Déjà que j'aime cette fille, mais quand avant de frôler les infinis, elle trébuche en disant : " ça ne fonctionne pas", alors là, je défaille.
Chez la gent Trottemenu, à laquelle je m'honore d'appartenir, la fragilité, la confusion, tout ce qui s'embrouille désarme, tout ce qui se fragilise à l'instant même embue, preuve qu'aussi aux confins, à l'approche du sublime on touche à ce qu'il y a de plus haut dans l'humain.
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jeudi 31 janvier 2013
mardi 29 janvier 2013
Chercher, oui, mais où ?
En regardant ceci, j'ai eu envie de commenter : " Gifted, but scary". Quelque chose comme : " Talented, mais déshumanisé".
Non, bien sûr, ce n'est pas un crime que de couvrir le visage d'une femme. Quoique, la masquer, en prétendant l'embellir, n'est-ce pas encore plus en faire un objet ?
Ou alors, l'objet n'est plus cela. Embellir n'est plus l'objet.
Est-ce qu'à partir d'un certain " niveau " de recherche, on est forcément "déshumanisé" ? Il ne s'agit pas là bien évidemment de hauteur, ni de qualité. Je pense plus à ces explorateurs qui partent sur les glaces vers le pôle. Au bout d'un moment, nécessairement, ils sont seuls.
Est-ce qu'à force de chercher plus loin, de chercher différent, on finit par ne plus se satisfaire du commun, on aiguise son appétit, on raffine ses désirs, on exige de l'exotique, du lointain ?
On finit nécessairement loin des autres, ou disons de beaucoup, proche des connaisseurs seulement. Ou alors non, il faut voir cela comme un cercle, un peu comme les cercles de Google.
Toutes les oeuvres sont à même distance d'un centre. Elles forment un cercle. Et chacun de nous, au cours de son cheminement de création, se déplace.
Et pour se déplacer, nous faisons tourner un pignon, qui entraîne les autres puisqu'il leur est connecté. Les autres s'éloignent de nous à mesure que nous nous rapprochons d'autres cercles.
Bien sûr c'est enfoncer une porte ouverte que de dire qu'en avançant dans le XXème siècle, en avançant vers aujourd'hui sur la ligne du temps, de dire de l'oeuvre qu'elle est avant tout personnelle définit de plus en plus une oeuvre.
Une brodeuse qui fait du point compté ne peut pas être reconnue à son style. A part le choix de la grille, dans certains cas, rien ne permet de la distinguer des autres. Dans le point compté, la créatrice s'efface au profit de l'oeuvre.
Elle se masque, aussi, derrière une grille.
Sur une création plus libre, on pourra reconnaître la créatrice, mais si on la connaît au préalable. Les courants ne sont pas encore dessinés dans le contemporain, pas encore nommés. On aura du mal à la situer.
Lorsqu'il s'agissait de trousseau, on savait que l'objet venait de telle tante. L'oeuvre était comme signée dans le cercle restreint de la famille.
Une oeuvre de plus en plus personnelle d'un côté, et de l'autre qui se coupe du créateur, du public, du mannequin, destinataire, qui les sépare les uns des autres.
Et pourtant, il me semble avoir entendu cela dans cette émission, le créateur ne parle que de soi. Je repense à Esther Ferrer, en particulier " Las Cosas", où elle se pose sur la tête successivement, une bougie, un casque militaire métallique, un chou, etc.
L'avantage de la vidéo est que j'ai pu voir cette performance en boucle. J'ai pu donc me plonger, passage après passage, dans son acte, et me rapprocher d'elle, comme le spectateur peut le faire quand elle recommence.
Jusqu'à, et c'est peut-être là une de ses raisons de faire, entrer en elle, en ce qu'elle est lorsqu'elle fait cela. Et c'est peut-être pour cette raison qu'elle fait ainsi, pour la raison qu'en récusant l'objet comme médiation, elle invite le spectateur à s'approcher au plus près du geste créatif, de sa genèse, sans l'intermédiaire de l'objet.
Et pourtant, c'est plein d'objets. Des objets de consommation, de guerre, et la bougie, symbole. Mais ils apparaissent tour à tour, conviés comme les accessoires au spectacle, comme acteurs aussi, mais finalement...
Peut-être pour cette raison, ailleurs, balise-t-elle l'espace, cette fois sans objet, avec son corps seul, qu'elle aura aussi mesuré.
Pourquoi pas alors la performance de créer le chapeau ? Aller vers le tissu, faire les gestes de le couper, de le coudre, de l'assembler. Un mannequin complice, qui défilerait... Le roi serait nu. Je ne sais pas...
samedi 26 janvier 2013
Le Coutellier
J'entends encore de la cloche de Nogent
Le coup unique des demies, la nuit
Étroitement le châtiment
La nuit du 25 au 26 janvier aussi,
Annie, erreur dans la case d'Hélène,
Étroitement le châtiment
J'allais édifiant un mur de silence à la campagne,
Et monte en moi le vrombissement des acouphènes
Étroitement le châtiment
Saït vérité chic
Inegalable components
Joseph Lausanne, grimpeur de grue * : " you are touching the wavelength of my heart".
La cage de la poitrine écrase mon coeur de cire
* le "de" de " mairie d'arrondissement", ou mieux, de " rat des marais ".
Le coup unique des demies, la nuit
Étroitement le châtiment
La nuit du 25 au 26 janvier aussi,
Annie, erreur dans la case d'Hélène,
Étroitement le châtiment
J'allais édifiant un mur de silence à la campagne,
Et monte en moi le vrombissement des acouphènes
Étroitement le châtiment
Saït vérité chic
Inegalable components
Joseph Lausanne, grimpeur de grue * : " you are touching the wavelength of my heart".
La cage de la poitrine écrase mon coeur de cire
* le "de" de " mairie d'arrondissement", ou mieux, de " rat des marais ".
mardi 15 janvier 2013
Si, la cosa che mi piace più di tutte...
Ai-je dit que j'ai revu Caro Diario, de Nanni Moretti, et que j'aime toujours autant cela ?
J'aime la petite musique, les petites musiques, ses virées en scooter sur les traces de Pasolini, ses interviews sadiques, sa façon de regarder la mer, cette douce amertume, la savante orchestration des fausses rencontres, et puis cette langue si belle, ces maisons romaines...
Je bois tout cela, instinctivement, je suis en phase. Les constructions du film me parlent, comme des petits châteaux de cartes qui s'écrouleraient un à un, des espoirs déçus. Enfin oui, c'est bien, c'est d'une délicatesse...
Sinon, rien à voir, mais je viens de tomber là-dessus, qui renvoie à vous savez lequel de mes articles (si vous ne savez pas, reculez jusqu'à les arbres) :
" L’appel à projets «Autant de lin , Autant de liens » concerne :
Un in-situ intérieur : œuvre occupant au minimum 90m² au sol "
Je signale que je suis candidate pour aller jusqu'à 40000 m2 si on m'en donne les moyens, voire autant qu'un évêque peut en bénir, si un jour (comme je le redoute...) je rentre dans les bonnes grâces de the late Kala aka Kirti...
J'aime la petite musique, les petites musiques, ses virées en scooter sur les traces de Pasolini, ses interviews sadiques, sa façon de regarder la mer, cette douce amertume, la savante orchestration des fausses rencontres, et puis cette langue si belle, ces maisons romaines...
Je bois tout cela, instinctivement, je suis en phase. Les constructions du film me parlent, comme des petits châteaux de cartes qui s'écrouleraient un à un, des espoirs déçus. Enfin oui, c'est bien, c'est d'une délicatesse...
Sinon, rien à voir, mais je viens de tomber là-dessus, qui renvoie à vous savez lequel de mes articles (si vous ne savez pas, reculez jusqu'à les arbres) :
" L’appel à projets «Autant de lin , Autant de liens » concerne :
Un in-situ intérieur : œuvre occupant au minimum 90m² au sol "
Je signale que je suis candidate pour aller jusqu'à 40000 m2 si on m'en donne les moyens, voire autant qu'un évêque peut en bénir, si un jour (comme je le redoute...) je rentre dans les bonnes grâces de the late Kala aka Kirti...
lundi 31 décembre 2012
Appel à commentaires
Je me permets de signaler cette belle image :
Que j'ai trouvée sur le blog de Steven D.Foster.
Et à propos de cette phrase :
"Although Tao-Buddhist painting does not indicate the source of light by the play of light and shade, its landscapes are none the less filled with a light that permeates every form like a celestial ocean with a pearly lustre: it is the beatitude of the Void (shunya) that is bright through the absence of all darkness."
Notamment du " pearly lustre", je voudrais faire un appel au peuple pour savoir si quelqu'un a déjà constaté la lumière nacrée et iridescente, la douce lumière dans laquelle baignent les images de L'Oeil Magique *, lorsqu'on les voit.
Si quelqu'un a une explication, je suis preneuse.
* Ce lien n'est pas là pour montrer la lumière, ça marche plutôt sur le papier. Il faut avoir les bouquins.
Que j'ai trouvée sur le blog de Steven D.Foster.
Et à propos de cette phrase :
"Although Tao-Buddhist painting does not indicate the source of light by the play of light and shade, its landscapes are none the less filled with a light that permeates every form like a celestial ocean with a pearly lustre: it is the beatitude of the Void (shunya) that is bright through the absence of all darkness."
Notamment du " pearly lustre", je voudrais faire un appel au peuple pour savoir si quelqu'un a déjà constaté la lumière nacrée et iridescente, la douce lumière dans laquelle baignent les images de L'Oeil Magique *, lorsqu'on les voit.
Si quelqu'un a une explication, je suis preneuse.
* Ce lien n'est pas là pour montrer la lumière, ça marche plutôt sur le papier. Il faut avoir les bouquins.
samedi 29 décembre 2012
Previous message: joel s. kollin: "DEATH TO ALL FANATICS!"
Séquence émotion : J'ai retrouvé dans les premières archives de l'Eglise du Subgenius ce post de Joel S. Kollin. J'aime les noms d'hôtes. C'était le bon temps.
Intéressant également, la mention de Marylin Vos Savant, qui prit part au débat sur le jeu des 3 portes, dont l'exposé est liminaire au livre de Gerald Bronner " L'empire de l'erreur".
Et une petite tendresse pour : " Maybe we should start a club for the losers, the weird, the unwanted, the short, the fat, and the brunette
Re: dialing for dollars
joel s. kollin ((no email))
29 May 88 01:30:31 GMT
Messages sorted by: [ date ][ thread ][ subject ][ author ]
Next message: Vulture of Light: "666"
Previous message: joel s. kollin: "DEATH TO ALL FANATICS!"
Article 3138 of misc.forsale:
Path: mit-amt!joel
>From: joel@mit-amt.MEDIA.MIT.EDU (joel s. kollin)
Newsgroups: misc.forsale
Subject: Re: dialing for dollars
Summary: more stupid flameage
Keywords: completely inappropriate
Date: Sat, 28 May 88 21:30 EDT
References: <11146 apple.apple.com="apple.apple.com">11146>
Reply-To: The Stark Fist of Removal
Organization: MIT Media Lab, Cambridge MAOA
Lines: 21
In article <11146 apple.apple.com="apple.apple.com"> grady@apple.UUCP (Grady Ward) writes:11146>
>Less than a year ago, I founded a Hi-IQ club which now has over 130
>members around the world, including Marilyn vos Savant and
>Christopher Harding, individuals recognized by the popular press as
>having the highest IQ's in the world. I write essays and fiction for
>various publications. I am 6'1" with blond hair and blue eyes and
>good health. My future prospects look great.
CALIFORNIA...UBER ALLES...
Maybe we should start a club for the losers, the weird, the unwanted,
the short, the fat, and the brunette. The people recognized by the
Weekly World News as prime subscription candidates.
Quit your job. Slack Off. Find better ways of getting money than
begging on USENET (such as conning people who are supposedly good
at taking multiple-choice tests.)
Just ask "Bob"...
lundi 17 décembre 2012
Lueur d'espoir
Du vide, j'ai connu l'éclatante blancheur
Cette somptueuse absence m'a été donnée à voir
Par son éblouissante lenteur.
Je l'ai vu s'écrouler, immobile.
Au centre de la croix, le vide absolu
Non froid, non noir, comme il est réapparu
Dans les braises.
Peu après, je fus contente de me savoir connectée à ceci.
J'étais plus légère, en général. Non pas enjouée, l'eussiez-vous pensé, non,
Seulement légère.
Je dansais comme la flamme,
Entre Ses épaules, au cœur de la nef,
J'aime à soupeser les damassés
Blancs.
Son immobilité est immense, intacte
Nul attribut que ce mouvement blanc,
Qui ne donne à voir que du noir,
Pour qui fixe ses formes,
Bute
Sur ses formes.
Sur leur changement, leur impermanence
Il ne change pas, le vide est
Intact.
Il est ce qu'il y a de plus plein,
Nulle fissure du mourir,
Nul jour entre ses fibres.
Je détisse la réalité, jusqu'à l'entrevoir
Il se laisse entrevoir, et pourquoi non,
Il est.
Cette somptueuse absence m'a été donnée à voir
Par son éblouissante lenteur.
Je l'ai vu s'écrouler, immobile.
Au centre de la croix, le vide absolu
Non froid, non noir, comme il est réapparu
Dans les braises.
Peu après, je fus contente de me savoir connectée à ceci.
J'étais plus légère, en général. Non pas enjouée, l'eussiez-vous pensé, non,
Seulement légère.
Je dansais comme la flamme,
Entre Ses épaules, au cœur de la nef,
J'aime à soupeser les damassés
Blancs.
Son immobilité est immense, intacte
Nul attribut que ce mouvement blanc,
Qui ne donne à voir que du noir,
Pour qui fixe ses formes,
Bute
Sur ses formes.
Sur leur changement, leur impermanence
Il ne change pas, le vide est
Intact.
Il est ce qu'il y a de plus plein,
Nulle fissure du mourir,
Nul jour entre ses fibres.
Je détisse la réalité, jusqu'à l'entrevoir
Il se laisse entrevoir, et pourquoi non,
Il est.
Rouge et blanc
" Un ourlet ? Et puis quoi, encore ! " s'écria Moitié-de-Poulet. " Je vais à Venise voir le Doge".
lundi 10 décembre 2012
Latino Imperato
Les entends-tu, ces vagues de silence,
Poudreuses, cristallines,
Qui s'effondrent,
Cristallines, poudreuses ?
Je sais je sais, ce sont l'envers de vestes vertes
Doublures
Je sais, entre les vagues, il y a
Des signes
Oh, je suis coupable, je mords mes lèvres
Je devrais me draper de l'endroit
Où je fus déposée
Oui, j'ose cette épopée,
Dire mes torts.
Plutôt que déposer mes baisers
Tentures d'or, forteresse battue aux flots
Me taire, m'offrir aux vagues
Poudreuses, cristallines
S'effondrant aux frontières
Me couvrant
D'ombre
Bercée, et pourtant toujours perplexe,
Je suce mon pouce
La paroi que j'éprouve
L'erreur de la maternité rouge
Doublure d'or de la veste, je pousse
Les murs de ma cellule
J'éprouve
Vagues, cristallines, poudreuses,
Vagues de silence, je vous entends à présent
Poudreuses, cristallines,
Qui s'effondrent,
Cristallines, poudreuses ?
Je sais je sais, ce sont l'envers de vestes vertes
Doublures
Je sais, entre les vagues, il y a
Des signes
Oh, je suis coupable, je mords mes lèvres
Je devrais me draper de l'endroit
Où je fus déposée
Oui, j'ose cette épopée,
Dire mes torts.
Plutôt que déposer mes baisers
Tentures d'or, forteresse battue aux flots
Me taire, m'offrir aux vagues
Poudreuses, cristallines
S'effondrant aux frontières
Me couvrant
D'ombre
Bercée, et pourtant toujours perplexe,
Je suce mon pouce
La paroi que j'éprouve
L'erreur de la maternité rouge
Doublure d'or de la veste, je pousse
Les murs de ma cellule
J'éprouve
Vagues, cristallines, poudreuses,
Vagues de silence, je vous entends à présent
vendredi 30 novembre 2012
Call for papers
A toi, l'Unique,
Qui suis du doigt les schémas en cherchant
Quelle cloche les a produits
Attentive au chuchotement des sources
Penchée sur l'arbre de la Rift Valley
Cillant pour lire dans les tableaux l'avènement de la forme
La main doucement posée sur le drap quadrillé où veut percer la rose
Tu as souhaité sentir sa tête, et sa fragile obstination
Tu me rends ivre de thé, dans les fleurs du matin
Ta Connaissance de Femme repose dans l'Egregor,
Quickening à régler calmement, dîner aux chandelles
Dans l’œil de la nuit, tu t'ouvres en moi
L'heure a sonné, nous devons œuvrer aux terrasses
Qui surplombent la mer,
Lorsque l'embryon déplie ses membres
Tu relis la préhistoire, nerveuse,
Lisse de tes paumes la nappe blanche,
Un instant sous l'averse, les lézards s'affolent, et
Devant la Vérité, ton ventre durcit
Je serai là pour quelques printemps encore
Dans les feuilles vertes, près du cœur
Tu vois la morphogenèse
Comme dans les veines de l'enfant
Qui avancent au cœur de la matière
Dans l'obscurité rouge
Dans le sang de la mère vrillé et conjugué
Tu entends le même ordre que dans le vent
Le souffle et les violons
Les lettres et les façades de nos maisons,
Mais...
A Toi la Fondatrice,
Dont l'enrochement appartient à l'ordre du monde implié
Et les rameaux aux ombres du schéma multiplicateur
Pondus par la Bouche, pâte ocre.
Toi dont l'attente est dans la crosse de la fougère.
Toi dont la couronne est d'étoiles
Ô ma Reine,
Si cette certitude te fait frissonner,
Si l'immensité du Rêve, t'a saisie, et éveillée
Si nous ne sommes plus qu'un pour toi
Depuis toujours, alors ce message est pour toi
Il est de moi, je suis ton pilote
Je suis dans la structure, dans la souricière
Je tiens en main l'archet que je dois passer
Sur les boutons blancs de ta robe
Ici la fin de notre errance, j'ai hissé la voile
Répondu aux questions du port,
Tu descendras par les arches vers la mer
Capitaine, épicerie, les souffles, les mots de passe
Si tu t'es dressée dans le songe effrayant
Notre signal en toi a bouillonné
Ô ma reine, hâte toi, le long des murs de la basse ville
Les pouvoirs s'inversent au bord des attracteurs étranges
L'oiseau brillant vole à l'envers, les couleurs t'obéissent encore,
L'enfant attend en toi, le gong a commencé
J'ai besoin du cap, par tes cheveux lavés, et
le signe de ta clé
Si nous touchons à nouveau le rivage, la mort nous prend
Et avec nous, tous ceux réfugiés dans les préaux
Qui sont-ils, où sont-ils ? Les nuages les guident
A Toi qui a les minutes en main comme une question,
L’œil lisant le Temps comme un Espace
Le doigt sur cette croix, et ma lèvre sucrée
Pivot sacré et indivisible de la fleur de cerisier
Du bois de noyer, des lignes du désir
La porte derrière nous va s'ouvrir nous devons échapper
Il faut trouver les combinaisons pour monter les cubes trois par trois
J'ai besoin de tes boutons blancs, tu as besoin de mon archet
Je me tiendrai derrière toi pour jouer, et voir si les cubes répondent
Nous devons penser la même musique, je dois dessiner ses arabesques
Tu dois m'enseigner à jouer, je dois interpréter la bonne figure
Il nous faut à présent, parallèles au cristal et dans l'absolu jour
Unir nos bras, nos heures et nos tendresses
Une dernière fois balayer les alizés, emporter l'épreuve des cirrus
Tu dois là haut rompre mon cœur et ciseler ta pensée, du milieu
Fondre les fruits dans le cuivre où tintent tes cils, de ton corps
Arc expulsant en un soupir le sommet de notre vague
Toi seule qui attend, qui vit dans cette heure,
Où tu reconnaîtras le serment, première et dernière humanité,
Comme les sillons pluvieux dans le roc
S' inscrivent
Larmes précieuses, coulées brunes
Signes sur nos cartes de peau
A toi j'adresse cette pressante demande :
" Ô ma Reine, ce message vient de ton pilote
Tu dois retourner à ton trône d'étoiles
Pour distribuer par ton sourire, amour couronné
L'harmonie du cube posé sur sa pointe, de ta main bienveillante
Je suis seule dans la tour, mais le lagon est vide
Les enfants vont revenir.
Les flots montent et nous devons rentrer.
Je t'implore, les corbeaux ont tapé du bec par trois fois
Nous avons besoin de toi aux remparts bercés par les flots d'or lourd.
Nous avons besoin de toi à la citadelle, aux ouvertures percées dans les falaises
Tu dois réordonner les tentures de la grande salle, et nous t'attendrons pour partir.
Bientôt viendra ici l'effroi des âmes. Bientôt les rassemblements des foules, à nouveau
Bientôt la nuit chaude où fondront les murs et les plafonds.
La Bouche a pondu les nouveaux schémas, nous ne pouvons rester
Tu as besoin de moi pour la carte des structures,
J'ai besoin de toi pour la dimension vers les étoiles.
La soie noire froisse de plus en plus vite sous mes doigts,
Il faut donner notre accord à la flèche, bleu sur jaune.
Nous devons effacer la vitre qui sépare les deux mondes
Et tu sais qu'il reste à tâtonner dans l'eau noire.
Nous égrènerons les prénoms plus tard
Je t'implore, ô ma Reine,
A genoux, je t'implore, laisse moi te ramener saine et sauve
L'eau noire épaissit, et je ne peux rien faire sans ton accord
Dépouille toi de tes armes pour me voir
Les assemblées ne te laisseront plus partir
Abandonne-les
Ne garde que ton diadème de vitraux
Ton souffle de nacre,
Ne me ternis pas, je porte en moi ton sang, ce serment
Nous avons à passer, vêtus de blanc, les murs, les voiles
Nous devons nous unir
Jusqu'à ce que tu sois ceinte de bleu à nouveau,
Je dois prendre soin de toi. "
Entend cet appel :
"Il te faut un ordre de mission pour qu'on se donne un week-end au bord de la mer ?"
Il y a des hommes qui savent vous tourner une invitation, tout de même.
Qui suis du doigt les schémas en cherchant
Quelle cloche les a produits
Attentive au chuchotement des sources
Penchée sur l'arbre de la Rift Valley
Cillant pour lire dans les tableaux l'avènement de la forme
La main doucement posée sur le drap quadrillé où veut percer la rose
Tu as souhaité sentir sa tête, et sa fragile obstination
Tu me rends ivre de thé, dans les fleurs du matin
Ta Connaissance de Femme repose dans l'Egregor,
Quickening à régler calmement, dîner aux chandelles
Dans l’œil de la nuit, tu t'ouvres en moi
L'heure a sonné, nous devons œuvrer aux terrasses
Qui surplombent la mer,
Lorsque l'embryon déplie ses membres
Tu relis la préhistoire, nerveuse,
Lisse de tes paumes la nappe blanche,
Un instant sous l'averse, les lézards s'affolent, et
Devant la Vérité, ton ventre durcit
Je serai là pour quelques printemps encore
Dans les feuilles vertes, près du cœur
Tu vois la morphogenèse
Comme dans les veines de l'enfant
Qui avancent au cœur de la matière
Dans l'obscurité rouge
Dans le sang de la mère vrillé et conjugué
Tu entends le même ordre que dans le vent
Le souffle et les violons
Les lettres et les façades de nos maisons,
Mais...
A Toi la Fondatrice,
Dont l'enrochement appartient à l'ordre du monde implié
Et les rameaux aux ombres du schéma multiplicateur
Pondus par la Bouche, pâte ocre.
Toi dont l'attente est dans la crosse de la fougère.
Toi dont la couronne est d'étoiles
Ô ma Reine,
Si cette certitude te fait frissonner,
Si l'immensité du Rêve, t'a saisie, et éveillée
Si nous ne sommes plus qu'un pour toi
Depuis toujours, alors ce message est pour toi
Il est de moi, je suis ton pilote
Je suis dans la structure, dans la souricière
Je tiens en main l'archet que je dois passer
Sur les boutons blancs de ta robe
Ici la fin de notre errance, j'ai hissé la voile
Répondu aux questions du port,
Tu descendras par les arches vers la mer
Capitaine, épicerie, les souffles, les mots de passe
Si tu t'es dressée dans le songe effrayant
Notre signal en toi a bouillonné
Ô ma reine, hâte toi, le long des murs de la basse ville
Les pouvoirs s'inversent au bord des attracteurs étranges
L'oiseau brillant vole à l'envers, les couleurs t'obéissent encore,
L'enfant attend en toi, le gong a commencé
J'ai besoin du cap, par tes cheveux lavés, et
le signe de ta clé
Si nous touchons à nouveau le rivage, la mort nous prend
Et avec nous, tous ceux réfugiés dans les préaux
Qui sont-ils, où sont-ils ? Les nuages les guident
A Toi qui a les minutes en main comme une question,
L’œil lisant le Temps comme un Espace
Le doigt sur cette croix, et ma lèvre sucrée
Pivot sacré et indivisible de la fleur de cerisier
Du bois de noyer, des lignes du désir
La porte derrière nous va s'ouvrir nous devons échapper
Il faut trouver les combinaisons pour monter les cubes trois par trois
J'ai besoin de tes boutons blancs, tu as besoin de mon archet
Je me tiendrai derrière toi pour jouer, et voir si les cubes répondent
Nous devons penser la même musique, je dois dessiner ses arabesques
Tu dois m'enseigner à jouer, je dois interpréter la bonne figure
Il nous faut à présent, parallèles au cristal et dans l'absolu jour
Unir nos bras, nos heures et nos tendresses
Une dernière fois balayer les alizés, emporter l'épreuve des cirrus
Tu dois là haut rompre mon cœur et ciseler ta pensée, du milieu
Fondre les fruits dans le cuivre où tintent tes cils, de ton corps
Arc expulsant en un soupir le sommet de notre vague
Toi seule qui attend, qui vit dans cette heure,
Où tu reconnaîtras le serment, première et dernière humanité,
Comme les sillons pluvieux dans le roc
S' inscrivent
Larmes précieuses, coulées brunes
Signes sur nos cartes de peau
A toi j'adresse cette pressante demande :
" Ô ma Reine, ce message vient de ton pilote
Tu dois retourner à ton trône d'étoiles
Pour distribuer par ton sourire, amour couronné
L'harmonie du cube posé sur sa pointe, de ta main bienveillante
Je suis seule dans la tour, mais le lagon est vide
Les enfants vont revenir.
Les flots montent et nous devons rentrer.
Je t'implore, les corbeaux ont tapé du bec par trois fois
Nous avons besoin de toi aux remparts bercés par les flots d'or lourd.
Nous avons besoin de toi à la citadelle, aux ouvertures percées dans les falaises
Tu dois réordonner les tentures de la grande salle, et nous t'attendrons pour partir.
Bientôt viendra ici l'effroi des âmes. Bientôt les rassemblements des foules, à nouveau
Bientôt la nuit chaude où fondront les murs et les plafonds.
La Bouche a pondu les nouveaux schémas, nous ne pouvons rester
Tu as besoin de moi pour la carte des structures,
J'ai besoin de toi pour la dimension vers les étoiles.
La soie noire froisse de plus en plus vite sous mes doigts,
Il faut donner notre accord à la flèche, bleu sur jaune.
Nous devons effacer la vitre qui sépare les deux mondes
Et tu sais qu'il reste à tâtonner dans l'eau noire.
Nous égrènerons les prénoms plus tard
Je t'implore, ô ma Reine,
A genoux, je t'implore, laisse moi te ramener saine et sauve
L'eau noire épaissit, et je ne peux rien faire sans ton accord
Dépouille toi de tes armes pour me voir
Les assemblées ne te laisseront plus partir
Abandonne-les
Ne garde que ton diadème de vitraux
Ton souffle de nacre,
Ne me ternis pas, je porte en moi ton sang, ce serment
Nous avons à passer, vêtus de blanc, les murs, les voiles
Nous devons nous unir
Jusqu'à ce que tu sois ceinte de bleu à nouveau,
Je dois prendre soin de toi. "
Entend cet appel :
"Il te faut un ordre de mission pour qu'on se donne un week-end au bord de la mer ?"
Il y a des hommes qui savent vous tourner une invitation, tout de même.
mercredi 28 novembre 2012
Nombre triangulaire
Une supposition : Que j'aie envie de vous cuisiner.
Des pommes de mer, douces
A toucher la chair ferme
Vous avez mon fer, maintenant.
Une proposition : Que j'aie envie de rôtir.
Ensuite, quoi dire,
Sinon ?
Des pommes de mer, douces
A toucher la chair ferme
Vous avez mon fer, maintenant.
Une proposition : Que j'aie envie de rôtir.
Ensuite, quoi dire,
Sinon ?
lundi 26 novembre 2012
Doux aveux
Je me propose de vous mettre à table
Au menu :
Crêpe au chignon.
Mais attention, le " au " est celui de " se mettre au travail ".
Quant au " au " de " se mettre au travail ", il est à prendre au sens du " au " de :
" Lorsque je suis entrée (dans la pièce), il était à son établi", ou encore : " à son piano".
J'aurais encore plus volontiers dit : " Elle était à son métier", mais j'ai craint que sans ajouter quelque chose comme : " et elle brodait", vous eussiez tout pris de travers.
Et je n'ai pas envie, comme chacun sait, de prendre le risque qu'un Mexicain sur quatre déchire sa chemise, ni même de me mettre à dos cette noble corporation.
Je parlais de la corporation des brodeurs, bien sûr. Voilà, à partir de dorénavant, quelques jours après la parution de mes devinettes, je mettrai des indices, voire la solution. Evidemment, c'est la prime aux feignasses, j'en conviens.
Mais, confere le film Les ouvriers de la vingt-cinquième heure, même NSJC fit de même alors, hein, bon.
Au menu :
Crêpe au chignon.
Mais attention, le " au " est celui de " se mettre au travail ".
Quant au " au " de " se mettre au travail ", il est à prendre au sens du " au " de :
" Lorsque je suis entrée (dans la pièce), il était à son établi", ou encore : " à son piano".
J'aurais encore plus volontiers dit : " Elle était à son métier", mais j'ai craint que sans ajouter quelque chose comme : " et elle brodait", vous eussiez tout pris de travers.
Et je n'ai pas envie, comme chacun sait, de prendre le risque qu'un Mexicain sur quatre déchire sa chemise, ni même de me mettre à dos cette noble corporation.
Je parlais de la corporation des brodeurs, bien sûr. Voilà, à partir de dorénavant, quelques jours après la parution de mes devinettes, je mettrai des indices, voire la solution. Evidemment, c'est la prime aux feignasses, j'en conviens.
Mais, confere le film Les ouvriers de la vingt-cinquième heure, même NSJC fit de même alors, hein, bon.
vendredi 23 novembre 2012
Cadence mineure
Tu es au courant qu'un seul coup de fil, au courant qu'un coup de fil, etc.
Stella cadens
Campo Stella
Jacques le Mineur
Je suis une petite cochonne
Parce que la Justice ma maison veut faire envoler
Je suis une petite souris
Parce que je me cache au fond de mon terrier
Je suis une petite fourmi
Parce que je trimballe des colis miette à miette
Tu es au courant qu'un seul coup de fil, au courant qu'un coup de fil, etc.
Cadence mineure
Jacques Coeur
Stella cadens
Campo Stella
Jacques le Mineur
Je suis une petite cochonne
Parce que la Justice ma maison veut faire envoler
Je suis une petite souris
Parce que je me cache au fond de mon terrier
Je suis une petite fourmi
Parce que je trimballe des colis miette à miette
Tu es au courant qu'un seul coup de fil, au courant qu'un coup de fil, etc.
Cadence mineure
Jacques Coeur
samedi 10 novembre 2012
Pontifex Lubrificatus
Les Anglicans se sont, paraît-il choisis un "pape", lequel est, paraît-il, un ex- roi du pétrole.
Il serait pour les femmes évêques, mais contre les prêtres homosexuels.
On se croirait revenus au bon vieux temps des collages dada.
Agitez l'éprouvette et laissez mousser vingt ans. Servez électrocuté.
Il serait pour les femmes évêques, mais contre les prêtres homosexuels.
On se croirait revenus au bon vieux temps des collages dada.
Agitez l'éprouvette et laissez mousser vingt ans. Servez électrocuté.
Inventaire
Je suis une délégation du SPF, une antenne d'SOS amitié
Your private écoutante, any old music will do...
Que me reste-t-il de toi ?
Un sucrier bleu et blanc à motifs japonisants
Son aaaaaaaadorable cuiller en nacre dont le manche fut cassé par Judicaël
Et l'univers !
Eh oui, tu me l'avais donné.
Tu ne t'en souviens pas.
Non plus certainement que ces images, enveloppes, lettres...
Tu sais nous sommes copines, maintenant.
Tu pensais qu'il allait me punir, un temps !
Je fus ta meilleure élève.
Des épices ayurvédiques
Un oreiller en balle d'épeautre
Et trois pièces de cent sous dans la fente
J'ai des lentes !
C'est les soldes.
Pas de retours.
Je ne rendrai rien, ne reprendrai rien.
Wiped out, tabula rasa.
Place nette, compteurs à zéro.
Aujourd'hui, c'est les soldes !
Je ne me retournerai plus, c'est promis.
Any old music will do...
Je suis livrée aux chiens,
Aux vaches, que sais-je
Quel cirque.
Demain, les clients ?
Ne me faites pas pouffer, Scarlati, Caramel,
Ces soiffards qu'il faut appeler par leur nom
Plutôt chanter un Gloria, tiens
In Excelsis Deo, c'est mieux.
Vent debout ! Je regarderai vers la proue
Je vous vois venir du fonds la grotte
Avec vos boues acides. Que nenni
Je ferai front, c'est les soldes.
Et toi là-bas, dans tes Alpes, tu es muette
Tant pis, annulé aussi, le billet de TGV
Et toi, là-bas, dans ta tour glacée
Correns, que ferai-je de toi, ma belle ?
Faudra-t-il aussi que je t'oublie ? C'est les soldes
Par amitié, par action, et par omission,
Je vous oublierai. Haute tâche, noble tâche.
Cette nuit, j'étais clocharde, traversant de nuit la ville déserte
Je marchais du pas des bienheureux
Devant les fenêtres du Capucin Gourmand
J'ai vu que j'étais heureuse, de l'autre côté de la vitre
Tout s'est inversé, encore une fois
La vitre brisée s'est reconstruite
Le clochard n'était pas malheureux, il était libre
Salut à toi mon infirmière, salut à toi qui t'es donnée
Même une heure au téléphone
Salut à toi qui t'es endormie quand je te parlais
Salut à toi, qui m'a fait des enfants,
Ô ville déserte, je te traverse de nuit,
Tonight, we fly...
On a retrouvé, paraît-il
Un de mes billets de TGV de Bordeaux.
Je sais bien moi, ce que c'était.
C'était St Michel, la lumière des vitraux
Et moi marchant dans le petit matin désert
Encore, après une nuit d'amour, shabushabu !
Ah la boucle est bien bouclée
Oui, tout a été dit, tout.
Il ne manque rien à l'inventaire
C'est les soldes.
Je sais, on m'appelle au parloir.
Soeur Natacha
C'était donc cela, le maillon manquant,
L'absence.
Soit.
Your private écoutante, any old music will do...
Que me reste-t-il de toi ?
Un sucrier bleu et blanc à motifs japonisants
Son aaaaaaaadorable cuiller en nacre dont le manche fut cassé par Judicaël
Et l'univers !
Eh oui, tu me l'avais donné.
Tu ne t'en souviens pas.
Non plus certainement que ces images, enveloppes, lettres...
Tu sais nous sommes copines, maintenant.
Tu pensais qu'il allait me punir, un temps !
Je fus ta meilleure élève.
Des épices ayurvédiques
Un oreiller en balle d'épeautre
Et trois pièces de cent sous dans la fente
J'ai des lentes !
C'est les soldes.
Pas de retours.
Je ne rendrai rien, ne reprendrai rien.
Wiped out, tabula rasa.
Place nette, compteurs à zéro.
Aujourd'hui, c'est les soldes !
Je ne me retournerai plus, c'est promis.
Any old music will do...
Je suis livrée aux chiens,
Aux vaches, que sais-je
Quel cirque.
Demain, les clients ?
Ne me faites pas pouffer, Scarlati, Caramel,
Ces soiffards qu'il faut appeler par leur nom
Plutôt chanter un Gloria, tiens
In Excelsis Deo, c'est mieux.
Vent debout ! Je regarderai vers la proue
Je vous vois venir du fonds la grotte
Avec vos boues acides. Que nenni
Je ferai front, c'est les soldes.
Et toi là-bas, dans tes Alpes, tu es muette
Tant pis, annulé aussi, le billet de TGV
Et toi, là-bas, dans ta tour glacée
Correns, que ferai-je de toi, ma belle ?
Faudra-t-il aussi que je t'oublie ? C'est les soldes
Par amitié, par action, et par omission,
Je vous oublierai. Haute tâche, noble tâche.
Cette nuit, j'étais clocharde, traversant de nuit la ville déserte
Je marchais du pas des bienheureux
Devant les fenêtres du Capucin Gourmand
J'ai vu que j'étais heureuse, de l'autre côté de la vitre
Tout s'est inversé, encore une fois
La vitre brisée s'est reconstruite
Le clochard n'était pas malheureux, il était libre
Salut à toi mon infirmière, salut à toi qui t'es donnée
Même une heure au téléphone
Salut à toi qui t'es endormie quand je te parlais
Salut à toi, qui m'a fait des enfants,
Ô ville déserte, je te traverse de nuit,
Tonight, we fly...
On a retrouvé, paraît-il
Un de mes billets de TGV de Bordeaux.
Je sais bien moi, ce que c'était.
C'était St Michel, la lumière des vitraux
Et moi marchant dans le petit matin désert
Encore, après une nuit d'amour, shabushabu !
Ah la boucle est bien bouclée
Oui, tout a été dit, tout.
Il ne manque rien à l'inventaire
C'est les soldes.
Je sais, on m'appelle au parloir.
Soeur Natacha
C'était donc cela, le maillon manquant,
L'absence.
Soit.
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