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mercredi 26 avril 2023

Quelques erreurs à éviter 2

 Parce que, une autre erreur à éviter de commettre est de dresser la "France " qui travaille", contre la France des "assistés". Là il va falloir que je fasse des raccourcis, mais en gros, la France qui travaille coûte plus cher que la France qui ne fait rien. 

Je sais, c'est comme la MecaQ, c'est "contre intuitif". Et pourtant. Cette erreur est bien installée d'abord parce qu'elle permet de fracturer le corps social des exploités en deux, et que diviser permet de mieux régner, n'est-ce pas. 

Mais c'est plus vicieux encore. L'erreur perdure parce que nous sommes persuadés que nous vivons dans une économie saine. Une économie saine se caractérise par une croissance soutenue, continue, et surtout infinie. C'est même non pas seulement un "signe" de sa bonne santé mais une condition sine qua non de son existence. L'économie telle que nous la concevons EST croissance, ce sont deux noms pour la même chose.

Mais puisque la croissance est condamnée, l'économie est condamnée. Nous ne sommes plus dans une économie saine mais dans une économie de faillite. Comme un plongeur qui regarde le monde à travers le miroir renversant de la surface de l'eau, comme tous ces gosses sur leur écran, tout est à l'envers. 

Ainsi, lorsque vous êtes dans une économie prospère, si vous doublez votre activité, vous gagnez plus d'argent. Dans une économie de faillite, comme vous dépensez plus que ce que vous gagnez, plus votre activité est forte, plus vous perdez de l'argent vite et fort, et le pire c'est que vous consommez ces ressources à crédit, et que comme vous vous enfoncez dans le déficit, vous êtes en agonie.

Ce n'est pas parce que la BCE va vous abreuver de fausse monnaie que ça va changer quoi que ce soit : Cela prolonge votre agonie, et entraîne le reste du système dans la faillite.

Donc pour résumer, dans une économie de faillite comme la nôtre, l'acteur vertueux est celui qui bouge le moins possible, pour consommer le moins possible, c'est une évidence première, si vous ne comprendez pas, faites vous expliquer.

Donc, le betteravier, qui veut absolument continuer d'empoisonner le sol, et demande des dédommagements, nous met en faillite tout de suite, et à long terme, car ce n'est pas lui qui dépolluera le sol : il laisse la merde à ses enfants.

Ainsi le patron marin pêcheur, qui veut absolument continuer de détruire la mer, et demande des subventions européennes, nous met en faillite doublement, et pour les mêmes raisons. Ces gens sont en faillite : ils dépensent un argent que personne n'a, et détruisent le futur.

 La France qui "travaille", c'est celle qui s'est endettée à mort pour niquer la terre, avec des tracteurs à cent millions le bout. La France qui travaille, c'est celle qui nous enfonce dans la crise : ils font joujou à parcourir leur champ avec leur tracteur qui coûte 1000 balles du kilomètre, et qui ramène du maïs à un sou la tonne. Pas grave, ils iront pleurnicher pour l'équilibre des prix aux producteurs, ils demanderont des aides, des exonérations, le gas-oil cadeau, une pipe à Noël... 

Tout ça pour se faire croire qu'ils font quelque chose d'utile. La France qui travaille, c'est celle qui nous enfonce dans la crise : chaque fois qu'il fait un aller-retour avec son tracteur, il perd 100 balles qu'il nous faudra lui subventionner. La France qui travaille, c'est la pire des assistées, c'est celle qui est droguée au crédit et qui nous enfonce dans la merde.

Le français assisté lui, ne consomme pas de pétrole, de tracteur, de camion, de machines, et il ne dépense pas 1000 balles pour en gagner 100. Le français assisté se débrouille pour survivre avec ses 500 balles, sans aggraver la situation.

Le français assisté contribue à tuer l'économie de la bagnole en ne roulant pas, ce qui est un bienfait pour la planète, le français assisté contribue à tuer les camions, le diesel, les SUV, les autoroutes, le TGV, et se contente d'un vieux petit car Chausson qui cahote, il a achète des outils à main qui durent cent ans, il fait des piquets en châtaignier qui durent 3 générations, ce qu'il fait qu'au bout de quelques générations, il y a du gras.

Le Français assisté accélère, en ne faisant rien, la chute d'un système qui nous pourrit chaque minute plus que la précédente. Le français assisté est celui qui n'est pas "dédommagé", "indemnisé", ou "subventionné".

Le Français qui travaille oblige lui le gouvernement à lui sponsoriser les vaches pleines de pus, les poules qui marchent sur leur cadavres, parce que "l'avenir de la filière est en jeu". Donc il faut absolument assurer un avenir à cette filière qui nous tue.

Le Français qui travaille oblige lui le gouvernement à renflouer les compagnies aériennes pour pouvoir continuer à faire joujou à Singapour, y acheter des machines qui ne servent à rien. L'avion ne sert à rien, mais il faut leur lâcher une fortune pour que ces idiots fassent joujou avec.

 

Mais qu'il arrête vite de travailler ce Français qui travaille, ils nous coule, nous pourrit, nous ruine la vie et la santé ! Qu'on le mette vite au RSA, il arrêtera de s'endetter pour des tracteurs qu'il faudra lui payer.

Nous avons une telle idéologie béate du progrès, que je vous vois d'ici, la gueule ouverte avec un filet de bave :"Mais, mais, mêêêê^, béééééé, bééé". 

Ben oui, mé, mé, mééééééé, où on va si on fout tout par terre ? 

Mais pour 90 % des gens, ça ne changera rien. La plupart des gens se foutent éperdument que les avions volent ou pas. Vous avez remarqué pendant le covid, les avions cloués au sol ? Non ? Normal, ça ne sert à rien.


Mais le problème, c'est que ça ne coûte pas rien. On finance à ces 3 cadres frimeurs leur joujou, au dépens de notre économie, de notre air, de notre eau, de notre droit à vivre au frais. On s'en fout de manger des kiwis en hiver, alors qu'on ne peut pas manger une pizza, un yaourt, des biscuits, sans s'empoisonner. 

 On en a encore eu un écho ce matin : Dans les Pyrénées Orientales, les empoisonneurs de terre sont catastrophés à l'idée de ne plus arroser leurs abricotiers ou je ne sais quoi. Ils aimeraient encore et encore pomper, toujours plus pomper, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus ue seule goutte d'eau. Une comptabilité impeccable dans un désert. Un bilan étincelant avec des cadavres partout, voilà leur idéal. 

Et bien sûr, ils parlent de colère, menacent, et évoquent à mots couverts la casse, et les indispensables "catastrophes naturelles" et autres arrêtés, indemnisations... Ils menacent de casser encore plus, si on ne sponsorise pas leur joujou à produire du déficit.

Je dis toujours que l’Économie est la déesse Gaïa moderne (1), qui nous favorise de ses moissons abondantes. La preuve, c'est qu'ayant prié Économie sans succès, ils reviennent aux pratiques précédentes :



Mais pourquoi ne pas continuer à indemniser les tanneurs, les teinturiers, les chiffonniers, les tisserands. Et les chevaliers, les palefreniers, les écuyers ?

Et tous les métiers disparus depuis l'âge de bronze, pourquoi ne pas les indemniser pour leur disparition ? En plus ces "agriculteurs" sont nuisibles, ils consomment une eau précieuse pour des abricots dont on se fout un peu. Il faut donc arrêter au plus vite ces "français qui travaillent" et arrêter de les sponsoriser à tuer la planète.


Voilà la vraie définition de l'économie du spectacle : Cette définition ne vise pas une version moderne de "panem et circenses" mais bien le fait que la société de l'hybris retourne comme un gant sa stratégie de dissimulation : l'exposer à la lueur aveuglante de l'évidence pour la mieux dissimuler. La faire adopter comme mode de vie pour la faire disparaître en tant qu'hallucinogène. (1)

S'éclater, faire la teuf de la nite, se défoncer one life, se shooter, se faire jouir la chatte en permanence, c'est bien joli, mais quand tous les poissons auront crevé à force de bouffer vos résidus de pilule, que tout ce qui est vivant aura crevé, alors vous boufferez du soleil vert, la France qui "travaille".

Vous allez passer à la caisse, les petits amis, que vous le vouliez ou non, et vous allez regretter d'avoir subventionné les chalutiers pour tuer ce que vous auriez pu encore bouffer. Vous allez regretter de ne pas les avoir laissé faire faillite. Mark my words.

Et c'est pas le concours Lépine de l'aspirateur à plastique océanique, ni les monumentales conneries sino-saoudiennes sur le thème "J'ai le plus gros zizi du désert", qui changeront quoi que ce soit.

Ils sont tout fiers de faire un soleil. Mais du soleil, on en a à ne savoir qu'en faire. L'énergie ça ne sert à rien, ce qui nous faut c'est de l'eau, de l'ombre et de la fraîcheur. Israël, eux, construisent des usines de dessalement d'eau de mer, pas des tours à centre commercial Wahallahibi. L'Arabie Saoudite irrigue déjà des hectares de culture à partir de ses usines de dessalement. Et nous ? On pleurniche parce qu'on nous interdit de faire plus de conneries encore. Ils voudraient tout pomper à mort, tuer les sols, les animaux, tout faire crever de soif. Et quand on les empêche de scier la branche sur laquelle leurs enfants sont assis, ils déversent des vochons devant la préfecture.

(1) Je n'ai aucun mérite, c'est Jean-Pierre Voyer qui me l'a expliqué.


Quelques erreurs à éviter 1

 D'abord une erreur en économie générale, qui est presque devenue un dogme dans l'Erreur, c'est de croire que parce que quelque chose est produit "moins cher", c'est bon pour le business.

Ceci est particulièrement faux lorsque les biens ou services produits sont inutiles. Par exemple, les banques de détail se sont crues arrivées au paradis en ouvrant aux retraités des interfaces au sein de la Banque en Ligne, leur permettant de souscrire un crédit auto. 

Ici monsieur, on va chez le concessionnaire Daniel Mouton en délégation après le déjeuner le samedi avec Jean l'exploitant agricole et ci-devant acheteur, Annick sa femme ci-devant qui choisit la couleur parce que la cylindrée c'est des trucs d'homme je n'y comprends rien ah ah ah ça détend l'atmosphère, et Jean-Pierre, expert en crédit parce qu'il bosse à côté d'un garage Renault et qui en a profité pour se faire offrir le repas en échange de sa rassurante présence. Il posera, l'air finaud, deux ou trois questions piège pour justifier son confit de canard.

Mais bon, maintenant qu'on a vendu aux retraités 3 ou 4 versions de SUV, comme le tracteur, on les a bourrés de crédit, ils ne vont pas non plus en acheter 12. Quant à souscrire un crédit immobilier en ligne, faudra me montrer. 


Bien, donc tout cela pour dire que faire une interface de souscription de crédit en ligne, ça ne sert strictement à rien. Et d'autant moins à rien que plus personne ne sera solvable une fois que les retraités auront repêchés leurs enfants et petits enfants du découvert et de la caution pour l'appart. 

Vendre des bagnoles à crédit, tout le monde presse son voisin de le faire, quitte à lâcher un peu de lest sur les Bâleries. Mais cela se terminera comme par le passé. Ce qui tombe bien, parce que les Chinois vont garder leur étain pour eux.

Donc, tout ça pour dire que l'erreur consiste à croire que parce qu'on fabrique un truc inutile moins cher, on y gagne. Que parce qu'on a trouvé un jeune Hindou débile pour coder l'interface à deux fois moins cher que son collègue français, on va toucher le jackpot de la startup de merde. Ce n'est en rien une bonne nouvelle. 

Au contraire, c'est retarder une échéance. En payant l'Hindou deux fois moins, on met deux fois plus longtemps à réaliser que 1 - on n'a plus de quoi le payer non plus; Et 2 - que ce qu'il codait ne sert à rien, et qu'on a foutu le pognon dans le marigot pour fumer de la bouse de vache et nourrir les 15 Hindous restés au village.

Le problème, c'est que les dix codeurs qui ont quitté leur village sont venus s'agglutiner dans une mégalopole de 400 millions d'habitants où ils ne peuvent déjà plus respirer. Et que les gaz issus de cette mégalopole font crever les champs qu'ils ont abandonnés à leur père de 90 ans et à leur deux petites sœurs de 8 et 11 ans, lesquelles heureusement gagnent leur vie en se tortillant en slip sur Tiktok.

Retarder l'échéance de faillite est un art dans lequel nos circuits sont passés maîtres. Afficher une faillite, c'est s'exposer à devoir expliquer pourquoi le pognon est allé servir aux dirigeants à acheter des actions pour leur portefeuille au lieu d'être réinvesti pour moderniser l'outil de travail.

Il est des choses comme ça, qui sont délicates à expliquer. Difficile d'expliquer qu'entre payer de nouvelles machines à ces incultes aux doigts pleins de cambouis et se faire construire une piscine où inviter les copines de ta fille, t'as vraiment du mal à choisir. Et pourtant c'est simple, moi je comprends très bien.

Donc, évidemment, faut passer à la caisse. On a permis aux péquenauds d'empoisonner la terre pour que le directeur de la concession de tracteurs s'achète une piscine, on a autorisé les pêcheurs à détruire les fonds marins pour que le directeur des usines de peinture de bateau s'achète une piscine, maintenant, va falloir leur expliquer qu'ils doivent aller pointer au RSA, non sans effectuer quelques mystérieuses "missions" aux côtés de leurs collègues en saignant.

 

Donc, il faut retarder le plus possible ce moment où la vérité va affleurer. Le moment où il va falloir "passer à la caisse". C'est pour cela qu'on laisse filer l'en-cours de boîtes catastrophiques, qu'on les laisse accumuler des dettes cent fois grosses comme elles. Le moindre scieur en long va accumuler 50 milliards de dettes, alors qu'on aurait dû le tuer depuis longtemps.

Plus on retarde la liquidation, plus ça passe sous le tapis longtemps, mais plus ça fait mal quand ça sort... Eh ouais.

Mais je vais revenir sur le "on n'a pas de quoi payer le développeur".


vendredi 21 avril 2023

L'empire du clic I

 Suite à cet article, qui pose les bases structurelles des typologies utilisées par l'assignation identitaire, une petite anecdote croustillante, ça repose. Cela fait toujours du bien, un intermède musical, genre un courant de Flaubert dans un océan de Mozart. Non, mais en vrai j'aime bien quand on voit dans la mer le changement de couleur dû à l'écoulement d'une rivière qui s'y jette.

Donc l'autre jour, une Facebookeuse s'interrogeait sur l'utilité de tel sondage, du genre : " Êtes-vous d'accord pour dire qu'il faut exiger la fin de la corruption au sein des gouvernements ? ". 

Cela vise sans doute les ministres, et ramasse évidemment un 95 % de "pour". J'ai donc dit à cette dame que cela ne change rien pour personne, sauf pour le site organisateur, qui augmente ainsi ses "like", ses vues, et le nombre de clics passés sur ses recommandations ou publicités, plus le fait qu'en général, on l'expose plus que les autres. 

    C'était la technique utilisée par les "faiseurs de top-50", au bon vieux temps où les vinyles 45 tours étaient vendus dans des "bergeries" (espaces fermés de détecteurs) en grande surface. Chaque semaine, les distributeurs remarquaient que les titres A, B, et C avaient fait de bons scores. Après négociations et copinages, le distributeur mettait la semaine suivante non plus ABC en façade (facing) mais AAC. Mécaniquement, les gens prenant un peu les disques "à la volée", A faisait 2 fois plus de ventes que C. Si le phénomène persistait, la manœuvre persistait, et lorsqu'on se retrouvait avec 5 facings de A pour un de tout le reste, on entrait au "TOP 50". 

La foule grugée et subjuguée par le succès de A, son "artiste préféré des français", se faisait ainsi porter par le distributeur qui "poussait son poulain pendant quelques semaines avant d'enlever ses facings pour le remplacer par la nouvelle coqueluche du mois, et un service à rendre à telle maison de disques.

 Aujourd'hui on fait pareil avec les occurrences d'apparition des sites sur les fils de base des rézosseaussiaux : Si pas mal d'entre vous likent un titre, une vidéo, une personne... alors ce titre ou cette vidéo apparaîtra dans le fil de plus de gens. Et mécaniquement, plus de gens likeront etc.

 Les asiatiques sont évidemment les champions de la technique, on y reviendra plus en détail. Je vous mets juste quelques photos pour le moment :

 

On se garde d'oublier Lisa :

 

 


 Se plaignant des trop rares rétrospectives d'artistes féminines comme Esther Ferrer, nos lecteurs trouveront ici motif à consolation, puisque le Guiness Livre va rendre hommage à cet artiste musical.

 Lisa c'est elle :

 

Vit-on plus charmant minois ? Cette petite fille a déjà gagné plus d'argent que moi dans toute ma vie, et c'est très bien ainsi, ni elle ni moi n'échangerions nos places.

 

Sinon, pour rire, c'est arrivé pas loin de chez nous, preuve que l'imbécillité gagne du terrain ici aussi :


Non non, je confonds volontairement illettrisme et imbécillité. L'une suit l'autre de très près, et l'illettrisme est déjà passé en France. Je daterais cela de 2020, année où un directeur d'école primaire et instituteur m'avouait sa tristesse à l'idée qu'il envoyait chaque année en sixième des élèves dont la moitié ne savait pas lire. 

J'ai connu des élèves de cette école en cours élémentaire dans les années 2010, ils sont maintenant en deuxième année de fac en grève et ont fini leur "année universitaire" il y a un mois, après des partiels épuisants où il leur a fallu écrire deux pages. Leur fac n'a pas rouvert après les manifs, il faut tout réhabiliter.

 Vous ai-je déjà cité cette réplique d'un ami anglais à un ami américain : "The Dumbening is going all over the world, but your country is surely leading the charge". (de mémoire)


 

Au passage, je rappelle que les crétins qui ont généré ces 30 milliards de vues ont également généré cela :

Et que ceux à qui profite le crime sont en train de leur vendre cela :

 Afin de pouvoir maintenir ceux-là vivants encore quelque temps.


Pourquoi les maintenir en vie ? Mais parce que leurs exploiteurs à eux ont une vision très différente de la nôtre. Pour eux, l'humain est un robot hyper perfectionné, qu'on trouve en grande quantité gratuitement. Pourquoi aller acheter des robots maladroits et chers ?

Allez les amis, continuez à "acheter malin à prix cassés", likez et abonnez-vous.

Un négro qui me rapporte zéro

 Ces paroles de Matuidi Charo (PSG), création de l'immense artiste qu'est le rappeur Niska trouvent une belle illustration ici :


 
Un négro dans la misère,  plus affamé qu'à l'ordinaire, tint au Paki à peu près ce langage : "Le fric ou la machette (dans ta gueule)" parodiant ainsi avec finesse le "Tricks or Treats" des enfants américains qui apprennent dès leur plus jeune âge à racketter leurs voisins à l'occasion d'Halloween (fête catholique de la Toussaint détournée par les vendeurs de bonbons US), et voir ainsi qui est chelou dans le quartier.
 
 


C'est là que s'impose cette ravissante image, que vous vous ferez expliquer :


Quelle plus jolie preuve de désobéissance que d'utiliser pour plaisanter les icônes dont le pouvoir souhaite nous voir se détourner ? Que le pouvoir a sacralisé pour que nous ayons peur de les utiliser ? Et comment a-t-il sacralisé ces images ? Eh bien il a interdit de les utiliser, tout simplement.

Y-a-t'il plus jolie manière de désigner discrètement aux délinquants ce qu'ils doivent détourner que d'interdire de l'utiliser ?

Ainsi, peu importe la foison de signes peints ou écrits sur les murs, on détectera les délinquants à ce qu'ils utilisent précisément les signes qu'on leur a interdit de peindre, peu importe que ce soit la bouille d'Hitler ou la chatte à ta mère.

Tu commences à comprendre le système. 

Mais il y a plus.


lundi 17 avril 2023

My favourite pokemon

 Suite à cet article, l'assignation identitaire relève d'une autre tendance, une tendance mère qui, elle, est d'essence mercantile, nous l'allons montrer tout à l'heure. 

Par exemple ceci :


Sur un forum, entre deux personnes inconnues l'une de l'autre. En réponse, la fille extrait de la couette une peluche de Pokemon, en guise de nounours.

On ne demande plus quel est ton passe-temps, ton hobby, ton jouet favori, mais quel est ton Pokemon préféré. C'est à dire que l'individu est assigné à choisir son costume d'anniversaire entre les princesses Disney, sa peluche dans le catalogue Pokemon, etc. 

Et on voit que deux tendances se croisent ici :

- La réduction du tout à une portion de ce tout, laquelle à son tour se fait passer pour le tout. On y reviendra.

- L'assignation à ne manipuler que des objets siglés de produits dérivés. A cet égard, il ne s'agit plus d'acheter un sac de qualité mais un sac de marque Dior, ce qui revient exactement au même que de ne plus acheter un jouet, mais de piocher dans les objets qui payent une redevance à Pokemon. Tout comme la magasin qui marche paye une redevance à Dior. 

Par "siglés", j'entends même, non seulement un logo de marque, mais plus largement une culture.

C'est à dire l'assignation à vivre entouré d'objets qui ne proviennent que d'un catalogue commercial identifié. 

 On n'achète plus une housse de couette parce qu'elle est belle, mais parce qu'il y a superman dessus. Le designer de graphismes est au chômage, c'est Superman qui embauche des graphistes dociles qui ne font que répéter le code.

Le futur de cela, c'est la Baccara Line (me faire penser à y revenir merci).

lundi 10 avril 2023

Une femelle, sinon rien.

 Dans le cadre du festival Des lièvres sur la Montagne, Didière Houlahoop et Jean-Pierrette Barbatruc vous invitent à découvrir le dernier album de Fernand Tchookapeeke, Fernand Chocapic de son vrai nom. Birkenstock est un album inclassable, plus encore que les précédents, ce qui fait qu'on hésiterait presque à savoir où ne pas le classer, ce qui est incalculable, quand-même.

Puisant sans complexe dans le riche fonds folk de Clermont-Ferrand, Fernand n'hésite pas à casser les codes pour revisiter le genre et s'approprier cette contre-culture pour détourner facétieusement les clichés car avec Fernand, l'humour n'est jamais très loin.

 


 Un peu comme la mer à St Malo en novembre, faut s'y plonger, mais une fois dedans, on est énervé pour la journée. Les obstacles sont bus sans difficulté, les rendez-vous délicats se terminent par un triomphe.

Sans oublier Thérèse Bolognaise, qui a la fraîcheur des premiers albums.


Une voix prometteuse, mais qui se cherche encore, quelque part entre Francis Brel et Cabrel. Une voix qui n'hésite pas non plus à relever des défis rythmiques et mélodiques d'une redoutable technicité.

 



Sinon, vous savez qu'un truc qui m'énerve, c'est quand la presse titre "La montagne a encore tué". La montagne ne tue personne, ce sont des imbéciles qui prennent des risques inconsidérés. C'est un moyen de créer une faute à où il n'y en a pas, mais comme à faute il faut coupable, on rejette cela sur la Nature.

Idem pour "La météo a encore gâché la fête". Cette personnification à but culpabilisant a vocation à détourner le jugement depuis l'imbécillité d'une course de voitures, responsable du dérèglement climatique, vers une déesse Nature capricieuse et revancharde, comme dans l'Antiquité.

De même ceci :

 

 

 

Si au lieu d'écrire ce mensonge (la vidéo est très claire à ce sujet),

 

 

on avait écrit "Un abruti qui roule trop vite dans un quartier résidentiel renverse une fillette qui sort de son garage", on aurait clairement désigné le vrai coupable. 

Au lieu de cela, c'est la petite rouée qui n'a pas compris que son espace de vie, son aire de jeux d'enfant, le devant de sa maison, est en fait une autoroute à la disposition des crétins, et son corps un dommage collatéral du fait que ce bourgeois ait obtenu un crédit pour polluer la Terre.

Ah oui, parce que j'ai oublié la légende : la fillette est "sortie de nulle part". Fieffée coquine, va. C'est encore un message éhonté, on voit très bien qu'elle sort de sa maison. Je me demande d'ailleurs s'ils n'ont pas coupé un peu la vidéo pour donner l'impression qu'elle surgit au milieu de la route.

Laissons le crétin marcher, c'est bon pour sa santé et pour la planète. Et mettons à l'amende les média qui mentent.

 Sinon, du même tonneau :



Ce ne sont pas des salopes de capitaines et de marins qui laissent fuiter dans l'océan les saloperies en plastique produites par d'autres salopes dans les usines du tiers-monde, et que les habitants doivent tamiser par petits bouts pendant le week-end, non, ce sont ces petites vicieuses de billes en plastique qui entament une invasion, et silencieuse en plus. Sans prévenir, ces petites rouées envahissent le territoire ennemi, sans même avoir l'honneur de se déclarer. Non, elles font leur coup en douce, au lieu de devenir un bouchon d'huile pour moteur de cargo et de revenir tuer la faune marine ostensiblement.

Donc, la presse, merci de titrer correctement en arrêtant de sucer l'industrie du pétrole et ses bagnoles, merci.

vendredi 7 avril 2023

Typologie montante


 Vous savez que je suis fan de typologie, ou plutôt faudrait-il dire, de typologigraphie, une discipline qui serait à la typologie ce que l'Historiographie est à l'Histoire. 

Et puis, je suis obligé d'éviter "typographie". Un typologue vous dira : "Cette typologie du plateau de telle région est composée de types anthropomorphes, tandis que la plupart des typologies de la région comprennent des types zoomorphes (le type "oiseau", le type "quadrupède" etc.)"

Un typologigraphiste vous dira "Les typologies les plus répandues sont de type arborescent/pyramidal, et dont le mécanisme de développement est la subsumation (1) à clé hyperonymique". C'est à dire que les typologies les plus répandues consistent à partir d'un terme maître ("vivant"), à le partir en deux sous-catégories, "animal" et "végétal", les deux-sous catégories étant censées représenter la totalité du vivant, et le terme maître subsumer tout ce qui est sous lui. En d'autres termes, tout type sous "vivant" est soit animal soit végétal, et ne peut être autre chose.

Les premiers mots des Mots et les Choses, avec la remarque sur les chiens appartenant à l'Empereur, adressent la question de l'efficacité d'une telle typologie. Bien.

Dans cette perspective, on peut dire qu'on assiste à une tendance de fonds dans nos sociétés US/France, la France suivant les USA de quelques années, une tendance à l'émergence de typologie de ce type, face à une typologie en îlots, un peu genre les Caractères de La Bruyère.

Je pense que c'est une tendance de fonds qui fait elle-même partie d'un mouvement plus vaste encore, lequel est le refus de l'assignation identitaire (2). C'est à dire que individu ne peut plus être "simplement", comme ci ou comme ça, l'individu ne peut plus "avoir un caractère", libre, fou, indépendant, car l'individu est sommé par la société de rejoindre un clan, une faction, un groupe, et de porter le costume et l'étiquette du groupe.

"Pick-me girl": avez-vous déjà adopté ce comportement nocif ?

La psychologie

 Qu'est-ce que cela implique ?

Puisque je suis tombé sur le mot "typique". Plutôt que de dire que certaines filles ont une tendance à être comme ci ou comme ça, on dit que ce trait de caractère a tout de la PMG. On crée une adhésion forte entre ce trait et le taxon machin, ce qui est exactement le fonctionnement de la taxinomie hyperonymique :

Une hôtesse de l'air est une femme qui a pour trait de travailler dans un avion.

Un cheval est un quadrupède qui a pour trait d'être mammifère (ou l'inverse, peu importe)

Un fruit qui a pour trait d'être orange, mou et avoir un noyau central est un abricot. 

En créant une adhésion forte entre l'individu (la femme biologique) et l'étiquette PMG, c'est comme si on prenait un tas de billes de couleurs différentes et qu'on les rangeait dans des boîtes. Par exemple, si une bille est de couleur bleue, on ne se contente plus de dire que c'est un trait de caractère qui lui appartient, mais qu'elle présente un trait du profil "pickme",  

C'est comme si on ne disait plus de vous que vous avez un caractère bien trempé, mais que vous présentez un symptôme du profil GMB (Grincheux Maussade Bourru).

Je pense que vous voyez les différences qui découlent de ce classement arbitraire. 

Dont la floraison, comme on le voit ici, la prolifération de conseillers en mormoileprofil, nouveau clergé formé aux oracles mystérieux des divinités qui se cachent derrière les magazines d'abrutissement (la pudeur féminine sans doute). 

 Clergé perdu (cf en gras) entre les signes "infaillibles" et ceux qui "pourraient éventuellement".

Abrutissement par réduction de la diversité. Plus besoin d'apprendre ce qu'est une personne bourrue, maussade, un mauvais caractère etc.

Beaucoup plus simple à apprendre, GMF, GMB, TDAH, TDH, TED... vous permettent d'avoir l'air à la page auprès des copines chez le coiffeur, d'avoir l'air original disant que votre neveu est un TDAH, et non un cancre, ça fait mieux, cela vous permet  d'errer dans un monde opaque sans avoir à aller nulle part, ce qui est rassurant. Le savoir a toujours eu pour image la lumière dans l'obscurité. Ici c'est le contraire, ce qu'on veut, c'est un brouillard bien épais, pour que l'on puisse errer sans que personne n'y trouve rien à redire, et pour cause, personne ne sait où l'on est.

Et elle est bien là, la raison. En dirigeant, vous prenez une responsabilité : celle de vous tromper, et de drosser le bateau contre les rochers. Et donc d'avoir à rendre compte.Mais comme le système responsabilité/récompense est cassé, ce que veulent les élites dirigeantes, c'est s'en mettre plein les fouilles, et passer au 20h parce que ça fait chic dans le VIIème, mais surtout qu'on ne puisse rien leur reprocher. Et ce qui leur arrive, c'est qu'elles passent leur temps au tribunal.

Ils n'ont donc rien à foutre de ce qui arrivera au bateau alors qu'autrefois le capitaine se sentait responsable de ses passagers (contrepartie de son autorité), et partant, plus le brouillard sera épais, mieux ce sera. Personne ne sachant plus ni où on est ni ce qu'on fait, personne ne vous reprochera de ne pas savoir où on est, et vous pourrez toujours vous en sortir en disant : " On ne pouvait pas prévoir les rochers".

 


Il faut une sacrée dose d'optimisme pour oser dire qu'on ne pouvait pas prévoir l'inflation, quand tous les milieux économiques redoutent son emballement depuis des années, quand on la surveille comme "le lait sur le feu", quand les banques centrales sont assis sur la vis des taux d'intérêts pour ne pas l'aggraver. Il faut se dire "ce peuple est tellement con, ça va passer crème", mais avec une conviction...

Et ce capitaine, vous savez quoi ? Vous l'avez élu, crétins. Je ne m'en lasse pas de celle-là. Des gens qui élisent pour chef le mec qui va les exploiter, et qu'ils vont conspuer dans la rue deux ans plus tard. Mais c'est tellement drôle. On a mis en place le système pour éviter le suzerain autoritaire, en se disant "Allez choisissez votre chef, on peut pas vous dire mieux". Et plus on les laisse faire, plus le type qu'ils élisent ressemble à un dictateur. C'est à crever de rire.

Pour revenir à vos moutons, c'est ainsi que le type qui préfère les hommes est prié d'enfiler une grenouillère pikachu, que le type qui aime jouer aux échecs a intérêt à s'inscrire aux alcooliques anonymes, que la personne bourrue a intérêt à être diagnostiquée GMB, la fille qui aime picoler doit porter un badge "fière d'être vierge", etc. etc.

C'est comme lorsque vous vous inscrivez à World of Warcraft : vous êtes sommé d'être,  soit un nain, soit un elfe, soit un chevalier. L'assignation identitaire vous interdit d'être vous et vous oblige à être l'un des trois, un nain OU un elfe, et dès lors, vous aurez pour toujours les oreilles pointues, la barbe rousse etc.

De même, en arrivant dans la vie active, le pauvre geek qui bosse au service informatique est prié de ne pas être lui. Il est sommé de choisir entre l'outfit de nain et le shein d'elfe, sommé d'avoir une barbe en rectangle, un étui pénien pénien en cuir bleu, une touffe de cheveux bleus sur le crâne, un short en cuir, une ceinture hype, un béret hipster, une bite dans le cul, des plumes de pan autour du pagne de bananes, de plaider la cause des noirs russes communistes immigrés, fils d'indiens pawnees et de déportés juifs, d'aller au resto swiss cheese pour inviter sa cruche à un date le 18 de 20h à 24 h, de la limer 18 jours après en suivant le protocole de non consentement des gouines vegan, et d'acheter un gel douche qui rase le dessous des bras. (3)

Il est sommé de défiler gentiment entre les murs des banques, sans se mêler ni aux casseurs d'ultra gauche, ni aux antisémites d'ultra droite, il est sommé de rire à la série mormoileflix qui décrit la vie d'un geek barbu hipster qui a choisi un parapluie jaune et bleu en soutien aux minorités opprimées et autres connards qui se foutent sur la gueule partout sur la planète.

Et tout ceux qui ne peuvent plus supporter ce cirque, et se shootent, se shootent au crack, à la coke, à la vodka, à l'herbe, qui se shootent, qui se shootent à tout, au fentanyl, enfin, bref, je vous la souhaite bonne et longue, en partenariat avec la vaseline TDAH spéciale pour transgenre au cul sensible et milf à l'anus douloureux.



De ces quatre chefs de tribu, un seul ne mange pas de poulet aux hormones écrasé, sauras-tu trouver lequel ?

 Autre exemple issu de Biba : au lieu de dire "Lors du sommeil, les phases de désinhibition peuvent inclure une agression sexuelle",  ou mieux encore : "A force de spooning, un mec a parfois envie de tirer un coup la nuit, pas de quoi en faire une maladie", on se croit obligé d'inventer la "sexsomnie". 

Au lieu de dire que la personne "dit" ne pas se souvenir du rêve, on dit qu'elle ne s'en souvient pas, ça ajoute au croustillant du petit viol. Comme si le mec allait dire "Ben ouais, j'avais la bûchette suite à un rêve et j'ai essayé de la serrer dans un demi-sommeil, mais bon, elle m'a joué  l'Auberge du Cul-Tourné", non au lieu de ça faut aller consulter une sexsomnologue pour aller l'exciter à 50 balles de l'heure pour payer sa licence de psycho.


La force pour arriver à ses fins. Whououououououou, ça fait peur, en même temps, ça fait envie à pas mal de rombières, que ça prenne Henri de temps à autre, la sexsomnie. Faudrait céder, tout ça...


"Bestial". 😂 Manière assez courante de voir le sexe au masculin ainsi décrit par des dames :D


Se masturber "frénétiquement" 😂


Tu compenses à commandre le systèle ? C'est bien, tu seras pas dernier de la culasse.

Tout cela a pour corollaire que, à partir de l'âge de 4 ans, l'occupation essentielle d'un jeune américain est de savoir :


1 - S'il n'aurait pas des ancêtres amérindiens, sioux, apache, enfin, un truc qui le fasse ressembler à quelque chose.

2 - S'il est plutôt lesbienne tendance bi, ou nosex tendance grenouillère licorne, ou bien drag ascendant queer.

3 - S'il est, donc, un peu solitaire, plutôt romantique, un brin asocial, ce qui se traduit maintenant par s'il est plutôt ADHD, AD, Schizo-parano, ou TDAH, ce qui se détermine en passant des heures à mater les vidéos YT, pour savoir à qui on s'identifie le plus, et qui se traduit concrètement par le fait de pousser des hurlements stridents si on est côté fenêtre dans le bus ou si on trouver une brin de gruyère râpé dans son sandwich. Pardon, d'Emmencool. 

Ah, évidemment, après on a plus de temps que pour le maquillage du matin et la routine outfit de schizo, donc, ben...




(1) La légende dit que Kant hurlait toujours "subsumer" cinq ou six fois dans son hurloir, pour s'éclaircir la gorge avant de commencer à chanter.


(2) Là j'avoue que le raccourci est un peu hardi. Le refus de l'assignation identitaire consiste à refuser une étiquette "à la papa", pour préférer une étiquette "à la mode". On refuse l'appellation "Vieille fille", on lui préférera l'anglais "incel". L'anglais avec son inégalable capacité de synthèse, gagne à tous les coups.

On refusera d'être étiqueté garçon ou fille, mais on revendiquera le droit des Butch femme à porter des vêtements masculins taillés pour lesbienne. 

Le but est de brouiller, à travers l'assignation identitaire, les droits et les devoirs qui allaient avec. Là je n'ai pas besoin de vous faire de dessin. Dire que je suis un homme, c'est m'exposer à ce qu'on me demande ce que je fais dans la vie. Dire que je suis une licorne invite à ne pas me faire confirmer que je joue sur ma PS2 toute la journée sur le canapé.

(3) Car, ne vous y trompez pas, il s'agit là d'un seul objectif, une seule idéologie, un seul but, un seul et même mouvement qui soulève ce système, et sans lobby. Les gouttes d'eau n'ont pas besoin de comploter pour former une vague. Elles ne font que se suivre. Ici le but, c'est d'avoir des consommateurs dociles qui achètent et la ferment. Qui échangent le plaisir d'acheter contre le fait de la boucler. C'est tout le dilemme du POUVOUARDACHA


jeudi 30 mars 2023

La classe, toujours la classe.

 Quelle erreur fait cet homme,  appartenant à l'élite, et comme telle consanguine, de la gauche intellectuelle française ?

 


 Bon, déjà la conclusion est débile. Mais pour un homme qui se veut plus ou moins affilié à la sphère politique, le pire, c'est une erreur de classe. Ce monsieur ignore que l'envie de toujours plus, l'envie d'apprendre, l'envie de s'améliorer, que toutes ces envies ne sont pas des données immédiates de la conscience, mais des envies de classe.

Ce monsieur ignore que ce fait a deux racines. L'une intrinsèque, qui est que certaines classes s'auto-dévalorisent, comme on s'autocensure, parce que ces envie ne font simplement pas partie des valeurs de cette classe, donc on ne vous inculque pas, c'est tout. monsieur Ferry ne sait pas l'albanais, parce qu'on ne lui a pas appris cette langue. Il pense que c'est bien  de s'améliorer, parce que dans sa classe, c'est ce qu'on apprend aux enfants.

Ensuite pour une raison extrinsèque. Si on n'a pas appris l'albanais à monsieur Ferry, c'est parce que son milieu a pensé que l'apprentissage de l'anglais lui serait plus profitable. Et ce fut vrai. Eh bien ce que monsieur Ferry hélas n'a pas appris, c'est que dans d'autres milieux, on vit différemment. Dans ces milieux, apprendre l'anglais signifie se faire exploiter encore plus, tandis que parler albanais permet au moins de parler à la famille pendant les vacances.

Et c'est là qu'on revient au fameux "s'améliorer". Mais s'améliorer en quoi, et pour qui ? Pour un ouvrier, s'améliorer signifie produire encore plus de pièces à l'heure, pour que son entreprise s'enrichisse, pour que son patron s'offre une nouvelle voiture. Mais pour lui, rien ne change. Alors s'améliorer pour lui, quel intérêt ? Plus de stress, gratuitement ? Non merci.

Ce que monsieur Ferry ignore, on peut dire maintenant, ce qui n'est pas présent à sa conscience, c'est que son erreur est due à une illusion assez courante :" Prendre son cas de classe pour une généralité". C'est à dire se projeter sur les autres, penser que tous les autres, des millions d'autres pensent comme moi dans les mêmes conditions de vie, évaluent selon mon modèle, en tirent les mêmes conclusions et donc arrivent au même résultat. Ou plutôt devraient arriver au même résultat.

Mais voilà, réflexe de prof : le peuple a faux, le peuple se trompe, et le professeur bourgeois est là pour les rectifier. Et celui qui ne voudrait pas obtempérer, changer d'avis, voir la vérité, mon unique vérité, c'est qu'il est de mauvaise foi.

Qu'il n'en dégoûte pas les autres ! Si lui a choisi la mauvaise voie, la mauvaise graine, la délinquance, qu'il laisse les autres accéder à ce paradis, sinon.... Déjà, derrière l'optimisme de l'hymne au progrès humain illuminé d'un sourire béat, se profilent l'ombre de la menace et la menace de la matraque pour le "non aligné" à ce bonheur. 

Monsieur Ferry n'a pas conscience que les gens de sa classe sont 10 là où les autres, ceux qui doutent du progrès parce qu'il profite à 10 personnes, sont des millions. Ce que monsieur Ferry ne sait pas, c'est que lorsque ces millions d'exploités réclament justice, ce qu'ils se prennent sur la gueule, c'est la matraque améliorée d'un CRS tout aussi exploité qu'eux.

Le pouvoir a de tout temps dressé des chiens contre les misérables. On jette les restes aux uns et aux autres, l'essentiel est qu'on dresse les uns contre les autres.

Je reviens là-dessus très vite. En attendant, les éboueurs pourraient passer, on vit maintenant dans les histoires de cul des footeux.

 


"Redoré" :D Crétins illettrés.

 Ou de leurs femmes, enfin c'est pareil. Foot, courtisanes et du soleil, on se croirait au super Club Med qu'ils ont fait, là, non pas Marrakech, un nouveau. Ah ouais Dubaï, là c'est ouf, c'est comme Disneyland, c'est l'immersion. C'est pas un Club Med dans la ville, c'est la ville qui est un Club Med, truc de ouf frérot, une pute à chaque doigt et un doigt dans chaque Ventador, la folie. Bon, on baise moins qu'à Pataya, mais ça change.

Et ça me rappelle la femme de Cédric machin, qui disait qu'elle avait parlé à la maîtresse de son amant. Le temps que tu fasses un dessin de qui baise qui, ils sont tous repartis en boîte. C'est d'ailleurs une chose qui me frappe dans les récents kidnappings et meurtres de jeunes femmes qui se font embarquer bourrées à leur sortie de boîte de nuit, c'est qu'elles vont toutes se bourrer la gueule en boîte avant de se faire assassiner. Mais comme c'est dans des petites villes et qu'ils ont tous baisé avec tous les autres, on reconnaît le mec sur le parking de la boîte : c'est l'ancien amant de l'ex de la maîtresse de l'ancienne femme de Cédric.


J'adore le "rôle" trouble d'Aminata machin. A part astiqueuse de bambou, on se demande ce qu'elle peut jouer comme rôle, celle là :D

 Remarque, c'est comme la poissonnière devenue ministre. C'est pas qu'elle pose pour des magazines masculins qui est étonnant, c'est bien qu'elle soit devenue ministre qui l'est bien plus !

Sinon, je voulais dire un autre truc, mais j'ai oublié, là. Donc, en attendant, le prix du gigantisme du mois revient à ces pauvres gens du musée d'Orsay. Dont on sait, tallala, je ne dirai pas quoi, mais ceux qui sont dedans savent de quoi je parle, talala...

 


CEla me rappelle une formule d'une élue à propos de ces participations dans la presse : "C'est le premier avril permanent". Comme superlatif de "La société du spectacle", ça me va.

 

 

 

 


jeudi 23 mars 2023

Et moi et moi et moi, dis, la Loi !


 Hier, France Culture nous a donné à entendre une entrevue avec la créatrice d'un film appelé Bleu Caftan, lesquels rendent un bel hommage à ce que recouvre le vêtement, depuis sa création, pendant sa vie et les alentours.

Je vous laisse écouter l'émission, mais une des phrases résumant le plaidoyer du film était : "Laissez-moi aimer qui je veux aimer " (visées : homosexualité masculine intergénérationnelle).

Cette actualité brûlante va me donner l'occasion de planter quelques points concernant un des thèmes centraux de 2023 : l'individuel face au collectif, définitions. C'est comme au Collège de France, ici. 

On peut mesurer le degré de dictature d'un régime au pourcentage de gens qu'une loi, ou une mesure, peut négliger sans que cela empêche la loi d'entrer en vigueur. Je prends des exemples arbitraires pour illustrer : 

- En Corée du Nord, vous pouvez faire passer une loi qui mécontente 99% ou plus des gens. Degré de totalitarisme : 300. 

- En Turquie, vous pouvez promulguer une loi qui mécontente 85 % des gens, ça passe, degré de totalitarisme : 200. 

- En France, vous pouvez faire passer un loi qui mécontente 75 % des gens, ça se voit tous les jours, degré de totalitarisme : 100. (On verra plus tard pourquoi ces chiffres, arbitraires)

Imaginons une mesure sociétale, comme des choses sur l'immigration, où autre sujet sur lesquels "le peuple" (souverain) pense avoir, et semble avoir une "opinion". Opinions individuelles agrégées selon les formules des grimoires pour donner une opinion "moyenne". 

Pour cette mesure sociétale, disons que si on franchit la barre des 60 % de "contre", de "non", cela commence à poser problème, à ouvrir droit à débat, ce qui est toujours pénible quand on a des décisions concrètes à prendre. On peut toujours ergoter sur le racisme, savoir s'il est à 60, 70 %, 25 % des votants au premier tour, n'empêche qu'un bateau qu'on laisse aborder, c'est oui ou c'est non. Le temps qu'on débatte, ils sera au fond de l'eau.

Bien. Voilà un peu le décor.L'histoire est de montrer comment un politicien, ou un fonctionnaire sont toujours encadrés par des bornes, l'une à droite, l'autre à gauche, que le peuple souverain lui, ne voit pas, puisque chacun prend ses valeurs pour la vérité (midi à sa porte).

Et je souligne "ne voit pas". "Laissez-nous s'habiller comme on veut sans dire un mot, et laissez-moi aimer qui je veux en paix, sans subir votre regard, vos commentaires ou pire", réclament donc un certain nombre de dames tout à fait respectables et vachement sympa.

Ce à quoi je réponds : "Parfait, alors fichez-moi la paix avec ces jeunes filles court-vêtues et laissez-moi aimer ces jeunes filles. Là à propos de ne pas crier "paye ta schneck", vous allez entendre les hurlements de la horde, et les amies de la liberté qui défilaient peinturlurées à poil dans la rue appeler la police qui doit punir le vilain pédocriminel. "Ah mais non c'est pas pareil", s'écrient tous ces imbéciles qui voient midi à leur porte, et prennent, évidemment, leur cas pour la norme morale absolue, le nord magnétique, le midi. Même les taulards s'y mettent, c'était déjà bien montré dans M le Maudit, mais vous ne l'avez pas vu parce que y'avait Bambi 12 que Disney sortait avec un bol de pop-corn gratuit.

C'est tellement pas pareil que c'est exactement la même chose, et le vrai problème du politique, c'est l'imbécillité du peuple qu'il doit gouverner, nous l'allons montrer tout à l'heure. Si le politique éduque trop le peuple, il se fait virer par les socialistes, et si le politique déculture trop le peuple, il se fait virer par des trumpistes/fascistes, etc.

Vous voyez qu'on revient à l'équilibre susmentionné. Et on va en arriver au point de ce chapitre. 

 1 - Si vous donnez raison à ceux qui souhaitent stopper l'hypersexualisation des jeunes filles et la liberté d'aimer, vous arrêtez deux trois pédophiles et un dealer pour faire genre, alors vous avez contre vous : les féministes, tous les fêtards de la gay pride, les étudiants qui "boivent des pots" avec l'argent de leurs parents le soir en centre ville, plus l'industrie cosmétique et de l'habillement spécial gouines. Un peu lourd mais gérable. Vous avez pour vous : les vieux, les retraités qui sucent l'argent de l’État, les droitards, les poujadistes, et, plus encombrants encore comme soutien, les religieux.

Et donc pendant les périodes où les socialistes seront plus nombreux, vous serez virés par les socialistes.

2 - Prenons l'exemple inverse, plus savoureux encore. Vous laissez aux femmes la liberté de faire ce qu'elles veulent de leur corps, parce que c'est leur corps, donc les filles s'habillent comme elles veulent, surtout les petites filles, tout le monde en slip, je fais ce que je veux, c'est pas un homme qui va me dicter sa loi Et quant à la liberté d'aimer, je ne vous fais pas de dessin sinon je risque encore la prison des lesbiennes hurlantes et des quarantaines rugissantes, deux populations qui se recouvrent souvent au cri de "j'aime qui je veux".

Qui avez-vous pour vous : l'industrie du X, des forums sur Freenet et la pelure, deux trois retraités, 25 hébéphiles cherchant à faire sauter le dernier tabou sexuel, et quelques esthètes comme Gainsbourg...

Pas terrible, c'est pour ça que les politiques ne se risquent pas à faire des lois qui mécontenteraient 90 % de la popopulation (sic). Car, vers où se tourneraient ces gens assoiffés de vêtements couvrants et de rigueur des mœurs, mmmmmmmmmmmm ? 

Regardez comme une bonne partie de la propagande russe, et du moyen-orient, est basée sur la "pornographie" de l'Occident. Vers qui se tourneraient ces gens, peut-être vers des pouvoirs qui leur promettent des femmes avec des jupes longues, voire plus couvertes encore, peut-être vers des pouvoirs qui leur promettent de couper la main aux pédés, et les deux aux pédophiles, les trois aux deux, n'est-ce pas ?

Pas terrible, de se faire piquer le pouvoir par ça, non ? Pas terrible, ce moralisme rampant quand on a connu la créativité des années 70 et la floraison mitterrandienne, hein ?

Pas terrible de livrer cette République chèrement gagnée aux fascisme religieux, hein ?

Pour se résumer, vos politiques n'ont, en la matière, plus le choix entre la jupe longue, courte, moyenne, mi-courte, braletta, crop-top, legging, thoing, push, pump, sebi la mouche et autres. 

Pourquoi "plus le choix" et non pas "pas le choix" ? Parce que en période faste, comme ce fut le cas, ils avaient le choix entre se faire virer par le PS ou par le RPR.

En période de disette, le peuple en colère cristallise sur ses choix archétypaux, exeunt les nuances. Ils ont maintenant le choix entre se faire virer par des islamistes, ou se faire virer par des trumpistes. Ils tentent d'éviter l'un et l'autre en votant un coup de pagaie à gauche, un coup de pagaie à droite, ils auront les deux. 

Pour réussir, il aurait fallu investir dans l'économie, et non dans la Bourse.


 Sans parler d'un corollaire que je n'ai pas mentionné pour ne pas confusionner le débat : 

Si vous donnez dans le 1, ie. vous jouez les pères fouettards, vous cautionnez la politique des Talibans.

Soit vous donnez dans 2, ie. vous sponsorisez les orgies, et vous verrez se créer, comme on l'observe actuellement sur les rézosossio, des milices de jeunes qui s'autoproclament justiciers, milices privées qui, en toute illégalité, tendent des pièges aux racketteurs, font la justice eux-mêmes etc. C'est le modèle qu'on retrouve au Maroc avec les machinchose, et en Egypte, où les sbires de ces miliciens paradent dans les cours d'école armés de mitraillettes, histoire de vérifier que tout le monde respecte la Charia. Ils ont aussi leurs propres prisons, où la patrouille vous retient prisonnier parce que vous avez trop bu etc. Charmant, non ?

Pendant ce temps-là, pour regagner une "majorité" parlementaire qui donne une peinture démocratique à votre dictature, les centres donnent de plus en plus de gages aux extrêmes qui ont voté pour vous, c'est le modèle israélien.

C'est pour ça que les prédictions terribles du genre "La prochaine fois ce sera le RN et ce sera de votre faute", me font marrer. Parce qu'ils ont réussi à vous faire croire que le RN va récupérer la poule aux œufs d'or alors qu'ils l'ont tuée depuis longtemps, et qu'ils vont s'envoler pour St Barth, après avoir refilé aux vautours un cadavre tout chaud, et bouclé leur valises prêtes depuis longtemps

Et les pauvres en liesse de chanter la Marseillaise...

QED.

 

lundi 20 février 2023

Birkenstock®

Qui a dit que la certitude ne pouvait pas être poignante ?