Une supposition : Que j'aie envie de vous cuisiner.
Des pommes de mer, douces
A toucher la chair ferme
Vous avez mon fer, maintenant.
Une proposition : Que j'aie envie de rôtir.
Ensuite, quoi dire,
Sinon ?
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mercredi 28 novembre 2012
lundi 26 novembre 2012
Doux aveux
Je me propose de vous mettre à table
Au menu :
Crêpe au chignon.
Mais attention, le " au " est celui de " se mettre au travail ".
Quant au " au " de " se mettre au travail ", il est à prendre au sens du " au " de :
" Lorsque je suis entrée (dans la pièce), il était à son établi", ou encore : " à son piano".
J'aurais encore plus volontiers dit : " Elle était à son métier", mais j'ai craint que sans ajouter quelque chose comme : " et elle brodait", vous eussiez tout pris de travers.
Et je n'ai pas envie, comme chacun sait, de prendre le risque qu'un Mexicain sur quatre déchire sa chemise, ni même de me mettre à dos cette noble corporation.
Je parlais de la corporation des brodeurs, bien sûr. Voilà, à partir de dorénavant, quelques jours après la parution de mes devinettes, je mettrai des indices, voire la solution. Evidemment, c'est la prime aux feignasses, j'en conviens.
Mais, confere le film Les ouvriers de la vingt-cinquième heure, même NSJC fit de même alors, hein, bon.
Au menu :
Crêpe au chignon.
Mais attention, le " au " est celui de " se mettre au travail ".
Quant au " au " de " se mettre au travail ", il est à prendre au sens du " au " de :
" Lorsque je suis entrée (dans la pièce), il était à son établi", ou encore : " à son piano".
J'aurais encore plus volontiers dit : " Elle était à son métier", mais j'ai craint que sans ajouter quelque chose comme : " et elle brodait", vous eussiez tout pris de travers.
Et je n'ai pas envie, comme chacun sait, de prendre le risque qu'un Mexicain sur quatre déchire sa chemise, ni même de me mettre à dos cette noble corporation.
Je parlais de la corporation des brodeurs, bien sûr. Voilà, à partir de dorénavant, quelques jours après la parution de mes devinettes, je mettrai des indices, voire la solution. Evidemment, c'est la prime aux feignasses, j'en conviens.
Mais, confere le film Les ouvriers de la vingt-cinquième heure, même NSJC fit de même alors, hein, bon.
vendredi 23 novembre 2012
Cadence mineure
Tu es au courant qu'un seul coup de fil, au courant qu'un coup de fil, etc.
Stella cadens
Campo Stella
Jacques le Mineur
Je suis une petite cochonne
Parce que la Justice ma maison veut faire envoler
Je suis une petite souris
Parce que je me cache au fond de mon terrier
Je suis une petite fourmi
Parce que je trimballe des colis miette à miette
Tu es au courant qu'un seul coup de fil, au courant qu'un coup de fil, etc.
Cadence mineure
Jacques Coeur
Stella cadens
Campo Stella
Jacques le Mineur
Je suis une petite cochonne
Parce que la Justice ma maison veut faire envoler
Je suis une petite souris
Parce que je me cache au fond de mon terrier
Je suis une petite fourmi
Parce que je trimballe des colis miette à miette
Tu es au courant qu'un seul coup de fil, au courant qu'un coup de fil, etc.
Cadence mineure
Jacques Coeur
samedi 10 novembre 2012
Pontifex Lubrificatus
Les Anglicans se sont, paraît-il choisis un "pape", lequel est, paraît-il, un ex- roi du pétrole.
Il serait pour les femmes évêques, mais contre les prêtres homosexuels.
On se croirait revenus au bon vieux temps des collages dada.
Agitez l'éprouvette et laissez mousser vingt ans. Servez électrocuté.
Il serait pour les femmes évêques, mais contre les prêtres homosexuels.
On se croirait revenus au bon vieux temps des collages dada.
Agitez l'éprouvette et laissez mousser vingt ans. Servez électrocuté.
Inventaire
Je suis une délégation du SPF, une antenne d'SOS amitié
Your private écoutante, any old music will do...
Que me reste-t-il de toi ?
Un sucrier bleu et blanc à motifs japonisants
Son aaaaaaaadorable cuiller en nacre dont le manche fut cassé par Judicaël
Et l'univers !
Eh oui, tu me l'avais donné.
Tu ne t'en souviens pas.
Non plus certainement que ces images, enveloppes, lettres...
Tu sais nous sommes copines, maintenant.
Tu pensais qu'il allait me punir, un temps !
Je fus ta meilleure élève.
Des épices ayurvédiques
Un oreiller en balle d'épeautre
Et trois pièces de cent sous dans la fente
J'ai des lentes !
C'est les soldes.
Pas de retours.
Je ne rendrai rien, ne reprendrai rien.
Wiped out, tabula rasa.
Place nette, compteurs à zéro.
Aujourd'hui, c'est les soldes !
Je ne me retournerai plus, c'est promis.
Any old music will do...
Je suis livrée aux chiens,
Aux vaches, que sais-je
Quel cirque.
Demain, les clients ?
Ne me faites pas pouffer, Scarlati, Caramel,
Ces soiffards qu'il faut appeler par leur nom
Plutôt chanter un Gloria, tiens
In Excelsis Deo, c'est mieux.
Vent debout ! Je regarderai vers la proue
Je vous vois venir du fonds la grotte
Avec vos boues acides. Que nenni
Je ferai front, c'est les soldes.
Et toi là-bas, dans tes Alpes, tu es muette
Tant pis, annulé aussi, le billet de TGV
Et toi, là-bas, dans ta tour glacée
Correns, que ferai-je de toi, ma belle ?
Faudra-t-il aussi que je t'oublie ? C'est les soldes
Par amitié, par action, et par omission,
Je vous oublierai. Haute tâche, noble tâche.
Cette nuit, j'étais clocharde, traversant de nuit la ville déserte
Je marchais du pas des bienheureux
Devant les fenêtres du Capucin Gourmand
J'ai vu que j'étais heureuse, de l'autre côté de la vitre
Tout s'est inversé, encore une fois
La vitre brisée s'est reconstruite
Le clochard n'était pas malheureux, il était libre
Salut à toi mon infirmière, salut à toi qui t'es donnée
Même une heure au téléphone
Salut à toi qui t'es endormie quand je te parlais
Salut à toi, qui m'a fait des enfants,
Ô ville déserte, je te traverse de nuit,
Tonight, we fly...
On a retrouvé, paraît-il
Un de mes billets de TGV de Bordeaux.
Je sais bien moi, ce que c'était.
C'était St Michel, la lumière des vitraux
Et moi marchant dans le petit matin désert
Encore, après une nuit d'amour, shabushabu !
Ah la boucle est bien bouclée
Oui, tout a été dit, tout.
Il ne manque rien à l'inventaire
C'est les soldes.
Je sais, on m'appelle au parloir.
Soeur Natacha
C'était donc cela, le maillon manquant,
L'absence.
Soit.
Your private écoutante, any old music will do...
Que me reste-t-il de toi ?
Un sucrier bleu et blanc à motifs japonisants
Son aaaaaaaadorable cuiller en nacre dont le manche fut cassé par Judicaël
Et l'univers !
Eh oui, tu me l'avais donné.
Tu ne t'en souviens pas.
Non plus certainement que ces images, enveloppes, lettres...
Tu sais nous sommes copines, maintenant.
Tu pensais qu'il allait me punir, un temps !
Je fus ta meilleure élève.
Des épices ayurvédiques
Un oreiller en balle d'épeautre
Et trois pièces de cent sous dans la fente
J'ai des lentes !
C'est les soldes.
Pas de retours.
Je ne rendrai rien, ne reprendrai rien.
Wiped out, tabula rasa.
Place nette, compteurs à zéro.
Aujourd'hui, c'est les soldes !
Je ne me retournerai plus, c'est promis.
Any old music will do...
Je suis livrée aux chiens,
Aux vaches, que sais-je
Quel cirque.
Demain, les clients ?
Ne me faites pas pouffer, Scarlati, Caramel,
Ces soiffards qu'il faut appeler par leur nom
Plutôt chanter un Gloria, tiens
In Excelsis Deo, c'est mieux.
Vent debout ! Je regarderai vers la proue
Je vous vois venir du fonds la grotte
Avec vos boues acides. Que nenni
Je ferai front, c'est les soldes.
Et toi là-bas, dans tes Alpes, tu es muette
Tant pis, annulé aussi, le billet de TGV
Et toi, là-bas, dans ta tour glacée
Correns, que ferai-je de toi, ma belle ?
Faudra-t-il aussi que je t'oublie ? C'est les soldes
Par amitié, par action, et par omission,
Je vous oublierai. Haute tâche, noble tâche.
Cette nuit, j'étais clocharde, traversant de nuit la ville déserte
Je marchais du pas des bienheureux
Devant les fenêtres du Capucin Gourmand
J'ai vu que j'étais heureuse, de l'autre côté de la vitre
Tout s'est inversé, encore une fois
La vitre brisée s'est reconstruite
Le clochard n'était pas malheureux, il était libre
Salut à toi mon infirmière, salut à toi qui t'es donnée
Même une heure au téléphone
Salut à toi qui t'es endormie quand je te parlais
Salut à toi, qui m'a fait des enfants,
Ô ville déserte, je te traverse de nuit,
Tonight, we fly...
On a retrouvé, paraît-il
Un de mes billets de TGV de Bordeaux.
Je sais bien moi, ce que c'était.
C'était St Michel, la lumière des vitraux
Et moi marchant dans le petit matin désert
Encore, après une nuit d'amour, shabushabu !
Ah la boucle est bien bouclée
Oui, tout a été dit, tout.
Il ne manque rien à l'inventaire
C'est les soldes.
Je sais, on m'appelle au parloir.
Soeur Natacha
C'était donc cela, le maillon manquant,
L'absence.
Soit.
Hard life
J'ai recouvert ces boîtes métalliques (ex de biscuits), sans couvercle.
J'ai tendu sur le dessus une pellicule de papier à fin que vos crayons de couleur ne s'échappassent point.
J'y ai glissé, après oubli, quelques gommes et capuchons égarés.
J'ai mis les boîtes dans un carton.
Vous aurez une nouvelle maison où vous retrouverez vos crayons, mes chéris.
Si loin...
Mais il faut que je me cache, maintenant. Je suis devenue trop fragile, une proie trop facile.
Je dois utiliser mes dernières forces pour me cacher
Mais
Et toujours
Toujours
J'ai tendu sur le dessus une pellicule de papier à fin que vos crayons de couleur ne s'échappassent point.
J'y ai glissé, après oubli, quelques gommes et capuchons égarés.
J'ai mis les boîtes dans un carton.
Vous aurez une nouvelle maison où vous retrouverez vos crayons, mes chéris.
Si loin...
Mais il faut que je me cache, maintenant. Je suis devenue trop fragile, une proie trop facile.
Je dois utiliser mes dernières forces pour me cacher
Mais
Et toujours
Toujours
mercredi 3 octobre 2012
Russophone, tu le prends ?
Parfois derrière les voilages d'une demeure bourgeoise, j'aperçois le lustre, et tous les signes d'un intérieur confortable. A une simple lumière, je peux reconstituer l'ensemble de la pièce.
Et je me dis : " Je suis là aussi". Je vis là aussi, Saakachvili.
Mais j'en ai le meilleur. Il y a longtemps déjà, après que je me fus remise de la foudre d'un regard, un seul, qui a fait s'écrouler la vitrine du monde, j'ai pu regarder à nouveau le regard du clochard, celui qui investit les lieux interdits, pour en lécher la substantifique moëlle.
Puis je me suis appropriée ce regard comme on dit chez etc.,
La question que je me pose, à laquelle bien sûr je n'aurais jamais, au moins dans ma chair, la réponse, comme à la plupart des autres salopes de questions, c'est quelle est la mesure dans laquelle je peux déduire, tirer, le reste du lieu d'après une lampe, des rideaux, quelques teintes parce que j'ai grandi dans cette ambiance.
Je connais la réponse facile : il suffit de faire l'expérience avec des lieux inverses. C'est vrai, cela étrécit les marges, les franges, et cela donne un début de réponse. Je me doute même bien que je ferai bien peu d'une chambre d'enfant japonaise (Cf. le " lire la chambre " de Formesens).
En ai-je vraiment le meilleur ? Encore une douloureuse question. J'ai été dedans, j'ai été dehors. Je ne suis pas encore complètement au ban de ce monde, il m'arrive d'y faire des incursions.
Alors ?
Si, je crois que si. Ils me sont insupportables. Oh, à peine plus que les autres. Quelques minutes de moins. Et encore, non, ça se tient.
Oui, j'ai cru, par une propension naturelle à prendre son cas pour une généralité (et comment faire autrement au début !) qu'ils me liraient comme je le les lisais, qu'ils liraient mes oeuvres comme je lisais le monde.
C'était simplement croire que la généralité n'est pas qu'un mot, qu'en fait chaque chose est personne, chaque personne est monde, et nous partageons quelques mondes.
Certains partagent moins, puis plus rien, quelques mouches. De quoi je me pique ? Oh pas grand-chose. J'essaie tour à tour l'alène ou l'aiguille à deux chas.
Allez, so much...
Et je me dis : " Je suis là aussi". Je vis là aussi, Saakachvili.
Mais j'en ai le meilleur. Il y a longtemps déjà, après que je me fus remise de la foudre d'un regard, un seul, qui a fait s'écrouler la vitrine du monde, j'ai pu regarder à nouveau le regard du clochard, celui qui investit les lieux interdits, pour en lécher la substantifique moëlle.
Puis je me suis appropriée ce regard comme on dit chez etc.,
La question que je me pose, à laquelle bien sûr je n'aurais jamais, au moins dans ma chair, la réponse, comme à la plupart des autres salopes de questions, c'est quelle est la mesure dans laquelle je peux déduire, tirer, le reste du lieu d'après une lampe, des rideaux, quelques teintes parce que j'ai grandi dans cette ambiance.
Je connais la réponse facile : il suffit de faire l'expérience avec des lieux inverses. C'est vrai, cela étrécit les marges, les franges, et cela donne un début de réponse. Je me doute même bien que je ferai bien peu d'une chambre d'enfant japonaise (Cf. le " lire la chambre " de Formesens).
En ai-je vraiment le meilleur ? Encore une douloureuse question. J'ai été dedans, j'ai été dehors. Je ne suis pas encore complètement au ban de ce monde, il m'arrive d'y faire des incursions.
Alors ?
Si, je crois que si. Ils me sont insupportables. Oh, à peine plus que les autres. Quelques minutes de moins. Et encore, non, ça se tient.
Oui, j'ai cru, par une propension naturelle à prendre son cas pour une généralité (et comment faire autrement au début !) qu'ils me liraient comme je le les lisais, qu'ils liraient mes oeuvres comme je lisais le monde.
C'était simplement croire que la généralité n'est pas qu'un mot, qu'en fait chaque chose est personne, chaque personne est monde, et nous partageons quelques mondes.
Certains partagent moins, puis plus rien, quelques mouches. De quoi je me pique ? Oh pas grand-chose. J'essaie tour à tour l'alène ou l'aiguille à deux chas.
Allez, so much...
mardi 2 octobre 2012
Merguez Statico ou Rustico Rosso
Faut choisir son écurie. C'est clair.
Quand je vois certaines copines se compromettre avec le contremaître,
Je me dis pourquoi ne pas se promettre le thermomètre,
Se promener le pouce opposable aux autres choix,
Ou cercler l'asticot ? Ma certo !
Dis-moi, parle franchement, noble Turc
Parle sans détour, que faisiez-vous
Pendant ce temps-là, Javanaise ?
Chansons et couleurs du temps pastel,
Un coffret de douze CD pour aider les enfants à destinée
Mais revenons à nos manchons et foies gras
Dansons sous la niche hardie
Car quand reviendra le vent d'hiver... où en étais-je ?
Ah oui, je vadrouillais, sans salaire
Mon unique culotte avait un large trou,
Et par le petit jambon,
On voyait un oeil qui regardait Caïn,
Mais non, mon Dieu, qui s'envoyait au coin !
Ah, ben tu vois que tu y arrives quand tu veux.
Que tous les petits chefs me pardonnent,
J'irai faire dévotion à Saint-Placo,
A ce que les hommes comptent de plombiers,
De hérissons, que sais-je...
De tous les trucs qu'ils fourguent derrière la grille de la cabine de leur petit camion blanc
Blanco rustico, Paulo yeux rougis,
Suivis de leurs cohortes de Kevin et de Jonathan, devenus arpettes malgré eux
Après leur sortie de virage scolaire,
Et moi je ralentis, pour traverser les dos d'ânes
Merveilleux prétexte, pour voir les retraités et leurs restos
Ou presque, en fin de carrière, petits patrons,
D'où ils sortent, repus et rougeauds
Un peu avant quinze heures
D'où ils sortent, repus et rougeauds.
Nie mehr sehen,
Weiger Namaak !
Signé : les éléphants des Ursulines
Quand je vois certaines copines se compromettre avec le contremaître,
Je me dis pourquoi ne pas se promettre le thermomètre,
Se promener le pouce opposable aux autres choix,
Ou cercler l'asticot ? Ma certo !
Dis-moi, parle franchement, noble Turc
Parle sans détour, que faisiez-vous
Pendant ce temps-là, Javanaise ?
Chansons et couleurs du temps pastel,
Un coffret de douze CD pour aider les enfants à destinée
Mais revenons à nos manchons et foies gras
Dansons sous la niche hardie
Car quand reviendra le vent d'hiver... où en étais-je ?
Ah oui, je vadrouillais, sans salaire
Mon unique culotte avait un large trou,
Et par le petit jambon,
On voyait un oeil qui regardait Caïn,
Mais non, mon Dieu, qui s'envoyait au coin !
Ah, ben tu vois que tu y arrives quand tu veux.
Que tous les petits chefs me pardonnent,
J'irai faire dévotion à Saint-Placo,
A ce que les hommes comptent de plombiers,
De hérissons, que sais-je...
De tous les trucs qu'ils fourguent derrière la grille de la cabine de leur petit camion blanc
Blanco rustico, Paulo yeux rougis,
Suivis de leurs cohortes de Kevin et de Jonathan, devenus arpettes malgré eux
Après leur sortie de virage scolaire,
Et moi je ralentis, pour traverser les dos d'ânes
Merveilleux prétexte, pour voir les retraités et leurs restos
Ou presque, en fin de carrière, petits patrons,
D'où ils sortent, repus et rougeauds
Un peu avant quinze heures
D'où ils sortent, repus et rougeauds.
Nie mehr sehen,
Weiger Namaak !
Signé : les éléphants des Ursulines
Faudrait savoir...
Moi je veux bien simuler, mais après on me dit que c'est pas bien.
Bon, disons que je fais semblant de rembourser, et si le monsieur de la banque ne s'en aperçoit pas, alors je garde la voiture.
On dit comme ça ?
Bon, disons que je fais semblant de rembourser, et si le monsieur de la banque ne s'en aperçoit pas, alors je garde la voiture.
On dit comme ça ?
lundi 1 octobre 2012
Oiseau au vol inverse oiseau...
Je ne sais pas si j'arriverai au bout, ni même de quel bout il s'agit, d'ailleurs...
Mais j'ai compris certaines choses. J'ai compris par exemple qu'il faut avoir beaucoup pleuré pour comprendre certaines choses. Oh certes on me dira : " Oui, mais les ciels qui s'ouvrent alors..."
Certes...
Je ne sais plus si c'est dans Ludwig ou un de mes rêves, j'entre dans une grotte par un escalier qui descend, un d'un petit balcon aménagé dans la grotte, je contemple un paysage immense. L'allégorie est assez claire, elle est ridicule, que dis-je, pariétale, mais elle me plaît.
Bref. Oui, il faut avoir beaucoup pleuré pour comprendre, par exemple " La splendeur de la misère". Je sais que c'est à peu près aussi kitsch. Je sais que cela fait comme le coffre à bijoux de la grand-mère étalé sur l'étouffant dessus de lit rose capitonné, et son bois cosy à miroir. Mais j'aime me mettre les doigts au fond de la bouche, on se sent mieux après.
Tout est en contrepoint dans ma vie depuis quelques siècles. Tout est en négatif. Le point central est aveugle, le barycentre du sens est hors de l'univers, et je rebondis un peu évidemment sur les propos de la vilaine Guillemette.
La foi ne consiste plus à croire en quelque chose, mais contre l'ensemble des choses. La foi c'est croire en ses conclusions, même lorsqu'elle vont à l'encontre de ce qui est communément admis, dès lors que l'on considère que les investigations ont été correctement menées étant donné le champ d'expérience.
Ce n'est que de l'honnêteté intellectuelle. Donc oui, l'art est une liturgie. Frappé par le sacré, par une vision proprement appelée transcendantale, l'être en appelle à la notion de divin. Et pour s'y connecter, pour se relier intérieurement à cela, à nouveau à cette expérience esthétique indépassable, il crée, donc il célèbre.
Et voilà pourquoi l'artiste a des disciples, mais que, comme un prêtre qui n'a que faire d'admirateurs, cela ne l'aide pas en grand-chose, à part la libération de prolonger la célébration par les oboles des fidèles.
Quand je parle de vision, j'inclus bien entendu l'extase propre à l'écoute d'un concert de musique, fut-elle sacrée :) La musique profane, on aura beau me traiter de vieille peau, c'est distrayant, mais ça prend rarement aux tripes. Disons que ça parle d'autre chose.
J'en profite bien sûr pour inclure dans les avatars du rêve la transe mystique, j'ai failli oublier. Mais ceux qui me suivent auront rabouté. Je suis une passeuse, mais j'ai mes tisseurs...
Tu ne dis rien de...
- De quoi ?
- Non rien
- Tu croyais que j'allais parler de Mylène Demongeot dans Fantômas, c'est ça ?
Rêve.
Mais j'ai compris certaines choses. J'ai compris par exemple qu'il faut avoir beaucoup pleuré pour comprendre certaines choses. Oh certes on me dira : " Oui, mais les ciels qui s'ouvrent alors..."
Certes...
Je ne sais plus si c'est dans Ludwig ou un de mes rêves, j'entre dans une grotte par un escalier qui descend, un d'un petit balcon aménagé dans la grotte, je contemple un paysage immense. L'allégorie est assez claire, elle est ridicule, que dis-je, pariétale, mais elle me plaît.
Bref. Oui, il faut avoir beaucoup pleuré pour comprendre, par exemple " La splendeur de la misère". Je sais que c'est à peu près aussi kitsch. Je sais que cela fait comme le coffre à bijoux de la grand-mère étalé sur l'étouffant dessus de lit rose capitonné, et son bois cosy à miroir. Mais j'aime me mettre les doigts au fond de la bouche, on se sent mieux après.
Tout est en contrepoint dans ma vie depuis quelques siècles. Tout est en négatif. Le point central est aveugle, le barycentre du sens est hors de l'univers, et je rebondis un peu évidemment sur les propos de la vilaine Guillemette.
La foi ne consiste plus à croire en quelque chose, mais contre l'ensemble des choses. La foi c'est croire en ses conclusions, même lorsqu'elle vont à l'encontre de ce qui est communément admis, dès lors que l'on considère que les investigations ont été correctement menées étant donné le champ d'expérience.
Ce n'est que de l'honnêteté intellectuelle. Donc oui, l'art est une liturgie. Frappé par le sacré, par une vision proprement appelée transcendantale, l'être en appelle à la notion de divin. Et pour s'y connecter, pour se relier intérieurement à cela, à nouveau à cette expérience esthétique indépassable, il crée, donc il célèbre.
Et voilà pourquoi l'artiste a des disciples, mais que, comme un prêtre qui n'a que faire d'admirateurs, cela ne l'aide pas en grand-chose, à part la libération de prolonger la célébration par les oboles des fidèles.
Quand je parle de vision, j'inclus bien entendu l'extase propre à l'écoute d'un concert de musique, fut-elle sacrée :) La musique profane, on aura beau me traiter de vieille peau, c'est distrayant, mais ça prend rarement aux tripes. Disons que ça parle d'autre chose.
J'en profite bien sûr pour inclure dans les avatars du rêve la transe mystique, j'ai failli oublier. Mais ceux qui me suivent auront rabouté. Je suis une passeuse, mais j'ai mes tisseurs...
Tu ne dis rien de...
- De quoi ?
- Non rien
- Tu croyais que j'allais parler de Mylène Demongeot dans Fantômas, c'est ça ?
Rêve.
mercredi 26 septembre 2012
Modern Life
C'est signé, ça tourne et ça va vite. Sous l'apparente ritournelle du thème et des motifs, le soutif, il y a une vraie vitesse, petite musique.
Comme ces jouets aux piles increvables qui sous des tonnes de couette, et prétexte d'un geste étrange, se remettent en route pour quelques mesures.
Comme ces jouets aux piles increvables qui sous des tonnes de couette, et prétexte d'un geste étrange, se remettent en route pour quelques mesures.
lundi 17 septembre 2012
L'expédition aux pôles (meïose)
Je suis bercée dans le bras d'Orion, je sens le parfum des galaxies :
Commencer la visite ici
Et la poursuivre là, en dézoomant jusqu'au bout.
De toutes les hypothèses envisageables, et il n'y en a que deux, aucune n'est possible.
Le néant n'existant pas, rien d'existant ne saurait en sortir.
D'autre part, cela ne saurait avoir existé de toute éternité sans autre forme de procès.
Ces deux hypothèses complètent exclusivement, en deux moitiés, l'ensemble des possibles. Or aucune d'entre elles n'est applicable.
Donc rien de tout cela n'existe, ce n'est simplement pas possible puisque les conditions de son existence ne sont pas réunies. C'est même pire puisqu'aucune de ces conditions n'est même possible.
La seule possibilité (ici au sens issue, comme au sens commun) est donc que la possibilité de son existence se situe dans une zone apparemment impossible, au dehors de la possibilité logique de son existence. Comme le barycentre d'un tore se tient en dehors de sa zone spatiale d'existence.
C'est du pyrrhonisme++. Ce n'est pas que l'univers soit le cadre de notre rêve, c'est qu'il est lui-même inscrit dans le rêve. La condition de son existence appartient au rêve. Car l'impossible ne saurait être pensé depuis l'intérieur de son impossibilité. Or c'est ce que nous faisons. Il nous est donné de penser ce qui est impensable, puisque n'existant pas.
Or nous ne pouvons penser l'impensable depuis l'intérieur de cet impensable. Donc nous résidons à l'extérieur. De même que la possibilité d'existence de ce qui ne peut exister ne peut être possible que par une possibilité extérieure, qui l'englobe, de même nous ne pouvons penser l'impensable que depuis l'extérieur, depuis là où cet impossible n'existe effectivement plus en tant que totalité, mais comme une partie, comme un rêve.
Lorsque nous rêvons, nous accédons à l'extérieur des possibles, à la zone de l'impossible, de là seul où l'impossible que nous contemplons devient pensable. Lorsque nous rêvons, nous nous déplaçons au barycentre du tore, là où l'univers réel n'existe plus, et de là où il peut être manipulé en dehors de ses conditions d'existence (possibilités intrinsèques d'exister), ce qui le rend "possible".
La surprise est donc beaucoup, beaucoup plus grande que nous l'imaginons la plupart du temps.
Lorsque nous rêvons avant d'exister (avant notre naissance terrestre), nous contemplons l'univers de l'extérieur, avant d'entrer dedans, et de réduire considérablement notre champ de conscience, puisque nous entrons dans l'impossible, dans ce qui n'existe pas, et que nous prendrons pour la totalité durant le reste de notre vie. Si d'ailleurs nous savions que ce n'est pas la totalité, nous ne pourrions jouer le jeu. Nous resterions couchés sur le flanc en attendant que ça se passe.
Il s'agit bien d'une expérience d'individualité, mais également de solitude, de doute et de souffrance. Toute à sa résignation, en quelque sorte christique, la totalité des possibles : il fallait que cela existât également (résignée à le laisser exister, fiat), puisque tous les possibles doivent s'accomplir. Celui-là ne saurait ne pas avoir existé (résignée à disparaître en tant que totalité, qu'il grandisse et que je diminue...)
Ce que nous expérimentons est peut-être un des possibles, le néant. Celui-là même qui ne saurait exister, puisqu'il ne peut pas être issu du néant, ni avoir existé de toute éternité.
J'inclus bien entendu dans le rêve ses états affidiés comme le songe, la rêverie, le rêve éveillé, et surtout la transe, dont cet état de relaxation profonde qui préside à la création artistique. Les oeuvres issues de notre intérieur nous reconnectent bien évidemment à cet extérieur seul possible.
Nous " sortons " notre intériorité, et ce que nous en sortons est lui-même connecté à l'extérieur, au seul extérieur réel que nous atteignons par le rêve. L'oeuvre d'art est un trait d'union, un fil d'ariane, que nous pouvons contempler à la fois comme visible dans l'impossible, et comme témoin de l'extérieur possible et invisible auquel nous nous savons relié pendant le rêve.
Nous crachons un caillou auquel est attaché une ficelle, ficelle qui entre en notre bouche, et disparaît en nous-même pour ressortir là-bas, de l'autre côté de l'univers inexistant, dans le seul réel possible.
D'où ce caractère de l’œuvre d'art qu'elle exprime une individualité tout en rejoignant la part d'universel en chacun de nous.
Certes on me dira la culture etc. Je ne sais pas " lire " une oeuvre d'art étrangère à ma culture, et je ne reconnais donc pas l'universel.
Mais pour ce qui est de reconnaître que nous ne lisons que notre culture, je renvoie aux travaux de l'éminente bien que vilaine Guillemette. Si nous pouvions tout lire, et entendre les Écritures, cela se saurait :D
Ah, j'allais oublier, to sleep, to die... :)
Commencer la visite ici
Et la poursuivre là, en dézoomant jusqu'au bout.
De toutes les hypothèses envisageables, et il n'y en a que deux, aucune n'est possible.
Le néant n'existant pas, rien d'existant ne saurait en sortir.
D'autre part, cela ne saurait avoir existé de toute éternité sans autre forme de procès.
Ces deux hypothèses complètent exclusivement, en deux moitiés, l'ensemble des possibles. Or aucune d'entre elles n'est applicable.
Donc rien de tout cela n'existe, ce n'est simplement pas possible puisque les conditions de son existence ne sont pas réunies. C'est même pire puisqu'aucune de ces conditions n'est même possible.
La seule possibilité (ici au sens issue, comme au sens commun) est donc que la possibilité de son existence se situe dans une zone apparemment impossible, au dehors de la possibilité logique de son existence. Comme le barycentre d'un tore se tient en dehors de sa zone spatiale d'existence.
C'est du pyrrhonisme++. Ce n'est pas que l'univers soit le cadre de notre rêve, c'est qu'il est lui-même inscrit dans le rêve. La condition de son existence appartient au rêve. Car l'impossible ne saurait être pensé depuis l'intérieur de son impossibilité. Or c'est ce que nous faisons. Il nous est donné de penser ce qui est impensable, puisque n'existant pas.
Or nous ne pouvons penser l'impensable depuis l'intérieur de cet impensable. Donc nous résidons à l'extérieur. De même que la possibilité d'existence de ce qui ne peut exister ne peut être possible que par une possibilité extérieure, qui l'englobe, de même nous ne pouvons penser l'impensable que depuis l'extérieur, depuis là où cet impossible n'existe effectivement plus en tant que totalité, mais comme une partie, comme un rêve.
Lorsque nous rêvons, nous accédons à l'extérieur des possibles, à la zone de l'impossible, de là seul où l'impossible que nous contemplons devient pensable. Lorsque nous rêvons, nous nous déplaçons au barycentre du tore, là où l'univers réel n'existe plus, et de là où il peut être manipulé en dehors de ses conditions d'existence (possibilités intrinsèques d'exister), ce qui le rend "possible".
La surprise est donc beaucoup, beaucoup plus grande que nous l'imaginons la plupart du temps.
Lorsque nous rêvons avant d'exister (avant notre naissance terrestre), nous contemplons l'univers de l'extérieur, avant d'entrer dedans, et de réduire considérablement notre champ de conscience, puisque nous entrons dans l'impossible, dans ce qui n'existe pas, et que nous prendrons pour la totalité durant le reste de notre vie. Si d'ailleurs nous savions que ce n'est pas la totalité, nous ne pourrions jouer le jeu. Nous resterions couchés sur le flanc en attendant que ça se passe.
Il s'agit bien d'une expérience d'individualité, mais également de solitude, de doute et de souffrance. Toute à sa résignation, en quelque sorte christique, la totalité des possibles : il fallait que cela existât également (résignée à le laisser exister, fiat), puisque tous les possibles doivent s'accomplir. Celui-là ne saurait ne pas avoir existé (résignée à disparaître en tant que totalité, qu'il grandisse et que je diminue...)
Ce que nous expérimentons est peut-être un des possibles, le néant. Celui-là même qui ne saurait exister, puisqu'il ne peut pas être issu du néant, ni avoir existé de toute éternité.
J'inclus bien entendu dans le rêve ses états affidiés comme le songe, la rêverie, le rêve éveillé, et surtout la transe, dont cet état de relaxation profonde qui préside à la création artistique. Les oeuvres issues de notre intérieur nous reconnectent bien évidemment à cet extérieur seul possible.
Nous " sortons " notre intériorité, et ce que nous en sortons est lui-même connecté à l'extérieur, au seul extérieur réel que nous atteignons par le rêve. L'oeuvre d'art est un trait d'union, un fil d'ariane, que nous pouvons contempler à la fois comme visible dans l'impossible, et comme témoin de l'extérieur possible et invisible auquel nous nous savons relié pendant le rêve.
Nous crachons un caillou auquel est attaché une ficelle, ficelle qui entre en notre bouche, et disparaît en nous-même pour ressortir là-bas, de l'autre côté de l'univers inexistant, dans le seul réel possible.
D'où ce caractère de l’œuvre d'art qu'elle exprime une individualité tout en rejoignant la part d'universel en chacun de nous.
Certes on me dira la culture etc. Je ne sais pas " lire " une oeuvre d'art étrangère à ma culture, et je ne reconnais donc pas l'universel.
Mais pour ce qui est de reconnaître que nous ne lisons que notre culture, je renvoie aux travaux de l'éminente bien que vilaine Guillemette. Si nous pouvions tout lire, et entendre les Écritures, cela se saurait :D
Ah, j'allais oublier, to sleep, to die... :)
vendredi 14 septembre 2012
Survivre
Et toujours sous les nuages
Voir : the perfect crime.
Au fur
Et à mesure
Que les choses tombent
Sous le sens
Elles me
Tombent
Des mains
Survivre
Et toujours sous
Les nuages
S'enfuient.
Toujours cette
Tristesse
Qui s'enfuit de mes doigts
Le sable
La vie
Voir : the perfect crime.
Au fur
Et à mesure
Que les choses tombent
Sous le sens
Elles me
Tombent
Des mains
Survivre
Et toujours sous
Les nuages
S'enfuient.
Toujours cette
Tristesse
Qui s'enfuit de mes doigts
Le sable
La vie
mercredi 12 septembre 2012
Le pélerinage aux sources
Quand je pense à l'époque où j'étais bercée dans les bras de la dyneïne, pour tout dire fouettée, comme de la crème.
Mais dans un lent ballet, un long ballet de tourbillons silencieux, dans l'obscurité.
Je coulais des jours heureux, je coulais littéralement en moi-même pour former mon mésoderme.
Cake endormi, entonnoir absent à soi-même, pas même agitée d'un rêve...
Une à une mes cellules tombaient dans l'entonnoir, et descendaient lentement la spirale, bercées dans les bras de la dyneïne.
Pas même un rêve. Pas de quoi encore stocker le moindre souvenir. Pas de trace.
Et pourtant, indubitablement, cela s'est produit. Je suis le produit, entre autres, de ce processus.
Moi. Cette cathédrale immense que je suis, aux vitraux plus riches que les grandes cathédrales, puisque je les comprends tous, et St Michel de Bordeaux, en prime.
Moi. Je fus étalée, fouettée, comme une pâte épaisse, entraînée, cellule après cellule, par les bras de la dyneïne.
Cette cathédrale immense s'est bâtie sur ces pierres. Fluides.
Il faut contempler cela pour comprendre mon immobilité. Passivité, dirait Blanchot ?
Mais dans un lent ballet, un long ballet de tourbillons silencieux, dans l'obscurité.
Je coulais des jours heureux, je coulais littéralement en moi-même pour former mon mésoderme.
Cake endormi, entonnoir absent à soi-même, pas même agitée d'un rêve...
Une à une mes cellules tombaient dans l'entonnoir, et descendaient lentement la spirale, bercées dans les bras de la dyneïne.
Pas même un rêve. Pas de quoi encore stocker le moindre souvenir. Pas de trace.
Et pourtant, indubitablement, cela s'est produit. Je suis le produit, entre autres, de ce processus.
Moi. Cette cathédrale immense que je suis, aux vitraux plus riches que les grandes cathédrales, puisque je les comprends tous, et St Michel de Bordeaux, en prime.
Moi. Je fus étalée, fouettée, comme une pâte épaisse, entraînée, cellule après cellule, par les bras de la dyneïne.
Cette cathédrale immense s'est bâtie sur ces pierres. Fluides.
Il faut contempler cela pour comprendre mon immobilité. Passivité, dirait Blanchot ?
dimanche 2 septembre 2012
This means WAR
Tu aurais pu longer les côtes de ma passivité bienveillante, pendant longtemps et admettre que je faisais le maximum, pour conserver une entente cordiale concourant au même objectif.
Mais non.
Il a fallu que tu dégaines et que tu tires. Le ressentiment sur le mode éjaculatoire.
Bravo.
C'est indéniablement une victoire. Tu as choisi de t'allier quelqu'une de plus puissant que toi, et à plusieurs, vous avez eu les moyens de m'infliger de gros dégâts. Pacs d'impuissants...
Bravo.
Le trou d'obus est énorme, la destruction est profonde, et je mettrai longtemps à m'en remettre. Je vais devoir reconfigurer toute ma vie péniblement rebâtie, matériellement c'est indéniablement une victoire.
Sans que je le comprenne bien sûr tant je le rejette, cela m'explique néanmoins comment les combattants, aveuglés par leur haine, choisissent une petite victoire même si elle entraîne des victimes innocentes. Ils sacrifient les autres à leur soif de vengeance.
Et c'est là que le bât blesse. Il n'y a pas de bénéfice attendu qui légitime l'exposition d'enfant aux conséquences du conflit.
Ce n'est donc pas la frontière de ma patience que tu as franchie, mais celle de la morale, de la décence, celle où l'engagement n'est plus un choix philosophique mais devient une question de dignité humaine.
This means WAR.
This means que je suis maintenant pourvue d'une énergie énorme, gigantesque, puisque tu as touché à mes enfants, et que je vais travailler avec cette inépuisable énergie, à des choses inimaginables auparavant, hors d'atteinte, bien trop loin des frontières de ma bienveillance.
Puisque tu as abîmé l'intouchable, je vais y mettre aussi la main. Puisque tu as voulu la descente aux enfers, je vais aussi pousser le portillon. Puisque je n'ai plus rien à perdre, plus rien ne me retient.
Je sais, c'est idiot. Mais j'en ai assez. Puisque la société ne sait pas distinguer les bons des méchants, je vais descendre de mon paradis, et m'amuser un peu aussi.
no stop signs
speed limit
nobody's gonna slow me down
like a wheel
gonna spin it
nobody's gonna mess me around
...
I'm rolling thunder pouring rain
I'm coming on like a hurricane
my lightning's flashing across the sky
you're only young but you're gonna die
I won't take no prisoners won't spare no lives
YOU put up a fight
I got my bell I'm gonna take you to hell
I'm gonna get ya satan get ya
Mais non.
Il a fallu que tu dégaines et que tu tires. Le ressentiment sur le mode éjaculatoire.
Bravo.
C'est indéniablement une victoire. Tu as choisi de t'allier quelqu'une de plus puissant que toi, et à plusieurs, vous avez eu les moyens de m'infliger de gros dégâts. Pacs d'impuissants...
Bravo.
Le trou d'obus est énorme, la destruction est profonde, et je mettrai longtemps à m'en remettre. Je vais devoir reconfigurer toute ma vie péniblement rebâtie, matériellement c'est indéniablement une victoire.
Sans que je le comprenne bien sûr tant je le rejette, cela m'explique néanmoins comment les combattants, aveuglés par leur haine, choisissent une petite victoire même si elle entraîne des victimes innocentes. Ils sacrifient les autres à leur soif de vengeance.
Et c'est là que le bât blesse. Il n'y a pas de bénéfice attendu qui légitime l'exposition d'enfant aux conséquences du conflit.
Ce n'est donc pas la frontière de ma patience que tu as franchie, mais celle de la morale, de la décence, celle où l'engagement n'est plus un choix philosophique mais devient une question de dignité humaine.
This means WAR.
This means que je suis maintenant pourvue d'une énergie énorme, gigantesque, puisque tu as touché à mes enfants, et que je vais travailler avec cette inépuisable énergie, à des choses inimaginables auparavant, hors d'atteinte, bien trop loin des frontières de ma bienveillance.
Puisque tu as abîmé l'intouchable, je vais y mettre aussi la main. Puisque tu as voulu la descente aux enfers, je vais aussi pousser le portillon. Puisque je n'ai plus rien à perdre, plus rien ne me retient.
Je sais, c'est idiot. Mais j'en ai assez. Puisque la société ne sait pas distinguer les bons des méchants, je vais descendre de mon paradis, et m'amuser un peu aussi.
no stop signs
speed limit
nobody's gonna slow me down
like a wheel
gonna spin it
nobody's gonna mess me around
...
I'm rolling thunder pouring rain
I'm coming on like a hurricane
my lightning's flashing across the sky
you're only young but you're gonna die
I won't take no prisoners won't spare no lives
YOU put up a fight
I got my bell I'm gonna take you to hell
I'm gonna get ya satan get ya
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