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mercredi 21 mars 2012
dimanche 11 mars 2012
Appairages
Assez fouillis, mais les appairages d'Isabelle Dalbe m'ont néanmoins amenée ici :
« Je regarde le monde à travers ses barreaux les plus clairs. »
Pierre Peuchmaurd
« L'humilité qui consiste à se donner un but impossible à atteindre. »
Pierre Dhainaut
« Retourne l'intestin comme un gant et l'humanité, si elle survit, aura fait un bond en avant de plusieurs milliers d'années. »
Ana Tot
« L'existence épouse n'importe quoi ! »
François Jacqmin
« L'absence des choses dans leur nom est une des formes de l'espace. »
Jean-Louis Giovannoni
« J'aime les gens distraits ; c'est une marque qu'ils ont des idées et qu'ils sont bons ; car les méchants et les sots ont toujours de la présence d'esprit. »
Charles-Joseph de Ligne
« Personne n'emporte le bleu du ciel dans son lit. »
Maurice Audejean
« Exiger du lecteur le talent d'admettre. »
Théodore Koenig
« On n'est qu'à deux pas de toute chose : un pas en avant, un pas en arrière. »
Stanislaw Jerzy Lec
« Puisque le bonheur n'existe pas, tâchons d'être heureux sans lui. »
Ernst Moerman
« Tout écrivain complet aboutit à un humoriste. »
Mallarmé
« On peut bien dire le regard d'un renard mais dans les bras noirs de l'amour
on dit le renard du regard. »
Jean-Yves Bériou
« On n'a jamais assez de tact pour faire sentir aux autres qu'ils en ont manqué. »
Robert Mallet
« Je regarde le monde à travers ses barreaux les plus clairs. »
Pierre Peuchmaurd
« L'humilité qui consiste à se donner un but impossible à atteindre. »
Pierre Dhainaut
« Retourne l'intestin comme un gant et l'humanité, si elle survit, aura fait un bond en avant de plusieurs milliers d'années. »
Ana Tot
« L'existence épouse n'importe quoi ! »
François Jacqmin
« L'absence des choses dans leur nom est une des formes de l'espace. »
Jean-Louis Giovannoni
« J'aime les gens distraits ; c'est une marque qu'ils ont des idées et qu'ils sont bons ; car les méchants et les sots ont toujours de la présence d'esprit. »
Charles-Joseph de Ligne
« Personne n'emporte le bleu du ciel dans son lit. »
Maurice Audejean
« Exiger du lecteur le talent d'admettre. »
Théodore Koenig
« On n'est qu'à deux pas de toute chose : un pas en avant, un pas en arrière. »
Stanislaw Jerzy Lec
« Puisque le bonheur n'existe pas, tâchons d'être heureux sans lui. »
Ernst Moerman
« Tout écrivain complet aboutit à un humoriste. »
Mallarmé
« On peut bien dire le regard d'un renard mais dans les bras noirs de l'amour
on dit le renard du regard. »
Jean-Yves Bériou
« On n'a jamais assez de tact pour faire sentir aux autres qu'ils en ont manqué. »
Robert Mallet
mardi 6 mars 2012
Thérapie de l'escalier
Un de mes ex qui se prend pour mon psy me disait l'autre jour : " Tu devrais t'imposer des défis, cela te sortirait de ton cercle ".
Tout à l'heure, j'ai éclaté d'un rire sardonique et je l'ai tenu tout le temps que je montais l'escalier intérieur de ma grande demeure, jusqu'à ce que ce rire s'éteigne de façon naturelle, mais sonnant toujours aussi sincère, en arrivant au palier du premier.
Le défi était bien sûr de ne pas presser le pas pour raccourcir l'épreuve. Mais je ne pouvais pas non plus trop tarder, au risque de travestir aussi le geste de la montée, l'équilibre était délicat.
Cette performance de comédienne prouve en tout cas si besoin était que je n'ai pas besoin d'un psy et que je sais très bien me soigner toute seule.
Je ne m'explique pas tout ce grotesque, surtout de mes ex.
" Snif knife, le couteau à essuyer les larmes "
Tout à l'heure, j'ai éclaté d'un rire sardonique et je l'ai tenu tout le temps que je montais l'escalier intérieur de ma grande demeure, jusqu'à ce que ce rire s'éteigne de façon naturelle, mais sonnant toujours aussi sincère, en arrivant au palier du premier.
Le défi était bien sûr de ne pas presser le pas pour raccourcir l'épreuve. Mais je ne pouvais pas non plus trop tarder, au risque de travestir aussi le geste de la montée, l'équilibre était délicat.
Cette performance de comédienne prouve en tout cas si besoin était que je n'ai pas besoin d'un psy et que je sais très bien me soigner toute seule.
Je ne m'explique pas tout ce grotesque, surtout de mes ex.
" Snif knife, le couteau à essuyer les larmes "
Faire danser les alligators
J'ai entendu à la radio un type qui était en train de monter un spectacle à propos de Céline, lequel prétendait faire danser les alligators au son de la flûte de Pan :D
Ce qui a retenu mon attention, c'est que Céline disait en gros que tout le monde l'emmerdait, qu'écrire le faisait chier (la mince flûte étant encore apparemment trop lourde) et qu'il ne faisait cela que pour l'argent.
Décidément, ce type m'est sympathique. J'ai bien dansé jusqu'au bout de la nuit, remarque. Cela me rappelle Marcel Broodthaers cité par Bourriaud, se vantant d'être un poète renégat qui ne cherche qu'à vendre quelque chose.
Son fameux antisémitisme n'était peut-être qu'une forme paroxystique de misanthropie, les gens qui sont " quoi que ce soit" étant alors plus exaspérants que ce qui ne sont "rien". Ces derniers donnent " moins prise " à la misanthropie. L'art c'est peut-être un moyen de dire aux autres la détestation qu'on en a, et que le fait qu'ils vous achètent, de vivre de son art, et donc sans avoir commerce avec eux, c'est pour eux la seule façon de se rendre supportables.
De se racheter, eux.
Ce qui a retenu mon attention, c'est que Céline disait en gros que tout le monde l'emmerdait, qu'écrire le faisait chier (la mince flûte étant encore apparemment trop lourde) et qu'il ne faisait cela que pour l'argent.
Décidément, ce type m'est sympathique. J'ai bien dansé jusqu'au bout de la nuit, remarque. Cela me rappelle Marcel Broodthaers cité par Bourriaud, se vantant d'être un poète renégat qui ne cherche qu'à vendre quelque chose.
Son fameux antisémitisme n'était peut-être qu'une forme paroxystique de misanthropie, les gens qui sont " quoi que ce soit" étant alors plus exaspérants que ce qui ne sont "rien". Ces derniers donnent " moins prise " à la misanthropie. L'art c'est peut-être un moyen de dire aux autres la détestation qu'on en a, et que le fait qu'ils vous achètent, de vivre de son art, et donc sans avoir commerce avec eux, c'est pour eux la seule façon de se rendre supportables.
De se racheter, eux.
Kill your TV, make stuff, read a BOOK
Une fois n'est pas coutume, je vais être un peu sérieuse. On m'a signalé ceci :
http://www.youtube.com/watch?v=Q_uaI28LGJk&feature=youtu.be
Cela peut paraître anodin, mais j'y vois un signe de quelque chose qui va plus loin que la simple boutade de l'inversion, c'est l'amorce d'un virage, une inflexion de direction.
http://www.youtube.com/watch?v=Q_uaI28LGJk&feature=youtu.be
Cela peut paraître anodin, mais j'y vois un signe de quelque chose qui va plus loin que la simple boutade de l'inversion, c'est l'amorce d'un virage, une inflexion de direction.
dimanche 4 mars 2012
Lettre d'amour...
Décidément, les filles se mouillent, la preuve cette brave Anne Parater qui a mis en ligne la dernière vidéo de John Moullard, immense plasticien du XXIème siècle, comme il se définit lui-même.
La tentative est émouvante, mais bon, ça ne fait pas une œuvre, non plus.
Ce que je trouve de plus fort finalement est d'avoir réussi à publier une vidéo où l'on peut faire coïncider " amour" et " Maurice Merleau-Ponty" dans les tags.
Quoi que, quoi que, à la lecture de certaines pages du visble et l'invisible, j'ai cru entendre, (si, si) parfois comme des harmoniques Teilhardiennes. De toute façon, allant aussi loin, il le fallait. A aller errer sur les mêmes sphères, on finit par entendre la même musique.
La tentative est émouvante, mais bon, ça ne fait pas une œuvre, non plus.
Ce que je trouve de plus fort finalement est d'avoir réussi à publier une vidéo où l'on peut faire coïncider " amour" et " Maurice Merleau-Ponty" dans les tags.
Quoi que, quoi que, à la lecture de certaines pages du visble et l'invisible, j'ai cru entendre, (si, si) parfois comme des harmoniques Teilhardiennes. De toute façon, allant aussi loin, il le fallait. A aller errer sur les mêmes sphères, on finit par entendre la même musique.
mardi 21 février 2012
Sacré John !
John Moullard a ouvert une boutique en ligne sur A Little Market. Cette vieille tante, qui est à Robert Fillioud ce qu'une pelure de pomme de terre est à la Chapelle Sixtine, n'a aucun complexe.
Je l'ai appelé tout à l'heure, il m'a dit qu'il en était bien conscient mais qu'il se voit néanmoins porteur d'une nouvelle vision de l'art, qui remet radicalement en cause la perspective du château de Versailles, et qu'il compte secouer l'artisanat dans l'Eure et Loir.
C'est simplement affligeant. Je n'ose imaginer ce qu'il va nous sortir. J'ai vu sa dernière création, ce sont des morceaux d'ardoise récupérés dans les sets de table vendus en tête de gondole à Bricomarché (la filiale bricolage d'Intermarché), collés au néoprène à côté d'une photo en noir et blanc sur un coton jaune assez mou.
Le genre d'oeuvre devant laquelle on hésite entre rire et pleurer. J'ai choisi mon camp lorsqu'il m'a fait remarquer que l'important résidait dans le fil de couture rouge de la lisière.
Je l'ai appelé tout à l'heure, il m'a dit qu'il en était bien conscient mais qu'il se voit néanmoins porteur d'une nouvelle vision de l'art, qui remet radicalement en cause la perspective du château de Versailles, et qu'il compte secouer l'artisanat dans l'Eure et Loir.
C'est simplement affligeant. Je n'ose imaginer ce qu'il va nous sortir. J'ai vu sa dernière création, ce sont des morceaux d'ardoise récupérés dans les sets de table vendus en tête de gondole à Bricomarché (la filiale bricolage d'Intermarché), collés au néoprène à côté d'une photo en noir et blanc sur un coton jaune assez mou.
Le genre d'oeuvre devant laquelle on hésite entre rire et pleurer. J'ai choisi mon camp lorsqu'il m'a fait remarquer que l'important résidait dans le fil de couture rouge de la lisière.
Sortir du Vortex
"Dans ce genre humain narcissique où je suis physiquement incarné, je ne vois que faiblesse, lâcheté, trahison, névrose sécuritaire, sensiblerie d’un côté et cruelle insensibilité à la souffrance animale de l’autre, passion pour les amusements futiles, frénésie pour les activités fonctionnelles et mécaniques, croyances en des dieux inférieurs, soumission aux autorités, servilité, pratiques magiques égotiques, prières veules, recherche de l’intérêt personnel, passivité, viandisme, toxicomanie, pornographie, rêves idéologiques, internationalisme (régression dans la termitière), jugement étroit, injustice, fausse tolérance, humanitarisme athée, ressentiment camouflé par des grands mots comme «amour inconditionnel», peur, religiosité, superstition, désir de domination, masochisme, cruauté, nombrilisme, matérialisme, médiumnité passive, perversité, esprit analytique destructeur de la vie, pédophilie, prostitution, sodomie, culte de la célébrité, idéaux planétaires bornés, argent, avarice, attachement à la terre de la déportation, désir d’immortalité dans la matière, alcoolisme, psychologisme, théologie, stupéfaction, narcose, mensonge, scientisme, nouille-âgisme, fascination, divination, contrôle, mathématiques… et restons-en là.
Comment peut-on vouloir appartenir à cette espèce alors que le vent du large d’une ère nouvelle nous apporte un parfum d’infini et de gloire?"
C'est de Joël Labruyère, et c'est extrait de cette page. On peut toujours critiquer, mais on niera difficilement qu'il y a matière à critique.
samedi 18 février 2012
Formules magiques
14Elenin préventive Péruvienne
Elusive distinctive automotive
Assmatin Jari Vèppaaml Evé
Chtaidjamissa, tumdirastan napaassé
Elusive distinctive automotive
Assmatin Jari Vèppaaml Evé
Chtaidjamissa, tumdirastan napaassé
Hou les cornes
On Fri, 17 Feb 2012 23:45:51 +0100, L'Equipe aufeminin wrote:
Mais si ce n'était que cela. Il y a pire :
Quand en lisant le sommaire d'un magazine en 2012, on a l'impression de voir l'édition de 1973, il y a un problème non ?
Alors je sais, on va me dire " oui, mais c'est ce qui intéresse nos lectrices, alors pourquoi on changerait ? "
Voilà, c'est ce qui fait vendre et ça suffit...Et après tout, elles ont peut-être raison, pourquoi changer ? Pourquoi ne pas laisser les choses en l'état, après tout...
mercredi 11 janvier 2012
Voilà ce qu’a dit Reger
Je crois que je ne pourrai pas me retenir de copier ci-dessous cette admirable pièce, trouvée sur le blog de Peggy la mutante :
Citation
Les vieux n’ont rien à dire, a dit Reger, mais les jeunes ont encore moins à dire, voilà la situation actuelle. Et, naturellement, tous ces gens qui font de l’art ont la vie trop belle, a-t-il dit. Tous ces gens sont bourrés de subventions et de prix, et à tout moment il y a un docteur honoris causa par-ci et un docteur honoris causa par-là et une décoration par-ci et une décoration par-là et à tout moment ils sont assis à côté de tel ministre et, peu après, à côté de tel autre, et aujourd’hui ils sont chez le chancelier et demain chez le président du parlement et aujourd’hui ils sont à la maison des syndicats des socialistes et demain à la maison de la culture des ouvriers catholiques et se font fêter et entretenir. En vérité, les artistes d’aujourd’hui ne sont pas seulement si menteurs dans leurs prétendues œuvres, ils sont tout aussi menteurs dans leur vie, a dit Reger. L’ouvrage menteur alterne constamment, chez eux, avec la vie menteuse, ce qu’ils écrivent est menteur, ce qu’ils vivent est menteur, a dit Reger. Et puis ces écrivains font des tournées de lecture comme on dit, et ils voyagent en tous sens dans toute l’Allemagne et dans toute l’Autriche et dans toute la Suisse et ils n’omettent aucun trou de province, si stupide soit-il, pour y lire à haute voix des extraits de leur merde et se faire fêter, et ils se font bourrer les poches de marks et de schillings et de francs, voilà ce qu’a dit Reger. Rien n’est plus répugnant que ce qu’on appelle une lecture de poète, a dit Reger, il n’y a guère de chose que je déteste plus, mais tous ces gens ne voient rien de mal à lire partout leur merde à haute voix. Au fond, cela n’intéresse personne, tout ce que ces gens ont bien pu écrire au cours de leurs razzias littéraires, mais ils le lisent à haute voix, ils se produisent en public et le lisent à haute voix et ils s’inclinent bien bas devant n’importe quel conseiller municipal débile et devant n’importe quel maire stupide et devant n’importe quel badaud germaniste, voilà ce qu’a dit Reger. De Flensbourg à Bozen, ils lisent leur merde à haute voix et se laissent entretenir sans le moindre scrupule, impudemment. Il n’y a rien de plus insupportable pour moi qu’une soi-disant lecture de poète, a dit Reger, c’est répugnant de s’asseoir là et de lire à haute voix sa propre merde, car tous ces gens en vérité ne lisent à haute voix rien d’autre que de la merde. Quand ils sont encore très jeunes, passe encore, a dit Reger, mais quand ils sont plus âgés et qu’ils atteignent déjà la cinquantaine et plus, c’est tout bonnement écœurant. Mais ce sont justement ces écrivains plus âgés qui font partout ces lectures, a dit Reger, et ils montent sur toutes les estrades et ils s’assoient à toutes les tables pour déclamer leur poésie merdique, leur prose stupide, sénile, voilà ce qu’a dit Reger. Même lorsque leur dentier ne peut plus retenir dans la cavité buccale aucune de leurs paroles mensongères, ils montent sur l’estrade de n’importe quelle salle des fêtes et lisent leurs idioties charlatanesques, voilà ce qu’a dit Reger.Thomas Bernhard, Maîtres anciens
samedi 7 janvier 2012
Parisian rodent (behavioral sink)
J'ai toujours été frappée de la permanence du fait que lorsqu'on interroge des gens de la terre, ils ont l'impression d'être victimes de décisions absurdes, prises " là-bas", ailleurs, et qui s'imposent à eux sans considération de leurs intérêts. Lesquels, pour paraître mesquins ou contradictoires avec d'autres, n'en sont pas moins locaux.
Mais pourquoi l'intérêt général est-il vécu systématiquement comme contraire à l'intérêt particulier dans l'axe de la territorialité ? C'est la question que je me pose.
A la lecture de cet article, je me suis demandé si une réponse ne viendrait pas du fait que les décideurs sont en majorité des urbains.
Voire des habitants d'une grande capitale nationale ou européenne, qui vivent entassés comme des rats de laboratoire.
Ces gens qui vivent un peu dans les conditions de l'expérience, c'est à dire dans le stress permanent de la surpopulation, n'auraient-ils pas tendance à émettre des pensées à caractère disons " thanatos", le problème étant que les répercussions de ces pensées se trouvent être appliquées très loin de là, par des gens qui se trouvent pollués des aspects suicidaires de cette pensée.
D'où que ces derniers en percevraient en permanence une certaine tendance à l'auto-destruction, d'où incompréhension.
Maintenant, faire autrement n'est pas si simple, puisque décentraliser les décisions pour faire le bonheur des gens revient à considérer comme un idéal sans faille le régime féodal type Neustrie au IXème siècle, dont nous ne sommes cependant pas si éloignés, il n'est que d'assister au conseil municipal de votre bourgade pour s'en convaincre.
Peut-on dire qu'il vaut mieux cent communes de cent habitants chacune, gérées selon 100 politiques différentes et incompatibles entre elle, produisant 9000 individus contents de leur petit pouvoir et 1000 personnes mécontentes de vivre dans la dictature de ces petits chefs de sociétés de chasse locale pourrissant leurs dix hectares par souci de gagner la bouteille de pastis gratuite pour dix sacs d'engrais chimique infect, et pour gagner de quoi s'acheter une plus belle voiture pour le barbecue du dimanche, que 10.000 mécontents sombrant dans la misère des charges sociales et pourrissant leur terrain pour gagner de quoi survivre à l'arnaque des spéculateurs agro-industriels qui ont besoin de financer leurs recherches génétiques monstrueuses à fin de droguer le monde à leurs éthers ?
Mais pourquoi l'intérêt général est-il vécu systématiquement comme contraire à l'intérêt particulier dans l'axe de la territorialité ? C'est la question que je me pose.
A la lecture de cet article, je me suis demandé si une réponse ne viendrait pas du fait que les décideurs sont en majorité des urbains.
Voire des habitants d'une grande capitale nationale ou européenne, qui vivent entassés comme des rats de laboratoire.
Ces gens qui vivent un peu dans les conditions de l'expérience, c'est à dire dans le stress permanent de la surpopulation, n'auraient-ils pas tendance à émettre des pensées à caractère disons " thanatos", le problème étant que les répercussions de ces pensées se trouvent être appliquées très loin de là, par des gens qui se trouvent pollués des aspects suicidaires de cette pensée.
D'où que ces derniers en percevraient en permanence une certaine tendance à l'auto-destruction, d'où incompréhension.
Maintenant, faire autrement n'est pas si simple, puisque décentraliser les décisions pour faire le bonheur des gens revient à considérer comme un idéal sans faille le régime féodal type Neustrie au IXème siècle, dont nous ne sommes cependant pas si éloignés, il n'est que d'assister au conseil municipal de votre bourgade pour s'en convaincre.
Peut-on dire qu'il vaut mieux cent communes de cent habitants chacune, gérées selon 100 politiques différentes et incompatibles entre elle, produisant 9000 individus contents de leur petit pouvoir et 1000 personnes mécontentes de vivre dans la dictature de ces petits chefs de sociétés de chasse locale pourrissant leurs dix hectares par souci de gagner la bouteille de pastis gratuite pour dix sacs d'engrais chimique infect, et pour gagner de quoi s'acheter une plus belle voiture pour le barbecue du dimanche, que 10.000 mécontents sombrant dans la misère des charges sociales et pourrissant leur terrain pour gagner de quoi survivre à l'arnaque des spéculateurs agro-industriels qui ont besoin de financer leurs recherches génétiques monstrueuses à fin de droguer le monde à leurs éthers ?
lundi 26 décembre 2011
Crushed once more
It's like I was living the " last " things of the condemned man. I'm begging for a last month of fees, just an other year under a roof, just one more dawn to see the splendor of galaxies.
It's a faustian deal, leave me alone for a year, enjoying these things like a stowaway. Ok I admit I've been a crook, disembark me at the next stopover, have mercy, give me just one night, gazing at the stars.
I used to dream of a true deep, passion and my love life has been a long serial of misachievements, misun derstandings, miscarriages, mis- everything.
I was dreaming of a career, some sort of continous story also, and my work life has been nothing but a serial of quiproquos I tried hard to atenuate during their agony.
These days, I know batteries are low, the end is near. I enjoy having a good bed, it might not last. But my batteries are low. Energy; all kinds of energies, from the noblest aspirations to the cheapest lusts, have vanished, melt, dried.
I can't stand anymore of your words, your faces, of the way your desperately move your tongues to produce stupid sentences, your eyes that reflect nothing but greed and angst, none of them. Nothing that is human is a me alienum, but little is of interest. And I don't have the recomfort of these who stay on their ass on top of a stone along the river, worshipping a tree.
Quand je dis " Je t'aime", ce n'est pas à toi que je le dis, mais à ce qui aurait pu, ce qui aurait dû être. Quand je m'adresse au monde, ce n'est pas à vous que je parle mais à quelque chose dont vous ne semblez décidément pas pouvoir imaginer la possibilité même de l'existence.
Since I heard this sentence, I always felt " As I lay dying " as including the whole experience of my life, trying to stop falling blocks.
So it's the end, my friend. Please, leave me alone. Just leave me one day alone to put my things in order and you will be able to add my body to the count of your victims, to pile it up the wall.
Du papier qui brille, qu'on froisse et qui fait de la lumière, je ne sais rien faire. Je vis dans la terreur des crépuscules sans fin, plaquée aux recoins des murs en espérant que la Bête qui passe ne m'entendra pas respirer.
It's a faustian deal, leave me alone for a year, enjoying these things like a stowaway. Ok I admit I've been a crook, disembark me at the next stopover, have mercy, give me just one night, gazing at the stars.
I used to dream of a true deep, passion and my love life has been a long serial of misachievements, misun derstandings, miscarriages, mis- everything.
I was dreaming of a career, some sort of continous story also, and my work life has been nothing but a serial of quiproquos I tried hard to atenuate during their agony.
These days, I know batteries are low, the end is near. I enjoy having a good bed, it might not last. But my batteries are low. Energy; all kinds of energies, from the noblest aspirations to the cheapest lusts, have vanished, melt, dried.
I can't stand anymore of your words, your faces, of the way your desperately move your tongues to produce stupid sentences, your eyes that reflect nothing but greed and angst, none of them. Nothing that is human is a me alienum, but little is of interest. And I don't have the recomfort of these who stay on their ass on top of a stone along the river, worshipping a tree.
Quand je dis " Je t'aime", ce n'est pas à toi que je le dis, mais à ce qui aurait pu, ce qui aurait dû être. Quand je m'adresse au monde, ce n'est pas à vous que je parle mais à quelque chose dont vous ne semblez décidément pas pouvoir imaginer la possibilité même de l'existence.
Since I heard this sentence, I always felt " As I lay dying " as including the whole experience of my life, trying to stop falling blocks.
So it's the end, my friend. Please, leave me alone. Just leave me one day alone to put my things in order and you will be able to add my body to the count of your victims, to pile it up the wall.
Du papier qui brille, qu'on froisse et qui fait de la lumière, je ne sais rien faire. Je vis dans la terreur des crépuscules sans fin, plaquée aux recoins des murs en espérant que la Bête qui passe ne m'entendra pas respirer.
samedi 10 décembre 2011
Ex voto Caroline Duris Metatechno
Pour remercier la toute adorable Caroline Duris Metatechno de m'avoir fait retrouver ce morceau :
je signale une de ses compos qui berce mes soirées en ce moment. Pis c'est tout.
je signale une de ses compos qui berce mes soirées en ce moment. Pis c'est tout.
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