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lundi 24 mai 2021

Français de couche.

 Sinon, comme tout crétin bien dressé de nos jours, le crétin adore tout ce qui est équipé d'un moteur thermique, c'est à dire tout ce qui fait beaucoup de bruit vroum vroum car le crétin a cinq ans dans sa tête.

Par ailleurs, le crétin bien dressé a la Nature en horreur. Il se sent obligé de raser le moindre brin d'herbe qui dépasse pour le ramener à la hauteur de sa moquette, sinon, ça fait dégueu, c'est la chienlit, quoi.

En conséquence de quoi, le crétin fait vroum vroum avec sa voiture durant la semaine, mais le week-end venu, le crétin est fort dépourvu. Heureusement, il a dans son garage des tondeuses, des tronçonneuses, des débroussailleuses, et autres -euses qui vont lui permettre d'assouvir sa soif de vengeance et de faire autant de bruit que sur le périph, c'est à dire ramener le niveau sonore à la normale en effaçant tout ce qui pourrait être chant d'oiseaux, bruit du vent dans les arbres avant de vite retourner aux hurlements publicitaires de ses écrans.

J'ai longtemps cru à un complot lorsqu'après le voisin qui passait des heures à tournicoter assis sur son tracteur pour arracher plantes et habitats animaux dans un bruit d'enfer, c'était le tour de la paysagiste mandée pour détruire les nids et les fleurs des arbustes avec un engin qui faisait le bruit d'une formule 1, puis venant celui du crétin avec la débroussailleuse pour enlever les brins de l'herbe qui auraient pu gêner le passage du 30000 volts qu'il a mis sur  sa clôture barbelée, des fois que les vaches tentent une évasion nuitamment et ainsi de suite dans une ronde où ils se relayaient sans faille.

Eh bien en fait non. Statistiquement, si vous avez plus de 4 voisins à portée d'oreilles, et que ces crétins décident que tant qu'il restera un insecte vivant sur cette Terre, ils le gazeront et lui trancheront la gueule à coups d'hélice, et que ces crétins décident que la moquette ayant repoussé d'un millimètre, il est temps de la tondre tous les 15 jours le samedi, tant ils s'emmerdent en attendant Koh Lanta, eh bien donc statistiquement, tous les week-end, vous aurez sous vos fenêtres un crétin qui fait vrombir un engin à moteur. J'ai oublié le 6ème un peu plus loin, qui n'a de cesse d'avoir tronçonné tous les arbres de son terrain, afin de pouvoir grillager sur deux mètres de haut histoire de baiser les biches qui passeraient par là, et installer une maisonnette en plastique rose.

Le genre de plastique qui met 650 millions d'années à disparaître, et dont une seule tuile du toit peut étouffer dix baleines. Et ils vendent cent mille maisonnettes comme ça par an, autant que les imbéciles de primo-accédants rasés d'aussi près que le gardien de foot qui leur tient lieu d'idole, qui emménagent à la naissance du petit crétins obèse déjà drogué à la fausse PS spéciale six mois rose qu'il suçote dans leur deux-pièces parpaings du lotissement "Les hauts de St Génufle et Xions le vieux", avec carport pour un SUV et demi, madame se contentant d'une évolution, elle aura le sien à la retraite, quand ils auront un vrai garage, avec micro ondes pour la pizza déloovrée par l'esclave paki fier de son job, et une heure de voiture chacun pour aller au boulot à 6 heures. 

Endettés à vie. Donc dociles au boulot. Merci patron, de me garder comme esclave. Heureusement, le crétin a aussi Mamie avec une vraie maison dans le village pour aller chercher le petit à l'école et le mettre devant la PS12 jusqu'à l'arrivée de Maman pendant que Mamie regarde le candidat de Premium I know bake cookis avec Green Sun washing powder, ricaner à quastion pour les débiles. Il sait maintenant faire le trajet canapé de Mamie-banquette de l'auto sans lâcher son écran des yeux (Kayvine dis au revoir à Mamie, laisse c'est pas grave il dans son jeu), bravo @KayvineDpnt-legolas, five stars thuglife ++

Le rêve de tes jeunes, ex-Européen. Débile aliéné à Spotiflix USB parce qu'il croit que les 4 merdes à la mode qu'il a vues à la télé sont tout ce qui se fait en matière de musique, drogué au foot par la testostérone de son connard de père, la bêtise ras-les-couilles, les vases à ignorance communicants.

Connards.

Le plus drôle c'est que ces débiles n'ont rien en échange de leur esclavage. Ne parlons ni bouffe, ni maison qu'ils vendront je jour du bankrun pour un plein à 1000 euros pour aller chez Mamie, ni bagnole qui ne fait que détruire l'habitat de leurs enfants, parlons film, par exemple.

Avant on achetait une cassette de Fritz Lang, et que ça plaise à TF1 ou pas, on le regardait, on le prêtait aux potes, on parlait cinéma. Aujourd'hui si Netflic décide qu'il y a un mot "inapproprié" dans M le Maudit, ils te coupent du catalogue et t'es baisé, tu vas l'acheter où, le film ?

Tu me diras, ces connards n'auront jamais envie de voir du Fritz Lang, on fait tout pour les en dégoûter afin que leur côlon soit libre pour les séries. C'est bien là que la boucle de la baise se referme. Une fois que tu les a aliénés mentalement, t'en fais des zombies esclaves du merde market  ad vitam aeternam.

Connards, je vous regarderai crever Ad Majorem Deï Gloriam, y'en a plus pour longtemps.


vendredi 21 mai 2021

 J'ai trouvé ceci sur Barbotages :


samedi 24 avril 2021

Pour PLP

Extrait du court texte (deux phrases) de la quatrième de couverture de Ça et pas ça, de Pierre Le Pillouër (Le Bleu du ciel, 2015) :

«  Ce livre est le recueil des visions et des auditions issues de l’état de semi-conscience qui se dissipe vite dans le sommeil ou dans le retour à la norme. [...] nulle épreuve sinon celle de la lutte contre les processus et les tentations de l’effacement. »

Ce qu'il y a de marrant, c'est que j'ai entendu Salvador Dali en parler comme un des fondements de son inspiration dans une interview.

https://www.youtube.com/watch?v=A3FAy0teMNo à 3:00 où il dit que sa peinture n'a pas à voir avec le rêve, mais avec l'hypnagogique, c'est à dire ce même espace de temps entre la veille et le sommeil, où de fugaces corridors s'ouvrent entre la conscience et le rêve. On sait également que les surréalistes ont puisé à cette source. 

Cela fait donc en gros un siècle qu'on pioche cette veine, et je ne suis pas la dernière à le faire (1). Mon interprétation de ces faits est que si nous creusons ces rigoles, c'est pour établir des canaux, c'est pour que le rêve, pour que notre part inconsciente s'écoule à nouveau dans notre vie "quotidienne", "rationnelle", pour la réenchanter avec quelques unes des potions qui faisaient autrefois le charme de la vie sur Terre.

D'ailleurs, il faut prendre un peu du précieux temps pour lire Barbotages, on y trouve de bonnes nouvelles des amis inconnus.

 


 Oui, je disais donc, on a un problème avec l'art, et il n'est pas impossible que j'arrive à faire le pont avec mon autre sujet sur les jeunes crétins. 

Posons qu'il y a, au départ, une volonté individuelle, tout à fait respectable, de "faire quelque chose", pour rester neutre. Cette volonté n'a pas en soi besoin de légitimité. J'ai envie d'aller me promener, de boire une bière, de peindre un tableau, voilà, tout est dit.

Et ça donne ceci :

 

 

Il faut que ce soit "wow", stunning, large-scale, énorme.

 
 

 Il faut que cela défende le féminisme, l'environnement et la justice sociale.

 


Pour le reste, ça peut être n'importe quoi, tout ce qui vous passe par la tête et n'a jamais été fait, ou pas tout à fait pareil, même si ce sont des croûtes, ça part comme des petits pains.

 

 

 Le principal est que ce soit bluffant, incroyable !

 

 

 Du moment qu'on y passe des heures, poil après poil.

 

Non, vous ne rêvez pas, plus fort qu'une imprimante laser !


 

 Et pourtant, bien que je dise de la plupart de la peinture contemporaine que c'est du gâchis de matière, il y a des choses vaguement émouvantes.


Et pourtant, bien que je dise de l'art numérique : " Foin de ces logiciels d'effets. Commence par prendre du papier, un crayon, et apprendre à dessiner.", je tombe souvent sur des images purement numériques avec lesquelles je suis plus "en phase" qu'avec la peinture.

 Cela me fait penser au jeu des chaises musicales, ou plutôt à ce jeu mais en pire. Imaginons une cour d'école, entourée de deux bâtiments où se mettre à l'abri de la pluie. Au départ, tout le monde est dans la cour, à jouer, à courir. Disons que lorsque la musique s'arrête, on peut se réfugier dans le bâtiment de gauche, ou dans le bâtiment de droite. A la fin du jeu, la pluie se met à tomber dans la cour, et celui qui n'a pas réussi à entrer dans un des bâtiments reste à se faire tremper au milieu de la cour. 

C'est un peu comme si jusqu'aux années 70, la moitié des artistes avait trouvé refuge dans le bâtiment où l'art s'adresse à l'intellect. Même si cela passe par une forme. Depuis les années 70, les artistes courent dans l'autre bâtiment, on ne s'adresse plus qu'aux sens. Ce que ça signifie, on s'en fout, au point qu'on lui colle n'importe quelle mission (racisme, discriminations, migrants, environnement...) qui puisse justifier le politiquement correct d'exposer ces gens là.

Et puis, il reste, sous la pluie, au milieu de la cour désertée, quelques petites filles en jupette trempée collée par les grises gouttes froides, aux cheveux trempés collés par les larmes ou les gouttes, qui regardent sans comprendre les grasses faces des marchands rougeoyer de l'autre côté des vitres dans l'auberge. 

Portant les yeux sur leurs compagnes, elles comprennent que c'est juste parce qu'elles sont "comme elles". Et du coup, ça les rassure d'avoir été laissées sous la pluie. Alain Cavalier a exploré cette "joie des martyrs",

 Nous sommes devenus à ce point incapables d'assumer une recherche réelle, qu'elle soit artistique ou scientifique, que nous devons la déléguer à des fillettes.


 En science comme en art, l'injonction à ne pas chercher, l'interdit de perdre à chercher un temps qu'on peut passer à produire sont si forts que, une fois adulte, on se sente poussé à déserter une création qui doit coller à une des directives (selon le temps, art intello ou art-exploit) qu'on abandonne à regret la création à une génération de décérébrés.

 

J'entendais hier sur France Cul un dialogue marrant. La journaliste demande à l'artiste "Mais, cette structure monumentale que vous installez dans l'exposition, vous ne l'avez pas créée pour l'expo, quel est donc le rapport ?" Et là l'artiste s'enlise dans un "tout et dans tout et vice versa", de haute volée, parce que la Nature etc. et que lui, depuis longtemps, la Nature etc. Bref, du moment que c'est monumental, ça le fait et foutez-nous la paix, une autre question ?

Bon, parvenus là, je pense que vous savez très bien le pourquoi de la manœuvre. Parce que la merde artistique, de même que la daube en plastique industrielle, se "markette" et se "merchandise" beaucoup plus facilement qu'un œuf de Fabergé. Et voilà, je vous laisse dérouler la suite.

Nous assistons à la destruction des structures de savoir de notre civilisation avec la même impuissance sidérée que celle qui nous paralyse dans la dépression à voir la banquise fondue et détruite par les usines de merdes chinoises en plastique et autres. 

Cela me rappelle la scène que je trouve la plus poignante dans un des opus du film Alien, c'est le moment où un humain victime du monstre a été intégré dans la matrice de production de la Mère, où il n'est plus qu'un utérus à aliens englué parmi d'autres dans le vaste endomètre de la Reine pondeuse, et qu'il supplie le Terrien de le tuer parce qu'il a conscience de l'horreur de son aliénation

Il préfère ne plus être qu'être cela. On n'en est pas encore là. On en est à se crever les yeux, c'est à dire à regarder des blagounettes sur les écrans pour ne plus voir. C'est pour le prochain épisode (2).


(1) Zut, j'ai encore oublié Freud. Disons que si le rêve est la voie royale vers l'inconscient, l'hypnagogique serait la grille du parc. Et puis la voiture roule dans l'allée et effectue une sorte de demi-cercle en faisant crisser le gravier devant la maison de maître. La maisonnée sait que l'invité pour le déjeuner vient d'arriver. Les enfants répètent leur piano, la conversation sera charmante avec l'avocat, le médecin, l'élu.

Car Desormeaux veille sur cette paix et cette prospérité, et on invoque Desormeaux en faisant crisser le gravier devant la maison. Gravier saumon, ou blanc.


(2) Il est en effet remarquable de constater que, lorsque vous consultez un site raciste pour analyser le discours, une sorte d'itinéraire récurrent dans la structure des faits présentés ne manque pas de vous amener à la question des "ventres". De femmes bien sûr, les ventres maternels. Ce qui hérisse souvent in fine le raciste, et donc sans doute ce qu'il considère comme le plus haut degré d'élévation du rang, c'est que le barbare féconde le ventre d'une femme de sa tribu. Là il pète les plombs.

Que " l'étranger" soit serveur, chauffeur... A la limite on lui pardonne (tout juste) de vouloir survivre, mais bon ça se comprend. En revanche accéder au statut de partenaire de la reproduction, là, non, on dépasse les bornes. C'est ce qui alimente également la théorie du "grand remplacement" : un ennemi de la France, donc un membre de l'Anti-France (Cf. Super Dupont), organise la circulation de flux d'immigrés de façon à remplir, inonder, saturer l'Europe en général d'immigrés, nègres sauvages aussi incultes qu'en rut, de façon à augmenter mécaniquement le nombre de couples multi-ethniques.

Submerger, inonder, remplir, deux champs sémantiques par où l'amour et la fécondation rencontrent et remplissent la ras-le-bol raciste.

lundi 17 mai 2021

La paix des ménages

 Une fois de plus j'enfonce une porte ouverte, c'est à dire que je viens de réaliser une chose évidente. En fait, l'humain vit essentiellement dans un monde symbolique. je dis "essentiellement", car bien que cette vie symbolique ne soit pas celle où l'humain cherche à manger, disons bien qu'elle ne se déroule pas dans le monde "réel", elle occupe une place centrale dans sa vie psychique. 

Et c'est là que des disciplines comme l'astrologie, par exemple, prennent leur place. Ce qui sépare les deux camps de ceux qui "y croient" ou n'y croient pas, c'est justement cette frontière qui sépare ceux qui reconnaissent que l'humain vit pour l'essentiel (degré d'"importance") dans la vie psychique et ceux qui pensent que l'humain vit pour l'essentiel (degré de ... disons, allez place dans la pyramide de Maslow) et de chercher à manger dans le monde réel.

Il n'est donc pas étonnant dès lors que les femmes, qui ont un psychisme plus développé et plus complexe que les hommes, soient plus versées dans l'astrologie. Il n'est pas étonnant que les hommes, qui vivent près de la terre et de gazon (remarquez l'insistance qu'ils ont à le raser) ne comprennent pas de quoi parle l'astrologie.

Prenons un exemple. Vous êtes natif du Taureau, on vous dit que vous aimez la bonne chère et les "plaisirs de la vie". Pour vous, le week-end en amoureux, c'est idéalement un bon dîner dans une auberge cosy au fond des bois. Bien.

Un jour que votre bien-aimée rentre de voyage, vous lui faites remarquer que vous avez acheté son plat favori, on peut discuter tranquillement, tout est prêt. Elle n'y prête pas trop attention, de son côté, en bonne native des Gémeaux, elle attend des mots manifestant l'extase que vous éprouvez de la voir revenue. Mais vous ne savez pas trop comment tourner ce genre de compliment, à coups de grands "aaaah enfin", "aaah, quel bonheur"...

En lui achetant un bon petit plat, vous avez exprimé, et c'est bien normal, ce qui vous aurait fait plaisir à vous, si de retour de voyage votre bien-aimée vous avait préparé votre petit plat préféré avec une bonne bouteille.

Vous avez appuyé sur un bouton où les fils ne sont pas branchés, donc le voyant de ce bouton ne s'allume pas, elle n'est pas emballée par votre petite plat. Elle c'est le voyant "Comme je suis content de t'avoir retrouvée, c'est merveilleux" qui est câblé. Mais vous n'appuierez pas sur cette réplique que vous trouvez un peu ridicule, malgré le fait que c'est ce bouton auquel les fils du voyant sont raccordés, et qu'elle vous câline en vous secouant comme un ours en peluche. Ce qui fait que ce voyant ne s'allumera pas non plus chez elle.

Résultat, vous êtes tous les deux contents de vous retrouver, vous le manifestez, mais personne n'a perçu les signaux de l'autre. Qualité ressentie très faible, malgré de bons sentiments de part et d'autre. 

Je vous laisse imaginer le plan d'actions pour améliorer la situation.


Cela me rappelle l'histoire de l'âme sœur de Socrate, et cette idée que nous passons notre vie à rechercher la moitié dont nous avons été séparés à la naissance, pour reformer l'unité originelle.

 Je vais vous prendre une de ces merveilleuses images dont j'ai le secret. Je suis la reine de la métaphore, comme la petite reine est celle du vélo. Imaginez donc un engin de guerre, genre petit char. Un char est équipé de une prise pour y mettre un radar, et deux prises pour y mettre deux canons.

Le problème c'est que pour couvrir la gamme des longueurs d'ondes visibles, il faut deux radars, l'un qui couvre de 0 à 500, l'autre de 500 à 1000. Lorsque vous équipez votre char, vous devrez donc choisir entre l'un ou l'autre des radars. C'est ennuyeux.

Idem pour les canons. Pour bien faire, il faudrait quatre canons pour couvrir l'ensemble des besoins. Alors votre char ne sera équipé que de deux, armé soit trop léger, soit trop lourd, il sera mauvais dans la moitié des cas d'attaque sur le théâtre des opérations. Avec son radar inadapté, il se fera repérer plus vite etc.

L'idée est vite venue à la Nature : accoupler deux chars qui communiquent. Avec une unité composée de deux véhicules accolés, on a un engin qui voit sur toutes les fréquences et qui a un système d'armes complet, puisqu'il est équipé des deux radars et quatre canons qui forment l'équipement total. 

C'était génial, mais cela supposait que les deux chars communiquassent. Et c'est là que le bât blessa, que les Athéniens peignirent à s'atteindre, et que les Satrapes ne s'attrapèrent guère hélas que pour la galipette.

La femme avait un œil sur la scène, parlait des affects et des blessures, des impacts symboliques. La femme remarque que tel homme est Taureau, et conseille à sa fiancée de cuisiner. Elle sait qu'une dignité offensée n'a point d'oreille, que l'homme caresse la branche pour avoir l'oiseau, qu'on n'attrape pas le mouches avec du vinaigre, tout ce qui gouverne les forces qui nous meuvent, et comment godiller fluide dans le fleuve des vies et des morts, entre les écueils des dégoûts et les courants des désirs des femmes, des enfants et des vieillards.

L'homme sait comment faire une maison, un toit étanche et des lits douillets, des jambons et du vin pour les fêtes, ce qui rend la vie rudement belle.

La femme dans la psyché, l'homme dans la technè. La femme a la maîtrise d'ouvrage, l'homme à la maîtrise d’œuvre, c'était parfait. Mais la Nature a commis une erreur. Elle ne savait pas que qui est ignorant est bête, et que qui est bête fait des bêtises. 

Et l'homme a commis la bêtise de prendre une partie du pouvoir à la femme, histoire de ne pas avoir sur le dos cette redresseuse de tort et de pouvoir faire le con sur un cheval et partir guerroyer et festoyer avec les copains, et toutes les rigolades à la clé. Brûler des huttes, violer de jeunes prisonnières, et plus tard piller les caravanes, massacrer ses contemporains, leur ouvrir le bide à coups d'épée, bref la vie de Bohême. 

Si les femmes avaient été laissées au pouvoir, on aurait eu des ententes cordiales, des traités de paix, des récoltes abondantes, des pays prospères, des écoles enveloppantes, des structures de soin affectifs, des toboggans et des échelles en bois, des cerisiers, des artistes payés à faire les plus belles étoffes et les mises en scènes d'opéras enchanteurs, des bals et des cinémas où draguer et des dancings où s'amuser.

Avec les hommes au pouvoir, on a eu la tondeuse, le barbecue, la télé, le foot et les règlements de compte entre bandes rivales, la barre de toit, le triangle de signalisation, le baudrier fluo, la sirène clignotante, la débroussailleuse, la tronçonneuse, tout ce qui fait du bruit et tue la vie, la corruption et l'égoïsme, le souci de la piscine pour attirer les putes, et quelques musées pour attirer les rares à qui la piscine n'a pas suffi.

Alors vous me direz qu'il y a des hommes qui ont plus ou moins un côté antennes et canon qui peut faire un équipage. Certes, la tendance est montante, et la tarlouze est l'avenir de l'homme, et de la femme. 

Mais c'est comme le reste, comme les baskets à scratch pour enfants qui n'arrivent pas à faire les lacets, comme les pizza surgelées pour ceux qui ont la flemme de cuisiner, les objets Ikea pour ceux qui n'ont pas les moyens d'acheter de vrais meubles, ça le fait vaguement, mais c'est moche même si faut pas le dire. Faut l'encenser, même, pour être sûr. 

Toutes les dictatures ont pigé ce truc. Ne pas dire du mal du souverain c'est bien, faire chanter ses louanges, c'est mieux. Ainsi, celui qui ne chante pas se dénonce comme opposant et on le repère facilement. C'est pour ça qu'on a érigé la mode en hurlement. Celui qui ne hurle pas la profession de foi à la mode, qui déclare qu'on pourrait examiner le cas, est immédiatement identifié comme suspect de sédition, c'est génial comme ruse.

Edouard Leclerc avait comme argument de vente qu'il mettait la bijouterie à portée de toutes les bourses. En fait il arnaque les pauvres avec de la daube. Ainsi notre civilisation qui n'a plus le temps ni les moyens de se payer des tisserands, des brodeuses, des cuisiniers, des peintres, des musiciens, argue-t-elle de la démocratisation pour étouffer le monde sous des merdes en plastique qui n'ont plus de vêtement, de meuble, de musique, que le nom, usurpé, volé détourné pour vendre la merde fabriquée par les Chinois qui acceptent de se faire exploiter. C'est comme ça qu'ils prennent leur pied.

Donc qui ne hurle pas son amour de la connerie passe pour un suppôt du complotisme fasciste survivaliste giletjaune raoultiste. 


  Tiens, un bon exemple. La famille Mulliez, anciens fileurs, ont ruiné la filière textile dans le Nord, et avec le pognon, ils ont acheté Auchan. Bien. Donc ils ont détruit également la filière de l'épicerie. Il paraît qu'il vont mettre vingt millions d'euros dans une machine géante qui fabrique des jeans toute seule. Tu rentres le denim à un bout, il ressort des falzars à l'autre. On se croirait dans un Tati. 

Tu crois que le peuple, qui se fait une fois de plus avoir jusqu'à la gauche, irait foutre le feu à tout ça en disant "Vous vous êtes assez foutu de notre gueule avec votre machine à fabriquer du chômage qu'on doit payer avec nos impôts. Votre machine, elle ne paye pas nos infirmières, elle ne cotise pas pour nos ehpad".

Bon, tu crois que le peuple irait foutre le feu ? Noonnnn, au contraire, c'est crétins vont aller lécher la baguouze de Mulliez en disant "Merci patron pour la machine qui vous rembourse votre crédit d'impôt, merci pour les 60 emplois intérimaires de surveillants de machine que vous créez parce que le gouvernement vous les finance, prenez-moi, pas l'autre, exploitez-moi, pas mon cousin, moi j'accepte de travailler jour et nuit moins cher que les Chinois, je suis compétitif, et de coucher par terre au pied de la machine".

samedi 15 mai 2021

Et si nous étions... l'Erreur ?

 Ai-je écrit il y a fort longtemps et je voudrais revenir un peu là-dessus. Prenons un exemple concret. Les gens disent à propos des crises économiques : " Le schéma se répète, et les gouvernements sont incapables de tirer les leçons des crises précédentes, afin de parvenir à des solutions meilleures".

Ainsi le public pense-t-il que les gens du gouvernement sont dans l'erreur. Hélas, c'est le public qui est dans l'erreur. Le public commet une erreur en prenant comme donné, sans l'examiner, le fait que le gouvernement cherche à parvenir à des solutions meilleures, et donc qu'il échoue.

En réalité le public n'a toujours pas compris que les gouvernants n'ont aucun intérêt à "trouver des solutions meilleures", car ils les ont trouvées. Ils n'ont aucun intérêt à changer un système qui permet aux riches (auxquels ils appartiennent) de devenir plus riches aux dépens des pauvres dont ils n'ont rien à foutre.

Expliquez-moi pourquoi les riches et les puissants, parmi lesquels se recrutent ceux qui gouvernent, changeraient un système qui leur convient si bien et qu'ils ont mis des siècles à mettre en place. Quel serait leur intérêt de changer un système qui permet à la famille de la future fiancée de leur fils d'être plus riche, à la famille du futur fiancé de leur fille d'être plus puissante ? Il faudrait être complètement débile.

Et donc ils "échouent" régulièrement à changer le système.

Le peuple, qui se pense souverain en démocratie, chasse alors ces gouvernants, et met à leur place leurs frères et leurs cousins, les De Machin à la place des de truc, les Saxe-Cobourg à la place des Windsor, qui les exploiteront pareillement. Et le public dira " ces gouvernants sont vraiment des bons à rien, ils ne tirent pas les leçons du passé, ils n'apprennent pas de leurs erreurs". Alors que, nous venons de le voir, ils en tirent les bonnes leçons, à savoir : conserver le même système d'exploitation, mais en faisant tourner les chaises musicales, comme l'assolement triennal, histoire que le peuple-souverain pense qu'il a viré les incapables. 

A propos de Windsor, je viens de voir une jaquette de DVD intitulée "Les Tudors", avec un "s" final qui trahit au premier abord l'inculture de la chaîne des auteurs, et donc signale immédiatement que le contenu n'a aucun intérêt. 

A ce propos, j'ai accepté de voir "Mad Men", car la série m'avait été citée par les afficionados comme exemple de "bonne série", qui sort du lot, soulevant des "problématiques complexes" de personnages "psychologiquement fouillés". En fait il s'agit d'une belle daube, remuant toujours les mêmes histoires de coucheries et de secret de famille de mes deux. Exit. J'ai vu 5 minutes de "Rome" et de "Game of thrones", c'est idem. Porno-violence sous prétexte historique avec intrigue à 5 cents le mètre.

Bien, donc revenons à nos moutons : C'est en laissant croire au public qu'ils se trompent et qu'ils sont dans l'erreur que les riches et les puissants peuvent continuer à l'exploiter. Le public prend ces pauvres gens pour des victimes, qui n'arrivent pas à s'en sortir. Le public est donc dupe d'une erreur dont les riches se parent comme Guillot le sycophante, le loup devenu berger. 

J'avoue, j'ai un peu insisté, j'ai fait plusieurs fois le tour, mais c'était pour faire ressortir ce trait principal : Le gagnant du jeu entre A et B est A lorsque A parvient à faire croire à B qu'il est dans l'erreur.

A gagne lorsque B pense que A se trompe. A gagne lorsqu'il réussit à persuader B que A se trompe, et qu'il est dans l'erreur. Cela ne vous rappelle rien ? 

A exploite B tranquillement, aussi longtemps que B se pense détenteur de la vérité et que A se trompe. A vit au dépens de B car tout flatteur vit aux dépens de celui qui le flatte, et il ne fallait pas pour cela faire autre chose que faire passer la vérité pour une valeur.

Cela ne vous rappelle rien ? Moi je vais vous dire : Tout. On y reviendra dans les grandes largeurs, mais en attendant, voici une référence : https://www.youtube.com/watch?v=JqeWL-Ptlrg 

La chose à retenir pour le moment c'est que nous sommes gouvernés par l'Erreur, un peu comme par le diable. Le Diable a réussi a faire croire qu'il n'existe pas, mais il laisse planer le doute (par orgueil). L'Erreur va plus loin, elle persuade sa victime que cette dernière à choisi la bonne solution, et rejeté l'Erreur dans la Géhenne. Ainsi, l'Erreur peut tranquillement prendre la certitude à revers, ce qu'elle ne manque pas de faire. 

Comme les exploiteurs à l'égard de leurs exploités, l'Erreur nous laisse bien confortablement installés dans la certitude que nous sommes dans la raison et que nous avons rejeté l'Erreur autour de nous. Exact, elle nous encercle, et de là elle contrôle nos déplacements. Si l'Erreur veut que nous fassions quelque chose, il lui suffit de parvenir à nous persuader que nous pensons par nous -mêmes que nous avons raison de le faire.

Je sais parfaitement la vision qui sous-tend cette interprétation de l'univers, à un niveau métaphysique, et je sens très bien ce qui hérissent certains d'entre vous à la lecture. Je sais que ce que j'avance suppose une structure, in fine, spirituelle de l'univers, et je sais combien cela vous dégoûte. Mais je ne vois pas le moyen de conquérir de nouveaux territoires de pensée en tournant en rond dans les anciens...

En plus cela renoue avec de vieux courants (1). Je suis une femme de la Renaissance en fait :)


(1) A propos de "prendre la Vérité pour une valeur", avec quoi se débat Socrate comme un scarabée sur le dos, sinon avec sa tentative pour attribuer une valeur de vérité à ce qui ne sont que des mots ? Il l'avoue lui-même d'ailleurs, je vous retrouverai la citation

mardi 13 avril 2021

L'art : au hangar.

 Je viens de voir une photo d'une fille à poils ainsi légendée : "Ma nudité n'est pas sexuelle, je décide quand elle l'est". Ce qui rejoint les militants pro-avortement dans le discours "Mon corps m'appartient, j'avorte si je veux".

Je pense qu'il n'est pas besoin de beaucoup s'étendre sur ce que ça dit et les tensions que cela a pour inévitable effet d'engendrer. Une pensée où l'autre n'a pas de place. Pour ce qui est de la nudité (qui rejoint les questions féministes sur la jupe, comment s'habiller etc.), on revient au discours : " Je m'habille comme je veux, cela n'a aucun impact sur toi, tu n'as rien à en penser, et encore moins le droit de le manifester " Cf. le slogan : "Mon corps n'est pas trip advisor, tu te gardes tes commentaires". 

C'est à dire : " J'évolue dans l'espace social, mais invisible, incognito. Vous ne me voyez pas, vous ne portez pas de jugement, en en cas, vous ne l'exprimez pas, vous vous taisez. Je peux être nue avec une girafe dans le cul, cela ne vous regarde pas, vous n'avez rien à en dire, mon corps ne vous appartient en rien, il ne m'appartient qu'à moi, c'est moi qui décide quand il est ouvert à commentaires, à regards, à palpations, à abordage, à drague, à sexe, à reproduction, et personne n'a droit de regard là-dedans.

C’est dénier à l'autre, au corps social, tout regard et tout geste sur moi. Le corps social est prié de faire comme si je n'existais pas. En revanche, il me doit toujours plus. Gratuité des transports, du logement, de l’énergie, des études, maintien du niveau de vie en cas de crise, de ramasser les ordures dans ma rue, de maintenir des espaces verts et des aires de jeu, de façon à ce que mon petit revenu ne serve qu'à payer Netflix et Apple Music... 

En bref, le corps social n'a aucun droit sur moi pas même de regard, mais est par ailleurs prié de me fournir plus que le gîte et le couvert, le confort et la belle vie...

 On peut ignorer le fait cependant criant, que ce déni vienne en miroir des questions sur le voile pudiquement non-nommé non-islamique. Il est évident que mon corps appartient aussi à la société, qu'elle a de facto un droit de regard dessus. Puisqu'elle le voit, la société a besoin de faire savoir qu'elle le contrôle. Il est d'ailleurs amusant de signaler un autre parallèle, qui est l'utilisation systématique de la nudité par les féministes comme moyen de se faire remarquer lors des manifestations. Autre parallèle, l'artiste qui se déshabille devant la Joconde. 

Il est tout aussi ridicule d'ignorer le fait que la société a besoin du corps de la femme pour se perpétuer. Ah non, il y a une petite différence. On a de moins en moins besoin du corps des femmes, puisque la science nous promet pour bientôt les œufs de lesbienne en boite de douze à Carrefour.

Je me garderai bien de gommer cette différence, malgré l'envie que j'en ai. Ce serait insinuer que tous ces mouvements féministes sont "orientés", sous-tendus par un courant plus large, sorte de pensée unique que la technologie nous sauvera de tout, et résoudra tous les problèmes humains.  Ce serait dire que leur lobby espère que, exaspéré de ne jamais pouvoir calmer cette harde qui se crêpe le chignon sur chaque détail de l'exploration de son vagin, l'homme politique en vienne par désespoir à valider par avance toute solution numérique qui abolirait le débat humain. Honni soit qui songerait seulement à l'avancer...

 Putain, la Belgique en  1965. Le père Chuck, il a dû se croire victime de la machine à remonter le temps...


https://www.youtube.com/watch?v=lhoyMlX5avU

 

Bon, maintenant, autre sujet, on a un vrai problème : l'art. Le problème c'est que c'est de la merde. Ce matin je tombe sur un truc, je me dis, ah non finalement y'a des trucs pas mal en art contemporain.

Pas de pot, c'est du Claes Oldenburg, c'est vieux comme mes robes. 

Idem pour ça ci-dessous, pareil, pas de pot, chaque fois que je me dis :" ah finalement y'a des trucs bien maintenant aussi", c'est des vieux trucs.  


 

Le problème de chaque œuvre contemporaine, c'est que le montreur d'ours qui l'exhibe fournit un justificatif. Je ne parle pas de ceux qui commencent par "The extremely talented Dugenou...", là ça relève du comique. Non mais par exemple cette pauvre fille a passé son enfance dans les serres de des parents, ce qui explique qu'elle fasse de l'art avec des fleurs. 

 


Elle a passé son enfance dans des serres, et alors ? Le problème n'est pas de savoir si ça explique qu’elle fasse des fleurs, le problème est de savoir en quoi ce qu'elle fait relève de l'art. Le reste est de l'anecdote pour biographe. 

Le détail biographique érigé en fondement de la démarche. Elle a passé son enfance dans les serres, eh bien, ça ne suffit pas pour en faire de l'art. Et ça, on peut l'accoler à pratiquement tous les justificatifs bidon qu'on nous sert. (1)

L'artiste truc muche a grandi au bord de la mer, ça ne suffit pas pour en faire de l'art. Certes, c'est pour ça qu'il fait des patates en forme de rocher. Ben oui, peut être, mais qu'est ce que ça vaut ? "L'artiste machin a grandi à la campagne, mais ce qu'elle fait, c'est de la merde champêtre", serait beaucoup plus courageux. 

Et c'est le problème de la quasi totalité de l'art contemporain. En termes d'art, ça ne sert à rien, ça n'apporte rien.  Je ne parle même pas de ces croûtes immondes qui partent comme des petits pains, là ça donne le vertige. 

 


Non, je parle de ces innombrables musées qui font d’innombrables expos avec des œuvres totalement inutiles, et qui les justifient en parlant de genre, de race, de violence, de vagin, en secouant le tout comme dans un shaker pour faire un cocktail des violences faites aux vagins des natives, ou la discrimination à l'égard des borgnes transgenre, ou toute autre connerie du même tonneau. 

 


Ridicule

Le même en bleu : inutile


Grotesque : au hangar.


Donc on fait cartel indigent sur une œuvre indigente, et à passe et ça roule. Ben non, y'en a marre. Pourquoi vous avez fait ça ? Et ne me sortez pas les noirs, les indiens, les gouines, les opprimés le vagin, "pourquoi artistiquement, vous avez fait ça ? " Pas de réponse ? Allez hop, au garde-meubles,et on libère le musée pour ceux qui en ont besoin.

 


Ridicule --> au hangar



D'ailleurs, ils y sont déjà. Suffit des les y laisser.



Je ne parle même pas de ces pauvres artistes chinois pour putaclic qui font un portrait de trois mètres de haut avec un stylo billes, faut les faire sponsoriser par Rank Xerox. On se recule de vingt mètres waoh l'effet est saisissant, on croirait une photo, bravo, et donc la merde, quel but ?. pas de but ? allez hop, hangars en banlieue.

Je dis la quasi totalité, parce que tout n'est pas à jeter. Par exemple j'aime bien ça, et pourtant c'est gros et contemporain, tout ce qu je déteste en général, mais là ça ose, même si c'est encore très maladroit.

Thomas Houseago

Bon, tout ça ne me donne pas la suite sur les jeunes crétins, mais ça me soulage. Vous allez me dire, mais alors, pourquoi tant de haine ?

Je vous explique dans l'article suivant.


(1) En plus là je suis mal tombé, il paraît que c'est une vieille Japonaise iconique, qui vit en HP. Tout pour en faire une idole, et je la prends comme exemple de l'indigence créatrice c'est tout moi. M'enfin ses jolies tulipes soigneusement peintes avec des points, non, ben non...

mercredi 7 avril 2021

La fabrique de l'aliéné numérique.



Vu, sur le blog de Bitton, la recension par Jean-Paul Goujon de la biographie de Rigaut par Jean-Luc Bitton. 


C'est dommage pour les paragraphes, de ne plus pouvoir aérer un texte sous peine de non-publication. On en est donc là... Je sais que cela lui a permis de sauver de l'iconographie en échange, mais tout de même, c'est d'une tristesse. Sinon, je pensais en lisant la référence à "la valise vide" : poète sans œuvre littéraire, Rigaut se fait œuvre, et donc, puisque je suis à la fois ma propre œuvre et mon propre œuvre, pourrait-on dire, il n'y a que moi qui puisse me "terminer" correctement. 

 Ce transfert de la charge artistique depuis l'objet vers son créateur est d'ailleurs un des courants majeurs de l'époque. Ce n'est plus l’œuvre, qui fait la valeur artistique du projet, mais l'artiste. Je pourrais difficilement jeter la pierre à ceux qui trouvent que cela signe une évolution vers la position dépressive. Je dis bien en tant que signe, pas en tant que cause. D'où qu'elle reflue peu importe, c'est une marée d'investissement qui se retire, pour moi c'est de la libido qui ne sait plus où aller.

C'est décidément un trait de plus partagé avec la situation épiscopale de Duchamp. Ce qui fait que Duchamp peut bénir le chrême, c'est bien son statut d'évêque, et non l'huile. Ce qui fait que le prêtre peut bénir par l'onction, c'est son statut de prêtre et non l'huile. Duchamp a créé le pouvoir d'ordonner des prêtres dans l'ordre de l'art.

Trouvé dans le coin (section "livres reçus" du site https://histoires-litteraires.fr/comptes-rendus/n83/) cette couverture :

 

La poésie, c'est cela : l'établissement d'un système de sens qui traverse les frontières habituelles du texte. 

J'ai fait un rêve en 3 phases : j'arrivai dans un village et j'étais accueillie par des artistes en béret basque qui montaient un spectacle chanté. les basques chantent volontiers, et pas trop mal. Ils voulaient que je participe à leur spectacle et souhaitaient m'apprendre des chants et des rôles.

 La seconde phase me voyait m'entretenir avec les architectes du lieu. On parlait aménagement des salles, ils me montraient les bâtiments en réfection, il voulaient que je participe à la réflexion sur la structure du centre. 

La troisième phase débuta lorsqu'un colosse en treillis surgit entre les armoires métalliques des vestiaires. The Rock me dit qu'il fallait choisir entre un commandement militaire et un commandement civil entre avoir des objectifs et s'ambiancer, entre se donner les moyens de les réaliser et le bordel, etc. Il voulait que je participe à la stratégie en matière de sécurité. 

Les artistes (prêtres), les ouvriers (techniciens) et les soldats (opérationnels), j'avais rencontré les 3 principaux groupes de la société. Tous relèvent d'une de ces catégories, c'est à dire chacun individuellement en est une partie. Et ensemble ils forment un corps social.

C'est comme cela que fonctionne l'identification. De moi-même et par moi-même, je ne suis rien, mais comme je suis soldat pour le corps social, je deviens soldat pour moi, je deviens quelque chose. Mon statut social reflue en moi comme le mascaret remonte la vallée et me remplis de l'eau salée du statut de policier.

Bien, je voulais revenir à cette photo :

Cette photo représente un groupe de collégiens devant leur établissement, où le lobby islamo-lgbt-gauchiste à organisé quelque jour de repentance à l'égard des violences faites aux gouines noires. Ils n'en ont jamais vu la queue d'une dans leur trou, mais quelques abruties vont s'y coller, elles vont se sentir prises de gouinerie pour qu'on les photographie.

Ce faisant, elles endossent un rôle qu'elles n'arriveront pas à tenir, et qui pourrira toute leur vie :D

Bref, donc les petits traits oranges soulignent les étiquettes de la marque de sac à dos, et on voit qu'ils ont strictement le même, sauf un fou qui a un modèle différent de la même marque. Mais,si nous voyons cela, eux ne le voient pas. Ils regardent là-bas, au fond de l'image, le guignol islamo-transgenre homophobe qui agite un chiffon là-bas, au fond de l'image, qu'ils regardent là-bas, l'image provoc faite pour attirer leur attention, et une fois tournés, ils ont oublié qu'ils regardent tous dans la même direction pendant qu'ils achètent tous le même objet.

Ils réalisent ainsi, tel que l'avais prédit Jean-Pierre Voyer dans les années 80, le besoin du consumérisme de masse qui a besoin de consommateurs de masse, qui achètent tous les même produit, pour pouvoir le faire produire en masse par des industrie de masse, et ainsi le sac revient à quelques centimes, et des milliardaires empochent la différence.

Ainsi, en agitant quelques chiffons rouges sur les réseaux sociaux, le capitalisme de masse fait-il oublier aux manipulés son succès : il a réussi à uniformiser leurs achats pour gagner toujours plus d'argent sur leur dos, c'est le cas de le dire.

Les crétins sont baisés, persuadés qu'ils vivent. En  fait ce sont des zombies aliénés qui font exactement ce qu'on attend d'eux.

Et c'est là où il faut passer à l'étape suivante. Et pour cela emporter deux choses en bagage :

 

La première est bien sûr l'indigence intellectuelle de cette génération. Ils sont arrivés à ce point particulier de la déculturation : on ne sait plus qu'on ne sait pas. On n'a pas idée qu'il y a, là, quelque chose à savoir. Car on ne le voit plus. 

"Voir " fonctionner les structures du monde n'est pas donné dès le départ à tout le monde, et n'est pas chose aisée. Comprendre comment le monde entremêle intérêts particuliers et courants collectifs est une question complexe. 

Cette conscience émerge néanmoins, et c'est ce qui donne le "complotisme" d'aujourd'hui. Lorsque vous voyez plusieurs personnes agir dans le même sens, vous pensez que le mouvent est consciemment organisé dans ce but, afin d'atteindre ce but. La difficulté vient du fait que oui, il est organisé, mais consciemment, non. Disons, "sciemment", non. 

Un individu ne comprend pas tous les enjeux de la conservation des intérêts de sa classe, mais il est informé par les "valeurs" défendues par cette dernières, de ce qu'il faut faire en chaque point. Et cela alors même que personne ne détient le secret de l'ensemble. C'est un algorithme en boîte noire.

Mais le père d'une famille du seizième qui interdit à sa fille de se marier avec un noir, par exemple. En fait ce type n'est pas raciste. Mais il sait que ce n'est pas bon pour sa classe. Il faudrait sans doute plusieurs heures d'entretien avec un sociologue pour lui montrer les rouages, car il les met en œuvre inconsciemment. D'ailleurs la preuve en est que si le prétendant est le fils du président l'ONU, les interdits se lèveront plus facilement. Ce n'est pas la couleur de peau qui fait obstacle, c'est la classe supposée de la personne.

Mais je laisse à d'autres le soin de vous expliquer cela en détail.

Autre caractéristique qui entre en ligne de compte :

Sur Internet, la culture veut que lorsqu'un admin vous interdit l'accès à une ressource, vous ne demandiez pas de compte. Les gens qui vous bannissent n'ont pas de compte  à vous rendre. Ceci vient du régime politique physique : dans le monde réel, si la police d'une dictature vous expulse, il ne vous viendrait pas à l'idée de lui demander pourquoi.

Vous savez qu'en dictature, c'est la force qui règne, et que ce qui caractérise la dictature, c'est la violence injustifiée. Vous ne demandez pas de compte à la police d'une dictature qui vous expulse car vous savez que c'est une définition de la dictature que de ne pas fournir de motif.

A ce titre, Internet est une dictature, un état fasciste. Google m'ayant supprimé un compte, j'ai demandé pourquoi, ils m'ont répondu qu'ils avait entendu ma demande, réexaminé mon cas, mais que, effectivement, je méritais la suppression. Comportement typique d'une dictature fasciste, opacité des structures de décision, pas de possibilité de faire appel, et puis fin de non recevoir.

Si Google ne vous répond pas, vous allez faire quoi, aller protester devant leur immeuble ? La police, auxiliaire des fascistes, va vous expulser, terminé. 




samedi 27 mars 2021

Les petits crétins donnent leur avis

 Bien, donc premier article en mode "immersion périscopique". A ce jour, aucune demande d'accès n'est arrivée par mail. Cela me rassure un peu, les djihadistes ne m'ont pas repérée.

 




Donc aujourd'hui nous allons aborder un autre sujet qui m'est cher, le jeune crétin. Je ne leur en veux pas, c'est comme ça, on les a fabriqués idiots, et en plus hélas pour une mauvaise raison, c'est qu'un idiot est toujours plus utile au système que sa version éduquée. Mais bon, ça ne dispense pas de prendre les mesures pour tailler le costume.

Il s'agit d'un sondage qui dit que 60 % des jeunes trouvent souhaitable qu'on puisse aller en cours islamo-voilée. 40% sont contre. Ce qui inquiète le journaliste, c'est qu'il y a deux ans, la proportion était inverse, 40 % pour le voile islamique au collège, 60 % contre. Il nous rassure en nous disant qu'en fait, la statistique est plombée par le vote des jeunes des quartiers musulmans, où ils sont pour à 90 %.

Ce qui m'inquiète moi, c'est évidemment en premier lieu que les jeunes crétins des quartiers musulmans soient sensible à la propagande obscurantiste de leurs arriérés mentaux de parents, bien sûr, car c'est l'annonce de grandes catastrophes à venir. Mais bien plus et surtout, ce qui m'inquiète,  c'est la raison invoquée pour cette "tolérance". Les collégiens disent qu'ils accordent ce droit "au nom de la liberté individuelle". 

Que ces jeunes crétins se rengorgent de participer à la maximisation des libertés, tant mieux pour eux. Ce qui est grave, c'est qu'ils assimilent la façon dont on s'habille à une liberté individuelle, et qui plus est concernant un truc aussi lourd que le voile islamique, pudiquement rebaptisé "voile" tout court. 

Ce qui est grave, c'est qu'on laisse ces jeunes crétins si peu imprégnés de sociologie qu'ils  pensent, et cela m'a été confirmé par moult sondages internes, que le fait de s'équiper de la même paire de nike que les 600 autres élèves du collège relève de la liberté individuelle. C'est qu'ils pensent qu'une fois qu'ils ont choisi entre les 3 coloris proposé par le site web, ils ont exprimé leur personnalité. Ils ingèrent que c'est à quoi se bornent l'expression de la personnalité : choisir la couleur. 

Ainsi il sera très facile de leur faire voter éternellement à tour de rôle pour les mêmes crétins de la même bande de voleurs : ils s'exprimeront en prenant un coup le brun, un coup le blond, un coup le petit, un coup le gros...

 


Je vais assortir cette remarque de cette image :


Vous verrez peut-être cette image en animé, je ne sais pas. La photo a été prise devant un collège, le jour d'une exposition organisées par quelques gouines islamo-gauchistes, sur la tolérance aux minorités ou autre thème à la con. déjà, avec les malabars-flicards à l'entrée, on met les gosses au parfum : " Tu vis désormais dans un monde de merde pourri par les débats non-finis de tes parents, et ils ont moisi, donc ça pue."

Ce qui est grave, c'est qu'on laisse la moitié gauche de ce qui reste de ce qui tient lieu de cerveau à ces enfants aux mains des vendeurs de sac à dos. Résultat ils achètent tous le même, au nom de la liberté individuelle qui les amène à porter le voile, bien sûr.

Et ce qui est encore plus grave, c'est qu'on laisse la moitié droite à des putes qui, pour mieux lubrifier l'achat du sac à dos, leur font croire que c'est normal qu'on passe son temps à parler des gouines et du Coran, et qu'un collège, c'est fait pour parler de cul et d'obscurantisme sur fonds de lutte de pouvoir.

Si on leur donnait l'occasion d'utiliser le lieu et le temps du collège pour apprendre, ils auraient au moins une chance de s'apercevoir qu'il y a d'autre sujet dans la vie que le clitoris, l'esclavage, les violences faites aux putes et l'islamophobie. 

Je vais vous dire le pire, qui va vous foutre le tournis, c'est que s'ils faisaient ça, ils rendraient leur abonnement Netflix, prendraient une carte à la bibliothèque du coin, et achèteraient un sac en cuir dans le coin. Je dis que c'est le pire parce que comme vous n'arrivez pas à vous persuader que c'est uniquement pour ce paquet de pognon que toute cette merde est lavée dans le cerveau de nos enfants, vous ne faites rien. 

Encore une ou deux générations d’illettrés, et plus personne ne posera la question. On s'occupera d'aller sur Mars et de la nature des trous noirs, de savoir si on doit porter un masque en enculant son chien, ça fera débat sur les 300000 chaînes de leur téléphone greffé sous la peau.


dimanche 14 mars 2021

Ragoût de chien

Je voudrais bien faire mon coming-out comme tout le monde parce que ça fait vachement chic, mais je ne suis pas vraiment homosexuelle. Disons que je trouve ça un peu moins dégoûtant qu'avec les hommes. Mais bon... Va falloir que je trouve autre chose. Ah oui, je suis arachnophile, et mon corpus religieux, c'est Une araignée appelée à régner, Collection Bibliothèque Verte. Si vous dites que c'est nul vous insultez mon livre sacré, vous me choquez et je vais décapiter.

 Sinon,  "Vous êtes invitée à dîner chez des amis et on sert du ragoût de chien..." C'est par un piège de ce  genre que l'inspecteur joué par Harrison Ford  dans le film Blade Runner détecte que la jeune femme qu'il teste, Rachel, est une "réplicante" (un robot), et non un être humain. A son absence de réaction, notée par la caméra agrandissante qui reproduit les mouvements de sa pupille, le policier sait que la personne qu'il a en face de lui n'est pas humaine.

Elle n'a manifesté aucune surprise car la mémoire artificielle qu'on lui a implantée ne comprend pas, à la différence d'une vie humaine classique, de référence à ce genre d'expérience. Donc on peut lui dire une énormité, elle continue de fumer avec cet air entendu qui met en valeur son ignorance du fait qu'elle vient de se griller. 

Je me sens un peu comme ça quand je regarde ce genre de vidéo. Comme quand Harrison Ford repousse le rétinoscope et regarde l'andouille continuer à fumer sa clope le regard vide. Ce qui lui " a permis d'exposer des tableaux dans les musées", c'est une blague à deux balles avec laquelle on s'amuse tous pendant un quart d'heure avec le tube de lumière noire inclus dans la boîte "détective" que ta petite soeur de 7 ans a eu pour Noël.

40 ans de tableaux pour en arriver là... Elle a essayé le mako-flok et le truc qui tourne, avant ? Voir des trucs de magie de CM2 passer dans les musées, ça me déprime...

Bien. Alors vous allez me dire : "Vous êtes bien gentille de vouloir ramener Voltaire, et faire prendre conscience à tous ces braves gens que leur Dieu n'existe pas, mais ça les soutient. C'est pas vous qui allez devoir faire face à la dépression consécutive à cette découverte que vous leur imposez". 

Certes. Cela est très vrai. Si on arrache son nounours à un enfant, il faut bien le remplacer par quelque chose. Enfin, dit comme ça, ça fait bizarre. Il faut bien étayer son être pour que l'édifice tienne malgré la perte de l'étai que vous enlevez. Voilà. 

Effectivement, mais je pallie cet inconvénient en lui offrant un nounours géant. Je lui montre que l'univers entier est spirituel, et qu'il peut entrer en contact direct avec l'Esprit. Je lui montre que sa religion est une secte dont les succursales emploient de vils représentants, chargés de recruter de la main-d’œuvre. Mais en échange, je lui fournis le moyen d'étayer sa vie sur une spiritualité plus large. 

Que tous ces prophètes aient été des ambassadeurs de l'Esprit, pourquoi pas. Qu'on garde de leur corpus, comme cela a été fait d'ailleurs, un compendium des meilleures répliques pour en tirer des lois pour vivre en commun, tant mieux. Mais il est temps de parquer cela une bonne fois pour toutes au rang des mythes fondateurs, et de l'archiver comme tel. Cette dernière précaution surtout préviendra toute tentative, qu'on peut inscrire dans la loi, de contraindre une autre personne au nom de ces prétextes. 

Que chacun ait la liberté de vivre selon ses règles, parfait, mais qu'on ne permette pas aux trois individus du clergé et de ses zélotes d'emmerder le monde avec les 866 interdictions de la Torah de merde, plus idiotes les unes que les autres, voire  de torturer et tuer des innocents avec des inventions interprétées du Coran de merde.

A commencer évidemment, par les enfants. Si vous ne voulez pas bouffer de poisson le vendredi, donnez votre part à vos gosses et foutez-leur la paix. Et je vais profiter de cette charnière pour attaquer le coup des lycéens et du voile à l'école. 

Alors, donc, on fait un sondage auprès de lycéens pour leur demander s'ils sont pour ou contre le port du voile islamique à l'école. C'est 60 % pour, 40 % contre, alors qu'il y a deux ans, c'était l'inverse (40 % pour, 60 % contre). Avant ? Y'avait pas de problème, il n'existait pas, le problème. Elles portaient des Tshirts, comme toutes mes copines, à l'époque ça s'appelait un CES, Dieu sait si c'était bondé de krouils, eh ben on on était toutes en jean culplat et sous-pull en lycra, mamène, et on se posait pas de question sur ces conneries :D

Bien, donc le journaliste s'empresse de remettre le truc à plat en données CVS, en disant que bien sûr, le résultat est tiré par les banlieues rouges, genre je ne sais plus où, où y'a que des musulmans, et of course, là bas les jeunes crétins sont pour le voile à 90 %. 

Mais bon, ça que les gens deviennent de plus en plus débiles, si vous n'en êtes pas convaincus... Le truc grave c'est que justement, ça ira en s'aggravant. Parce que ce qui est grave, ce n'est pas tant que ces jeunes soient de plus en plus cons, le truc grave, c'est la manière dont ils deviennent cons, qui va faire qu'ils vont dévaler la pente sans aucun garde-fou. 

Je m'explique.

mercredi 10 mars 2021

Vos huîtres, tièdes ou froides ?

 Ce que je ne comprends pas dans cette affaire Duhamel, c'est que le gars est plutôt bel homme, dans la gamme "viandard"; avec sa position il devait avoir toutes les femmes qu'il voulait, qu'est-ce qui lui a pris d'aller harceler ce tromblon de Camille Kouchner ? 

Bon donc je voulais revenir sur un troisième aspect de la transmission du cadre de l'art dramatique évoquée : https://nahatzel.blogspot.com/2021/03/premiers-bisous-reygnar-antinyar.html 

Là où cela va encore plus vous scotcher, c'est que lorsque cette intuition m'a traversé l'esprit, elle s'est accompagnée d'une autre certitude, disons corollaire, c'est qu'il s'agit là d'une construction des sens aussi bien qu'une construction conceptuelle.

 Je parle bien d'une construction sensorielle, et on est un peu sur la madeleine de Proust. J'ai bien conscience d'être déjà off  the wall, mais c'est mon boulot de forerunner, en disant que notre boîte à outils intellectuelle peut se doter d'outils dont la construction a commencé lors de la Grèce antique, mais là je vais aller encore plus loin en disant que cette construction est étayée par un échafaudage sensoriel, et que les poutres et chevrons sont constitués de visions, de sons, d'odeurs, qui se transmettent dans le temps et l'espace par des transmissions épigénétiques.

Pour le dire autrement, la culture se répand aussi en partie par l'ADN. D'ailleurs, qui dit qu'il n'existe pas une possibilité de "descente" vers l'ADN codant pour les protéines, le "traditionnel". Qui dit qu'à force d'être coutumière, présente, une règle occasionnelle ne devient pas chronique, plus profondément inscrite en descendant dans les couches de l'ADN, depuis le fourreau en duvet de l'extérieur des chromosomes, vers le centre "dur" de l'ADN codant, celui qui se déplie, celui de la race...

 Ma construction des concepts de dédoublement, de distance, s'appuie sur une charpente de souvenirs sensoriels, et ce double mouvement de construction se déploie à la fois sur un plan phylogénétique à l'échelle de temps de l'Histoire, et sur un plan ontogénétique dans la vie et la formation de l'individu. 


 Quoi ? En plus c'est même pas elle, c'est son frère, qu'il embroquait ? Aïe aïe aïe, mais on est vraiment tombé bien bas... C'est d'ailleurs un fait notable, je trouve que les garçons sont surreprésentés dans les victimes de viol. On dirait que ce genre de vieux con, comme les curés ou les Grecs anciens, ont, en plus du côté pédophile, un penchant homosexuel, c'est curieux. Qu'on préfère baiser une jeune qu'une vieille, ça tout le monde sera d'accord, ça fera l'unanimité moins justement quelques tordus de ce genre...

 
 Vous qui êtes un type bien, vous n'êtes pas pédophile, vous préférez la vieille à la jeune, évidemment. Eh bien c'est parfait, je vous la laisse, tout le monde est content :)


A propos de la liberté d'expression, je me suis encore fait une autre réflexion : A la question "Mais pourquoi insérez-vous systématiquement quelque bout de sein ou cul dans vos images ou vidéos", je réalise qu'une partie de la réponse est : "Pour être sûre de ne pas les retrouver sur un site qui écarte les images osées ou déplacées. Pour être sûre de ne pas me voir sur une liste ou une de ces pages béni-oui-oui, qui éliminent une partie de la réalité pour faire croire qu'on est conforme à... à quoi d'ailleurs, la morale chrétienne, la bienséance judéo-chrétienne ... que sais-je encore ?

Non, à la bienpensance connasse de l'époque.

Bref, ainsi je suis sûre que l'ennemi ne peut pas m'annexer. Je suis incapturable. A l'inverse de ces petites putes qui se déshabillent sur Omegle en pensant que c'est inpiratable et qui pleurnichent ensuite de se voir en culotte sur tous les sites hébéphiles, je ne peux pas me retrouver en territoire bien-pensant, car l'ennemi s'auto-censure, il me libérera de sitôt.

Un peu de la même manière, on peut dire que je suis islamophobe par inclusion. Une de ces figures logico-mathématiques chères à Piaget et formalisée par la théorie des ensembles. Partant du principe que je suis crétinophobe, et que l'ensemble des adulateurs de je ne sais quoi est inclus dans celui des crétins, je suis adulateurophobe par inclusion. Mécaniquement en quelque sorte, je dégueule tout ce qui se prosterner devant une statuette ou un représentant, comme vous une huître tiède (1).

Et donc a fortiori, l'ensemble des musulmans étant inclus dans celui des adorateurs en général, de la même façon, mécaniquement, je suis islamophobe car adulophobe et crétinophobe. C'est inscrit dans la structure de l'univers, vous pouvez toujours frétiller et placarder mon nom pour vous faire bien voir vis de vos crétins de confrères (et je ne parle pas des connesoeurs par galanterie), cela ne changera rien, les musulmans resteront un sous-ensemble des crétins croyants. De même je suis hindouinophobe, chrétienophobe, udrophobe, clubmedophobe, lremophobe, d'ailleurs machin a déjà dit familles je vous hais.

Bon, et avec tout ça, les lycéens ont encore réussi à passer au travers des mailles du filet. Pourtant ils donnent dans la connerie, eux, en ce moment. La France se réveille au seau d'eau de Seine froide avec des cris d'orfraie "Mais comment, c'est épouvantable, ah là là nos chers petits, nos têtes blondes, des mooonnnnstres..."

Ils commencent à apercevoir l'ampleur des dégâts, et ce que ça fait de ne plus éduquer les enfants, en achetant des caméras de surveillance pour pincer les voleurs. La mafia qui est là derrière déroule le tapis aux fachos depuis un demi-siècle avec un agenda impeccable, et vous courez en rond dans le poulailler comme les poules de ma grand-mère quand elle allait en chercher une pour la foutre à la casserole :D

Hé, psst, vous savez quoi ? Vae victis :)


(1) C'est pas de bol, d'ailleurs, au passage. Si j'étais juste arachnophobe, tout le monde me plaindrait en disant :" Oh la pauvre, elle n'aime pas les araignées". Tandis qu'ici on me conspue et me menace du bagne et des galères. La loi des hommes a intégré cette curieuse asymétrie : on a le droit de dire qu'on n'aime pas les huitres, la viande de cheval, qu'on est dégoûté par le saucisson d'âne et le boulgour, mais on n'a pas le droit de dire qu'on n'aime pas les crétins endoctrinés, c'est curieux.

C'est curieux cette obligation qu'on se trouve de dire qu'on aime les crétins endoctrinés. Et si je ne les aime pas, moi, pourquoi me serait-il interdit de le dire ?

Cela signifie que les crétins endoctrinés ont réussi à influencer le législateur et pas les araignées. On se demande bien pourquoi. Question de trouille, peut-être...

Premiers bisous (Reygnar & Antinyar)

De même qu'on se fait emmerder la plume par des nolife, il faudrait qu'on se fasse dicter nos comportements par des petits branleurs qui font acheter leur vodka par leur grande soeur et à qui on donne 18/20 en dictée parce qu'ils ont su écrire leur nom sans faute. 

Mais avant d'en venir là, je voudrais vous dire que la rédaction a eu la chance de pouvoir rencontrer les membres du collectif Reygnar & Antinyar, qui est ce qui se fait de plus hype en matière d'underground. Comme ils ne sortent que la nuit, et sur le Darknet, masqués et grimés de cirage noir pour rendre hommage aux esclaves des champs de coton, on a du mal à les trouver, et pourtant nous y parvînmes, car nous à la rédaxxion de Faken Youz, on n'est pas des fayottes de studio, on est des journalistes de terrain et on va se frotter au quotidien des vrais gens, nanmé.

 

Bon, donc le collectif Reygnar & Antinyar est parti du constat que la frénésie matérialiste de notre société consumériste a contaminé le champ de l'art. Il faut produire toujours plus d'art comme on cherche à augmenter la production de bagnoles, comme pour en abaisser le coût unitaire. 

Suivant ainsi les courants émergents du recycling, de l'upcycling, du cross-selling et des graines germées, Reygnar & Antinyar promeut l'idée qu'il faut cesser d'encombrer la planète de nouvelles oeuvres d'art, il y en a déjà bien assez comme ça.

"Inutile de faire une nouvelle photo ou de créer une nouvelle image, il y en a largement assez comme ça, et des géniales, sur Internet, autant les réutiliser" professe ainsi Sandro Boticelli, la cheftaineuzeresse (1) du groupe, homosexuelle juive noire chauve borgne. "Au lieu de faire chauffer encore plus les data center, vous prenez une image qui existe, vous vous l'attribuez si vous avez des tendances narcissiques à satisfaire, et voilà", poursuit la propriétaireuzeresse de la galerie NoTalk-NoShow, qui a depuis longtemps supprimé les expos énergivores et se montre respectueuse de la planète non genrée et des minorités ethniques victimes de viols disctiminatoires, en publiant une liste de liens.

 'Prenez mon nom d'artisteuzeresse, Sandro Botticelli, pourquoi encombrer les disques durs d'un nouveau nom alors que j'aimais bien celui-ci ? Il fait un peu exotique, catalogue de conférences de croisières pour bourgeois qui se piquent de poésie, c'est parfait, pas la peine d'en inventer un nouveau.

"Mais nous avons d'illustres prédécesseurs", poursuit celle qui fut responsable Tatoo-piercing-allaouakbar des Boutch Flamb chez The Oreal Cosmetics Dubaï, "Prenez Duchamp, il aurait pu peindre un nouveau tableau, ben non il a réutilisé la Joconde, inutile d'entasser encore de nouvelles œuvres, il l'avait compris". Bon, nous quand on l'expose, on enlève la moustache, parce que ça fait trop genré."

"Dailleur on a u l'accor du Ministère des cultures islamiques et juiveuzeresses et canaques et congoleses et vénézuéliennes et berichones pour créer une équipe qui va allé retouchez les tableau bourjois dans les musé", explique Maïkapa de Saint-Sétouf, responsable tampons et sextoys du collectif #hi5clito, proche elles aussi du mouvement #Nonothing. Munies de cutter et d'une bouteille de #White-Black-Beur Spirit, elles effacent des toiles tout ce qui est barbe, système pileux, attributs primaires comme les seins ou les bites, mais aussi caractères sexuels secondaires comme courbes des hanches, musculature etc. 

Voici par exemple la version expurgée non-genrée de cette véritable insulte à l'esprit qu'était le tableau Nos causa belli sumus avant de faire l'objet d'une cover par Sabine Pourlèche-Nomen, artiste antigenre du collectif.


 
 
"Nous allons d'ailleurs poursuivre dans cette voie en expurgeant également les ouvrages de poésie et de littérature des mots qui pourraient gêner ou choquer les collégiens qui se sentent mal à l'aise dans leur serviette hygiénique avec la notion de genre trans, ainsi que de la lettre "e" qui marque trop souvent le féminin, symbole même du carcan bourgeois des représentations normatives genrées du patriarcat. Par exemple moi je fais partie de la tribu des écureuils, c'est ça qui me définit et non des trucs biologiques de la préhistoire qui servent à maintenir une hiérarchie de classes de pouvoir. Et puis on va mettre les logos de Dayohr, Gouerlouineh, GdaïvenChina Khaouenzaoui, qui nous sponsorisent les maillots et les culottes menstruelles"

Bon, ben voilà, résultat, j'ai plus la place pour le trucs des lycéens, donc je vais caser un mini-truc dans la veine du Guignol et du théâtre. Nous avons vu donc que les mères qui emmènent leurs enfants au Guignol familiarisent ces derniers avec les codes de l'espace de la représentation dramatique en général, salle, public, scène, et pour finir le contenu, le spectacle ou la pièce. 

La première chose importante ici est le dédoublement. C'est le fil conducteur de tous les actes. Le public dédouble la société, qui sait qu'elle assiste à un spectacle qui double le contenu de la pièce. La scène matérialise l'imaginaire, et le public comprend alors (peu à peu, ce sont des enfants, mais tout de même), car le miroir réfléchit, qu'une fois sortis du Guignol, ils feront société et assisteront à la mise en spectacle, par telle ou telle corporation, de la réalité. Ils sauront que le clergé joue la pièce écrite par le Pape et mise en scène par l'évêque, et ceci leur fournit le recul nécessaire pour se comporter avec dignité et diplomatie et dignité sur la scène réelle de la comédie humaine.

Donc on note : 

dédoublement de la scène (représentation) -->(ouvre la possibilité de) recul de jugement.

Je laisse volontairement pour le moment le flou dans "ouvre la possibilité de". 

Seconde chose importante, un peu plus complexe. Le théâtre grec est à la société d'aujourd'hui ce que le Guignol de l'enfant est à l'éducation du citoyen. L'analogie est à double aspect, le premier temporel, le second social. 

Temporellement, l'échelle entre la Grèce antique et aujourd'hui n'est pas la même qu'entre l'enfance et l'âge adulte du même spectateur aujourd'hui. Et pourtant, je pense qu'on peut établir cet aspect de l'analogie. Si notre civilisation aborde les thèmes qui l'agitent aujourd'hui, c'est parce que le théâtre grec a eu lieu, tout comme l'adulte comprend d'autant mieux les codes du théâtre qu'il a ét éà Guignol enfant.

Lorsque l'enfant entend pour la première fois ses voisins répondre "Bonjour Guignol", au "Bonjour les enfants" de la marionnette, ce n'est pas qu'une mise à niveau qui s'opère, lui permettant ainsi de savoir aussi bien que ceux qui sont déjà venus qui est Guignol, et de prendre ainsi le train qui le conduira, d'aiguillage en aiguillage, vers la compréhension de la pièce. Il y va également de la transmission de conventions.

Ainsi le savoir implicite de l'enfant enregistre-t-il, donc au niveau meta, qu'au début d'une pièce on présente plus ou moins les personnages et l'action, qu'on "plante le décor" sans quoi personne ne sait de quoi il retourne. 

De même notre matériel épigénétique a pu enregistrer certains codes au temps de la Grèce antique, codent qui sous-tendent nos comportements actuels. Et ainsi, notre "société", en ce sens, là où nous "faisons civilisation commune", mettons l'Euroepe, dispose-telle non seulement d'une boîte à outils conceptuelle, mais encore sensorielle, pour appréhender nos représentations d'art dramatique. 

C'est là où arrive le troisième point, mais comme on m'a dit qu'il faut mettre des cliffhanger entre les saisons si je veux avoir les audiences de Netflix, je coupe.


(1) Je dédie les formes féminines outrageuses de cette article aux crétines de la télé suisse.