eut un impact aussi grand sur l'art que sur les autres secteurs, et, dans les années 80, les marchands d'art en tirèrent profit. En 1981, Christos Joachimedes, conservateur en Allemagne, pouvait écrire :" Les ateliers des artistes sont à nouveau remplis de pots de peinture".


[...] L'année suivante, le critique italien Achille Bonito Oliva lançait le terme " Trans avant garde internationale ", titre de son livre proclamant " le retour de la peinture". Il écrivait : " La dématérialisation de l'oeuvre et le caractère impersonnel de l'exécution, sympt^matiques de l'art des années 1970, et dans une lignée strictement duchampienne, sont en train d'être détrônés par le retour au plaisir d'une exécution manuelle qui ramène la peinture dans monde de l'art.

----------------- Fin de citation. 

Tout est spécieux là-dedans. On se croirait dans une revue de patchwork politique de droite. C'est l'artiste se masturbant avec son pinceau, ou mieux, suant pour faire de belles choses. On croit rêver. Mais il faut bien masquer l'avancée de l'internationale pognoniste.


L'art conceptuel n'était tout simplement pas monnayable. Idem pour la performance, le land art, etc. Impossible de se faire du fric sur un Lawrence Weiner, un Esther Ferrer, un Richard Long. Une croûte ou à la rigueur un âne mort, ça passe de main en main, ça s'expose, ça se show off, ça se mesure en biftons, en pots de peinture.

Alors il y en a qui ont trouvé la combine avec du fifty-fifty. Un coup je mets un miroir poli pour avoir l'air intelligent, un coup je gonfle un ver géant pour engloutir les spectateurs, et leur offrir un vrai beau choc sensoriel, une expo grand huit, le vent dans les cheveux, les cheveux dans le vent, l'art fête à noeuds-noeuds bobos geeks crétins analphabètes.

Et vive la déréglementation financière, qui a rempli les ateliers de pots de peinture, vive le retour de la peinture Disneyland

Alors je sais, on va hurler que je suis la millionième à hurler à la mort de l'art, à crier après la marchandisation de l'art, on va me dire qu'il faut des marchands, des mécènes, pour payer les tableaux, comme il faut bien des usines pour fabriquer les avions de chasse, parce qu'il faut bien des avions de chasse pour faire la guerre, parce qu'il faut bien faire la guerre pour assurer sa sécurité, pour défendre son territoire contre les vilains ennemis qui voudraient mettre la main sur nos usines, ou pire, nous obliger à parler une autre langue que le français.

Il ne faut rien de ces raisonnements à la con qui ne tiennent dans la circularité de la mauvaise foi, et par la crainte qu'on les gens de récuser en bloc des avis émis par des éminences grises et des autorités adossées à des porteurs de matraque ne se tenant jamais très loin des précédentes.


C'est peut-être cela qui explique les conneries numériques. Parce que l'outil (le numérique en l'occurrence) est tout neuf. et l'on voit que ce qui s'opère en quelque sorte comme " pulsion primitive" est de détourner l'outil dans un cadre ludique, que ce détournement vise une prouesse, une parodie, une critique sociale, un plaisir esthétique, un plaisir intellectuel, ou un peu de tout cela mélangé.

Il reste que cet art " ultra-frais" (chronologiquement cela est produit dans les derniers mois ou les dernières semaines); n'a, il me semble pour le moment aucune ambition à être monnayé. Les inventions marrantes de Labomedia, je les adore, mais artistiquement, c'est toujours la même veine : Je suis loufoque et dénué de sens, donc je peux prétendre à ne poser aucune question sociale, et là c'est de l'art. D'ailleurs, ça lèche dur la pensée unique :



J'ai l'air con, mais dans le ton. L'art numérique ne menace ni le consensus électoral, ni le pognon des élites, il peut donc couiner librement en 64 bits tout le monde s'en tape. Confere le magnifiquement inutile millième bidule bruyant.

Ceci dit, je les adore, les petits gars de labomedia. J'en veux pour illustration que j'aime ceci 



autant que cela :



Les deux sont également moches, on y trouve de l'humain, et le courage qui va avec, bien que le dernier soit tout de même beaucoup plus moche et sans intérêt, sinon de dénoncer ce que tout le monde connaît déjà (2). N'oublions pas que si Berlusconi est élu et réélu, c'est que tout le monde rêve de partouzer dans sa villa, mais cautionne la presse de tartufes survivante de l'après-guerre catholique.

Et maintenant rubrique pratique !




A propos d'imminence de l'explosion, les ballons, il faut que je parle en effet des s...pes qui se compriment les seins, quitte à passer encore pour l'intello chiante et frustrée que je suis.

Vous savez que l'unique intérêt de la s..pe moderne outre son thighgap est d'avoir une raie entre les seins. Ben oui, je sais, c'est comme ça, une raie entre les seins. Si vous portez un haut décolleté, faut pas qu'on voie un os de seiche, ça fait sanatorium, faut qu'on voie ça :


 


 La raie, je te dis, la raie. Je dis quoi il me plaît.





 Ce qui déjà les pousse à se prendre dans des poses où elles compriment sur les côtés :




 Et ça a donné des idées aux fabricants de soutifs.

 


Pour celles qui ne peuvent pas passer leur soirée à se faire la raie avec les bras, ils ont conçu ceci :

Les côtés extérieurs des bonnets sont garnis d'un adhésif dégueulasse pour la planète, donc on colle l'extérieur des seins, et on serre avec le lacet intérieur, ce qui fait que même si t'as des petits seins, t'auras la raie !


 Il y a même un modèle pour celles qui ont aussi des seins dans le dos :









 Donc le mec, en face, il a intérêt à avoir un braquemard de zèbre de cirque , dont acte :



Faut que la fille elle ait peur !



Avant on éduquait les gens pour qu'ils soient polis, maintenant on met des détecteurs de gros mots. Avant on éduquait les gens pour qu'ils discutent au lieu de s'entretuer, maintenant on met des détecteurs de flingues à l'entrée des lycées

Avant, on éduquait les gens pour leur apprendre qu'il est bon de tolérer les autres dans toutes leurs différences, aujourd'hui ont interdit de dire "bougnoule". Avant on apprenait la galanterie, maintenant on interdit de dire s...e .

Avant on apprenait que la diversité est une richesse, aujourd'hui c'est interdit de dire "..é".

Autrefois, une partie de l'éducation consistait à apprendre la galanterie, aujourd'hui on est obligé de faire des wagons séparés pour les hommes et les femmes, on progresse à vitesse V. 

Aujourd'hui dire "Ce presse-purée est allemand", c'est être raciste. Donc je signale que j'adore les gens, je pense qu'il faut encourager l'amour entre  les races, surtout entre les hommes et les femmes, mais même entre les hommes de toutes couleurs, même les p..., et de toutes les religions, même les y...ns. Même ceux qui sont tout ça ensemble sont les bienvenus chez moi, je les aime, si possible outrageusement maquillés.

Il faut non seulement se respecter et s'aimer (ça me rappelle trop Freud ce passage) il faut s'entraimer les uns les autres, même les crouillas. (ça fait très ordre nouveau, ça, comme style).

Voilà, il n'y a plus qu'à attendre la police des gros mots de Google. Seulement voilà, moi je suis écrivaine, et je pense que c'est mon droit lorsque j'écris d'aligner les lettres de l'alphabet dans l'ordre que je veux, de choisir les mots que j'emploie, sans risquer la prison (3).

Par exemple, moi si un noir me classait dans animaux/femmes/blanches, ça me ferait mourir de rire. Donc si j'ai envie de classer les gens dans bidules/escargots/jeunes mariées, ça me fait rire, et je ne vois pas pourquoi je serais obligée de vivre avec l'humour standard des robots politiquement pudibonds de Google.

Si quelqu'un veut me classer dans /smartass/sa...es/cas..illes, ça me fera beaucoup rire; et je penserai que cette personne a le même humour que moi, et je m'empresserai de le classer dans tapette/sucrées/

Moi j'aime qu'on me traite de dinde, de pouffiasse et j'affuble volontiers mes meilleures amies du doux qualificatif de s...e, même sur l'oreiller, je trouve que cela a une charge affective certaine; et je ne vois pas pourquoi je me plierais aux règles de nommage d'un pays d'amateurs de spectacles de taureau et de rodéo à cheval.

A propos de casse-couilles, Google m'a encore supprimé une vidéo sur YT. Comme d'ab sans donner de motif autre que " ça viole le règlement de la communauté", lequel peut se résumer à " faut pas faire des vilaines choses". Donc on ne sait pas si on a choqué les oreilles de leur robot plus chatouilleux que des mères supérieures en disant pipi caca, bougnoule, pédé, ou en montrant un bout de sein.

En conséquence de quoi donc, j'en ai marre d'être prise pour une CE2 à qui on confisque ses photos cochon, je suis en train de sauvegarder ce que j'avais mis chez eux, et je vais fermer le compte Natacha. Vous pourrez rester entre vous à regarder les images que Google a décidé que vous pouviez publier, à lire ce qui semble convenable à Google, moi je tire ailleurs, Sénégalais.

Sinon anecdote amusante. Je connais une jeune femme qui prend l'avion comme vous le métro, vous en connaissez bien d'autres. Comme je lui faisais remarquer qu'elle contribuait au réchauffement climatique, elle me répondit que cela impacte d'abord les pauvres, et que vu le nombre qu'il y en a sur Terre, ce n'est pas un bien grand mal que quelques uns disparaissent. le cynisme affiché ne me gêne pas, elle dit juste tout haut ce que tout le monde pense tout bas.

Ce qui me gêne, outre le fait que c'est faux, c'est que c'est compter dans les pauvres les ours polaires, à qui nous faisons subir notre mode de vie, ce qui est déjà assez insupportable, mais passons.

Ce qui n'est pas compté dans son raisonnement, c'est que même isolée dans sa belle maison climatisée, elle risque d'être importunée par les hordes de pauvres, justement, venus chercher asile ici.

Enfin c'est faux parce qu'il faudra mettre la clim tellement fort qu'on ne s'entendra plus, même chez les riches.

Enfin, tant que je suis en mode o tempora, un petit dictionnaire de la novlangue de l'ère Macron, je j'ai piqué à Slobodan Despot, aka The Wolf.


● NE PLUS DIRE
Égalité hommes-femmes
Dire
Égalité femmes-hommes
«Pour une raison toute bête, explique-t-on au ministère des Droits des femmes, c’est par ordre alphabétique. Il n’y a pas de raison que les femmes soient en deuxième position!»


● NE PLUS DIRE
L’école maternelle
Dire
La première école
«Changer le nom en “petite école” ou “première école”, c’est neutraliser d’une certaine manière la charge affective maternante du mot “maternelle”.» (Sandrine Mazetier, députée PS, le 1er février 2013)


● NE PLUS DIRE
Travailler pour le pays
Dire

Faire France

«Il s’agira donc, désormais, de “faire France” en reconnaissant la richesse des identités multiples.» («Refonder la politique d’intégration », 2013)


● NE PLUS DIRE
Bâtir une société harmonieuse
Dire

Faire de l’en-commun

«De la conception à la gestion des espaces publics, comment construire un “en-commun”.» («Refonder la politique d’intégration», 2013)


● NE PLUS DIRE
Se lancer dans des projets
Dire

Produire des possibles

«Il faut changer de paradigme, proposer une nouvelle forme d’action publique, pour produire des “possibles” à l’intersection des valeurs de la République et du respect des gens eux-mêmes et de leurs capacités à coproduire de l’action publique.» («Refonder la politique d’intégration», 2013)


● NE PLUS DIRE
La France évolue
Dire

Les dynamiques plurielles de la société

«L’histoire enseignée se réfère à des figures incarnées qui demeurent très largement des “grands hommes” mâles, blancs et hétérosexuels. Il y a donc un enjeu fort à faire évoluer le “panthéon” des figures censées incarner les grands mouvements, les époques et les dynamiques plurielles de la société.» («Refonder la politique d’intégration», 2013)


● NE PLUS DIRE
Couple homosexuel dans l’impossibilité de procréer
Dire

Confronté à «l’infertilité sociale»

«La présente proposition de loi a pour objet d’ouvrir l’assistance médicale à la procréation à tous les couples infertiles, qu’il s’agisse d’une infertilité médicale ou “sociale”.» (Proposition de loi déposée au Sénat par cinq sénateurs socialistes le 19 juillet 2013)


● NE PLUS DIRE
Être enceinte
Dire

Être en état de grossesse médicalement constaté

«La collaboratrice libérale en état de grossesse médicalement constatée a le droit de suspendre sa collaboration» (Projet de loi pour l’égalité entre les hommes et les femmes, septembre 2013)


● NE PLUS DIRE
Les parents et les médecins
Dire

Les acteurs impliqués dans la conception

«Aujourd’hui, la filiation biologique n’est plus la seule filiation possible ; il y a une multiplication des acteurs impliqués dans la conception et l’éducation des enfants.» (Dominique Bertinotti, commission des lois, réunion du 18 décembre 2012)


● NE PLUS DIRE
Construire la société française
Dire

Le Nous inclusif et solidaire

«L’enjeu est dès lors de rendre possible l’identification à une communauté politique plurielle, c’est-à-dire une communauté concrètement caractérisée par des identités diverses et hétérogènes – que ce soit en raison d’une histoire faite d’immigration, de colonisation ou tout simplement et plus généralement de la pluralité des identités sociales et politiques et des croyances morales qui traversent la société – mais néanmoins capable de s’identifier positivement à un “Nous”. Ce que nous nommerons un Nous inclusif et solidaire.» («Refonder la politique d’intégration», 2013)


● NE PLUS DIRE
Donner aux élèves la même éducation
Dire

Bâtir du commun

«Il revient à l’École française de contribuer à bâtir du commun.» (Vincent Peillon, charte de la laïcité à l’école)


● NE PLUS DIRE
L’avenir des jeunes Français
Dire

Leur devenir de citoyen

«Il s’agit d’accompagner les élèves dans leur devenir de citoyen.» (Vincent Peillon, charte de la laïcité à l’école)


● NE PLUS DIRE
Personnel scolaire chargé de veiller à la discipline
Dire

Groupes académiques climat scolaire

«Afin de rendre effective cette lutte contre les violences, des “groupes académiques climat scolaire” sont par ailleurs déjà constitués pour aider localement chaque école et établissement.» (Site du ministère de l’Éducation nationale).


● NE PLUS DIRE
Détruire l’identité sexuée
Dire

Déconstruire les stéréotypes de genre

«La création du programme “ABCD de l’égalité”, qui s’adresse à l’ensemble des élèves de la grande section de maternelle au CM2 et à leurs enseignants, vise à déconstruire des stéréotypes de genre.» (Site du ministère de la Santé, décembre 2012)

Sinon, pour finir en beauté n'oubliez pas que l'art est devenu de l'animation des territoires.(4)





(1) Je pense que les jours de ce compte sont comptés, et que les petits robots m'ont déjà dénoncée. Cela m'embête surtout pour le mail, le carnet d'adresses, et les playlists Youtube. Quand ils suppriment un compte, ils suppriment tout ça...


(2) J'esquisse ici cela de façon expérimentale, mais l'idée me plaît et je compte l'étendre : dans un même article, je dis tout et son contraire, de façon que ce soit inattaquable en justice tellement c'est gloubiboulga, mais les dieux y reconnaîtront très bien les leurs...


(3) A ce propos j'en ai une excellente. Hier un journaliste de France Quelque chose parlait de la Turquie, et prenait une moue de dégoût, des guillemets oraux énormes, se bouchait les narines pour dire que le pouvoir turc avait arrêté des citoyens en les affublant de " l'appellation officielle de terroriste".  

Je m'en suis étranglée de rageo-rire.

Meaning, c'était de braves gens qui se sont fait arrêter, mais " là-bas " dans ces contrées lointaines, n'est-ce pas, on colle l'étiquette terroriste au moindre gêneur. Mais, mon bon, c'est pareil ici. Descendez avec moi sur le trottoir de votre maison de la radio dans le XVIème, donnez-moi 5 mn pour vous déguiser et vous coller une pancarte dans les mains, et vous et votre famille, vous allez être arrêtés vite fait pour association de machin en relation avec le terrorisme.
L'expérience vous tente ? Non, alors, regardez-donc votre poutre et vos Coupats. Vous vous moquez maintenant mais vous avez bien laissé faire à l'époque.


(4) j'en ai encore eu une illustration à hurler il y a deux jours. On va faire un accrochage à Ploukerven les Kermelvo, et en partant, l'artiste remercie le délégué du lieu, truc appartenant à l'Office de Tourisme du coin où avait lieu l'expo, et le gars répond texto lerinn bayetz, et désignant d'un geste large les cimaises récemment garnies :
" Vous avez, ici on a de grands murs blancs complètement vides, alors tant qu'à faire, autant qu'il y it quelque chose dessus, au moins pendant la saison".
Et bim, allez, moi j'aurais été l'artiste, j'aurais tout décroché, mais non, n'est-ce pas, qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour avoir une ligne de plus sur son CV.



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