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vendredi 17 avril 2020

De la liberté d'expression II

Je voudrais avant de prolonger la réflexion initiée ici http://nahatzel.blogspot.com/2020/04/de-la-liberte-dexpression-i.html à propos de la liberté d'expression, faire quelques remarques sur sa sœur, la liberté d'écouter, de lire, de voir. Sans cette dernière, la première est inutile. Le pouvoir a d'ailleurs la tentation d'appuyer là, c'est plus facile.

Suivant la vieille tradition de la protection des enfants, l’État protège le citoyen. Pour empêcher le regard du petit enfant d'être blessé par la pornographie, on va lui en interdire l'accès. Pour éviter que le lecteur ait les yeux offensés par l'opinion des anarchistes, on va interdire leur publication (1).
Pour votre sécurité,on vous filme, on vous mate et on vous flique, la blague est bien connue. 

La liberté d'accéder à de l'information pour le lecteur est donc en prise directe avec la liberté laissée au poète de  proclamer cette parole. Elle est bien connue également des pouvoirs totalitaires, cette bonne vieille ruse : si vous voulez fermer tel journal de communistes, il suffit de l'accuser de pornographie. 

Tout le monde va vous applaudir de protéger notre société en maintenant les bonnes vieilles valeurs et en réduisant au silence ceux qui les bafouent, et ce sans prendre la peine de vérifier ce qui est "pornographique", et sans prendre la peine de mettre en débat ce fait de la nécessité de faire disparaître la pornographie de notre culture, ni donc d'examiner en préalable cette question de savoir pourquoi les gens s'intéressent au communisme, ou à la pornographie. 

De la même façon, si un gouvernement ne veut pas entendre parler d'une autre version que la sienne, il va déclarer que tel site est "complotiste", véhicule de la désinformation et des "fake news", et comme cela, on pourra faire fermer le site ou prétexte qu'il est complotiste, alors qu'en fait il est juste dans un camp opposé. Museler l'opposition communiste pour pornographie ou les pensées alternatives pour complotisme, c'est un seul et même réflexe des dictatures et de la pensée unique. 


Le problème de la liberté d'expression est donc, sous un certain angle, plus qu'une question de pour ou contre, reliée en prise directe avec le pouvoir dont dispose une classe de décider ce qui sera débattu ou pas par l'ensemble de la collectivité, ce qui aura droit de figurer sur la table, à l'ordre du jour, ce qui pourra faire l'objet de discussion ou non. C'est simple à comprendre.

Si le pouvoir dispose de faire taire les media laïcs au prétexte de terrorisme, ce n'est pas demain qu'on s'interrogera sur la nécessité d'avoir une dictature religieuse dans votre pays, voyez-vous. Et on n'a pas encore parlé de liberté d'expression ici, on parle juste d'abus de pouvoir

Mais pour que votre entreprise soit couronnée de succès, on l'a vu, il faut que la foule applaudisse. Pour cela il faut créer un réflexe "pousse-bouton". Le réflexe "pousse-bouton" est hérité des premières poupées parlantes, on appuyait sur un bouton caché dans son dos, et elle disait "Maman". Au début, c'était même un disque en plastique microsillon qui était lu !

Le pouvoir socialiste avait créé le réflexe pousse-bouton " raciste " afin de véhiculer l'idée que toute personne qui évoque les éventuels problèmes que pose le partage de l'espace d'une même Polis avec des règles de droit culturel différentes n'est motivé que par le racisme, afin d'effacer l'idée qu'un quelconque problème puisse survenir lorsqu'une communauté préfère constituer un ghetto que de s'intégrer, afin de pouvoir poursuivre ses rituels à l'abri des lois du pays. 

Le pouvoir néo-libéral, porté par l'immense espoir de sauver le monde de l'inévitable crash que même Marx avait déjà vu arriver, a créé le réflexe bouton de "terroriste", associé à sa version soft, le bouton "complotiste". 

Chaque fois que vous ne véhiculez pas la pensée du gouvernement, l'opinion correcte qu'on doit avoir, ou les consignes données par les sites en .gouv.fr sur ce qu'il faut penser, vous êtes un "complotiste", c'est à dire une personne qui vise à intoxiquer le cerveau des autres avec de fausses nouvelles. 

Heureusement, le gouvernement et ses "conseils scientifiques " estampillés par le parti vous disent ce qu'il convient de croire et ce qu'il faut penser.  Peut-être que votre site ne sera pas fermé tout de suite, mais il pourrait l'être alors, méfiance, restez dans le domaine des extra-terrestres et ne venez pas parler politique.

L'URSS a usé et abusé du truc en son temps, et toutes les bonnes dictatures de notre temps continue de le faire.

L'idée est de déplacer l'opinion depuis le terrain de jeu démocratique "Il y a une opinion A et une opinion B", vers le terrain entouré de barbelés, il y a les prestigieux et les complotistes, les bons communistes et les délinquants, les bons musulmans et les terroristes. 


Je le répète, il ne s'agit pas d'une question de contenu, mais de possibilité de débat. Que le nombre de camions partis de ground zero ait été assez élevé pour emmener tous les déchets, je n'en sais rien, c'est une question d'expert, l'un dira oui, l'autre non, on n'en sortira jamais, et ce n'est surtout pas moi qui trancherai !

Mais l'important c'est que ni le site de l'un, ni le site de l'autre ne soient fermés. Que tous les deux puissent s'exprimer, c'est ça qui est crucial pour le maintient en vie d'une démocratie.


Ce qui est vital aussi, c'est que les autres media jouent le jeu. C'est que lorsqu'on publie un lien sur leur site, ils laissent la publication. Faites le test avec un truc un peu sulfureux genre :

à partir de 13:07

Et essayez de le mettre dans un courrier de lecteurs d'un journal, vous allez voir le résultat de l'auto-censure, comme le crétin qui s'empresse de mentionner la "supposée résurrection", tremblant de peur qu'on l'envoie en camp de rééducation parce qu'il a eu une mauvaise pensée.

Malgré le CV de la dame, qui a passé 20 ans à dresser Ebola pour qu'il apprenne à infecter poliment une cellule humaine, son opinion n'a aucune importance, puisque c'est une complotiste qui ne dit pas comme le gouvernement a dit qu'il fallait dire, donc ce qu'elle dit est pas bien, faut pas écouter.

En revanche, les opinions conformes, elles, sont bien paisiblement relayées, on ne les embête pas :



et voilà le cœur de la question de la liberté d'expression. Si vous dites "Eh bien moi je me réserve le droit d'écouter tous les discours et de me faire mon opinion moi-même", vous appelez à ce que tous les discours soient publiés. Tous, sans exception. 

Personne n'a à décider pour vous, à trier ce qui est bon et mauvais entre ce que vous devez croire et rejeter.

Si j'ai envie d'émettre une hypothèse comme quoi la Terre est une fraise Tagada plate et carrée, j'ai le droit de pouvoir soumettre cette hypothèse à mes concitoyens. Ils ont le droit de pouvoir l'examiner, en débattre, et juger par eux-mêmes, car ce sont des gens intelligents, et pas des enfants crétins à qui on doit dire ce qu'ils doivent croire.

Tout gouvernement qui m'empêche de le faire est une dictature qui s'arroge le droit de décider de ce dont on doit discuter ou pas, et pour ce faire, de fixer arbitrairement les limites du territoire où il est possible d'avoir le droit de choisir ce qu'on pense.

Eh bien moi je revendique le droit d'agrandir le territoire des possibles de ce que je veux entendre et débattre jusque là où il me plaira à moi, et pas au gouvernement.

J"ai rien à foutre de ce que pense le gouvernement sur le coronavirus, et surtout j'ai rien à foutre de qu'il pense que je dois penser, moi j'estime avoir le droit de choisir moi-même entre les opinions, et pas entre les bonnes et les mauvaises, les sales et les propres. C'est moi qui trie, pas les commissaires du partei. Heil !

Si j'ai envie d'entendre l'avis de Mme Mikovski sur le virus, l'avis des illuminés de Rael sur la vie après la mort, et l'avis du Père Noël sur les escargot fourrés praliné, c'est mon problème que de me faire mon opinion à partir des sources que je veux, et je serai reconnaissant au gouvernement de me laisser le choix des sources que j'ai envie d'entendre, et à partir desquelles je me ferai mon opinion, merci !

Tous ceux qui me lisent le savent, mais vous n'en avez encore qu'une vague idée tant que vous n'aurez pas lu les publications du Daronian Institute, ceux qui me lisent donc savent combien je hais l'obscurantisme religieux, ses préceptes à la con, et ses directives pour décérébrés. Je maudis ces débiles qui ne savent que citer un immam ou un rabbin pour justifier leurs âneries de consignes alimentaires ou de conduites stupides. Eh bien ils ont le droit de proposer ces opinions à la con à leurs congénères, c'est un droit inaliénable. C'est à moi de faire en sorte qu'il y ait des librairies ouvertes où le disciple décérébré a le droit de rentrer, pour avoir un autre son de cloche.

Je sais, vous me direz que le disciple religieux décérébré ne mettra jamais les pieds dans une librairie puisque justement, une partie du lavage de cerveau qu'il a subi lui fait considérer la librairie comme le haut lieu de la fausse croyance. Eh bien tant pis, la démocratie ne souffre pas la moindre entaille.
Vous n'aviez qu'à occasionner une chute de cheval au drones d'Amazon, et soutenir les libraires. Si vous n'avez pas remarqué que la cyber-connerie numérique et la déculturation qui va avec finissent par une disparition de la démocratie, il serait temps de commencer à ouvrir les yeux.

A ce propos, je lance un grand appel à tous mes jeunes amis qui ont encore le bras vigoureux, achetez des lance-pierres et descendez-moi ces flicards de drones avant qu'ils ne vous flinguent.

Bien, ceci posé, on va pouvoir continuer.


(1) Cela va même un peu plus loin. Pour décourager le pédophile, on punit non seulement la détention, mais aussi le visionnage d'images pédopornographiques. L'intention ici est claire : il ne s'agit pas tant d'admonester le vilain visionneur que de faire tarir la source en privant de débouché le flux. On se dit que si on terrorise les clients des prostituées, on mettra fin au proxénétisme. De même, on se dit que si on empêche les gens d'acheter du faux Vuitton, les contrefacteurs cesseront d'en fabriquer, et si on empêche les pervers de visionner de la CP, on découragera les producteurs d'en produire, ce qui sauvera autant d'enfants de cette blessure physique et psychique.

lundi 13 avril 2020

De la liberté d'expression I

Tout d'abord, je voudrais dire que j'ai entendu Macha Makeïev dans sa masterclass, où elle parlait de l'expérience physique du théâtre. A la fois archaïque et sommet du raffinement, la rencontre d'un autre non prévu, le fait de s'asseoir à côté d'un inconnu en vu de partager une même émotion est le signe d'une civilisation où cette curiosité peut s'exercer en toute liberté, en même temps qu'il est l'acte même de cette curiosité et cette liberté de "former public", art de société donc, pratiqué depuis la nuit des temps.

C'est très beau et très vrai, et le théâtre doit être protégé.

Sinon je voulais dire que j'écoute avec recueillement le cours d'Alain Supiot au Collège de France, je crois qu'il est de 2013, et intitulé : " Du gouvernement par les lois à la gouvernance par les nombres". Je n'en suis qu'à l'épisode 1, mais cela fait trois fois que je le repasse. Il faut absolument écouter ce cours, ne serait-ce que pour trois raisons.

D'abord parce que c'est époustouflant d'intelligence et d'érudition, et que c'est une source de savoir en soi. Ensuite parce que cela vous éclairera sur bien des points de nos sociétés modernes. 

Et enfin, pour une raison qui est plus rattachée à ma recherche, et vous comprendrez en vous souvenant que je définis l'exercice du langage essentiellement comme l'usage d'un consensus. Cette place ambigüe attribuée au droit dans le savoir, et exposée à partir de 39:00 explique pourquoi j'ai si souvent recours au droit pour y puiser des exemples de linguistique. 

Je n'en veux pour preuve que ma citation chérie, extraite d'une lettre d'un assuré à sa compagnie d'assurances : "Vous me dites qu'il n'y a pas de vol entre époux, on voit que vous ne connaissez pas ma femme."

A l'égard de mes récents articles sur le passage de l'individuel au collectif, vous comprendrez que je m'articule également avec cette entreprise d'analyse juridique en ce point qu'Alain Supiot mentionne en à savoir que d'une phrase à l'autre dans un même paragraphe, le mot "bonheur" est associé une première fois à l'individu, dont la recherche de bonheur est un droit fondamental et inaliénable, et une seconde fois à la collectivité, légitimée à chercher une forme de gouvernement qui assure "son bonheur".

Que dans un texte dont on peut penser que chaque mot a été pesé, les "bonheur", individuel et collectif soient ainsi "inconsciemment" confondus sans aucune précaution, c'est édifiant. Cela invite à se demander si pour les auteurs, ils ne l'étaient pas, en tout cas ils étaient associés bien plus fortement que de nos jours, ce qui fonde proprement la série "En quoi suis-je concerné par la loi ?".

Dans une société où l'idée de bonheur collectif a disparu, parce que chacun voit son bonheur à porte, et les deux phénomènes entrant en boucle, publier une loi relèvera de l'exploit, il faudra que ce soit en temps de guerre ou d'épidémie.

 Bien. Le sujet central de ce billet est son titre, un thème récurrent de ce blog, mais j'y reviens car plus ça va, et plus le grumeau grossit, et moins j'arrive à l'avaler. Ceci pour la simple raison qu'il est renouvelé d'une façon "tsunamesque" par les rézosaucieau, lesquels lui font ce qu'il font à tout, c'est à dire lui donner le mégaphone d'un leader syndical en tête de cortège, avant même que de savoir si on a appris à parler à ce type là. 

Bien entendu, on découvre souvent avec effroi, mais un peu tard, que ce n'est pas le cas. La leçon commence à coûter pas mal de fromage, et je voudrais pencher un peu ma face de vilaine et vieille sorcière sur le berceau de cet enfant. 

Avant d'en venir au cœur du problème, il faut signaler que les précautions qui entourent le sujet, la liberté d'expression, donc, sont rendues brûlantes par le fait que le mégaphone des rézosossio assourdit tout le monde, mais ajoute un autre défaut que n'a pas le mégaphone de manif : il a un micro hyper sensible. Voir le cas de ce pauvre type qui a fait une blague minable sur les pokemon. C'est de mauvais goût mais on n'a réussi que de peu à lui éviter le lynchage alors qu'il n'y a pas de quoi en parler deux minutes. La foule s'empare d'une bourde, réclame la tête du type et on lui donne droit.

Troisième caractéristique à retenir quant à notre temps de "la Toile", c'est la désacralisation "en temps réel" des événements qu'on eût regardé dans le temps confit de respect. Il se foutent gentiment de la gueule de la Reine, mais quand le collectif estime que ça ne se fait pas, ils courent tous, une fois de plus, comme les bovins à Solutré, dans la même direction.

Je vous signale d'ailleurs, et je le dis très sérieusement, qu'il faut avoir vu un troupeau de vaches s'ébranler sans raison et devenir folles à courir dans un pré uniquement par mimétisme pour comprendre la puissance de cet instinct. Il faut avoir vu comment cette onde se propage, comment elle prend l'animal où qu'il soit pour le pousser à courir sans qu'il sache lui-même pourquoi, pour vraiment comprendre et mesurer, à ses effets, cette force archaïque et invulnérable.

J'ai dû prendre garde à ne pas écrire "ma vilaine face de vieille sorcière". C'était prendre le risque que le micro ultra chatouilleux amenât aux oreilles de quelques uns l'ombre de l'idée que j'aurais eu l'ombre de l'intention d'insinuer que les vieux sont tous et automatiquement  (1) vilains, et là.. houlà boum, c'est Nagasaki, ah non, il ne faut pas risquer de blesser la sensibilité du peuple japonais en deuil, on recommence, et là houlà boum c'est l'étoile de la mort, voilà ouf, pourvu que Disney ne porte pas plainte, non, on ne sait jamais, je recommence :

Et là, houlà boum, c'est la bombe atomique de Hitler. Voilà, là c'est sûr, personne ne s'en recommandera. Car en effet, si les quelques uns qui ont eu les oreilles blessées par mon insinuation sont par malheur, enfin je veux dire par bonheur, membres de l'association de défense de la dignité des vieux, alors là j'ai la moitié de la planète qui me court après pour me lyncher, et douze cabinets d'avocats pour me ruiner. 

Eh oui, il y a quatre ou cinq pèlerins qui, ayant raté leurs études de sociologie et de théâtre (2), et ne sachant quoi faire de leur vie, se sont dit qu'ils pourraient grappiller quelques sous et un peu de notoriété en montant une association de défense de quelque chose, de préférence des opprimés. 

Ils ont le choix : depuis les indiens canadiens qui ne peuvent plus commercer en peaux de kayaks depuis le K-way jusqu'aux vieux de l'Ehpad du coin, la planète entière est devenue une minorité à défendre. Malheur à vous si vous tombez entre leurs griffes, et si leur avocat réussit à prouver que l'ombre d'une arrière pensée raciste envers la minorité des vieux marins homosessuels natifs canadiens vous a traversé l'esprit. 

Retenons bien cette caricature outrancière que je fais pour vous aider à comprendre : "Chacun est devenu une minorité à défendre". 

Et je mets tout de suite cela en parallèle avec ce propos d'Alain Supiot dans une de ses chroniques : 
https://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/11/07/31001-20161107ARTFIG00145-alain-supiot-aux-etats-unis-comme-en-europe-le-grand-delitement-de-la-democratie.php

"Les Européens n'ont pas attendu M. Trump pour ne tenir compte des élections que si elles vont dans le sens de ceux qui estiment savoir mieux que la majorité des citoyens ce qui est bon pour eux."

Cette pierre posée, le thème est donc : La liberté d'expression.

 Notons d'abord qu'en tant qu'elle est partie du droit, la liberté d'expression se déploie dans l'espace où la société se rêve, et dont une frontière est ici l'endroit où l'individu devrait s'autocensurer sans qu'on aie à le lui demander. 

Par exemple, un crétin de journaliste de France Info, dont le métier est pourtant un gardien de la révolution du temple,  nous sert : "Le dimanche de Pâques, on célèbre la commémoration de la supposée résurrection du Christ".
Hélas, non on fête bien la résurrection du Christ, comme le 15 août l'Assomption. 

Le 14 juillet, on ne célèbre pas la "supposée" révolution française, qui ne le fut pas tant que ça etc. Le 11 novembre, on ne commémore pas le "prétendu" armistice, qui fut tout sauf un armistice etc.

On ne réintègre pas la critique dans le calendrier des PTT, sinon c'est la Torah. Donc ce crétin de journaliste a si bien intégré que la plus grande honte c'est d'afficher être chrétien, qu'il faut éviter à tout prix que le commissaire local du parti ait vent qu'il a eu l'ombre d'émettre l'idée que tout cela n'était pas que du vent qu'il s'empresse de nous faire une bouteille de Klein linguistique, remarque c'est poétique, j'aime bien. 

Le 25 décembre, on fête la supposée naissance du supposé Jésus, le 1er mai un hypothétique travail etc. Le journaliste a bien compris qu'il faut s'autocensurer sur tout ce qui est religieux, donc il surjoue son rôle de bon chienchien du sociétal. D'ailleurs il aurait dû dire la résurrection de le/la Jésus(e) pour le (les) cas où le(la) prétendu(e) Jésu(e) aurait été lesbienne, c'est pas bien ça.

Ce qui découle de la remarque ci-dessus est que la liberté d'expression est un thème qui a cette curieuse particularité, comme beaucoup de sujets "sociétaux", et donc on l'a vu qui on maille à partir avec le droit ( lui-même expression des rapports de violence entre classes dans la société telle qu'elles se rêvent devoir être), de ne pas avoir les deux pieds dans le même ordre.
Je m'explique.
Dans les disciplines sans impact sociétal, les pour et les contre d'une doctrine sont situés de chaque côté d'une ligne de partage, comme les joueurs de ping-pong de chaque côté de la table, séparés par le filet. Il y a une symétrie. Ainsi ceux qui sont pour autoriser l'utilisation des moteurs électriques dans les vélos, et ceux qui sont contre. Ceux qui sont pour saler l'eau des pâtes et les autres contre, etc.

Une dissymétrie s'installe lorsque par exemple on parle de ceux qui sont pour que les cloches sonnent les heures et le dimanche, et ceux qui sont contre. Il est évident que ceux qui trouvent ça mignon habitent loin des églises et que ceux qui sont contre sont ceux qui sont emmerdés, à savoir les voisins des églises.

On feint de continuer comme si c'était un débat symétrique sur ce que doit être le village français, les pour et les contre les cloches, alors que cela recouvre simplement une question de cadastre et de nuisance.

Dans le cas de la liberté d'expression, il n'y pas non plus, et beaucoup s'en faut cette fois, de "pour" ni de "contre", il y a juste le problème de savoir si vous appartenez à la classe qui a le pouvoir de fermer la gueule de l'autre ou pas.

Je détaille : vous qui vous prenez pour un grand démocrate, vous êtes pétri de préjugés moraux, ceux de votre classe, normal, pas de honte à avoir (enfin si un peu quand même). Vous jouez au défenseur de la liberté de parole face aux souverains d'Afrique et d'Asie qui sont bien loin, mais je ne vous donne pas deux minutes avant que vous suppliiez ce blog, google, Facebook où je ne sais qui de supprimer mes publications, et devenir un défendeur d'expression.

Si j'argue de la liberté d'expression pour dire des cochoncetés, vous les grands Charlie en ligne, vous allez dire que oui mais là non, c'est pas possible de laisser dire des horreurs pareilles etc. Exactement ce que les musulmans font avec les caricatures, tout pareil. Ils sont mignons....

Disons que c'est surtout vous qui êtes loin de ces souverains, et notamment de leurs milices, et notamment de leurs matraques. C'est au pied du mur de la cellule qu'on voit le militant des droits de l'homme. Ceci dit, c'est bien de les soutenir d'ici, mais passons. C'est mieux que rien.

On voit par exemple que la classe des dirigeants d'aéroport suisse a le pouvoir de faire fermer sa gueule à un représentant de la classe des journalistes allemands, sur ordre de la milice d'un représentant de la classe des rois d'un pays étranger, en faisant obéir la classe de la police suisse.(3)

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/le-sulfureux-roi-de-thailande-fait-un-retour-fracassant-en-europe_446474

Mœurs du moyen-âge, allez-vous me dire. Mais vous a-t-on entendu ? Non. La liberté d'expression, c'est l'espace où la classe qui a le pouvoir de fermer ta gueule te laisse t'ébattre. Et c'est, toujours et partout, le même espace, à savoir celui où ça ne la gêne pas.

Par exemple, dans notre belle république, que vous prenez pour un exemple de liberté d'expression dont on peut se servir comme un gant pour gifler les mollahs, nous avons ceci :

http://www.rfi.fr/fr/emission/20190525-journalistes-convoques-dgsi

Des journalistes convoqués et rappelés à l'ordre ("la loi") pour avoir dit publiquement que la France fournit aux dictatures du Golfe des armes qui servent à tuer des civils au Yemen. Tout ça parce que les monarchies du Golfe pensent que Sanaa abrite je ne sais quelle bande de crétins qu'une autre bande de crétins entraîne à poser des bombes.

Enfin, la misère humaine, quoi. Ils prennent ça comme prétexte pour noyer les gens sous les bombes, come en Syrie où vous laissez gentiment nettoyer le terrain pour les compagnies pétrolières. Mais nous, on en profite pour vendre des armes. "Ben ouais, si c'est pas nous c'est les autres qui les leur vendront."
Ben voilà...

N'empêche que les journalistes ayant des problèmes avec la Justice, ça fait un peu Turquie, non ?

Précisons tout de suite que je suis un fan absolu, irréductible, mordicus, épileptique de cette liberté. Lorsque j'ai vu cela :


mon sang n'a fait qu'un tour. Qui, quel juge, quelle instance judiciaire a nommé Twitter gardien de la " remise en cause du confinement" ? Laquelle est, je le rappelle, une potion politique comme une autre. Personne, aucun, aucune. Twitter s'auto-proclame gardien de telle ou telle valeur et vous le fait payer d'une sanction immédiate lorsque votre avis ne correspond pas à la doctrine du parti du consensus mou des moutons bien-pensants. Heil Twitter ! Pas mieux, tous les dictateurs font ça.

Twitter fournit un espace d'expression, et est selon moi jusqu'ici-non-expressément mais je vais le faire, invité à fermer sa gueule sur ce qu'on y échange. Si on a besoin de son avis, on le lui demandera. C'est d'ailleurs pour cela que les gens émigrent vers d'autres solutions, pour si des fois on a envie de sortir de ce que Twitter autorise !!!!

En plus, le pire, c'est que il ne s'agit même pas d'un propos, c'est juste un mec qui se balade, pas la bite à l'air, non il se promène il rencontre ses gens. Et ça " remet en cause". L'expression à la con, minable. D'ailleurs il s'est excusé, ce minable. Moi j'aurais supprimé on compte direct et annoncé que je passais chez un réseau qui me laisse donner mon avis. Leur puissance est devenue une arme contre ceux qui mendient la cooptation de la plèbe.

Encore une fois ce n'est pas le problème de Twitter. Ce que je publie ne les regarde pas. Et d'ailleurs, c'est parce que les États se sont lâchement défaussés sur le dos des fournisseurs d'espace d'expression, que ces derniers ont acquis ce pouvoir.

Moi j'estime qu'en France, c'est la justice française qui doit décider si ce que je dis doit être censuré, pas Twitter ou autre de ces réseaux à la con, même si c'est pour bêler en se faisant passer pour un agneau avec ce slogan tellement virginal "En faisant ainsi, ils sauvent juste des vies", à dire en clignant des yeux kawaï. Twitter, c'est comme le tuyau du téléphone, ça n'a pas à avoir d'avis.

Que tout le monde bêle qu'il faut se confiner, c'est le problème de la société, pas celui de Twitter, qui répète le bêlement des moutons en déclarant que c'est le bien, comme des crétins incultes qu'ils sont. Cela me rappelle toujours l'histoire de l'Amoco Cadiz ou je ne sais quel pétrolier qui avait répandu du pétrole sur les côtes du Canada ou par là.

Une myriade de bénévoles était venue pour nettoyer, armés de seaux, de balais et ils ont gratté comme des forcenés les rochers avec des détergents. Plusieurs années après, on a constaté que les parties de côte où ils n'avaient pas pu accéder s'étaient nettoyées naturellement bien mieux que les parties agressées par les héros volontaires, et qu'on aurait mieux fait de laisser les choses en l'état.

Les exemple sont nombreux, de cas où on ne comprend strictement rien à la situation, et Twitter ne comprend rien au virus, mais ils choisissent un camp, celui où tout le monde bêle de concert, de préférence, s'emparent de l'étendard, et coupent des têtes, parce que ça redore un peu leur blason de volière inutile. Et donc ils s'arrogent le droit de juger ce qui doit exister ou pas comme propos.

Un peu de modestie vous siérait, crétins ignorants...

Tout ça pour dire, et ce n'est qu'un début, à quel point la liberté d'expression m'est chère. C'est le premier point avant d'en venir, justement, à ces réseaux où se réfugient ceux qui trouvent que "la censure sucks". 

Mais avant cela, je voudrais faire un détour par un autre aspect de la liberté d'expression, qui est celle d'exprimer sa liberté d'écouter.

(1) Tant il est vrai qu'il est devenu impossible à nos jeunes crétins contemporains (pléonasme) qui ne trouvent  comme job que modérateur chez Facebok ou autre réseau de crétins, d'imaginer que, lorsqu'on pense quelque chose, ce n'est pas forcément sous la forme d'une opinion butée à 100 % irréductible, que lorsqu'on dit "le ciel est bleu", on n'implique pas forcément qu'il l'est tous les jours, qu'il l'est tout autour de la planète h24, ou bien qu'on est raciste envers les bleus.

(2) Mais c'est pas de leur faute, faut dire, il n'y a pas eu de cours dans ces matières depuis 5 ou 6 ans. Après le confinement, les profs ont exercé leur droit de retrait,jusqu'en novembre. Après, les grèves des gilets jaunes ont empêché les trains de rouler jusqu'en 2025, et après, on ne sait plus parce que Twitter supprime les messages là-dessus.

(3) Je me garderai bien sûr de tout commentaire tendant à caractériser l'attitude de lèche-cul des pouvoirs suisses, ou de sa police qui ne demande que cela. La Suisse est un pays où la distinction entre citoyen et policier est plus floue que chez nous. En France, on aurait carrément planqué le zingue à Vélizy, car la France est un pays où la distinction entre collabo et citoyen est plus floue que chez nous.

dimanche 29 mars 2020

Le retour du refoulé (corona)

Pour ceux qui se demandent ce que c'est que le refoulement, en voici un bel exemple tiré de la presse sur le virus :

" Troubles gastriques, ces symptômes précoces du virus qu'on n'avait pas perçus au début, et qui permettent de confirmer les soupçons plus vite que la toux ou la fièvre".

Inconsciemment, vous ne voulez pas que ce virus soit une maladie grave. Vous voulez qu'il soit une petite grippe.

Donc chaque fois qu'on va vous parler de problèmes intestinaux, vous allez refouler ce signe pourtant réel et évident dans l'inconscient, et attendre que le patient tousse, afin qu'il ait bien la maladie que vous souhaitez qu'il aie.

Une fois que vous aurez admis que cette maladie est bien plus qu'une grippe, alors le déni des signes va tomber, et lorsque le malade aura des douleurs abdominales, vous allez les voir, les entendre, vous n'y serez plus ni aveugle ni sourd, vous les prendrez en compte, mais le refoulé refera surface, et brutalement vous vous souviendrez qu'on vous en parlait depuis le début.

Ces signes que vous aviez refoulés dans l'inconscient, il vont soudain vous apparaître, ah mais oui, ils sont bien plus précoces que la toux, et si on les utilisait ? Tout cela parce que vous avez enfin admis que cette maladie n'est pas une grippe. 

Vous voyez à quel point il est vrai de dire qu'on ne voie que ce que l'on veut voir, et qu'il n'est de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Vos perceptions, qu vous pensez premières en bons phénoménologues, sont asservies à vos croyances.
Bien.

Mais ce qui m'intéresse là-dedans, vous vous en doutez, c'est le passage de l'individuel au collectif. Ce sentiment que je viens de décrire, vous le ressentez intérieurement, et vous ressentez qu'il est évident qu'il se produit et ne peut se produire qu'à l'intérieur d'un seul esprit. Le mien, le vôtre...

Alors comment se fait-il que le lieu de son émergence soit, non pas votre esprit ou le mien, mais bien les media et autres espaces collectifs ?

C'est parce que nous avons remarqué que dans les media, on annonce bien tardivement la survenue l' "apparition" de symptômes précoces qu'on n'a pas envie de voir, c'est parce que donc nous remarquons dans les media ce refoulement collectif que nous devons bien admettre que, à l'introspection, il est présent en chacun de nous. 

Et c'est d'ailleurs, même si je m'en méfie, une évidence. Il est évident que le sentiment collectif, remonte s’agrège depuis les processus individuels. Et c'est déjà pas mal.
Prenons une rédaction de télévision, imaginons les conférence de rédaction, et amusez-vous à trouver la réplique que chacun va servir histoire qu'on n'aborde pas le sujet.

Ainsi, le silence se construit, partout, petit à petit, et plus aucun media n'en parle parce que, individuellement, chacun de nous n'a pas envie d'en parler. Et puis la tendance va s'inverser un jour. Un jour untel sera prêt à admettre que la maladie est plus grave qu'une simple grippe, et il va cliquer sur le lien correspondant, et le succès de l'article va en entraîner un second, et ainsi les gens vont se convaincre un par un qu'on doit regarder en face que la maladie est grave : le thème est devenu "conscient", il a été ramené à la conscience depuis l'inconscient où on le tenait refoulé. 

 La question qu'on peut se poser par ailleurs est celle de la structure de stockage de l'inconscient individuel. Pour le collectif, c'est une sorte de silence, une zone où les clics se maintiennent en dessous de 10... Le sujet fait moins de 10 vues sur YT, on l'enterre... 

Mais pour chacun de nous ? Comment stocker quelque chose mais sans le rendre disponible ? Je ramasse les copies dans une heure.

Maintenant pour revenir à la question principale, elle est celle, pourrait-on dire, de la représentation (nous y revoilà) du phénomène.  Je serais prêt à parier qu'il y a du quantique là-dedans, sous la forme suivante : si vous demandez à chacun son avis, vous allez poser la question sous forme binaire : "A votre avis, l'épidémie est-elle grave ou bénigne ?". Donc la réponse est binaire. La réponse est soit blanc, soit noir.

Chacun ne peut fournir qu'une seule des deux seules face de la pièce, et on s'attendrait donc à ce que statistiquement, le résultat de mille interrogations où chacun ne peut répondre que blanc ou noir soit proche de 50 % de chaque occurrence :)

Eh bien non. La foule, le collectif va manifester sa nature ondulatoire par le fait que les gens répondent "pour faire bien". En fait ils disent une chose, et en pensent une autre, celle-là même qui va régir leurs agissements (ne pas relayer l'info sur les douleurs précoces qui signent plus grave que la grippe).

Donc au début de l'épidémie, on aura un résultat à 60 % pour la réponse "Ce n'est qu'une grippe", et un mois plus tard, on aura 60 % de "c'est plus grave" tandis que chacun des individus donnera toujours une réponse considérée comme un sur deux.

 Pour le redire autrement : Vu à l'échelle individuelle, le répondant sondé corpusculaire, n'y connaissant rien, donne une réponse au hasard, donc on a 50 % comme le tirage d'une boule dans un sac. Et pourtant, quand on compile les résultats, on a 60 % de blancs.(1)

Et si on regarde les actes manqués et autres révélateurs, on aura 70 % blancs, qui appréhendent d'affronter ce qu'ils pensent pourtant être la vérité, c'est plus grave. Les faits révèlent, remettent au jour ce qui est dissimulé dans l'inconscient par le geste de refoulement.

Le comportement ondulatoire de l'espace collectif révèle que chacun des corpuscules appréhendé, observé, est, en fait, intérieurement, dans un espace où cette propriété n'est pas mesurable, à 60/40, soit lors du premier sondage, par trouille, soit dans le second à 40/60 en faisant face à la réalité.

Dans le second espace , on a peur, dans le quatrième on fanfaronne, mais la réalité collective est là pour nous rappeler que, majoritairement, nous mettons le sujet gênant sous le tapis. D'où les émissions "démasqueurs de scandale", signes permettant d'anticiper le retournement de tendance.

(1) Je sais bien que ce n'est pas ainsi qu'ils raisonnent en MEcaQ. Je sais que c'est l'inverse à savoir : Du fait que 70 % des électrons du flux mesuré sont polarisés + et 30% sont mesurés -, je déduis que chacun des électrons, est à titre individuel, dans un état superposé 70 % + / 30 % -

Ce qui m'intéresse ici ce sont deux choses : 1 - le transfert inverse, à savoir, comment opèrent les mécanismes qui font que, si chacun de nous est persuadé individuellement que ce n'est pas grave, alors, les media n'en parlent pas (et là, certes, s'amorce le mécanisme de feed-back : la foule à son tour me rassure), et 2 -

mardi 24 mars 2020

L'air du temps

 Au fait pour les ceusses qui aiment mon style décalatoire et provocatif, j'ai mis ici quelques images qui vont contre l'air du temps, histoire de ventiler les virus.

Fact checking : Non, la France n'est pas en manque de stocks de virus, 24 millions en ont été commandés sous la présidence de Félix Faure, puis 240 millions sous Edgar Faure, puis un million sous Debussy, ils vont être livrés prochainement aux soignants. Bref, Mme Buyzenun et Mme Batch-a-lot ont acheté un packson, il n'y a rien à déclarer.

De fausses rumeurs affirment que le virus porte un masque pour circuler afin de tromper les joggers et les fêtards. C'est faux, il n'a jamais été question d'autoriser ce farceur à sortir après 22 heures.



 Sinon, j'ai vu une vidéo sur les Américains : ils pensent qu'il faut défendre leur famille en tirant au pistolet sur les Indiens. Cela n'a guère évolué depuis plus de deux siècles, ils sont fidèles à leurs vieux mythes.


 Pareil pour l'Économie. Faut être un Américain pour croire qu'un billet de cent balles va faire des petits. Et même tant qu'à la fin on sera assis sur une pyramide de biftons. 

Oh ne ricanez pas, les Français, ce n'est guère mieux. Eux, ils pensent qu'en entrant dans les bonnes grâces de Mme de La Pomponne du Dard, cousine du Roy, ce dernier vous octroiera privilège exclusif de fabriquer des chaussures pour l'armée, la fonction publique, et plus généralement la France, et que ce sera interdit à tous les autres, seul moyen pour un gentilhomme de conserver un marché.

France cul écrit : " Un souci littéraire du soin 
Nombre de romans français contemporains participent de ce qu'on pourrait qualifier d'une forme de thérapeutique  littéraire, comme un souci litéraire du soin à apporter pour 'réparer le monde'... "

C'est bien vrai. Non seulement c'est pas de la littérature, c'est du business, mais en plus, c'est mal écrit, de la merde.

Sinon, dans le temps, on aurait, à Lourdes, formé une procession pour chasser le virus. Nombre seraient nasfrez, nombre seroient morts, m'enfin le virus eût été chassé. Aujourd'hui on ferme Lourdes pour se planquer du virus. On est vraiment devenus une civilisation de tapettes.

Parmi les journalistes, Gilles Paris a un style supportable

Je voulais dire d'autres conneries mais je m'en souviens plus...




lundi 16 mars 2020

Bugne ou beignet, baptistère

Cette nuit, je devais partir au bord de la mer avec des amis pour le week-end. On faisait la tournée des magasins pour les provisions et autres articles. Et à un moment, ils avisent un escalier qui s'enfonce dans le sol, à même la terre. Sans fronton, sans décor ni inscription, les marches nues. 

Vue arrangée

Ils commencent à descendre l'escalier, non sans peur. Nous partagions, privilège du rêve, cette terreur grandissante : nous savions aller vers quelque terrible révélation. Quelque chose ou quelqu'un nous attendait en bas. L'angoisse dut avoir sur moi plus d'effet, puisqu'après les avoir stoppés plusieurs fois, je décidais de renoncer à la descente, et les laissais poursuivre.

Remontée au dehors, je reprends la voiture et je finis les courses. Autre privilège du rêve, le week-end est effacé et je les retrouve le lundi, terriblement changés. Je sais qu'ils ont vu ce qu'il y avait au fonds, et qu'en une certaine manière, ils sont restés là-bas, bien que leurs personnes soient présentes dans le monde.  

Je m'éveille alors, pleine de l'angoisse du cauchemar, et d'une certaine manière, il se poursuit dans la réalité : marchant dans les couloirs de la maison, je réactive celui de Dominique Hélie dans le Caméléon Mystique de Maurice Fourré. Il se voit s'éveillant au côté de sa logeuse, tuée par lui dans leur lit de débauche.

J'ai peur de trouver le cadavre de L démembré dans son lit, et d'avoir à me dire "Il n'y a que toi qui ait pu faire cela". Et j'englobe B, une autre fille, dans la nuit de tuerie. Bien sûr, la clarté de la conscience revenant, je n'irai pas jusqu'à ouvrir la porte de leur chambre pour vérifier, je suis sûre que c'est un rêve.

Là je prends conscience de la part de rejet refoulé de leur présence, l'une responsable de celle de l'autre. Et bien sûr je sais la vérité qui m'attendait au fonds de l'escalier. Elle m'impose la présence de B alors que je souhaiterais celle d'A. Je sais que même si L et B étaient absentes, c'est moi-même qui aurait à m'imposer de ne pas tuer A !

J'ai d'ailleurs entendu une psychiatre à la radio dire à propos des victimes de violences sexuelles de la part des gynécologues et chirurgiens (Affaire Le Scouarnec) : "Ne vous y trompez pas, il s'agit non pas de pulsions sexuelles, mais bien de pulsions meurtrières".

Alors "En faisant l'amour, on obéit à la mort". Voilà qui éclaire d'un autre jour la chasteté préconisée par les religions. Il s'agit non pas d'un mépris du corps, mais d'une manière d'aspirer à une vie qui ne passe pas par lui.

On se fustige alors pour tenir en respect cet appétit envahissant.

Mais alors, que faire de l'amour, là-dedans. Car il y a de l'amour. Peut-être trop d'ailleurs. Trop d'amour tue l'amour, et en fait un sentiment qui n'a pas sa place dans le concert des actions de la vie humaine. C'est en trop, une production qui s'articule hélas à la libido, et donc, puisque la libido est au service de la fonction de reproduction, à l'activité sexuelle. Mais c'est décorrélé en profondeur. Cela se réactive en surface quand il faut trouver un activateur de la libido, et qu'il n'y a plus que celui-là.

Au fait, si vous voulez voir décrit un superbe délire cohérent (psychotique ?) bien construit, avec injonction du fétiche, réaménagement des indices en faisceau convergent, torture des formules de nombres et de mots, réquisition abusive des références (Césarin Labinette), détournement des indices (St Jean, St Nicolas), embauche des voisins dans l'expérience, contrats imaginaires, logorrhée sur le motif, enfin un festival, écoutez cette émission.

https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/la-poesie-arme-de-reenchantement-massive-34-paul-boens-a-la-chasse-au-tresor-de-rimbaud

Comme dans le titre de cet article, qui fait boucler le nom de la logeuse de Dominique avec le baptistère qui m'a servi de départ pour l'escalier, dans le langage, "tout communique", comme les pièces de la maison dans le film Mon Oncle.


L'espace du langage est une maison minée de trous de vers, où toutes les pièces communiquent par le fonds des tiroirs, les plafonds, etc.

Pour preuve le degré de cohérence des délires des psychotiques. Aucun écrivain n'arrive à exploiter le réel comme ils le font, pour y déceler des mystérieuses correspondances qu'on les chargés de révéler. 

La densité de liens qu'ils sont capables de créer est ahurissante. J'ai assisté à une assemblée de gens de cet acabit, c'est impressionnant. J'étais assise à côté d'un gars qui, avant la conférence, m'a fait un plan mystique de Paris : chaque pissotière est une base secrète, quant aux grands établissements type immeuble de l'EDF, c'est le siège intergalactique des chevaliers de l'Ordre du septième sceau violet, affilié à la branche d'Orion par sa belle-mère.

(1)

Bien, sinon, une autre remarque. 100 personnes sont confrontées à une maladie. 80 en réchappent facilement, et 20 trépassent. La première analyse est de dire que les 20 sont des vieux qui ne tiennent pas la bataille. Comme on a aussi des jeunes qui tombent très malades, on dit que "la plupart du temps", ça se passe bien. On entend alors que "dans 80 % des cas " on se remet facilement de cette maladie, et que bon, dans 20 % des cas, ça se passe mal, mais bon, ce sont quand même des vieux.

Et puis, tout de même, il y a des jeunes en bonne santé sans antécédents qu'on n'arrive pas à sauver. C'est parce qu'il faut réaliser que les chiffres reflètent la manière dont on les lit. Ici on lit ces statistiques à travers notre grille habituelle de la grippe : les jeunes s'en sortent, les vieux y passent.

Comme j'ai eu l'occasion de le présenter, non seulement lors de l'exemple du moteur en panne, https://formesens.wordpress.com/2015/06/13/probabilites-de-panne-du-moteur/ mais encore justement sur l'impact d'une maladie (article à retrouver), il y a une autre façon de lire ces chiffres. Elle est la suivante :

Lorsque 100 personnes rencontrent la maladie, 80 rencontrent la forme bénigne, 20 rencontrent la forme grave. Sur les 80 premiers, tout le monde s'en sort, et sur la forme grave, tout le monde y passe.
 
0 % si vous rencontrez la forme faible
100 % si vous rencontrez la forme sévère.
Donc en fait, on en revient là, la statistique est la suivante, soit vous rencontrez la forme faible, soit la forme grave, c'est 1 sur deux, 1/2 donc c'est 50/50, donc en réalité, la probabilité de mourir d'un contact du virus dépend de celle que vous avez de croiser une des deux formes, donc inconnue. Au mieux, elle est de 50 %



Alors, on reformule correctement : "Pourquoi certaines personnes plutôt que d'autres rencontrent-elles la forme sévère du virus ? "


(1) un "Mundgawi" germanique pourrait être à l'origine du "Montjoie" de "Montjoie St Denis !".


samedi 7 mars 2020

Le paradoxe de la dresseuse de zèbres


En ces temps troublés, on voit beaucoup d'arnaque à l'isolation de l'habitat. Cette dernière est comme toutes ses sœurs, une arnaque à la domination, et donc une relation amoureuse.

L'arnaqueur arnaque la victime avec son consentement, sinon c'est pas une arnaque, c'est un vol à l'arraché. La vraie arnaque est une séance d'hypnose, même si elle dure des années. Pendant ce temps, l'artiste emporte morceau à morceau la fortune ou le patrimoine de la victime, dans le délice de cette dernière qui jouit.

De quoi jouit la victime ? Non pas de se faire dépouiller, personne n'aime.

Non, elle jouit de laisser fonctionner en elle la part passive de la relation sexuelle, c'est à dire, au moins pendant la durée de consommation de l'acte, enfin, être au centre de l'attention de l'être qui la domine, qui lui mange le ventre, mais qui au moins, enfin, lui donne toute son attention.

Symétriquement, le fauve est dégoûté par sa proie. Il s'en veut de devoir manger cette saleté répugnante, cet être faible et minable. Mais il doit le faire. Et arnaqueur, c'est comme avocat, poète, peintre, psy ou comédien, c'est un vrai métier, c'est à dire qu'on ne peut pas l'exercer sans s'y investir personnellement, contrairement aux métiers qui gagnent de l'argent, qu'on peut exercer distraitement en laissant aller les choses.

Comme le chirurgien qui doit avoir, à la fin de l'opération, la tumeur sur la table et non plus dans le corps du patient, l'artiste arnaqueur doit avoir, à la fin de l'opération, le pognon sur le compte de sa société-écran, et plus sur celui du client. C'est ou l'un ou l'autre, mathématique, pas la place pour tergiverser, pour se demander si le débat.

La dominatrice séduit l'intellectuel, elle flatte sa fierté parce qu'elle sait se montrer plus smart que lui. Elle lui dit "Je vous ai manqué ? "

Il lui dit, je ris, non de votre réplique, mais du fait que, en général, c'est moi qui la sers.Bien qu'étant la dominatrice, tout de ce dont elle se nourrit, c'est de moi, uniquement si je cède à lui répondre.

Ou alors, l'homme peut, en apparence seulement, biaiser : Il lui dit "why this question ? "

Espérant que l'autre se découvre (S'il vient au yacht club, c'est parce qu'il vient voir tous les jours ses maillots de bain au bord de la piscine.)

Mais dès qu'il permet à sa maîtresse de continuer les investigations, il perd un petit pouce de terrain. Leur familiarité grandit, l'espace entre eux s'étrécit, et il viendra un jour où l'intimité ainsi conquise lui permettra de poser plus facilement ses questions franches. Vous êtes marié, vous gagnez combien ?

Sinon j'ai enfin résolu un paradoxe, c'est que je ne comprenais pas comment les chansons de rap (français) peuvent soulever l'enthousiasme  de millions de jeunes en étant aussi débiles.

Je ne comprenais pas comment des textes aussi insipides pouvaient déclencher des commentaires dithyrambiques, on aurait dit que ces pauvres jeunes gens allaient défaillir devant ces brouillons de CM2.

J'ai enfin compris, c'est tout simplement qu'au royaume des analphabètes, les illettrés sont rois. Certes leurs paroles sont d'une imbécilité affligeante, mais ceux qui les écoutent sont tellement déculturés que la moindre vibration de la plume leur provoque des trépidations dans le fondement .

Par exemple, vous prenez quelque chose comme "Bats les couilles d'l'Himalaya, bats les couilles, j'vise plus l'sommet", qui fait se pâmer des millions de fidèles, et vous vous demandez ce qu'ils ont bien pu trouver à ce vers. La réponse est en ligne : comme ils ne savent pas ce que c'est que l'Himalaya, ils trouvent ce joyau exotique :

"En ouverture de son couplet et du morceau,A fait référence à l'Himalaya, un des plus grands ensemble de chaînes de montagnes au monde, tant par la hauteur des sommets qui la composent que par son étendue. Le plus notable n'est autre que l'Everest, sommet le plus haut du monde culminant à plus de 8800 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Par cette référence, A exprime à quel point le succès et le chemin parcouru par le duo sont importants. La comparaison avec “le toit du monde” représentant l'ambition démesurée des deux frères.
À ses débuts, le duo visait le sommet, l'ascension de la montagne représentant la leur dans le monde de la musique. L'ayant maintenant atteint, ils ne semblent plus y accorder autant d'importance. Leurs priorités ont changées.
Source Genius, que l'illettré borgne recopie en tirant la langue.

Le sommet le plus haut du monde, et qui culmine. Avec "changées " on remarque cette tendance lourde de l'intellectuel à accorder désormais tout ce qui ressemble à un participe passé avec le sujet, ou disons, le héros de l'histoire qu'il sent confusément être ici les priorités.

Là où cela devient carrément drôle, c'est quand le crétin ne réalise pas que le sujet est lui-même, et qu'il se pique de cette écriture inclusive qui nous vient de l'irrésistible tsunami LGBT Dieu bénisse les gouines, fleur de l'humanité. On voit d'ailleurs ce haut-lieu du gougnotage que fut Lesbos transformé en stand de tir à Syrien réchappé des bombes, c'est un grand progrès.

C'est donc un homme qui aborde une femme sur un site de rencontres en ligne :

 Inutile de dire que ça décourage le prétendant vite fait, il s'enfuit tenter de placer sa queue ailleurs, là où c'est plus simple.

Remarquez que l'homme tutoie spontanément la femme, servante à disposition. Mais il y a bien pire. Je vous ferai tenir quelque jour un florilège des formules employées par le mâle pour aborder les filles sur les sites de rencontres. C'est gratiné.

Autre exemple, vous vous demandez ce qu'il y a de génial à écrire :

" J'fais qu'des sons qui tuent, mec j'ai compris l'truc, en vrai j'donne aux cochons de la confiture"

La réponse est dans les commentaires :

1:57 "En vrai j'donne aux cochons de la confiture" ça veut dire qu'il donne quelque chose de précieux à quelqu'un qui ne le mérite pas. On va finir diabétique.
 
111
CRK_V pourquoi il méritent pas

C un être humain



D'ailleurs, à les lire, on comprend mieux :

  • "Cette prod' incroyable sur laquelle l'empereur, le partouzeur, glisse et enfile à merveille... Le mec cale "fromage qui pue" dans son flow et ça passe crème" 

C'est vrai qu'arriver à dire "fromage qui pue", pour un chanteur c'est un exploit "incroyable"


L'empereur le désanusseur, le partouseur, le maître crémier, le maître spermier.
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Le George Brassens du rap, l'empereur pornographe de l'orthographe

Et à propos d'orthographe, on voit qu'on a affaire à des connaisseurs...

Délicieux également quand la brute épaisse, qui ne se lasse pas de proclamer l'énorme taille de son zizi, ainsi que l'énorme virilité des organes sexuels en général, féminise d'un coup ses glandes génitales :

j'ai toujours la bi*te dure Deux grosses testi cules (deux), je garde ces put*ains en visu J'avance sous l'étoile de Sirius, sal*ope ne soit pas ambiguë (pu-pu-pu-pu*te)

En fait le rap tire sa gloire de l'imbécillité de son public. Impossible donc de le critiquer puisque la vox populi qui les porte aux nues vous vouera aux gémonies (1). Il n'y a plus qu'à attendre un millénaire qu'ils retournent dans une école digne de ce nom.

Alors on va me dire non mais là tu prends les pires, y'a des rappeurs "à texte", des intellos. Et de me mettre sous le nez des copies de troisième qui, il est vrai, disent un peu moins "putes" et "couilles".

Je vous mets en annexe le texte intégral des chefs-d’œuvre, que vous puissiez juger ce qui arrache des cris de "c'est un génie " aux analphabètes.

Tant qu'on est dans le registre de la création littéraire, une image amusante trouvée sur un site qui invite les jeunes écrivaines à publier leurs œuvres en ligne :



Super héros a une cape, super héros a des super-pouvoir donnés par les cacahuètes. Mais comme 90 % des sujets traités par tes petits crétins de camarade, mon chéri.  "De mémoire", on dit, pas "de souvenir", le 1 % restant étant constitué des dinosaures et des zombies.

Ah non, il y tout ce qui est seigneur des anneaux Harry Schpotter et magie

Le thème "super-héros" est en fait traité par la moitié de la planète, du CM2 à Disney. Il n'y a pas comme l'impuissant pour se régaler de clips BBC, comme disait ma grand mère, cette sainte femme.

En gros, ce site de création littéraire, c'est tout du sous-Seigneur des anneaux, conneries pseudo-magiques à peine bon pour une quête dans Wow. Des débiles...Mais bon, je préfère encore ça que le régime religio-nazi des mollahs qui en usent comme au moyen-âge.Quoi que, entre la connerie émasculée qui pue le marshmallow kawaï de lvmh d'un côté et la rapêuse connerie à moustaches qui pue la kalash restée entre les cuisses... j'hésite longuement.

En fait, c'est triste à pleurer. Notre civilisation est tellement violente que les enfants rêvent d'être des super-héros qui résistent à son agressivité grâce à une armure invincible, et qui se défont des agresseurs que sont devenus les incompréhensibles autres et les adultes en les foudroyant d'un regard laser.

C'est un peu comme le manga. On ne peut le critiquer sans se faire traiter de vieille conne qui dénigre tout ce qui est contemporain. Je me suis donc farci un peu de cette "littérature" pour comprendre l'attrait des jeunes. C'est hélas pire que je pensais. Les "personnages", disons les mèches dans l’œil sont des crétins en quête de quêtes sans queue ni tête, qui débitent des fadaises à propos des super pouvoirs (encore eux) que donne le grand saphir violet, et ça se castagne en cadrage débile, histoire de perdre les vieux, au milieu de grands cris de karaté.

Le tout est de pouvoir dire à sa copine "San ku kaï, il a déjà affronté le dragon du diamant bleu ? " "Nan, me spoile pas, j'en suis qu'à la saison 497". Ah ouais, c'est à la 658...

Le pire, c'est que ces crétins en bouffent des tonnes. Mais bon, moi, je m'en lave les mains, les gars, à m'en disloquer le poignet. 

Pour ceux qui n'arrivent pas à lire, ça dit " Une intelligence artificielle réalise un manga en s’inspirant des 65 œuvres d’Osamu Tezuka"

AI mon cul, tu peux mettre les pages à l'envers ou dans n'importe quel ordre, ça n'a aucun sens. Un photocopieur avec un bac trieur te refait aussi un "Playboy" de 50 pages à partir de 2 de 25 en prenant une page sur deux. Mais bon, c'est interdit de dire que c'est pas génial, alors je vais attendre un peu, ça viendra bien. Un jour ça va retomber sur ses pieds, tout ça...


(1) C'est un peu le problème qu'évoquait ici mon excellent confrère John Moullard. Le troupeau fait bloc autour de l'ennemi, car la valeur grégaire est positive chez les incultes. L'être éduqué prend du recul et se renseigne afin de tirer ses propres conclusions. Le peuple sait que celui qui le divise, c'est l'ennemi.


Annexes 

Paroles d'une star montante du rap français :

Couplet 1] J'représente ma tribu (squad), je mène une vie d'rue J'porte les plus beaux tissus mais je traîne près des détritus Je tiens le sil-fu, y'a que trois issues L'amour ne suffit plus, autour de moi, y'a que des filles nues (pu-pu-pu_pu*te Pu*te, ça continue, sur mon visage, de nouvelles ridules La vie est si crue, je n'arrive plus à jouir, je simule J'irais pas m'embrouiller avec un d'mes potes juste pour un p'tit cu*l Péta-sse, j'vais éparpiller toute ma progéniture sur ta belle figure (splash, splash) Changer mes habitudes, arrêter avant d'être ridicule J'ai trop arpenté le bitume, j'immortalise tout dans une pellicule (flash) Tu te pros titues devant l'institut, c'est c'que j'insinue 91, c'est là où je me situe, l'soir j'deviens sombre, ténébreuse est la sique-mu (wouah) J'mange du fromage qui pu, avec l'attitude J'essaye d'être assidu, j'ai toujours la bi*te dure Deux grosses testi cules (deux), je garde ces put*ains en visu J'avance sous l'étoile de Sirius, sal*ope ne soit pas ambiguë (pu-pu-pu-pu*te) [Refrain] L'aigle royal balafré, j'suis né pour attaquer Des problèmes entassés, j'veux m'en débarrasser J'suis perdu dans l'typhon, respecte l'empereur p'tit con Attends prends un ticket, j'entends l'harnouch toquer Je l'effrite, j'le roule et je décolle, je remplis mes poches et je décale Je l'effrite, j'le roule et je décolle, je remplis mes poches et je décale [Couplet 2] J'fais qu'des sons qui tuent, mec j'ai compris l'truc, en vrai j'donne aux cochons de la confiture J'ai trop d'ambition, toutes ces pu*tes sont fichues, je coupe, je conditionne et je distribue (1) Que des pur-sang dans mon écurie, toi, au commissariat, tu te réfugies T'as cru qu'c'est gratuit, mec t'es très stupide, fais gaffe t'es hors-jeu, la mort est subite Gros t'es trop lent, faut aller plus vite, décrypte les symboles d'la République J'suis concentré, j'dois rester lucide, avec toi, je n'ai pas prévu d'feat' Comme un mort vivant je ressuscite, une montre suisse pour ma réussite Regarde les suc*e-bi*tes régurgitent, nouvel album, c'est la fête du slip [Pont] Posé sous l'abri bus, je prépare une méga mixture Dans mes mains, je tiens l'Excalibur, je ne laisse que des salissures Je reste serein dans mon écriture J'touche pas aux seringues, comme Sangoku, j'ai peur des piqûres [Refrain] L'aigle royal balafré, j'suis né pour attaquer Des problèmes entassés, j'veux m'en débarrasser J'suis perdu dans l'typhon, respecte l'empereur p'tit con Attends prends un ticket, j'entends l'harnouch toquer Je l'effrite, j'le roule et je décolle, je remplis mes poches et je décale Je l'effrite, j'le roule et je décolle, je remplis mes poches et je décale

(1) J'avais oublié, le rappeur est aussi un caïd de la drogue qui passe contrôler rapidement en sniffant un des sacs de coke que ses assistants emballent, mais vite fait, il a des putes et du champagne à écluser avant de fumer un pétard dans sa lamborghini, où il a bien sûr du mal à caser son énorme bite et tous ses pistolets automatiques. 5 ans.

Ainsi que quelques commentaires :

Alk l'aventurier comme Jules Verne; avalez tous son jus de verge.
10
Premier couplet tout rime en i-u et deuxième couplet tout rime en u-i, du génie

PNL au DD

Bats les couilles d'l'Himalaya, bats les couilles, j'vise plus l'sommet
Mon cœur fait "oulalala", crime passionnel que j'commets
Sur ton cœur j'fais trou d'boulette, j'fais tâche de sang sur le pull
J'désire nullement vous connaitre, ni toi ni ces fils de putes
J'me tire d'ici si j'm'écoute, sang corse mélangé bougnoule
La lune, j'l'aime plus, j'vous la laisse, j'm'endors sous doré, sous gnôle
J'suis ni chez moi ni d'chez vous, elle veut la bise, elle veut qu'j'la baise
J'connais la route, j'connais l'adresse, j't'encule sur l'continent d'Hadès
Sale comme ta neuch, mèche courte, forte comme la peuf qu'j'écoule
J'tire la gueule, j'n'écoute que mon âme seule, mektoub
J'vis dans un rêve érotique où j'parle peu mais j'caresse le monde
J'meurs dans un cauchemar exotique où la Terre ressemble à ma tombe, igo
Pourquoi toi, tu parles en "igo"?
Si ça s'tue, ouais, dis-moi qui signe
Pas d'honneur, toi, tu sens d'ici
WAllah, baba m'a dit mon fils, "nan nan"
Toi, pas calculer ces pédales
Moi, j'ai donné pendant longtemps
Puis j'ai perdu mes pétales
Au DD
J'la passe, la détaille, la pé-cou, la vi-sser, des regrets d'vant ton bébé
J'sors de chez toi, j'reprends ta voiture mal garée puis j'retire ton PV
J'recherche un billet, des affaires, des plans dans la planque, un peu trop peiné
J'fais un bisou à mes cafards dans la cave du six, les pectoraux gainés
Les BACqueux té-ma parce que les ients-cli ne tomberont jamais sur messagerie
Eh, poto, démarre dans la jungle, j'y suis H24, j'y fais des singeries
La rue, j'la dévale à toute allure avec du Gucci comme Mitch
J'me promène dans les beaux quartiers avec le seum qui fait peur aux riches
Que la famille, personne nous inquiète jusqu'au dernier gramme
Toujours dans mon 91 parce que j'suis baisé par Paname
Sans, sans, sans l'bénèf de la rue, j'aurais jamais niqué le game
Me sens pas trop humain, un peu comme igos habités, yah
Y'a du sang à vider, yah
Au DD, DD, DD, deuxième ne-grai, j'suis effacé, yah
T'as reconnu le cri, igo t'es animal
Mes rêves, j'connais le prix, le canon rend animal
Au DD
Que la famille dans le bât', on te la push taille-dé
Au DD, pas mélangé, cœur d'étranger, rien n'a changé, yah
C'qu'il doit arriver va arriver, yah
C'est peut-être mon dernier album, p't-être ma dernière puta
P't-être mon dernier sourire de toi, dans mon unga dans mon unga
Pas plus de haine que d'amour, que j'largue entre mes tours
Moins d'humains après minuit, j'sors casser mon tour
Sur un nuage de l'Enfer
Viens, on s'casse, mon frère
Avant qu'on s'perde
Au DD
J'la passe, la détaille, la pé-cou, la vi-sser, des regrets d'vant ton bébé
J'sors de chez toi, j'reprends ta voiture mal garée puis j'retire ton PV
J'recherche un billet, des affaires, des plans dans la planque, un peu trop peiné
J'fais un bisou à mes cafards dans la cave du six, les pectoraux gainés
Les BACqueux té-ma parce que les ients-cli ne tomberont jamais sur messagerie
Eh, poto, démarre dans la jungle, j'y suis H24, j'y fais des singeries
La rue, j'la dévale à toute allure avec du Gucci comme Mitch
J'me promène dans les beaux quartiers avec le seum qui fait peur aux riches