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samedi 23 juin 2012
Côtes de la Galice en vue, les femmes et les enfants d'abord.
Nous connaissons tous cette anecdote du porte-avions américains qui entre en conflit par radio avec les garde-côtes de la Galice. C'est un peu ce que les dirigeants actuels tentent de faire en demandant à l'économie de retrouver le chemin de la croissance.
En attendant donc le crash final, et tant que vous disposez encore d'un Internet fonctionnel, vous pouvez lire cet article ou bien sa version anglaise d'origine. Au commentaire de WKBambi de la version française, je répondrai simplement qu'on ne se demanderait jamais si l'air gratuit est viable dans le système économique.
On ne se le demanderait que dans la mesure où on envisagerait de le faire payer.
Je ne vais pas répéter ici mes signalements des prévisions de Marx et de Voyer, je me contenterai de signaler l'initiative en cours pour tenter, non pas de faire dévier le porte-avions, car il est trop tard, mais de construire des canots de sauvetage pour récupérer quelques personnes, les femmes et les enfants d'abord.
En attendant donc le crash final, et tant que vous disposez encore d'un Internet fonctionnel, vous pouvez lire cet article ou bien sa version anglaise d'origine. Au commentaire de WKBambi de la version française, je répondrai simplement qu'on ne se demanderait jamais si l'air gratuit est viable dans le système économique.
On ne se le demanderait que dans la mesure où on envisagerait de le faire payer.
Je ne vais pas répéter ici mes signalements des prévisions de Marx et de Voyer, je me contenterai de signaler l'initiative en cours pour tenter, non pas de faire dévier le porte-avions, car il est trop tard, mais de construire des canots de sauvetage pour récupérer quelques personnes, les femmes et les enfants d'abord.
jeudi 14 juin 2012
La mode EC (super-lourd) en art
Je voudrais qu'on me permette de signaler une tendance de l'art contemporain qui est la prime au " super lourd"
Cela prend ses racines avec entre autres les oeuvres d'Aurélie Nemours, genre alignement... :
"Pour obtenir 72 colonnes parfaites, il a fallu extraire de la carrière de Louvigné-du-Désert plus de 100 blocs de granit, certains pesant plus de 15 tonnes."
Cela se poursuit par Monumenta, :
"Pour le quatrième «Monumenta» sous la verrière du Grand Palais, à Paris, Anish Kapoor a imaginé Léviathan, une sculpture de 15 tonnes de ...."
à Versailles une je ne sais quoi : Énormes tas de ferrailles pesant chacun un milliard de tonnes, kolossalement difficiles à manipuler.
" Bernar Venet a imaginé une sculpture composée de deux rangées de huit arcs de 22 m de haut en acier Corten..."
Et plus récemment : " Take a look at this BIG Red Wool Dress by Aamu Song for London Design Week. It's pockets can fit up to 238 in them and it's 20 meters in diameter and 3 in height"
Réaction de mon fils de 11 ans " Génial, ça a coûté combien ? ". En plein dans le mille mon gars, plus c'est gros, plus c'est cher, plus c'est de l'art :)
Je prépare actuellement une installation comprenant le coulage de 650.000 tonnes de béton, laquelle nécessite trente porte-avions pour faire juste la semelle, deux croiseurs anti-missile, une douzaine de satellites géostationnaires pour coordonner le bazar. Continent pas sérieux s'abstenir.
Cela prend ses racines avec entre autres les oeuvres d'Aurélie Nemours, genre alignement... :
"Pour obtenir 72 colonnes parfaites, il a fallu extraire de la carrière de Louvigné-du-Désert plus de 100 blocs de granit, certains pesant plus de 15 tonnes."
Cela se poursuit par Monumenta, :
"Pour le quatrième «Monumenta» sous la verrière du Grand Palais, à Paris, Anish Kapoor a imaginé Léviathan, une sculpture de 15 tonnes de ...."
à Versailles une je ne sais quoi : Énormes tas de ferrailles pesant chacun un milliard de tonnes, kolossalement difficiles à manipuler.
" Bernar Venet a imaginé une sculpture composée de deux rangées de huit arcs de 22 m de haut en acier Corten..."
Et plus récemment : " Take a look at this BIG Red Wool Dress by Aamu Song for London Design Week. It's pockets can fit up to 238 in them and it's 20 meters in diameter and 3 in height"
Réaction de mon fils de 11 ans " Génial, ça a coûté combien ? ". En plein dans le mille mon gars, plus c'est gros, plus c'est cher, plus c'est de l'art :)
Je prépare actuellement une installation comprenant le coulage de 650.000 tonnes de béton, laquelle nécessite trente porte-avions pour faire juste la semelle, deux croiseurs anti-missile, une douzaine de satellites géostationnaires pour coordonner le bazar. Continent pas sérieux s'abstenir.
lundi 11 juin 2012
Pascal Commère se lisant
Vous avez beau dire, France Culture est une radio eeeeeeeeeeeeeeeeextra.
L'autre jour en écoutant ceci :
http://www.franceculture.fr/emission-ca-rime-a-quoi-pascal-commere-2012-05-13
J'ai eu un choc. Est-ce que c'est dû au fait que c'était lu, que c'était lu par l'auteur, que c'était une lecture de souvenirs vécus et que donc quelque chose passait de ce vécu, que la voix vivante venait ajouter aux mots devenus flux, charriant ces blocs de vie, des souvenirs pour la plupart, toujours est-il que j'ai mesuré le fossé qui sépare l'émotion que j'aurais ressentie à la lecture de ces textes, de celle que j'ai ressentie à écouter Pascal Commère les lire.
Je ne vais pas tendre les verges pour me faire battre, ce n'est pas mon style, mais j'avoue que si je n'avais pas eu tout " l'emballage " du récit de voyage, et la lecture vivante tout de suite derrière, j'aurais, peut-être, qui sait, rejeté cette pièce à la géhenne des textes précieux et inutiles.
Et donc un grand merci à Sophie Nauleau pour m'avoir permis de découvrir combien la poésie est vivante elle aussi, comme le théâtre et la danse, quand elle fleurit dans le vivant
Oui, oh, cessez là vos persiflages.
L'autre jour en écoutant ceci :
http://www.franceculture.fr/emission-ca-rime-a-quoi-pascal-commere-2012-05-13
J'ai eu un choc. Est-ce que c'est dû au fait que c'était lu, que c'était lu par l'auteur, que c'était une lecture de souvenirs vécus et que donc quelque chose passait de ce vécu, que la voix vivante venait ajouter aux mots devenus flux, charriant ces blocs de vie, des souvenirs pour la plupart, toujours est-il que j'ai mesuré le fossé qui sépare l'émotion que j'aurais ressentie à la lecture de ces textes, de celle que j'ai ressentie à écouter Pascal Commère les lire.
Je ne vais pas tendre les verges pour me faire battre, ce n'est pas mon style, mais j'avoue que si je n'avais pas eu tout " l'emballage " du récit de voyage, et la lecture vivante tout de suite derrière, j'aurais, peut-être, qui sait, rejeté cette pièce à la géhenne des textes précieux et inutiles.
Et donc un grand merci à Sophie Nauleau pour m'avoir permis de découvrir combien la poésie est vivante elle aussi, comme le théâtre et la danse, quand elle fleurit dans le vivant
Oui, oh, cessez là vos persiflages.
Les Italiens c'est bien
Vous vous souvenez sûrement de la scène finale du sketch des Monstres où Ugo Tognazzi console un jeune cocu en pleine nuit avant de le renvoyer chez lui.
Je tiens de source sûre que John Moullard a eu cette scène en tête le temps qu'il réalisait les Seins en Fleurs.
Non pas tant pour le contenu narratif, certes délicieux en soi, que pour l'élégance qu'a manifestée l'auteur en préférant, à une chute où la jeune femme se réveillerait, prise d'une quelconque crise d'affection, la laisser (quasi) endormie.
Bon à savoir aussi pour ses biographes, quel ne fut pas mon étonnement en parcourant les diapos de ses enfances, de découvrir ce qui ressemblait à un " second baptême". Intriguée par la robe bleue, j'ai suivi la piste et appris qu'il avait été consacré à Marie.
Je tiens de source sûre que John Moullard a eu cette scène en tête le temps qu'il réalisait les Seins en Fleurs.
Non pas tant pour le contenu narratif, certes délicieux en soi, que pour l'élégance qu'a manifestée l'auteur en préférant, à une chute où la jeune femme se réveillerait, prise d'une quelconque crise d'affection, la laisser (quasi) endormie.
Bon à savoir aussi pour ses biographes, quel ne fut pas mon étonnement en parcourant les diapos de ses enfances, de découvrir ce qui ressemblait à un " second baptême". Intriguée par la robe bleue, j'ai suivi la piste et appris qu'il avait été consacré à Marie.
samedi 2 juin 2012
Minnie souris
Décidément, j'aime les musiques pulsionnelles. Les gratteux sont parfois des autistes qui bossent pour se mettre bien avec les filles. Les chanteurs, c'est plus souple.
Sans doute pour ça que je préfère faire l'amour avec le chanteur qu'avec le guitariste. Comme me dit ma soeur : " Oui, bon, d'accord, mais est-ce que t'étais obligée de coucher avec lui ? ". Et toi, c'est parce que tu as un casque sur les oreilles que t'es obligée d'écouter de la musique de Disneyland Paris ?
Nan maaaaaaaaaaaaaaaaais.
D'ailleurs, ça me fait marrer aussi, cette histoire de " Je ne crois que ce que je vois". Moi aussi je ne crois que ce que je vois. Je plains ceux qui ne voient pas Ce qui est à l’œuvre, c''est tout.
Sans doute pour ça que je préfère faire l'amour avec le chanteur qu'avec le guitariste. Comme me dit ma soeur : " Oui, bon, d'accord, mais est-ce que t'étais obligée de coucher avec lui ? ". Et toi, c'est parce que tu as un casque sur les oreilles que t'es obligée d'écouter de la musique de Disneyland Paris ?
Nan maaaaaaaaaaaaaaaaais.
D'ailleurs, ça me fait marrer aussi, cette histoire de " Je ne crois que ce que je vois". Moi aussi je ne crois que ce que je vois. Je plains ceux qui ne voient pas Ce qui est à l’œuvre, c''est tout.
vendredi 25 mai 2012
Sur le quai...
Il va falloir partir.
Arriver.
Et puis s'extasier.
Et puis parler. Acquiescer, certes. S'émouvoir, parler dans la tiédeur qui monte.
Les mains brûlantes, décrire tout ce qu'on partage. Oui, tout. Plonger dan tes yeux. Y lire tout l'amour du monde. Tout l'amour qui berce le monde depuis que nous nous sommes arrachés des eaux. J'y lirai tour à tour ton amour de femme, ton amour de mère, couverts par le tonnerre de ton rire de fille.
Emportée par l'amour, les images des passants qui glissent comme des diapositives sans un bruit. Le vertige qui monte et le cœur qui tape. Le manège de l'amour. Tes yeux dans lesquels je serai noyée, engluée, sur lesquels je voudrais poser le silence, le manège, trop lourd à arrêter... Les opinions, les sujets, les phrases, comme des dominos, tes yeux, tes lèvres...
Dans ces vagues, je tenterai de me débattre, de placer des répliques. Je sentirai tout autour le monde se dérouler. Je sentirai leurs regards glisser sur nous. Respecter notre couple, qui joue sa partition, même si... Parce que l'amour est infiniment respectable, et généralement respecté.
Il faudra parler de choix de place, de tickets, mais tout cela sont des détails, l'essentiel est ailleurs.
Emportées par la déhiscence, nous nous découvrirons... Comme nos constellations se plaquent, point à point, là-haut...
Au plus brûlant de cette fièvre, nos mains s'étreindront, nos lèvres se chercheront. Nos corps voudront savoir pourquoi nous les avons amenés là.
Et puis, comme on se soulage par un soupir, nos vibrations redescendront, rattrapées par la pendule. Il nous faudra remballer nos petites affaires, se souhaiter de belles choses, préparer les prochaines fois...
Il faudra se déprendre, tenter de retrouver la raison, régler les affaires courantes avec les garçons de café, parce qu'ils quittent leur service, mais sinon, nous auraient laissés roucouler jusqu'au coup de balai final...
Et puis il faudra s'éloigner, tenter de s'apercevoir une dernière fois pour agiter la main, s'envoyer des baisers...
Il va falloir repartir la tête basse, retrouver les horaires, les autres, la tête bruissante d'amour, les mains tremblantes, le parfum... Les souvenirs de ces instants magiques, étirés, d'où tout autour avait disparu...
Nous les ferons revivre, comme on rallume des bûches noircies... Ils s'estomperont, mais on ne verra pas passer le voyage en train.
Vivre dans l'attente de la prochaine fois, où nous nous retrouverons pour parler, s'extasier, tuer encore le silence, acquiescer, certes...
Il va falloir vivre toutes ces petites défaites...
Oh mon Dieu, comme je regrette cet endroit où je suis, et d'en être arrivée là...
C'est moi qui ai voulu y venir.
J'ai voulu "voir". J'ai voulu voir la vérité. J'ai voulu m'enfoncer dans la forêt, et puis dans les marais.
Ah les échos des voix qui disparaissaient derrière moi dans la brume, qui s'effaçaient, quelle paix, quel soulagement...
Et puis il y a eu le désert, Dieu que c'était beau cette solitude, ce scintillement, et puis il y a eu les cimes, Dieu que c'était beau cette pureté, et puis m'attendait là-haut ce merveilleux oiseau blanc qui m'emmène survoler des pays de lave, des coulées de schistes verts, des côtes de cuivre, oh ces infinis rivages dorés que je longe, dans un éternel crépuscule...
Il me suffit d'un peu de Haendel, de Charpentier, de Bach, et je voyage en passagère clandestine.
Mais il n'y a pas de retour possible vers l'innocence. La bande ne se rembobine pas. La marcheuse des crêtes doit courir en traversant les vallées, pour ne pas s'y noyer. Je peux encore parler avec vous, le temps de demander l'addition, rendre la monnaie, et vite, il me faut remonter, j'étouffe, l'air de l'absolu silence qui a empli mes poumons me manque...
Et pourtant, c'est si bon, de vivre.
Ne vous méprenez pas, quand j'y serai, je serai dedans, j'y croirai autant que vous. Si je cours assez vite, la pellicule ne me rattrapera pas, je ne verrai pas le film.
C'est si bon de vivre, ne croyez pas, j'aime ça aussi. c'est juste que c'est devenu ... trop grand pour moi.
Arriver.
Et puis s'extasier.
Et puis parler. Acquiescer, certes. S'émouvoir, parler dans la tiédeur qui monte.
Les mains brûlantes, décrire tout ce qu'on partage. Oui, tout. Plonger dan tes yeux. Y lire tout l'amour du monde. Tout l'amour qui berce le monde depuis que nous nous sommes arrachés des eaux. J'y lirai tour à tour ton amour de femme, ton amour de mère, couverts par le tonnerre de ton rire de fille.
Emportée par l'amour, les images des passants qui glissent comme des diapositives sans un bruit. Le vertige qui monte et le cœur qui tape. Le manège de l'amour. Tes yeux dans lesquels je serai noyée, engluée, sur lesquels je voudrais poser le silence, le manège, trop lourd à arrêter... Les opinions, les sujets, les phrases, comme des dominos, tes yeux, tes lèvres...
Dans ces vagues, je tenterai de me débattre, de placer des répliques. Je sentirai tout autour le monde se dérouler. Je sentirai leurs regards glisser sur nous. Respecter notre couple, qui joue sa partition, même si... Parce que l'amour est infiniment respectable, et généralement respecté.
Il faudra parler de choix de place, de tickets, mais tout cela sont des détails, l'essentiel est ailleurs.
Emportées par la déhiscence, nous nous découvrirons... Comme nos constellations se plaquent, point à point, là-haut...
Au plus brûlant de cette fièvre, nos mains s'étreindront, nos lèvres se chercheront. Nos corps voudront savoir pourquoi nous les avons amenés là.
Et puis, comme on se soulage par un soupir, nos vibrations redescendront, rattrapées par la pendule. Il nous faudra remballer nos petites affaires, se souhaiter de belles choses, préparer les prochaines fois...
Il faudra se déprendre, tenter de retrouver la raison, régler les affaires courantes avec les garçons de café, parce qu'ils quittent leur service, mais sinon, nous auraient laissés roucouler jusqu'au coup de balai final...
Et puis il faudra s'éloigner, tenter de s'apercevoir une dernière fois pour agiter la main, s'envoyer des baisers...
Il va falloir repartir la tête basse, retrouver les horaires, les autres, la tête bruissante d'amour, les mains tremblantes, le parfum... Les souvenirs de ces instants magiques, étirés, d'où tout autour avait disparu...
Nous les ferons revivre, comme on rallume des bûches noircies... Ils s'estomperont, mais on ne verra pas passer le voyage en train.
Vivre dans l'attente de la prochaine fois, où nous nous retrouverons pour parler, s'extasier, tuer encore le silence, acquiescer, certes...
Il va falloir vivre toutes ces petites défaites...
Oh mon Dieu, comme je regrette cet endroit où je suis, et d'en être arrivée là...
C'est moi qui ai voulu y venir.
J'ai voulu "voir". J'ai voulu voir la vérité. J'ai voulu m'enfoncer dans la forêt, et puis dans les marais.
Ah les échos des voix qui disparaissaient derrière moi dans la brume, qui s'effaçaient, quelle paix, quel soulagement...
Et puis il y a eu le désert, Dieu que c'était beau cette solitude, ce scintillement, et puis il y a eu les cimes, Dieu que c'était beau cette pureté, et puis m'attendait là-haut ce merveilleux oiseau blanc qui m'emmène survoler des pays de lave, des coulées de schistes verts, des côtes de cuivre, oh ces infinis rivages dorés que je longe, dans un éternel crépuscule...
Il me suffit d'un peu de Haendel, de Charpentier, de Bach, et je voyage en passagère clandestine.
Mais il n'y a pas de retour possible vers l'innocence. La bande ne se rembobine pas. La marcheuse des crêtes doit courir en traversant les vallées, pour ne pas s'y noyer. Je peux encore parler avec vous, le temps de demander l'addition, rendre la monnaie, et vite, il me faut remonter, j'étouffe, l'air de l'absolu silence qui a empli mes poumons me manque...
Et pourtant, c'est si bon, de vivre.
Ne vous méprenez pas, quand j'y serai, je serai dedans, j'y croirai autant que vous. Si je cours assez vite, la pellicule ne me rattrapera pas, je ne verrai pas le film.
C'est si bon de vivre, ne croyez pas, j'aime ça aussi. c'est juste que c'est devenu ... trop grand pour moi.
AR
J'ai aimé ce serment, cette façon que tu as eu de dire ton offrande.
Comment savais-tu que ce ne pouvait être sans retour ? Le savais-tu ?
Que cela ne se fait qu'une fois ? Es-tu vraiment prête ? Comment savais-tu qu'en me disant cela, à moi, je ne pouvais que retourner ce serment ? Le savais-tu ?
Où as-tu puisé ce savoir, cette certitude, qu'en plantant là cette pointe, simple et pourtant terrible et entière, tu tiendrais tout l'édifice ?
Comment savais-tu ce qu'il fallait dire, poser là ton sceau, ô ma Reine, aussi sûrement et simplement que si tu étais déjà chez toi ?
Mais,
Le savais-tu ?
Fut-ce un pari ?
Pourquoi fallait-il que je t'appartienne ? Que je sois tienne ? Pourquoi te fallait-il, à toi, ce lot ? Comment savais-tu qu'à nulle autre je ne me donnerais qu'à celle qui dirait " et à nulle autre" ?
Comment se fait-il qu'en si peu de temps, tout se soit solidifié, l'avenir encore, et le présent, si fragile déjà....
Comment vivre ce moment où l'avenir se lit enfin, déjà maintenant, comme la suite du passé, comme la route qui vient n'est que la suite de la route sur laquelle nous sommes. Là où les virages nous jetaient contre les portières, ils s'annoncent doucement....
Ou alors, comme les enfants dans le manège où le volant tourne à vide entre leurs mains, on nous paye un tour, parce qu'on en avait tellement envie, ce qui, et le plus étonnant, revient au même...
Comment savais-tu que ce ne pouvait être sans retour ? Le savais-tu ?
Que cela ne se fait qu'une fois ? Es-tu vraiment prête ? Comment savais-tu qu'en me disant cela, à moi, je ne pouvais que retourner ce serment ? Le savais-tu ?
Où as-tu puisé ce savoir, cette certitude, qu'en plantant là cette pointe, simple et pourtant terrible et entière, tu tiendrais tout l'édifice ?
Comment savais-tu ce qu'il fallait dire, poser là ton sceau, ô ma Reine, aussi sûrement et simplement que si tu étais déjà chez toi ?
Mais,
Le savais-tu ?
Fut-ce un pari ?
Pourquoi fallait-il que je t'appartienne ? Que je sois tienne ? Pourquoi te fallait-il, à toi, ce lot ? Comment savais-tu qu'à nulle autre je ne me donnerais qu'à celle qui dirait " et à nulle autre" ?
Comment se fait-il qu'en si peu de temps, tout se soit solidifié, l'avenir encore, et le présent, si fragile déjà....
Comment vivre ce moment où l'avenir se lit enfin, déjà maintenant, comme la suite du passé, comme la route qui vient n'est que la suite de la route sur laquelle nous sommes. Là où les virages nous jetaient contre les portières, ils s'annoncent doucement....
Ou alors, comme les enfants dans le manège où le volant tourne à vide entre leurs mains, on nous paye un tour, parce qu'on en avait tellement envie, ce qui, et le plus étonnant, revient au même...
jeudi 24 mai 2012
Sweet, light, and crude
Peut-on à la fois être amoureuse et loyale,
Publier et planifier,
Être en même temps tiède et légère,
Mettre une pièce dans le parcmètre et des liens vers les pièces jointes,
Danser seule sur des parquets espiègles,
Se sentir couler par tous les joints,
Vouloir toutes les options de sa localité,
Être amoureuse et loyale
Voir l'aperçu avant impression et fermer les yeux,
Une heure seulement, et passer sa main sur ce velours vert
Renverser la tête et ne rien entendre
Ne plus bouger,
Une minute seulement, être
A la fois amoureuse et loyale ?
Publier et planifier,
Être en même temps tiède et légère,
Mettre une pièce dans le parcmètre et des liens vers les pièces jointes,
Danser seule sur des parquets espiègles,
Se sentir couler par tous les joints,
Vouloir toutes les options de sa localité,
Être amoureuse et loyale
Voir l'aperçu avant impression et fermer les yeux,
Une heure seulement, et passer sa main sur ce velours vert
Renverser la tête et ne rien entendre
Ne plus bouger,
Une minute seulement, être
A la fois amoureuse et loyale ?
lundi 14 mai 2012
Ma porte dans ton mur
Il paraît que les conflits de voisinage sont en volume, en France en tout cas, la première occupation de la justice, devant ... eh oui, gagné, les procédures de divorce.
Finalement le divorce n'est que la forme sexuée du conflit de voisinage.
Finalement le divorce n'est que la forme sexuée du conflit de voisinage.
Un mot, ça peut toujours servir...
Ma sœur m'a dit :
" Tes peurs ressemblent-elles aux miennes ? Tu me les diras, je les mettrai côte à côte et je regarderai leur ressemblances, que je cueillerai...pour mieux les rassembler.... ça n' existe pas, la rassemblance ? "
Non, mais c'est magnifique, je le garde. Un mot nouveau, c'est un territoire nouveau de la pensée, un carré d'herbe qu'on pose sur le vide, là où la pensée ne pouvais pas encore marcher...
" Tes peurs ressemblent-elles aux miennes ? Tu me les diras, je les mettrai côte à côte et je regarderai leur ressemblances, que je cueillerai...pour mieux les rassembler.... ça n' existe pas, la rassemblance ? "
Non, mais c'est magnifique, je le garde. Un mot nouveau, c'est un territoire nouveau de la pensée, un carré d'herbe qu'on pose sur le vide, là où la pensée ne pouvais pas encore marcher...
jeudi 10 mai 2012
Ok, mais bon...
Je sais vous êtes déçues (je répète pour la n-ième fois sic que je fais la promotion du féminin comme genre pour la généralité :p), je vous avais habituées à des titres plus accrocheurs eh bien tant pis venons en au fait je me débarrasse également de la ponctuation comme la fille de la pub Obao laissait tomber son peignoir, et comme m'y a (je danse le - ) gentiment autorisé Faulkner je disais donc que quand je vois ce genre de chose :
je sais bien que c'est un petit maître, plus apprécié pour son enseignement que ses talents de peintre, et on m'objectera qu'il n'y a rien de génial etc. etc. mais tout de même je suis époustouflée par la (justesse de la )
je sais bien que c'est un petit maître, plus apprécié pour son enseignement que ses talents de peintre, et on m'objectera qu'il n'y a rien de génial etc. etc. mais tout de même je suis époustouflée par la (justesse de la )
LUMIÈRE
Et merci à Seraph + Splendor de m'avoir fait découvrir ce tableau
mardi 8 mai 2012
Oui, bon, pardon...
Je me suis laissée emporter par mon ready-made de l'article précédent, et du coup, j'ai oublié l'essenteil (sic), à savoir que je recherchais le site de cette charmante artiste qu'est EWA DABROWSKA.
J'ai eu par Catalina Meniaca une (toute petite) reproduction, sur papier imprimé, d'un nu couché qui est une merveille.
"Danse" 60 x 73 cm
J'ai eu par Catalina Meniaca une (toute petite) reproduction, sur papier imprimé, d'un nu couché qui est une merveille.
Essayez avec cette orthographe : ewa dabrowska nu couché
... 1732374 deaminase 1732392 suicide 1732402 NMRI 1732420 nu 1732446 ....maikgollasch 1765386 Galyna 1765412 Dubrowska 1765430 www.dfg.de ...... 2082146 Ulatowska 2082156 Jarza 2082166 Ewa 2082176 Bindig 2082194 ...... 2123042 Isaacs 2123052 Ganz 2123070 Olopade 2123080 Couch 2123090
dimanche 29 avril 2012
Rencontre
Ouvre mes lèvres
Soulève ma paupière
Embarque-moi encore bel oiseau blanc
Tu vas me couver pendant tout le vol,
De ton oeil de cuivre où je vois les ciels dorés
Les rivages bleus
Qu'importe maintenant, je suis perdue
En échange je te montrerai mes dents je serrerai ton cou
Je vois les plumes de ta tête qui frissonnent au vent pur
Par ta bienveillance je longerai des côtes infinies
Soulève ma paupière
Embarque-moi encore bel oiseau blanc
Tu vas me couver pendant tout le vol,
De ton oeil de cuivre où je vois les ciels dorés
Les rivages bleus
Qu'importe maintenant, je suis perdue
En échange je te montrerai mes dents je serrerai ton cou
Je vois les plumes de ta tête qui frissonnent au vent pur
Par ta bienveillance je longerai des côtes infinies
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