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mercredi 8 septembre 2010

J'ai osé le court sur le long

Oui, j'ai osé mettre un sweet à capuche assez court par dessus un long T-shirt. Il paraît que ça se fait.

Je me suis autorisée de cette coutume car les deux tons me plaisaient trop l'un sur l'autre. Mais ce n'est pas dans ma culture. J'ai l'impression d'avoir 27 ans, habillée comme ça :D

Bon sinon, cette phrase " Les amoureuses sont seules au monde ". C'est beau, et c'est vrai.

Ouaip, ben vrai...

Ouais...

ça égaye un peu, un visage de petite fille au milieu de vos tronches de zombies, trouvez pas,

Non ?

dimanche 22 août 2010

Insight of the week

Une nuit que j'étais à me morfondre dans quelque pub du coeur de Londres, une pensée étange me vint :

La partie de la métaphysique qui traite de l' " au-delà" , et si on veut bien englober par là toutes les religions et autres spiritualités, s'oppose, au sein d'une bipartition, à la tradition agnostique (disons pour simplifier une matière entraînée dans un chaos plus ou mois ordonné par des lois de hasard et de nécessité.)
Bien.

Ceci posé, ce que j'ai questionné tout à coup, c'est la connotation qui est attaché à cette bipartition. A savoir, soit l'univers est spirituel ET nous sommes sauvés ( la théorie de la récemption la plus aboutie, on va dire celle où l'on peut choisir sa place à côté de la fenêtre étant évidemment la religion chrétienne), soit l'univers n'est que matière, ET notre fenêtre de conscience une fois refermée, nous retournons au prénatal et absolu néant, celui qui vous fait jouer de la guitare, boire de la vodka, et offrir des fleurs, enfin pour les hommes galants, espèce en voie de disparition.
Bien.

Donc pour résumer : SOIT Esprit, ET moi ressusciter, SOIT matière, ET moi mourir.

 Mais dans les deux cas " X ET MOI", liés. Vu que nous sommes dans le monde de l'image, je vous ai facilité la compréhension de la chose avec des coloriages.

Et ce qui me chagrine là dedans, c'est que je me demande si ce n'est pas  là, précisément là, que se situent le talon d'Achille de toutes les métaphysiques, les orientales comme les occidentales, en ce qu'elles mélangent à un moment la métaphysique et l'ontologie, au sens où elles présupposent que ces deux discplines ont un destin commun : amalgamer notre destin à celui de l'univers.

Mais c'est une tare congénitale : les cosmogonies et les théogonies finissaient toujours par aboutir à la race humaine, fussions-nous nés de dents de dragons, de sperme tombé de ci delà, d'argile, de côtes, à un moment où à un autre, il faut que cela aboutisse à nous.

Sous prétexte que nous estimons penser le monde, il faudrait que le monde nous pensât. Et non seulement il faudrait qu'il nous pensât, mais cela ne nous suffit pas, encore faudrait-il que l'Esprit qui habite ce monde que nous pensons, se souciât de notre existence !

En d'autres termes, nous ne saurions admettre à la fois ces deux " statements " à savoir premièrement que oui, l'univers  est créé par l'Esprit, ET secondement que eh bien non, non seulement de nous Il n'a pas eu vent, mon amour, et il n'y a donc aucune raison, bien que ce super Spirit of God existe bel et bien, qu'il s'en préoccupe, bien qu'on l'appelle Notre Seigneur Jésus Christ, qu'il radote au couvent, qu'on lui apporte ou pas des bonbons, personne n'ira au paradis, et Il nous laissera retourner à la poussière car de nous il n'a cure, il n'en a pas bavé, à la poupe, comme disait Alcide, et voilà, point final.

Ah là là, moi de penser, ça me détend les jointures, ça me fait du bien.

mardi 17 août 2010

Ramassage solaire

L'autre jour je vois une jeune mendiante agenouillée par terre, qui ne tendait pas la main, et semblait ne rien attendre.
Je m'avance vers elle et lui demande si elle avait besoin de quelque chose.

" Fais-moi un sourire", me répondit-elle.
Je suis rentrée chez moi, j'ai cueilli quelques fleurs dans mon jardin, et je suis venue les poser à côté d'elle.

Comme mon sourire niais devait sans doute avoir l'air d'appeler une réponse, et que rien ne venait de sa part, elle me dit en guise d'explication :
" Pour le moment, je suis maquée avec le soleil "

C'est comme si, dans ces scènes de ralenti au cinéma, un spectre s'était levé de sa place, et d'un seul mouvement de sabre, m'avait ouvert une balafre dans le coeur en me giflant du revers de la main au passage.

Cette femme m'a poussée hors de mes limites. Elle m'a appris que bien qu'étant objet de mon amour et moi sujet, cela ne me donnait aucun droit sur elle, ni à elle aucun devoir envers moi.

Mon amour n'est ni du masochisme, ni de la soumission. Il est au contraire ressorti plus pur de cette épreuve, lavé par les larmes.

Je n'ai commis aucune faute. Je me tiens debout dans la lumière.

dimanche 8 août 2010

True love, true loss

Quand on me dit d'un air attendri du moelleux à l'abricot, un truc du genre : " Ah tu sais, Vicky, elle est toujours avec le même copain, Edouard, ça fait 5 ans...", au lieu du convenu " trop mignon", j'ai envie de répondre : " Et alors, il a encore du goût ? ".

Moi les hommes à force de les mâchouiller, c'est comme les chewing-gums, au bout d'un moment faut que je le crache et que j'en prenne un nouveau.

dimanche 1 août 2010

Il y a de bonnes choses dans la vie

Par exemple : " Il ne faut pas attribuer au vice ce qui peut s'expliquer par l'ignorance ou l'incompétence".

J'aime aussi l'usage collectif de certains mots, comme " le termite " pour désigner globalement l'ennemi lorsqu'il est en quantité discrète, voire pullulatoire.

Par exemple : " La misère se jette sur le monde comme le morpion sur le bas-clergé breton".

samedi 24 juillet 2010

Double ration de rhum pour les latinistes

Savais-tu que " cueillir " des fleurs vient de "colligere", de
l'action qu'on fait en les rassemblant, en liant les tiges entre elles, précisément ?

La nature produit les fleurs, et nous on apporte le petit bout de
ficelle pour en faire un bouquet.

C'est beau, nezzzzmaaaaaaaaaaaaaaaaaa?

Nous existons une première fois au sens où nous sommes une fleur, mais nous existons une seconde fois par ce que nous savons lier d'autres choses, nous arrangeons, nous composons.

Nous existons tout d'abord en tant que chose qui est, et par une autre en tant qu'acteur du monde.

Mais dans la première, nous sommes, dans la seconde nous faisons. Nous sommes l'humain ou bien nous lions le bouquet : nous ne pouvons pas inverser, plus nous saisir nous-même pour nous lier, pas plus qu'être une fleur, pas plus agir sur nous qu'être ce que nous ne sommes pas.

Nous sommes par l'essence, également, et jusqu'à pour soi-même, " hors de notre compétence et hors de notre juridiction".


Je suis double de deux choses, qui coexistent, se superposent, mais ne peuvent pas s'échanger : un Etre immuable et passif, éternel en sa plénitude de partie du monde, une actrice, mortelle, en dialogue avec l'Autre par mes actions dans le monde.

Ce propos trouve un écho dans un billet de la vilaine Guillemette intitulé "La lampe d'Aladdin", ou " l'oursin fantastique", quelque chose comme ça. Cette immense poétesse nous a quittées trop tôt.

Tu es mon premier et mon dernier amour

Tu es mon premier amour

Le jour de notre rencontre m'a vu naître
En boule, filant les nuits
De mes amours imparfaites
Nous nous sommes donnés, ou prêtés
Dans les bras du soleil
Au réveil, il était midi

Dans l'orbe parfait, nous avons tissé
Des silences fibreux,
De sourdes inquiétudes,
De muettes rancoeurs ?


Nous nous sommes assassinés entre le sable glacé
Et les mouettes qui nous criaient de ne pas le faire
Unique cordeau des trompettes marines,
Dans ce crépuscule où se hante ma vie,
Où sa vitre s'est brisée


Dans ce jour qui se fige
Par l'horizon du iai, son couperet
Dans les étoiles restera écrit ce shodo
In the mood for love
Notre histoire d'amour toujours

Je retourne à la lumière de la lune
Je me tiens debout
Dans l'espérance de ta résurrection
Tu vis dans mon coeur

En toi repose l'unique jour
Qui l'a vu naître et mourir
Grandir en perfection et finir dans la dignité

Tu es mon dernier amour.

vendredi 23 juillet 2010

On en revient toujours au même point.

Parmi mes nombreux dons, j'ai celui, comme tu le sais sans doute, cher lecteur, de déclencher chez mes amants la décision de libérer enfin leur talent de de coureur de sprint trop longtemps refoulé.

Je me retrouve donc assez logiquement seule après la fuite.

Et il arrive toujours un moment où tout, tout cela, monte en moi pour atteindre le point où cela me fait éclater de rire.

Puer egregia indole... :)

La Nuit, la seule qui me reste toujours fidèle, et qui m'attend patiemment. Je ne vois pas pourquoi je continue de me refuser à elle.

Je vois en transparence sur le film de ma vie, ces yeux immenses toujours ouverts qui m'attendent et me regardent doucement en scintillant.

Les yeux immenses que la Nuit en nous a ouverts. Et il faudra bien un jour que,per fretum febris...

Pour un monde meilleur, article 1 :)

Ce ne sont pas les choses elles-mêmes qui m'importent mais l'harmonie entre les choses.

Pour moi, "ce que tu es" est donc, par essence,injugeable.
"Ce que tu es" n'est ni de ma juridiction, ni de ma compétence.

Notre relation, elle, relève en partie de ma responsabilité

En tant qu'être humain, je te tends la main
En tant que personne, je te respecte
En tant que femme, je te chéris.


Pour le reste,

Accueillir en bienveillance notre fraternité
L'enrichir aux différences de notre sororité
L'épanouir dans l'amour

ne dépend que de ta seule acceptation

dimanche 18 juillet 2010

J'ai eu plein d'hommes

J'ai eu un homme qui m'a aimée
J'ai eu un homme qui m'a fait l'amour
J'ai eu un homme qui est sorti de mon ventre
J'ai eu un homme qui m'a fait découvrir mon corps de plaisir
J'ai eu un homme qui m'a fait découvrir mon être de lumière
J'ai eu un homme qui m'a fait découvrir la Terrienne en moi
J'ai eu un homme qui m'a fait découvrir la femme en lui

J'ai eu plein d'hommes qui, comme les poissons de ma rivière, s'enfuient effrayés quand je leur donne à manger.

It's your loss, not mine :)

Leftfield

je suis étonnée de la perfection de l'album " Leftism" de Leftfield. 11 morceaux, 11 perles, rien à retirer, rare.

samedi 17 juillet 2010

Ramassage scolaire

Il m'arrive parfois de m'occuper d'adolescentes, et l'autre jour je recevais une très jeune fille dont les pratiques sont proches d'une espèce de prostitution volontaire.

Lorsque je lui demandais pourquoi elle faisait cela, elle me répondit :
" C'est pour que ceux qui ramassent ce qu'ils trouvent sur leur chemin puissent me ramasser ".

Elle a baissé la tête et moi aussi, presqu'unies dans une même prière. J'ai eu l'impression que les murs de la pièce s'agrandissaient. Nous étions dans un grand espace de solitude, où il n'y avait plus rien à se dire. J'avais l'impression d'entendre le bruit du vent, j'avais un goût de sciure dans la bouche.

Bien que je ne sois guère formée, ni armée pour répondre à tout cela, je parviens d'habitude à constuire une réponse permettant de poursuivre le dialogue.

Ce jour là, cette jeune fille m'a amené au bout de ce que je pensais possible en matière d'exil de soi. Elle m'a ouvert un nouveau champ d'existence. Puis je suis arrivée à remettre en moi la bonde pour arrêter le flux de ma vie qui s'enfuyait, je l'ai regardée pour qu'elle mesure cette bienveillance dont elle n'avait que faire, et j'ai posé une main sur son épaule en la raccompagnant.

Depuis, il m'arrive de passer plus de temps encore dans ma solitude, sans pouvoir parler.

Les gens me demandent ce que je fais. Je ne peux pas répondre que je me demande si ne n'ai pas envie, moi aussi, que quelqu'un vienne me ramasser. Mais comme chacun le sait, j'ai quitté mon mari, et dans une grande ville universitaire comme celle où j'habite, cela ne saurait tarder.

Le monde est plein de filles, plein d'hommes, de gens qui s'attendent et de gens qui se ramassent...

L' aphorisme, privilège des grands esprits

L'amour, c'est comme la ratatouille

Je ne sais pas exactement ce que c'est, mais j'ai la recette pour le faire.

Le problème, c'est que mieux je le fais, plus ça rate. J'ai beau touiller, ça rate.

Je me dis que si mon succès baisse, c'est peut-être que le feu est trop fort.

Je me dis donc : " Si tu ne veux pas que ta ratatouille, la bouillabaisse".

C'est ma cuisinière qui ne va pas, sans doute. Entre bouche bée et flamber, pas d'armagnac possible. J'y ai passé des bonbonnes. Bien que les fleurs soyent plus raisonnables.

Je suis triste. Ma soeur, tu es partie...