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jeudi 29 octobre 2020

Mon géant est un village

 Donc il nous reste à voir pourquoi l'argent est "si sale". Mais par parenthèse, on va décerner quelques prix aux artistes méritants du mois, j'aime bien faire ça, vous le savez. 

    Alors tout d'abord, l'artiste ridicule du mois :


Cela s'appelle "Table Matematica". On comprend tout de suite la vanne, ça n'a aucun intérêt, donc on ouvre les bouteilles, et on les boit à sa santé.

Passons à plus grave, l'artiste détestable du mois.

Le pauvre type est bloqué en 1960, ce qu'il fait choque tout le monde, donc en plus d'être ridicule, il est odieux. Et qu'il ne vienne pas nous sortir le pipeau du "Je dénonce le gaspillage des grandes surfaces des pays industrialisés blabla, ", ho, on n'achète plus, ça c'est fini. 

Donc comme pénitence (ça s'appelle TGI dans les pays modernes) il ramasse les carottes, et il paye l'équivalent à des assoc, et allez. 


Aaah, maintenant mon favori, le suce-bite. Le mec qui fait où on lui dit de faire, mais là tout le monde est parti, il a vingt ans de retard. A l'époque, prendre parti pour les minorités ethniques et s'auto-flageller, ça tirait des larmes et ça motivait les gonzesses, ça permettait de pécho dans les MJC. 

Aujourd'hui, faire de l'art avec les déplacés navajos du XIX-ème, c'est comme les réfugiés climatiques invités aux cocktails des organisations charitables à Genève, ça fait juste le mec qui a entendu parler d'un truc à faire. Et pourquoi pas monter un spectacle avec Buffalo Bill...

En plus on n'a pas son time pour chercher à comprendre le rapport avec ses mots à la mormoil. " Vagina fruit round gold..." Il est perturbé le pauvre garçon, faut lui filer un shot de Jäger. Ah on me dit en régie Nan mais en fait c'est parce qu'il est lui-même indien par son arrière-gran oncle de sa grand-mère en 1825... C'est vachement staillé. 
 
Maintenant tu prends les fiches des sites de rencontres, y'en a un sur deux qui marque "native" comme origine ethnique, ça fait vachement kwitch, t'es déjà une minorité opprimée, t'as un truc dans la vie, pis t'es métis, quoi c'est cool. Ils sont tous sioux. Crétins...
 

"Identity is the new junk food for the dispossessed" Rem Koolhas, in Junkspace.

Sinon ces zenk de députés ont encore fait dans la betterave, encore voté contre leur camp. Crétins...

Sinon je suis tombée  là-dessus :

 

Paul Gauguin, la Vision après le Sermon 1888

Trois bretonnes avec enfants par Armand Seguin, 1894, bois gravé 22.8x18.6 avec envoi manuscrit signé de Paul Gauguin, offert par Gauguin à Gustave Loiseau.


Armand Seguin, Les Bretonnes 1894

Même si les poses ne sont pas les mêmes, il y a comme une similitude dans leurs façons de regarder. Faudra dire à Lamy ou je ne sais quoi qu'ils arrêtent de faire des graffiti sur les oeuvres du patrimoine français, qu'ils fassent ça chez leur mère.

Sinon, ça peut paraître déplacé, mais en voyant cette image :


 je me suis dit "Mais en fait, il n'y a pas de "derniers jours", car Auschwitz n'a jamais cessé. Tout enfant qu'on fait souffrir, c'est Auschwitz. 

J'entends d'ici les récriminations d'échelle, et je comprends, mais je continue. L'intention de faire souffrir l'autre, et, il me semble parfois, pire encore, la capacité à le laisser souffrir, à pouvoir le regarder souffrir, à supporter qu'il souffre, cette intention et cette passivité sont tout aussi coupables chez un parent dans une maison que chez un gardien à Auschwitz.

Sinon j'ai écouté l'émission Softpower d'hier soir sur France Cul, alléchée par la présence de Thierry Breton. Je n'ai pas été déçue. 

Cet ex-taulier qui sent encore son ingénieur électronicien des anénes 70 s'est fait le champion des héros masqués de l'Europe contre les GAFAMGLBTSQJZ++, le white avenger des filous de la taxe, le Père Fouettard des "plates-formes", qu'il appelle parfois "hébergeurs" (il mélange tout avec n'importe quoi).

Matamore se fait fort de faire plier le genou auxs "géants du numérique", et surtout le carnet de chèque, de les faire obéir comme des banquiers, et de leur placer l'épée sur la tête quand ils viendront, les mains jointes et liées, supplier le pardon du législateur, "paye ou tu seras démantelé", "know your customer",  il débite des formules anglaises dont  il ne comprend pas le sens figuré,"fais ce qu'on te dit, Facebook, et supprime moi ce compte pédopornoislamocontrefait, sinon ça va chier des bulles carrées". 

C'est pathétique, à pleurer. Tout ça pour fermer une officine de nazillons et deux sites de débiles islamiques. Quant aux autres membres dont les soucis sont paraît-il d'ordre hébéphile et "omelette aux champignons", je pense qu'ils parlent du darknet et des .onion, où l'on paye en bitcoins, mais de ça, pas un mot. Les Français, qui ne comprenent pas un mot d'anglais pensent sans doute qu'ils s'agit de pages Facebook :D

Le journaliste n'a pas pu en placer une, parce que l'autre masque bien évidemment sous un flot de paroles la réponse concrète à la question concrète, " mais comment vous allez vous y prendre..."




samedi 24 octobre 2020

Apologie de la liberté et expression du terrorisme

 Bien. Il va falloir que je m'en mêle, sinon ça va tourner à la cacophonie. Je vous préviens que je vais être obligée de mettre le doigt là où ça fait mal. Après soit vous le gardez et m'en blâmez, soit vous crevez l'abcès et vous dispensez de m'en remerciez, c'est vous qui voyez.

Reprenons les évènements (notés de 1 à 7) et leurs acteurs notés de A à J, dans l'ordre chronologique. 

1 - A fait et publie un dessin

2 - B  tue A pour avoir publié ce dessin. 

3 - C punit B au nom de la liberté d'expression de A.

4 - D  montre le dessin en question à E,F,G...

5 - H tue D pour avoir montré ce dessin.

6 - I et J disent que H a bien fait de tuer D. 

7 - C condamne I et J pour apologie du terrorisme.

Moi, un peu obtuse, un peu simplette, débarquant de ma campagne, je lève le doigt l'air étonné, lequel doigt mouillé se garnit de farine apportée par le vent lorsque je fais remarquer que A, I et J ont pourtant fait la même chose, à savoir s'exprimer.

Comment se fait-il que dans un cas, lorsque A s'exprime, cela relève de la liberté d'expression, et que dans l'autre cas, lorsque I et J s'expriment, cela ne relève plus de la liberté d'expression ? 

Et non seulement, mais bien plus puisque c'est devenu un crime. Comment se fait-il que lorsque c'est A qui parle, il use de sa liberté d'expression, et que lorsque c'est I, il commet un crime ?

Demandé-je.

On me répond alors que ce n'est bien entendu pas le locuteur qui est visé, mais le contenu. On me répond que 6 conduit à des choses comme 5.

Moi, toujours un peu pénible, je fais remarquer que 5 ressemble bougrement à 2, et que, si 1 cause 2, alors 5 n'est pas complètement étranger à 4. On peut dire que 1 provoque 2 comme 4 provoque 5.

 C'est 4 qui a provoqué 5, lorsqu'il a répété le geste de 1. 

Donc 3 et 4 font en quelque sorte l'apologie de 1 puisque le premier punit ceux qui ont commis 2 et que le second répète l'acte. 

6 n'y est pas pour grand chose, disons que cette louange entérine le fait, le légitime. Incite à le renouveler, sans doute, mais de là à dire que 6 entraîne 5, c'est occulter que la cause principale en est tout de même 4... Bien. 

Donc 1 et 4 provoquent directement les crimes terroristes 2 et 5 et  il s'agit là de liberté bienvenue, fleuron de la démocratie, tandis que 6 y contribue éventuellement, mais ce n'est plus de la liberté, c'est devenu un crime, le chef de condamnation étant que cela entraîne le terrorisme.

Pour le dire en français, on condamne deux pauvres crétins pour apologie du terrorisme parce qu'ils ont dit que l'enseignant a eu ce qu'il méritait, et ce au motif que ça entraîne des crimes. Mais entre les deux, c'est pas plutôt la publication des caricatures qui a entraîné le crime ? Et pourtant, on condamne l'autre, puisque ces enseignants ne font qu'user d'une liberté fondamentale etc La marseillaise.

Curieux, non ?

Faudrait savoir... Faudrait savoir si on admet qu'il y a un petit problème ou pas du tout. S'il n'y a pas du tout de problème, tout va bien, on peut se rendormir. Avec les années, les émeutes prendront de plus en plus de place dans le calendrier, elles auront de plus en plus de force. Vous y allez tout droit, à un monde à feu et à sang.

Je pense que c'est la solution que vous choisirez, et avant que le coq ait chanté, vous regarderez trois fois ailleurs pendant qu'on me mettra dans trois wagons plombés.

Le problème, évidemment il est évident, c'est que la démocratie, ça se paye. La démocratie, c'est bien, mais ce n'est pas comme le troisième millénaire, ça ne s'installe pas tranquille pour un bout de temps sans qu'on y touche. La démocratie, ça se paye. 

La démocratie, c'est un peu comme une piscine, c'est super sympa, on aime tous être dedans, mais alors l'entretien, c'est un boulot. Quelqu'un doit le faire, et ce quelqu'un faut le le payer. La démocratie, c'est comme une piscine, c'est cool, mais ça se paye.

On a moyen de limiter les frais, c'est en y mettant chacun un peu du sien. On évite d'y mettre trop de saletés, les enfants passent un peu le râteau, et puis pour les gros boulots de filtre, on appelle l'artisan ad hoc et les parents le payent. 

Le niveau de démocratie, c'est la propreté de l'eau. Si on n'entretient pas la piscine, l'eau devient dégueulasse, et plus personne ne s'y baigne. Pas cool, la crasse. Enfin, il y en a qui aiment, ça sert leurs desseins. ils préfèrent se battre au bord de la piscine que de se baigner. Plus les enfants sont oisifs, énervés et crasseux, et mieux ils les embrigadent dans la bagarre.

 

L'éducation, la seule solution
"Le" fait religieux, crétins.

Bien évidemment, la propreté c'est l'éducation, et la crasse c'est l'ignorance (1). Une société a le niveau de démocratie qui correspond au niveau d'éducation de ses citoyens, c'est à dire des moyens qu'elle consent à mettre pour les éduquer. 

Une société donne pour limite à sa démocratie le périmètre des moyens qu'elle assigne à l'Education. C'est simple, vite vu, pas un pli. La démocratie, ça s'achète, et ça se paye en niveau d'éducation. 

Mettre en place des institutions démocratiques sans y adapter les citoyens par une éducation raffinée c'est prendre le risque de... de vivre ce que nous vivons aujourd'hui, une américanisation des moeurs, tandis que les USA subissent  une trumpisation de l'Amérique. Chacun avance d'un cran dans la connerie.

Mais l'éducation, ça ne se paye pas de belles paroles. Cela se paye en cash, en liquide, en bâtiments pour recevoir les élèves, en cantine pour les nourrir, surtout en personnel et en professeurs. La démocratie, ça se paye en solde de profs.

Quand on laisse l'Education dans la misère, en filant des milliards aux assassins de l'industrie de l'avion et de la bagnole, pour que leurs actionnaires puissent les jouer en bourse en achetant de l'action Google, quand on invite le privé à envahir peu à peu le terrain en laissant l'Education crever, on fait crever la démocratie.

Alors que ces gens là ne viennent pas me donner de leçon d'antiterrorisme. 

Quand on refile le bébé aux assocs qui se débrouillent sur le terrain avec trois bouts de ficelle, alors qu'il faudrait rediriger les impôts, redistribuer les richesses pour augmenter drastiquement les conditions de vie de certaines banlieues, on fait le lit des fascistes. 

Alors que ces gens là ne viennent pas me donner des leçons de démocratie.

Quand on refuse de dire la vérité parce qu'on a peur de fâcher les ordures qui nous achètent des armes et des avions, on fait crever nos convictions et les piliers de notre civilisation.

Alors que ces gens là ne viennent pas me parler de valeurs républicaines.

D'ailleurs, le manque d'éducation va jusqu'aux journalistes, qui tiennent des propos du genre : "Faut-il laisser libre cours à une opinion, aussi abjecte soit-elle ? " (France Infos, Informés du samedi 24/10), en parlant de ce pauvre taulard. Son opinion est "abjecte". Comme les musulmans sont "cons". En démocratie, on ne taxe pas l'opinion de l'autre d' "abjecte" avant de se demander si on l'autorise. On l'écoute, on la respecte, on tente autant que possible de la comprendre, et on y répond par autre chose que des insultes.

Organiser une rencontre où l'on désigne l'ennemi à abattre, cela ne s'appelle pas un débat mais un tournoi de boxe truqué. Donc, si vous voulez être respecté, respectez votre métier.

Donc ce  pauvre taulard, ce pauvre rappeur, tous ces pauvres "cons" sont des gens comme les autres, que la République ne s'est juste pas donné la peine d'éduquer. On leur doit une écoute et un débat dignes de tous les autres citoyens.


Pardon ? Comment ? Ah il y a un pli ? Ah bon ? Eh oui, c'est que pour avoir une génération éduquée, cela prend 25 ans. Donc c'est au mieux qu'en 2050, on commencerait à respirer, si on faisait ce qu'il faut pour cela, ce qui est loin d'être le cas. Et entre temps, il faut se bouffer tous les crétins qui sont encore dans la pensée unique.

Au passage, c'est exactement la même chose pour les autres problèmes de société : "Disney fait désormais précéder certains de ses films d'un avertissement sur la présence de "descriptions culturelles démodées""

Si le public de ces films n'était pas décérébré, il n'y aurait pas besoin de le faire pour l'inciter à resituer. Mais on préfère fabriquer des crétins avec les films Disney, et surcharger la pellicule de commentaires idiots pour les crétins. Sans parler du fait qu'ils refont les films pour que ça fasse moins raciste. Crétins...

Vous savez quoi je vous dis en conclusion ?

Bravo, je vous dis, continuez comme ça, enfoncez-vous dans l'imbécillité tel un tique dans la peau d'un cochon, vous faites un joli petit couple.  Mais ne venez pas pleurnicher avec vos commissariats en feu sauvés par le couvre-feu comme un boxeur par le gong et blablabla, vous n'avez en matière de civilisation que ce que vous avez acheté. On en a ici, comme pour le reste, pour son argent.

Vous ne devez qu'au coronavirus de ne pas vous faire dévonfer au prochain round, vous avez acheté un répit à crédit, mais la gueule de bois au réveil va être cossue. Mais c'est bien fait, vous me dégoûtez.

Parce que les salauds qui font crever la démocratie, c'est vous qui les élisez depuis 1950, parce que la gauche (la vraie), celle qui propose de mettre du fric dans l'éducation, elle vous aurait pris de quoi vous offrir votre belle télé et votre belle bagnole.

Alors depuis 1950, vous votez pour les salopes de droite qui achètent des télés aux Chinois pour que le différentiel vous évite de payer des impôts. Mais maintenant que c'est fini, maintenant qu'on est tous au chômage, et que le manque d'éducation commence à produire ses effets, vous pleurnichez. 

Et pendant ce temps là, vous avez creusé la dette pour pouvoir acheter une grande télé et un SUV à mettre dans l'allée de votre pavillon et regarder Kolanta le soir, pour ne pas voir ce qui se passait dans les rues.

C'est vous tous, qui refusez d'éduquer les immigrés et les enfants comme il faudrait, parceque vous votez depuis 1950 pour des ordures qui mettent la merde sous le tapis pour votre pouvouar d'achâ, c'est vous tous qui avez tué Samuel Truc.

C'est vous tous qui le tuez depuis des années avec des programmes pas faits sur Internet, des classes où tout le monde s'en fout parce que Wow c'est plus drôle, où ils ne savent pas écrire le français, ni même le parler, et non pas ce pauvre imbécile qu'on est tout fier d'abattre, comme s'il était la cause du problème, alors qu'il en est le produit.

Son assassin il est né en 2002. Sous Jacques Chirac. Il vous en parlé Chirac, du problème ? La télé vous en parlé ? Nonnnnn, vous avez voté pour des émisssions de divertissement. Vous avez été voir du côté des partis politiques qui disaient la merde à venir, pour la combattre ou s'en repaître ? Non, c'était moins fun. C'était plus sexy de mater les candidates de the Voice  sous la douche. Erk, vous me dégoûtez, allez crever.

Ah si, une dernière chose, j'ai même des amis enseignants qui commencent à en avoir assez de l'Islam. Je les comprends. Je leur dis, ne vous trompez pas d'ennemi. Votre ennemi, ce sont les gens qui font les budgets de l'Education Nationale, pas les pauvres crétins qu'elle n'a pas eu les moyens d'éduquer. Regardez ceux qui dirigent votre haine et vous désignent l'ennemi.

Vae Victis

(1) Je n'ai pas voulu alourdir avec des considérations, qui viendront, sur le fait qu'il est marqué : "l'histoire de l'art " sur la pancarte de l'image, mais c'est notable.


mardi 13 octobre 2020

Merci, merci, merci à la Covid 19

Accrochez-vous au cure-dents qui vous tient lieu de membre viril, il est gratiné, celui-là. Mais, au nom de la liberté d'expression #charliehebdo, il me semble que j'ai le droit de blasphémer, non ?

 

Sinon, maintenant vous devriez être capables de vous en sortir tout seuls, donc je vous donne juste ça :

"The collection addressed a history of exclusion in the industry, taking the September 2018 cover of American Vogue as its starting point (at just 23 years of age, Tyler Mitchell became the first black photographer to shoot a cover.) Sargent’s book provoked essential dialogues about representation, sexuality, gender and identity."

C'est pas magnifique ? Nan, mais arrêtez deux secondes de forniquer, bandes de chiennes en chaleur, et regardez ce paragraphe. Soooooo 2020 !

C'est extrait d'un site dont la rubrique s'intitule "Photographie transectionnelle" sic pour autant que je traduise correctement "Transectionnal". Je pense que le prochain record sera battu par Clitoo Pinky, jeune photographeusetrice coréenneeuse(e)(s)(t)(u) de 8 ans, métisse homosexuelle borgne et chauve issue de la communauté Navajo et dont les parents ont fui les camps.

 Bien. Sinon donc je voulais dire merci au coronavirus. Merci encore de nous débarrasser d'une partie inutile de la population, notamment les vieux et les obèses. Mais commençons par les gniaques. Paraît qu'on risque de perdre 10 à 20 millions d'Indiens. La belle affaire. Pour comparer, je rappelle que, en cette rentrée on estime à (accrochez-vous) :

285 millions

le nombre de jeunes Indiens qui vont arriver sur le marché du travail. On ne peut dire que "merci" à un virus qui libère 20.000 postes, non ? Croyez pas ?

 Quant aux Africains qui n'ont pas de quoi bouffer, ça leur fera un peu plus de riz Kouchner par personne à mettre dans le fonds de bidon découpé qui leur tient lieu d'assiette, et un bidon en plastique en moins à amener au camion d'eau depuis le carré en parpaings qui leur tient lieu de maison. 

Idem de par le monde. Si ça peut faire crever ceux qui déforestent pour élever du steack à Macdo, c'est pas mal, virus merci. Si ça peut faire crever ceux qui nous asphyxient avec leur SUV, c'est pas mal non plus, ceux qui nous polluent avec leur usine de Lubrizol de merde, de mercedes de merde,  virus merci. Si ça peut faire crever ceux qui installent des piscines dans le désert, envoient des missiles au Yemen (c'est les mêmes), foutent l'Afrique à feu et à sang, briment les Ouigours, clonent des vaches en violant les traités de désarmement, c'est les mêmes, fabriquent des Iphone de merde, des montres connectées à leur connerie,  virus merci, enfin, bref, pour se résumer, on peut dire que :

Une bonne partie de l'humanité consacrant sa vie à détruire, à polluer, à torturer son prochain, à produire des émissions de téléréalité de merdre, le virus en dégagerait la moitié qu'il en resterait encore trop. Voilà.

Pour revenir à nos retraités et autres cadavres ambulants dans les EHPAD, zombies hagards incapables de reconnaître leurs enfants en visite, et qu'on paye deux personnes pour les nourrir à la cuiller et laver à grande eau bouillante leurs draps pleins de diarrhée, considérons que leur disparition :

  1. libère des places pour des nouveaux que en attendant, c'est votre belle-soeur qui se tape leur toilette.
  2. diminue d'autant la dette des caisses de retraite et de la sécu 
  3. accélère le turn-over du pognon en vendant la maison, et l'immobilier en a bien besoin
  4. améliore la trésorerie des ménages avec le pognon de la vente et relance la consommation
  5. permet de payer des études aux jeunes, ce qui n'est pas du luxe vu leur niveau d'ignorance

 

Franchement, ça commence à faire pas mal, non ?

Quant à nos plus ou moins jeunes obèses de pays riches citadins décédés, ça fait juste des SUV qui ne roulent plus, et des places libérées pour les millions de chômeurs qui télétraînent en télépantoufles en attendant que le 15ème remplaçant du téléconseiller de Pôle Emploi leur propose un télé-rendez-vous à propos de télé-boulots qui n'existent pas. 

 Pour remercier comme il convient le gentil virus de tout ce qu'il fait pour l'humanité, je propose que toutes les personnes noires BLM LBM MBL homosexuelles sortent sur leur balcon de 3h à 4h du matin avec une plume de paon dans le cul et tenant un panneau #coronamatters en dansant leur fierté au son des rythmes brésiliens pour dénoncer les questions de genre, et lutter contre l'homophobie.


CORONA VIRUS, BRAVO et MERCI

CONTINUE, TU PEUX FAIRE MIEUX.


(c) International Haterz dis-United

Si vous ne voulez entendre que des trucs dégoulinants, lisez la presse, et désabonnez-vous à monculd@nslasoupière.com

Si vous ne voulez plus que ces publications paraissent, contactez Zizi Ping et Erdogan, ils savent comment faire taire les délinquants. Moi je suis fière d'appartenir à la nation qui abrite Charlie Hebro donc je blasphème gros calibre. 

 


mardi 6 octobre 2020

Le journal d'Anne Freeze V

 Donc bien sûr qu'il faut parler du rappeur antisémite Freeze Corleone. Plus on en parlera, mieux ce sera, rejetant la tentation de "laver son linge sale en famille". Plus le linge sera lavé, à grande eau, dans un grand torrent clair d'une puissante montagne, plus propre il sera.

Le mot "rappeur-antisémite" est là pour nous avertir de la présence de l'antithèse, de l'imminence du danger. Ce serait faire de la publicité à ses mots, donner à entendre que cela se dit. L'esprit faible, entendant ces mots prononcés par une star, s'enhardit à les proclamer siens, et le phénomène se propage à ses congénères, qui se sentent à leur tour autorisés à libérer la parole, et on se retrouve avec la gestapo dans la rue et des nazes de cave devenus chef de quartier, vous faisant arrêter pour un rien. 

Et voilà comment on se retrouve à devoir partir pour le Brésil avec les vêtements qu'on a sur le dos, en laissant les porcs lacérer vos rideaux, bien contents de pouvoir prendre enfin leur revanche sur les maîtres qui les exploitaient. Lesquels ne sont bien sûr ni pires ni meilleurs que les autres. 

Ils sont ptet même un peu plus caritatifs envers leurs ouailles, car l'éducation entraine la charité, et il n'y a pas comme les porcs pour être des petits chefs sadiques les uns envers les autres.

Je dis ça pour si des fois y'en aurait qui auraient crussent que sous-estimasse le danger, comme dirait Béru. Mais non. 

Le problème de la prise de pouvoir par les fascistes, c'est ce qui se passe lorsque les domestiques et les chauffeurs deviennent les maîtres, les chassent de leur maison parce qu'ils leur ont pris leur pouvoir.

La domination sociale d'une classe sur une autre se traduit dans nos sociétés mercantiles, c'est à dire toutes depuis vingt siècles, par la domination économique. La classe des dominants devient propre, dort dans du linge frais, de beaux lits, du mobilier d'époque. Elle prend alors la classe des dominés comme domestiques. 

Elle envoie ses enfants à l'école, ces derniers deviennent alors chefs de la société, occupent les belles maisons de leurs parents, envoient leurs enfants au conservatoire, et ça roule comme ça pendant deux ou trois générations.

Au bout d'un moment, les exploités en ont marre de dormir dans les soupentes, de manger les restes de n'avoir pas de vins fins, de ne pas s'habiller de soie, rouler carrosse, de ne pas avoir les moyens d'accéder "au meilleur". Vous pouvez remplacer aiguière et vins fins par châteaux et voitures, maison, piscine, selon les lieux et les époques, cela revient au même. 

Et donc les gueux se munissent de piques, déboulent chez les riches, pètent tout et foutent le feu. Les gros porcs imbéciles sont promus chef, habitent la maison du riche, laquelle devient vite un endroit à vomir, tant la qualité est affaire de goût et non pas de moyens.

 

Tout cela est très bien décrit dans Animals de Pink Floyd. Regardez par exemple le début de Pigs, c'est très bien illustré. 

Le problème, c'est que pour gagner une guerre, il faut désigner un ennemi au soldat. Il faut désigner une cible à la vindicte populaire. Or, de façon très curieuse, qui reste à étudier pour une large partie à mon avis, le slogan "Prenez ce qu'ils ont aux riches et devenez riches vous-même" ne fonctionne pas bien, du moins tel quel. 

Ce qu'il contient d'obscène est par trop évident. je l'ai testé maintes fois dans des forums qui conspuent Bernard Arnault pour son yacht... tout en réclamant du fric. Dites-leur : "Oui, finalement, vous voudriez être à sa place", et ils refluent honteusement, bien mieux pénétrés de l'évidence que leurs vêtements par l'eau des canons des CRS.

C'est pour cela que la revendication du fric est emballée dans "une meilleure prise en compte de blablabla"... L'obscénité de la maoeuvre est émoussée. 

Et on y vient, la dernière étape est évidente. Vu que la classe dominante est constituée de gros, de maigres, de roux, de chauves, de sourds, de houtous, de toutsis, le gros porc fraîchement promu petit chef de guerre est bien embêté pour en faire un tout à désigner à la foule en quête d'une victime. Il lui faut un nom. Et c'est là que viendra houtou, toutsi, juif, arménien, roux, plombier... 

Ce n'est pas de l'antisémitisme, c'est juste de la lutte des classes, pour prendre le pognon aux autres.

Le fait d'être arrivé ici permet de répondre à une question qui concerne le danger de propagation que j'évoquais plus haut. Pourquoi a-t-on peur que le peuple soit si sensible à ces arguments, au point qu'on ne veuille pas même qu'il les entende, qu'il y ait accès (d'où qu'on restreint la liberté dexpression). 

C'est d'ailleurs axactement ce qu'ont fait avec les enfants après l'avoir fait aux femmes. Si on interdit aux enfants d'avoir accès à du porno, c'est parce qu'on a peur que, à la vue d'une scène de baise, ils se sentent dévorés de l'envie de se jeter dans la plus sauvage des partouzes qui du coup, nous échapperait. 

Dit comme ça, vous allez me rétorquer que seule une société qui aurait éduqué ses enfants comme des malades réagirait ainsi. Dont acte, Ponce Pilate, c'est toi qui l'a dit. 

Donc pourquoi les classes dominantes ont-elles si peur de ces mots, ou plutôt pourquoi ont-elles si peu de confiance dans les dominés qu'ils ont peur qu'ils les entendent ?

Evidemment, dit comme ça, la réponse arrive toute seule. C'est parce qu'ils les ont mal élevés. Il y a deux choses à prendre en compte ici. La première, c'est que la société est un continuum de classes. Il n'y en a pas deux, mais un certain nombre, des couches mouvantes qui exploitent celle du dessous, et sont domestiques de celle du dessus. 

  La seconde qui se cache dans l'histoire, c'est que que les nobles actuellement au pouvoir ont été eux même des dominés qui ont pris le pouvoir. Ils l'ont oublié, mais c'est toujours au fonds de leur mémoire collective. Et en cela, ils sont fragiles à la propagande. Et les dominants des dominants le savent. 

Et c'est là qu'ils font l'erreur qui fait rouler les révoltes d'âge en âge, comme le grondement du tonnerre roule de vallée en vallée sous les nuages, cesse ici pour repartir là, et ne se calme jamais. Les dominants savent qu'il va venir un temps où les dominés vont se rebeller et venir piller leurs maisons. Au lieu d'aller vers une meilleure répartition des richesses, ils vont avoir le réflexe de dévier le coup. 

Ils se souviennent que pour guider la vindicte populaire, il suffit de lui désigner un ennemi. Et ils vont céder à cette tentation. Ils vont construire un ennemi du peuple autre qu'eux, faire un épouvantail qui n'a pas leurs vêtements, ils vont consrtuire un enemi intérieur qui ne peur ressemble pas, et le désigner à la foule en colère. 

Tant que les grondements ne sont que de gentilles bulles et que ça ne bout pas trop fort, ça marche. Cela va marcher pendant ujn temps. Les petits chefs vont se tourner comme un seul homme vers l'immigré, le roux, ke houtou, le toutsi, le roynga, le rom, le chauve, le jaune, ce qu'on veut, et vont semettre au carrefour, comme un flic avec son bâton blanc, pour guider le troupeau vers ceux qu'il doit haïr au prétexte qu'il leur prend leur bouffe (car il est question de cela, depuis les corbeaux derrière chez moi, qui virent les buses du champ à campagnols, jusqu'aux chars récemment livrés par la Turquie à la Lybie).

Et pour que cela focntionne, on arrive au coeur du mécanisme, il faut que le dominé/dominant, l'intermédiaire, la classe moyenne, ne s'aperçoive pas du subterfuge. Et donc, il faut qu'il ne sache pas réfléchir, et donc, que ses enfants n'aillent pas à l'école. 

QED, et voilà comment la boucle est bouclée. 

A l'ampleur de la déculturation des enfants de la classe moyenne, on mesure l'ampleur de la maoeuvre des dominants pour vous enfumer. et je parle de déculturation, donc de culture (sciences humaines et sociales), pas des tests genre PISA à la con, qui mesurent la capacité des automates apprenants/récitants à recracher de l'information.

CULTURE, pas d'information pas de savoir, de CULTURE.

 Tentez d'imaginer, à l'aune de la crétinisation numérique de vos enfants, l'ampleur de l'enfumage que la société du techno-flicage est en train de shove up your ass. C'est la plus grande prise de contrôle de l'histoire de l'humanité, et vous vous laissez passer les menottes comme des larves ensommeillées que vous êtes devenus. Je pense que les lapins de ma grand-mère se défendaient mieux.  

On vous persuade aujourd'hui aussi facilement qu'il ya 5000 ans que pour défendre votre bifteck, il faut anéantir les enfants des autres (soudanais, azerbaidjanais, syriens, tibétains...) sous un tapis de bombes. Que pour conserver votre sucre de betterave, il faut tuer les abeilles etc. Tout pareil.

Mais, pour revenir à vous, au bout d'un moment ça coince. Car ce que les dominants désignent aux dominés comme ennemi, c'est la classe d'en dessous, leurs propres dominés. Eh oui, celle du dessus, c'est eux-mêmes, donc ils n'ont d'autre choix que de donner en pâture à la frustration du peuple une classe plus pauvre que lui.

Et une fois qu'on a chassé l'ami immigré sur les routes, on réalise qu'on s'était trompé de cible, on fait demi-tour, et après avoir tout cassé chez les pauvres, on va tout casser chez les riches. Là les alliés arrivent, bombardent tout le monde, et tout le monde est pauvre. Mais heureusement, Marshall investit dans notre classe moyenne pour lui filer des échantillons de drogue (frigo, télé, aspirateur...) car le marché intérieur US commençait à saturer.

Et quand le petit chef sent qu'on va aller tout casser chez les riches, pour éviter que ça tombe sur lui, il va chercher un nom, et là, les chauves, les sourds, les juifs, les roux, les houtous, ça ira très bien. Toujours pour déguiser l'obscénité de la maoeuvre, oin prendra les homos, les roux et les tziganes avec, ça fera genre épuration ethnique. 

Voilà. Donc, bon, moi, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? L'Africain du nord, puer egregiae indolis, est plutôt enclin à être content de ce qu'il a. Sauf à force de le polluer avec la fréquentation de la classe moyenne européenne blanche, il est devenu persuadé qu'on l'exploite. Alors il cherche un ennemi, vous connaissez le système maintenant. Donc l'Africain du centre, puer egregia indole, est plutôt enclin à être content de ce qu'il a. Sauf à force de le polluer avec la fréquentation de la classe moyenne US blanche, il est devenu persuadé qu'on l'exploite. 

Alors il cherche un ennemi, vous connaissez le système maintenant.

Et donc l'ennemi évidemment, c'est le blanc. Mais là, dans le cas de ce pauvre Freeze, il se dit que tiens, si on changeait un peu, si on prenait le juif, histoire de voir si ça marche. Bien sûr qu'il s'en fout de la Shoah, comment professer être le champion des exploités de demain, et laisser la vedette à d'autres pour leurs exploits d'hier ?

 Et voilà là où le riche se prend les pieds dans le tapis de l'histoire, parce qu'il ne peut pas faire autrement. Il est obligé, pour cacher la manoeuvre aux classes moyennes, de ne pas les éduquer, ou plutôt de cacher tout ce qui pourrait être subversif, c'est à dire remettre en question la hiérarchie de la société. 

Mais en éduquant mal sa classe moyenne, il éduque encore plus mal les classes du dessous. Et ainsi, de génération en génération, il fabrique des sous-classes de sous-prolétariat sous-sous-éduqués. En plus il fait l'erreur de trouver ça vachement pratique, ça fait de la main d'oeuvre pas chère. 

Seulement, la machine ne peut pas s'arrêter. Ces sous-classes vont vouloir consommer, et la machine adore fournir aux consommateurs de l'argent pour qu'ils puissent acheter ses robots ménages, même aux plus pauvres. Donc la classe inféerieure va devenir classe sous-moyenne, commencer à se poser des questions, et devenir sensible au discours des petis chefs haineux, de ceux qui travestissent la réalité, mi-sots pour exciter des gueux, et c'est reparti. 

Voilà comment tourne le monde. On arrive maintenant à un moment hilarant. En effet, au cours de ces dernières décades, il y avait des restes de la franche polarisation laissée par le XIXème : des exploitants et des exploités. Ces derniers tendaient la sébile aux premiers qui, rongés par le remords, leur ont accordé des "acquis sociaux" pour montrer leur bonne volonté, témoigner de leur repentance, et surtout éviter les émeutes. 

Là où c'est drôle, c'est qu'à force de se faire taxer par les pauvres, leurs riches sont devenus aussi pauvres que les pauvres qui faisaient la manche. Je sais que l'argent coule à flots, mais je parle de vraie richesse. Les milliards que Engie donne à Suez en échange de Veolia, ou l'inverse, le fric que payent Free ou Orange, ou l'inverse, pour la 5G, sont de la monnaie totalement virtuelle. L'euro, c'est bien pire que le bitcoin, en matière de crypto-monnaie, tant les acteurs du btc sont solvables par rapport à ceux de l'euro :D

Malgré qu'ils se payent des milliards, Veolia et Free valent strictement peau de balle puisqu'ils ont affaire à des clients qui ne peuvent plus payer leur eau et leur électricité, et prient l'Etat de bien vouloir les payer à leur place, ce que ce dernier fait d'autant plus volontiers que ça ne lui coûte rien, puisqu'il n'a pas le premier rond des milliards de fausse monnaie qu'il emprunte à la BCE pour payer. Comme Engie et Free ont aussi construit leurs infrastructures avec de la fausse monnaie empruntée à la BCE, c'est pas grave, tout le monde se fournit chez le même faussaire, ce qui est la base de la confiance et gage de stabilité de la monnaie.

Bon, ben ça ira bien pour aujourd'hui. Je pense que ça suffit sur Freeze Machin. Quoi ? Je suis la dernière à en parler encore, c'est ça ? :D


Le journal d'Anne Freeze IV

 Pour tenter d'arriver à sortir quelque chose d'utile de ce blabla, je voudrais revenir au moment où j'écrivais :

"A un moment, dans le fil des commentaires, un internaute répond, au sujet d'un "mot" genre "klu klu klu " quelque chose comme "Je suis noir mais je ne lui en veux pas car je comprends que c'est une allusion au Ku Klux Klan". Ce pauvre auditeur est tout fier de laisser sa part de revanche en feignant d'en attribuer la cause à la compréhension d'un acronyme, mais bon, il ne comprend rien globalement, et globalement il n'y a rien à comprendre. Si c'était un blanc, et non pas son FC chéri, il l'aurait insulté tout pareil."

Et indeed, les gens achetaient le refrain à la mode comme ils plébiscitent Harry Potter aujourd'hui. Ils aiment le succès indépendamment de son contenu, mais, par un salto psychique, ils pensent aimer le contenu en s'affranchissant de la mode. Ils vous diront qu'ils trouvent ça vachement bien, Harry Potter, et que c'est pour ça qu'ils le regardent.

C'est comme les femmes qui professent porter le voile parce qu'elles aiment ça et qu'elles sont libres de leur décision. Ce que nous apprennent la sociologie et la psychanalyse, c'est que le singulier est inobservable, mais que ses relations avec le groupe sont des amours coupables, en ce qu'elles méritent un examen dont les conclusions seront toujours récusées par le sujet. 

Pire, le sujet vouera les disciplines et leurs chercheurs aux gémonies, parce que ça fouille dans son slip, là où il fait sous lui.

 Ce que ce brave élu dit en creux, c'est "On s'en fout d'Hitler, c'est parce que c'est vous qui le dites que ça me défrise". Ce que ces braves négros sentent très bien confusément, c'est qu'il ne peut pas les sentir, mais il ne comprennent pas pourquoi, alors ils inventent le mot d'islamophobie, comme l'élu invente le chef d'antisémitisme, mot dont il connaît le pouvoir d'exclusion dans notre système, pour faire taire ces bougnoules dont la seule présence l'offusque.

C'est pour cela que je renvoie dos à dos tous ceux qui me parlent du contenu et de ses étiquettes. Ces gens se livrent à une lutte de classes ethniques pour se prendre du pouvoir économique, comme depuis l'aube de l'humanité.

Ce qui caractérise l'évolution du régime de la parole dans le cheminement d'un régime vers la démocratie, c'est le passage de l'attitude : "Tu es mon ami, donc je cautionne ce que tu dis aveuglément, et quelqu'en soit le contenu / Tu es mon ennemi donc je siffle pour couvrir ta voix dès que tu prends la parole, sans même écouter" à l'attitude : "Tu es mon amis mais je me permets de contester tel point de ta pensée / Vous êtes mon ennemi mais j'adhère néanmoins à tel point de votre agumentation."

Il est clair qu'à l'aune de cette unité de mesure, nous régressons depuis l'état d'esprit démocratique vers les systèmes de pensée fascistes. Et encore, si c'était un système de pensée. "Vous êtes chauve donc vous êtes nul, houuu la vilaine", tel est le calibre des inanités qu'il faut hurler dans le micro. 


Une seule solution, l'école, l'école, encore l'école et toujours l'école. Le drame, entendez bien : le drame, c'est que les classes de primaire sont laissées à des assistantes sociales qui font de l'animation pour après-midi d'hiver orageuse comme une veille de Noël, de celles où on allume les néons des classes à quatre heures, où on étouffe et où un courant d'air glacial vous surprend sur les sinus, comme les mères poule de maternelles, et ça c'est une catastrophe.

Il faut en primaire de grands enseignants, des professeurs de haut vol, des gens d'autorité, qui en imposent, des figures. 

C'est dans ces années qu'on forge le respect de la communauté, l'idée du bien commun, et cela ne peut se faire que par identification, et l'identification ne peut se faire qu'à des figures d'hommes et de femmes qu'on respecte et qu'on craint un peu, pas  à des serpillères à l'eau tiède qui réparent les bobos,. Les garçons se fanent , les filles s'émancipent, et c'est le bordel à la sortie. 

Il faut des garçons respectueux et des filles amoureuses de leur instituteur, il faut des filles respectueuses et des garçons amoureux de leur institutrice.

Quant aux Terminales, il leur faut des génies, des Pic de la Mirandole. C'est le meilleur de la Nation qui doit être envoyé au tableau, et à la craie, pas ces conneries de numérique. L'adolescent doit avoir devant lui un être impeccable, non pas un être humain sans faille, une machine, mais tout au contrraire une personne capable d'accueillir toutes les siennes.De lui montrer qu'elles sont siennes depuis le début de l'humanité

Oh et puis vous me dégoûtez. Vous ne valez pas le papier sur lequel j'écris cela. Les voisins ici, pour certains, ils ne ferment pas les liens coulissants qui forment poignée de leur sacs poubvelle. LEsquels dégueulent dans le filtainer divers déchets. Ils ne prennent pas la peine de fermer les liens de leurs sacs poubelle, ils ne font pas cet effort, montrant par là le mépris dans lequel ils tiennent ceux qui en pâtissent, l'environnement, ceux qui le feront à leur place, bref le reste du monde.

Que doit-on à ces gens là ? Rien. Qu'ils crèvent, c'est parfait.

Et le truc du juste machin ? Je m'en fous, je ne suis pas Jésus moi.

Vae victis.


Quand les bobos performent dans la feuille d'or.

 Vous n'êtes pas sans savoir qu'un des principes directeurs de l'art aujourd'hui est le pillage (avec les nouvelles technologies, le trompe-l'oeil, et le gigantisme entre autres), et ce courant vient de porter jusqu'aux orteils étonnés de mon île déserte cet article https://lunettesrouges1.wordpress.com/2020/10/02/les-extraordinaires-lettres-ordinaires-dadrianna-wallis/ où l'on apprend que :

Quand une lettre est mal adressée, la Poste la traite dans un centre spécialisé, à Libourne, où l’enveloppe est ouverte et la lettre lue pour tenter d’identifier expéditeur ou destinataire. Si c’est impossible, ou si l’adresse est fantaisiste (à l’exception des lettres au Père Noël), ces lettres perdues sont désormais confiées à Adrianna Wallis, qui les lit, les conserve, les retraite et les ressuscite. Devenue récipiendaire de tous ces secrets anonymes, elle les laisse mûrir en elle, 

Je ne vois pas pourquoi on les lui donne, elles ne lui sont pas adressées. Ce n'est pas que je sois jaloux, mais je ne vois pas pourquoi un service public confie des courriers personnels à une personne privée...

Moi je n'aimerais pas que mes courriers tombassent entre leurs mains. Comment peut-on faire cela sans demander leur avis aux gens ? Et si on ne peut pas, eh bien on s'abstient. Notre époque ose tout, c'est même à ça qu'on la reconnaît.

>> et parfois, elle évacue ce trop-plein, cette ivresse, cette possession en allant hurler dans le désert brumeux du Vercors (vidéo Les cris

Oh là là, ça doit être furieusement chouettard, heureusement qu'elle en a fait une vidéo, qu'on ne loupe pas ça.

ou en froissant rageusement du papier photographique pour en faire un cyanotype (plus bas).

Mon Dieu, la bourgeoisie des Archives en est toute retournée, quelle créativité débridée, quelle audace, un cyanotype, mais où va-t-elle chercher tout ça ?

De tout cela, Adrianna Wallis, dont tout le travail repose sur la mémoire et l’oubli, 

Comme 95 % des "artistes" du temps, qui n'ont rien d'autre à reposer ni sur quoi se reposer.

 

>>sur l’intimité et le partage, 

Ah ouais, d'accord, l'intimité et le partage.. ben dis-donc, avec la mémoire et l'oubli, ça fait 4 choses... Mais comment fait-elle pour mener tout ça de front ?

>>a fait un livre, une exposition (de manière fort appropriée aux Archives Nationales,

Appropriée en quoi ? Ben, euh non, justement, les Archives c'est national, c'est du bien commun, tandis que le courrier, c'est privé. C'est devenu pareil, ils ne comprennent plus la différence ?


>>dans les magnifiques salons de l’Hôtel de Soubise, 

Ben tiens, pas folle la guêpe, elle l'a pas fait à Deuil-la-Barre...  

J'y ai été, là-dedans, les valets qui t'introduisent, les doubles portes en cuir, genre pour pas entendre ce que dit Richelieu aux Mousquetaires, la ministre, 95 ans, pas vu la France depuis 1683, étant donné qu'elle navigue entre son appart de fonction, ses potes dans le VIIème, le palais Garnier et son manoir en Sologne, comprend que dalle à ce qu'on lui dit, elle avait un mec genre conseiller indépendant contractuel payé une blinde, la planque du siècle, un mec de 75 ans censé faire la traduction technique, qui ne panait rien non plus. Elle nous a proposé du thé et des gâteaux, on a posé une fesse au bord de fauteuils Louis XXII à un million pièce, et puis on s'est serré la louche.

>>au décor en complet décalage avec la pâte tragique de ces courriers,

Et en complet décalage avec tout le reste de la France, mais on est mieux là que dans les cités du quatrevinzetré...

>> jusqu’au 13 décembre) et une performance. 

Aaaah, la voilà, la "performance". 

Quand on pense à ce qu'est une performance d'Esther Ferrer comparé à cette niaiserie... Quand je pense qu'elle est encore en vie, et qu'on pourrait en profiter, lui demander de nous faire quelque chose, au lieu de regarder se brosser ces courtisanes et leurs "liseurs"...

>>L’après-midi, cinq jours par semaine, 

Oui, on a demandé les horaires ?

>>des liseurs volontaires piochent au hasard dans les boîtes de courrier et lisent. Si on rit parfois, on est surtout pris par l’émotion, et il est rare que quelques larmes ne coulent pas.

Mon dieu, c'est que c'est émouvant, de piller la vie affective des autres, ça remue, hein ?

A propos de pillage, il est amusant de noter que notre époque a industrialisé le pillage du passé, mais elle ne déteste pas l'autopillage. En effet, non contente de piller les cultures (mythes, contes...), une production se doit de piller son propre épisode 1 dans le 12.

Les "séries" produites à répétition pour les crétins ne proposent pas dans leurs fameuses "saisons" de vraies suites mais des recombinaisons d'éléments des épisodes précédents, frauduleusement proposés comme des conséquences ou des péripéties. C'est un peu comme si au sudoku, après vous avoir fait avaler les lignes 1 et 2 comme saisons 1 et 2, on vous proposait la ligne 3 comme saison 3. : Ah il est pas mort à la guerre, alors il revient dans son château (si le 9 est déjà pris, on met le 6).

Encore plus fort, elle a inventé le pillage du futur, à travers les épisodes genesis, qui se situent dans une époque antérieure au premier épisode, sorti depuis longtemps. A ma connaissance, Starwars avait été un des premiers à le faire, et nous avons aujourd'hui l'histoire du grand-père de Harry Potter, demain on aura les aventures de ses ancêtres faisant des tours de magie dans la grotte Chauvet.

Mais il y a  encore mieux : après avoir érigé le pilage de l'avant et de l'après en machine à saucisses, elle a inventé le pillage du "pendant" avec les fan fictions.

Alors la fan fiction, c'est pas triste, d'abord c'est produit par les fans. Donc des abrutis qui n'ont aucun talent littéraire, mais peu importe . Le plus frôle c'est qu'ils basent leur production sur une hypothétique alternative à ce qui aurait pu se passer autrement dans le roman ou le film. 

Par exemple, vous êtes fan de Jean de la Fontaine, donc vous allez écrire une fan fiction où le loup se pointe vers l'agneau, discute avec lui puis s'éloigne sans le manger etc. Inutile de dire que ça n'a aucune intérêt. D'ailleurs, personne ne sait où ils les mettent.

Et ce n'est pas fini, accrochez-vous, certaines fan-fictions parlent de ce qui pourrait arriver à des contemporains. Oui, oui, des gens vivants dont on va piller la vie ou la carrière. Exemple certains fans ont basé des fictions sur des relations amoureuses fictives entre les membres du groupe One Direction. Vous avez aimé la Sonate A Kreutzer ? Alors vous aussi, écris ta fiction, imagine Karajan qui tombe amoureux du premier violon et l'embrasse fougueusement dans les vestiaires, ça doit être bougrement génial comme histoire. 

Et ça ajoute des choses intéressantes à l'Histoire de l'Art ! Cela permet surtout de pondre des pages en se raccrochant à de l'existant sans rien créer, sans rien inventer, juste des combinaisons.

 Cest comme ces ordinateurs, pardon ces IA dont le public s'esbaudit, qui recomposent des tableaux avec des touches de Rembrandt et des morceaux de musique avec des notes "qu'on dirait des Beatles". 

Recombinaisons, pillage, recombinaison, pillage, recombinaison, du boulot de machine... Que leurs algos soient capables de retrouver les traits pertinents, bon, c'est bien. Le souci c'est qu'ils sont incapables de les décrire. 

Il n'y a pas de meta-savoir permettant de passer de l'implicite à l'explicite, car ces algos sont en "boîte noire" : ni la machine ni le concepteur ne sait les circuits de décisions construits et empruntés.

Donc cela imite et reproduit, comme un mainate, ou même moins, sans aucun retour possible. Il ne s'agit donc pas d'intelligence artificielle, mais d'interface d'acquisition sensorielle, ce qui est déjà énorme. On pourrait par exemple s'en servir pour reconnaître des chants d'oiseaux. 

Vous vous promenez en forêt et le budule vous dit "c'est un rossignol". Evidemment, c'est beaucoup plus amusant à faire entre humains, mais ça il ne faut pas leur dire, ils ne sauraient plus quoi faire.

Il vaut mieux qu'ils fassent joujou avec leur machine que de fabriquer des armes. A ce propos j'ai entendu ce matin à la radio des réfugiés du haut karabah, qui vivent dans leur cave pour se protéger "du déluge de bombes et de roquettes" qui leur tombe dessus, se demander "mais pourquoi ils nous bombardent, il n'y a que des retraités et des chômeurs dans ce quartier. "

C'est vraiment la honte de l'humanité. J'ai honte d'appartenir à l'humanité. Se palucher avec des âneries pareilles pendant qu'on laisse des gens se faire massacrer..

 

 

jeudi 1 octobre 2020

Le journal d'Anne Freeze III

 Sinon, hier soir j'étais un peu atterrée parce que je venais de regarder le film Dark Blue, dont l'action se déroule à Los Angeles en 1992, au moment des émeutes qui ont suivi l'affaire Rodney King, et atterrée surtout par le constat que rien n'avait changé depuis. 

Et ce matin la radio m'en a remis une couche grave.