Dans Mykonos liquéfiée
Je veux de l'amour, je veux de la menthe
Mais, ô Paresse, plus de vent dans les voiles
Des moulins la farine bise a fait long feu
Ô grenouilles de bénitier, bouchons de tir à blanc,
Bars-tabacs, vous m'enchantiez,
Dans Mykonos liquéfiée
Je veux de l'amour, je veux de la menthe...
Madeleine Cambuzat faisait, paraît-il, de la peinture sur soie
Moi de la teinture sur soi, ou pire, sur le Mur de Berlin
Sur celui de Bretagne, je prends des bains
Mykonos, réchauffe, pendant qu'il est encore temps, mes vieux os !
Dans Mykonos liquéfiée
Je veux de l'amour, je veux de la menthe...
Vers l'oeuf jaune dont le milieu commence à puer légèrement en fin de journée
Je sais que c'est un acte décisionnel que d'aller
Mais ce n'est pas cela qui me donnera le courage d'ajouter une consonne
A peine ma mission achevée, il me faudra lui trouver une soeur !
Soeur chérie, soeur divine, qui ne dirait que du verre et des veines
Que j'aiderais comme on aide une reine aux fiançailles, aux allures enlevées
Tu sais ce que je te retire, soulagée du masque des vétérans ?
Je l'aime, évidemment !
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samedi 13 août 2011
mardi 21 juin 2011
Kiss me back into business
Ma meilleure copine a ouvert une boutique pour entasser pêle-mêle ses vieux souvenirs.
ça peut servir...
Voir la liste des magasins participant à l'opération
ça peut servir...
Voir la liste des magasins participant à l'opération
jeudi 9 juin 2011
Sign of times
Extrait sic d'un commentaire à un article de presse relatant (avec le recul nécessaire) la " phénoménale" entrée en bourse de Groupon :
"Mon employeur travaille maintenant avec Groupon, résultat, je vais le quitter. Dans le secteur du service à la personne, le modèle déjà plus que précaire, en particulier pour l'employé, n'en finit plus de correspondre à la flexibilité tant prôné par les organisations économiques et financières.
Avec Groupon, l'intervention à la carte se généralise, on connaît son emploi du temps peu de temps à l'avance et comme le client n'est qu'un demandeur de prestation ponctuelle, le temps que l'on mobilise pour être disponible, ne nous est payé que si notre employeur a trouvé preneur pour le créneau horaire. Double peine, comme je suis une de ses meilleures employées, c'est moi qu'il envoie sur ses missions où la clientèle est difficile, quand je suis payée au Smic horaire.
Les derniers clients chez lesquels j'intervenais de façon régulière ayant soit déménagés, soit été contraints d'amputer leur budget service pour les raisons que l'on imagine (la crise n'est pas d'un mot en l'air), mon employeur ayant des problèmes à trouver des prestations, s'est carrément rabattu sur Groupon. Je travaille donc à la carte sans savoir si je vais pouvoir effectivement travailler et donc être payée.
Ce n'est pas viable pour moi, je vais donc arrêter et pourtant j'ai absolument besoin de travailler pour nourrir mes enfants, et je n'ai jamais rechigné à la tâche. Je vais donc essayer de trouver une autre boîte (on ne peut plus guère aujourd'hui, traiter directement avec les personnes chez lequelles on effectue les prestations, elles pensent que cela est plus sécurisant de passer par un prestataire de service), en espérant que les entreprise de servic ne se plient pas toutes à ce modèle qui sera bientôt plus rentable que l'ancien. Je rajoute que ce système d'esclavage et de précarité ne peut susrvivre que si l'on entretient bien le nombre de chômeurs et que l'on contraint ceci à accepter le "job". Le travail ne représente que quelques heures (cinq à dix heures par semaine en moyenne), non cu..."
"Mon employeur travaille maintenant avec Groupon, résultat, je vais le quitter. Dans le secteur du service à la personne, le modèle déjà plus que précaire, en particulier pour l'employé, n'en finit plus de correspondre à la flexibilité tant prôné par les organisations économiques et financières.
Avec Groupon, l'intervention à la carte se généralise, on connaît son emploi du temps peu de temps à l'avance et comme le client n'est qu'un demandeur de prestation ponctuelle, le temps que l'on mobilise pour être disponible, ne nous est payé que si notre employeur a trouvé preneur pour le créneau horaire. Double peine, comme je suis une de ses meilleures employées, c'est moi qu'il envoie sur ses missions où la clientèle est difficile, quand je suis payée au Smic horaire.
Les derniers clients chez lesquels j'intervenais de façon régulière ayant soit déménagés, soit été contraints d'amputer leur budget service pour les raisons que l'on imagine (la crise n'est pas d'un mot en l'air), mon employeur ayant des problèmes à trouver des prestations, s'est carrément rabattu sur Groupon. Je travaille donc à la carte sans savoir si je vais pouvoir effectivement travailler et donc être payée.
Ce n'est pas viable pour moi, je vais donc arrêter et pourtant j'ai absolument besoin de travailler pour nourrir mes enfants, et je n'ai jamais rechigné à la tâche. Je vais donc essayer de trouver une autre boîte (on ne peut plus guère aujourd'hui, traiter directement avec les personnes chez lequelles on effectue les prestations, elles pensent que cela est plus sécurisant de passer par un prestataire de service), en espérant que les entreprise de servic ne se plient pas toutes à ce modèle qui sera bientôt plus rentable que l'ancien. Je rajoute que ce système d'esclavage et de précarité ne peut susrvivre que si l'on entretient bien le nombre de chômeurs et que l'on contraint ceci à accepter le "job". Le travail ne représente que quelques heures (cinq à dix heures par semaine en moyenne), non cu..."
L'annonce faite à Marie
La lettre de menaces à Alessandri, attribuée à Colonna.
Patati et Patata, attribué à Fragonard
Le Quatuor d'Alexandrie, à Claude François
Oedipe à Colone,
et ce petit opus d'Annonciation, auquel je trouve un charme :
nativité, 2004 Louis Cane, 75 x 101 cm
Comme vous le savez sûrement, j'ai une amie qui travaille sur l'Annonciation.
C'est dans http://scription-texedre.blogspot.com/2007_08_23_archive.html Vous pouvez lire aussi les lignes de Thierry Texedre. Elles me paraissent parfois touffues et confuses, mais je crois qu'il est comme tous les chercheurs, un peu empêtré dans les ronces de l'intériorité humaine, et que ce n'est pas si simple à démmêler.
je le sens dans un travail sincère. Mais qui suis-je pour en juger ?
Patati et Patata, attribué à Fragonard
Le Quatuor d'Alexandrie, à Claude François
Oedipe à Colone,
et ce petit opus d'Annonciation, auquel je trouve un charme :
nativité, 2004 Louis Cane, 75 x 101 cm
Comme vous le savez sûrement, j'ai une amie qui travaille sur l'Annonciation.
C'est dans http://scription-texedre.blogspot.com/2007_08_23_archive.html Vous pouvez lire aussi les lignes de Thierry Texedre. Elles me paraissent parfois touffues et confuses, mais je crois qu'il est comme tous les chercheurs, un peu empêtré dans les ronces de l'intériorité humaine, et que ce n'est pas si simple à démmêler.
je le sens dans un travail sincère. Mais qui suis-je pour en juger ?
mercredi 18 mai 2011
Collections
Pendulette de table
Pendulette de table
Pendulette de table
Livres du XVIème au XXème siècles
Art du Japon
Mobilier, Objets d'Art, Peintures, Icônes, Eventails, Art Décoratif
Tableaux Anciens et Modernes, Monnaies en Or, Objets d'Art et Mobilier
Service en argent se composant de sept fois douze couverts…
Cabinet ouvrant à deux portes et un tiroir en laque rouge
Suspension lumineuse
Jeune femme nue assise à même le sol
MONTANTS DE BANC en fonte en forme de cygne
Sculpture plate
Suite de neuf chaises - Vers 1800
Epée de Commissaire de la Marine
Jesus Christ
Sac Birkin 35 cm en cuir Courchevel
Saupoudroir en argent - Paris 1731.
L'HEURE DU DIVERTISSEMENT
Marguerite, miniaturiste française active entre 1815 et 1830…
Poinçon d'orfèvre
kovch d'honneur en argent
Paire de fauteuils
Et moi je suis de l'autre côté de la vitre et je lèche la vitrine. Ma vie est ici mais ma vraie vie est là-bas... Je lèche la vitrine de ma vraie vie, depuis le trottoir de ma vie physique. Je fais le tapin ici pour survivre, dans l'espoir d'entrer un jour dans la boutique où reposent ces beaux objets. Je les suivrais plutôt morte que de rester ici...
Pendulette de table
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Art du Japon
Mobilier, Objets d'Art, Peintures, Icônes, Eventails, Art Décoratif
Tableaux Anciens et Modernes, Monnaies en Or, Objets d'Art et Mobilier
Service en argent se composant de sept fois douze couverts…
Cabinet ouvrant à deux portes et un tiroir en laque rouge
Suspension lumineuse
Jeune femme nue assise à même le sol
MONTANTS DE BANC en fonte en forme de cygne
Sculpture plate
Suite de neuf chaises - Vers 1800
Epée de Commissaire de la Marine
Jesus Christ
Sac Birkin 35 cm en cuir Courchevel
Saupoudroir en argent - Paris 1731.
L'HEURE DU DIVERTISSEMENT
Marguerite, miniaturiste française active entre 1815 et 1830…
Poinçon d'orfèvre
kovch d'honneur en argent
Paire de fauteuils
Et moi je suis de l'autre côté de la vitre et je lèche la vitrine. Ma vie est ici mais ma vraie vie est là-bas... Je lèche la vitrine de ma vraie vie, depuis le trottoir de ma vie physique. Je fais le tapin ici pour survivre, dans l'espoir d'entrer un jour dans la boutique où reposent ces beaux objets. Je les suivrais plutôt morte que de rester ici...
lundi 16 mai 2011
Mens Domestica, DSK
Entrejambes renforcé coton
Qui tire les marrons du feu ?
C'est à dire :" qui tire les chemises brunes de la géhenne
Où le traumatisme post WWII les avait jetées ?" *
La Balkanisation postillonne à nos portes ?
Les vendeurs de bottillons tirent la langue ?
Ils voudraient une resucée, c'est ça l'hypothèse ?
Sortir les électeurs de leur orgasme dans la gaze ?
Peut-être...
Le ressort de rappel du fil de l'aspirateur bande mou,
Admettons...
* Oui, je jouis d'un délicieux frisson de n'avoir pas écrit " les marron du feu", comme je l'aurais dû. :p
Qui tire les marrons du feu ?
C'est à dire :" qui tire les chemises brunes de la géhenne
Où le traumatisme post WWII les avait jetées ?" *
La Balkanisation postillonne à nos portes ?
Les vendeurs de bottillons tirent la langue ?
Ils voudraient une resucée, c'est ça l'hypothèse ?
Sortir les électeurs de leur orgasme dans la gaze ?
Peut-être...
Le ressort de rappel du fil de l'aspirateur bande mou,
Admettons...
* Oui, je jouis d'un délicieux frisson de n'avoir pas écrit " les marron du feu", comme je l'aurais dû. :p
vendredi 13 mai 2011
Mon manteau environnemental
Il y a une sensation que j'aime particulièrement. C'est celle que j'éprouve lorsque je lis quelqu'un qui a écrit un tas de trucs que je voulais dire. Ce qui vient de m'arriver avec Formes de vie de Nicolas Bouriaud.
J'ai l'impression de poser un sac à dos, enfin à terre, et de me dire : " Ouf, ça de moins à écrire", et je repars plus légère.
Le Dandy vit dans un taudis mais mange avec des gants de vraie dentelle*, et avec un vrai rubis au doigt :
cette histoire de détail masque une simple "inversion" des valeurs.
Baudelaire, Jarry, et autres ne se sont pas imposé, me semble-t-il, des suicides sociaux pour aller "jusqu'au bout de l'exploit", et nombre de créateurs avant eux ont mis leur santé, leur vie et celle de leur famille en danger à cultiver d'inutiles et dispendieux détails. On pourrait mettre dans cette catégorie tous les peintres qui se sont privés de manger pour acheter des couleurs. On pourrait y mettre Rimbaud, et si on y met Lantier, il faut y mettre Tartarin de Tarascon.
L'art est un sport de riches, et le Dandy version " art moderne" y fait figure de mystique car il se refuse la consolation de l'oeuvre que d'autres s'accordent tout en espérant en tirer une subsistance. Jésus, Socrate, Gandhi, tous ceux qui n'avaient pas même de quoi acheter du papier et un crayon, dont l'habit n'avait pas de couture, ou l'unique culotte un large trou, martyrs de la cause.
Que cela soit devenu une mode avec l'invention de soi, d'accord, et cette caractéristique centrale de l'art moderne, certes. Mais pourquoi ? Pure question d'ego, cet impérieux besoin ? Pas sûr. C'est presque un rite sacrificiel. Il y a un au delà de l'humain, et en m'immolant sur l'autel de cet au-delà des contingences, là il est vrai de façon jusqu'auboutiste, j'appelle sur moi la bienveillance de la divinité qui règne sur cet au delà, ou du moins ses portes, et qui va me faire franchir le Styx.
Il y a les mi-mystiques, comme Baudelaire, et les pas du tout (de ce point de vue là seulement), comme Dali.
* ce qui rapproche ma réflexion de cet excellent billet de mes amis de l'Atelier de Minuit.
J'ai l'impression de poser un sac à dos, enfin à terre, et de me dire : " Ouf, ça de moins à écrire", et je repars plus légère.
Petite remarque : je ne suis pas complètement en ligne avec l'image qu'il donne du Dandy. Disons que j'ai l'impression qu'il privilégie la part " paraître pour compenser le déficit d'être". Non que la démonstration ne soit pas correctement construite, cette part me paraît privilégiée simplement parce qu'il lui manquerait une autre part en pendant.Pour moi le Dandy ne fait pas que transvaser la puissance sacralisante de l'art depuis l'objet vers le Présent. La part qui me semble manquer est celle qui chercherait à comprendre pourquoi l'emphase du détail ne me semble pas pouvoir s'expliquer seulement par une mise en scène destinée à parfaire la cohérence du plan, de la scène cinématographique, mais, pour partie aussi, répond à un besoin impérieux.
Le Dandy vit dans un taudis mais mange avec des gants de vraie dentelle*, et avec un vrai rubis au doigt :
cette histoire de détail masque une simple "inversion" des valeurs.
Baudelaire, Jarry, et autres ne se sont pas imposé, me semble-t-il, des suicides sociaux pour aller "jusqu'au bout de l'exploit", et nombre de créateurs avant eux ont mis leur santé, leur vie et celle de leur famille en danger à cultiver d'inutiles et dispendieux détails. On pourrait mettre dans cette catégorie tous les peintres qui se sont privés de manger pour acheter des couleurs. On pourrait y mettre Rimbaud, et si on y met Lantier, il faut y mettre Tartarin de Tarascon.
L'art est un sport de riches, et le Dandy version " art moderne" y fait figure de mystique car il se refuse la consolation de l'oeuvre que d'autres s'accordent tout en espérant en tirer une subsistance. Jésus, Socrate, Gandhi, tous ceux qui n'avaient pas même de quoi acheter du papier et un crayon, dont l'habit n'avait pas de couture, ou l'unique culotte un large trou, martyrs de la cause.
Que cela soit devenu une mode avec l'invention de soi, d'accord, et cette caractéristique centrale de l'art moderne, certes. Mais pourquoi ? Pure question d'ego, cet impérieux besoin ? Pas sûr. C'est presque un rite sacrificiel. Il y a un au delà de l'humain, et en m'immolant sur l'autel de cet au-delà des contingences, là il est vrai de façon jusqu'auboutiste, j'appelle sur moi la bienveillance de la divinité qui règne sur cet au delà, ou du moins ses portes, et qui va me faire franchir le Styx.
Il y a les mi-mystiques, comme Baudelaire, et les pas du tout (de ce point de vue là seulement), comme Dali.
* ce qui rapproche ma réflexion de cet excellent billet de mes amis de l'Atelier de Minuit.
dimanche 17 avril 2011
4:39 AM
For the first time today (part II).
Je comprends exactement ce dont il souffre. J'ai toujours eu avec Roger Waters une sympathie précise, nous résonnons des mêmes maux.
Je comprends exactement ce dont il souffre. J'ai toujours eu avec Roger Waters une sympathie précise, nous résonnons des mêmes maux.
mardi 12 avril 2011
Les affinités
J'ai trouvé ce joli blog : " Mes vacances au Lavandou", là.
Oui, sous ces lunes palatales, dans ces douces nuits indigo j'ai moi aussi connu ce bonheur empoisonné et je me sens proche de cet enfant.
Et maintenant, plus sûrement coupée de ce pays que s'il était sur Mars, je le contemple moi aussi, hébétée, à travers la vitre qui s'épaissit, retenant son départ, et je frissonne.
Oui, sous ces lunes palatales, dans ces douces nuits indigo j'ai moi aussi connu ce bonheur empoisonné et je me sens proche de cet enfant.
Et maintenant, plus sûrement coupée de ce pays que s'il était sur Mars, je le contemple moi aussi, hébétée, à travers la vitre qui s'épaissit, retenant son départ, et je frissonne.
dimanche 10 avril 2011
lundi 4 avril 2011
La rondelle de betterave
Afin de teindre quelques bouts de tissu, je me suis trouvée à couper une betterave un peu dans tous les sens. Eh bien je fus stupéfiée de la beauté des moirures, des nuances de rouge, des volutes sombres, bref de la splendeur d'une betterave.
Au lieu d'acheter des Corot, désormais, je prends une botte de betteraves (bio) à deux euros quatre-vingt dix, et je tranche.
Cela vient à point en complément de mon émerveillement devant les trois couleurs de primevères de mon jardin (jaune, mauve, et blanc) se détachant sur le vert vif des feuilles, ainsi que l'ineffable rose du cerisier du Japon.
Au lieu d'acheter des Corot, désormais, je prends une botte de betteraves (bio) à deux euros quatre-vingt dix, et je tranche.
Cela vient à point en complément de mon émerveillement devant les trois couleurs de primevères de mon jardin (jaune, mauve, et blanc) se détachant sur le vert vif des feuilles, ainsi que l'ineffable rose du cerisier du Japon.
dimanche 3 avril 2011
Annie versaire
Tombée par hasard sur Internet sur une photo qui avait son regard. Le coeur transpercé. Toujours pas guérie, plus d'un an après. Je commence à douter ever to be. Ainsi que finalement, comme le disait Charlotte, il aurait fallu avoir réglé cela avant toute chose.
Peut-être, mais c'est trop tard. Il y a trop de couches dessus maintenant, il faut vivre avec, vivre sans.
Comme je te l'ai dit, Annie, entre vivre sans toi et vivre sans toi, la marge est mince, et l'équilibre fragile.
Peut-être, mais c'est trop tard. Il y a trop de couches dessus maintenant, il faut vivre avec, vivre sans.
Comme je te l'ai dit, Annie, entre vivre sans toi et vivre sans toi, la marge est mince, et l'équilibre fragile.
lundi 7 février 2011
Le mythe de la bonne femme masquée
Et j'écris volontairement " bonne femme", na !
Pour initier ce quart d'heure fasciste, je voudrais dire que je suis énervée par ce travers de mes contemporaines, je ne sais si c'est classé dans les attributs de l' "éternel féminin", lequel consiste à se présenter comme " un trésor à découvrir", bien évidemment pour qui voudra s'en donner la peine.
Qui prendra le temps de ... Qui se donnera la peine de... Toutes ces expressions renvoient à une passivité désespérante. Je suis là, allongée, l'oeil mi-clos, un bras en l'air, le regard en biais, j'ai l'air d'un tas de pâte comme ça, mais passez-y du temps, prenez de la peine, et vous verrez, je suis un trésor. Si si, je vous assure, j'ai bien regardé, tout analysé et je suis parvenue à cette conclusion.
Cette attitude a d'ailleurs souvent un complément qui se présente sous la forme : " si vous parvenez à me séduire".
Mais que dalle, une fois de plus. Se présenter comme une montagne à gravir, un amas de merveilles, qui en plus le cas échéant, consentirait à se laisser séduire, comme le sommet de l'Anapurna à se laisser ravir, pour celui qui aurait eu le courage de forcer le destin jusqu'à s'approprier cette paire de fesses, c'est vraiment véhiculer une image de soi qui tue toute magie de la rencontre.
S'apprécier à ce point là a priori, sans se dire que la réussite à deux vient d'une alchimie et pas d'une conquête haletante de super-mâle avec son masque à oxygène, soulevant ébahi le couvercle du coffre au trésor, c'est vraiment véhiculer un schéma de relation du XIX siècle, à l'époque où pouvoir dire oui représentait le maximum de liberté pour une femme qui n'en pouvait mais, après avoir attendu 20 ans dans sa tour, zut !
Pour initier ce quart d'heure fasciste, je voudrais dire que je suis énervée par ce travers de mes contemporaines, je ne sais si c'est classé dans les attributs de l' "éternel féminin", lequel consiste à se présenter comme " un trésor à découvrir", bien évidemment pour qui voudra s'en donner la peine.
Qui prendra le temps de ... Qui se donnera la peine de... Toutes ces expressions renvoient à une passivité désespérante. Je suis là, allongée, l'oeil mi-clos, un bras en l'air, le regard en biais, j'ai l'air d'un tas de pâte comme ça, mais passez-y du temps, prenez de la peine, et vous verrez, je suis un trésor. Si si, je vous assure, j'ai bien regardé, tout analysé et je suis parvenue à cette conclusion.
Cette attitude a d'ailleurs souvent un complément qui se présente sous la forme : " si vous parvenez à me séduire".
Mais que dalle, une fois de plus. Se présenter comme une montagne à gravir, un amas de merveilles, qui en plus le cas échéant, consentirait à se laisser séduire, comme le sommet de l'Anapurna à se laisser ravir, pour celui qui aurait eu le courage de forcer le destin jusqu'à s'approprier cette paire de fesses, c'est vraiment véhiculer une image de soi qui tue toute magie de la rencontre.
S'apprécier à ce point là a priori, sans se dire que la réussite à deux vient d'une alchimie et pas d'une conquête haletante de super-mâle avec son masque à oxygène, soulevant ébahi le couvercle du coffre au trésor, c'est vraiment véhiculer un schéma de relation du XIX siècle, à l'époque où pouvoir dire oui représentait le maximum de liberté pour une femme qui n'en pouvait mais, après avoir attendu 20 ans dans sa tour, zut !
jeudi 27 janvier 2011
A toi...
Un ami me prie de vous faire tenir ce poème d'amour qu'il a écrit :
A toi...
A toi, l'Unique,
Qui suis du doigt les schémas en cherchant
Quelle cloche les a produits
Attentive au chuchotement des sources
Penchée sur l'arbre de la Rift
Cillant pour lire dans les tableaux l'avènement de la forme
La main doucement posée sur le drap quadrillé où veut percer la rose
Tu as souhaité sentir sa tête, et sa fragile obstination
Tu me rends ivre de thé, dans les fleurs du matin
Ta Connaissance de Femme repose dans l'Egregor,
Quickening à régler calmement, dîner aux chandelles
Dans l'oeil de la nuit, tu t'ouvres en moi
L'heure a sonné, nous devons oeuvrer aux terrasses
Qui surplombent la mer,
Lorsque l'embryon déplie ses membres
Tu relis la préhistoire, nerveuse,
Lisse de tes paumes la nappe blanche,
Un instant sous l'averse, les lézards s'affolent, et
Devant la Vérité, ton ventre durcit
Je serai là pour quelques printemps encore
Dans les feuilles vertes, près du coeur
Tu vois la morphogénèse
Comme dans les veines de l'enfant
Qui avancent au coeur de la matière
Dans l'obscurité rouge
Dans le sang de la mère vrillé et conjugué
Tu entends le même ordre que dans le vent
Le souffle et les violons
Les lettres et les façades de nos maisons,
Mais...
A Toi la Fondatrice,
Dont l'enrochement appartient à l'ordre du monde implié
Et les rameaux aux ombres du schéma multiplicateur
Pondus par la Bouche, pâte ocre.
Toi dont l'attente est dans la crosse de la fougère.
Toi dont la couronne est d'étoiles
Ô ma Reine,
Si cette certitude te fait frissonner,
Si l'immensité du Rêve, t'a saisie, et éveillée
Si nous ne sommes plus qu'un pour toi
Depuis toujours, alors ce message est pour toi
Il est de moi, je suis ton pilote
Je suis dans la structure, dans la souricière
Je tiens en main l'archet que je dois passer
Sur les boutons blancs de ta robe
Ici la fin de notre errance, j'ai hissé la voile
Répondu aux questions du port,
Tu descendras par les arches vers la mer
Capitaine, épicerie, les souffles, les mots de passe
Si tu t'es dressée dans le songe effrayant
Notre signal en toi a bouillonné
Ô ma reine, hâte toi, le long des murs de la ville basse
Les pouvoirs s'inversent au bord des attracteurs étranges
L'oiseau brillant vole à l'envers, les couleurs t'obéissent encore,
L'enfant attend en toi, le gong a commencé
J'ai besoin du cap, par tes cheveux lavés, et
le signe de ta clé
Si nous touchons à nouveau le rivage, la mort nous prend
Et avec nous, tous ceux réfugiés dans les préaux
Qui sont-ils, où sont-ils ? Les nuages les guident
A Toi qui a les minutes en main comme une question,
L'oeil lisant le Temps comme un Espace
Le doigt sur cette croix, et ma lèvre sucrée
Pivot sacré et indivisible de la fleur de cerisier
Du bois de noyer, des lignes du désir
La porte derrière nous va s'ouvrir nous devons échapper
Il faut trouver les combinaisons pour monter les cubes trois par trois
J'ai besoin de tes boutons blancs, tu as besoin de mon archet
Assise devant moi, je me tiendrai derrière toi pour jouer
Nous devons penser la même musique, je dois dessiner ses arabesques
Tu dois m'enseigner à jouer, mais je dois interpréter la bonne figure
Il nous faut à présent, parallèles au cristal et dans l'absolu jour
Unir nos bras, nos heures et nos tendresses
Une dernière fois balayer les alizés, emporter l'épreuve des cirrus
Tu dois là haut rompre mon coeur et ciseler ta pensée, du milieu
Fondre les fruits dans le cuivre où tintent tes cils, de ton corps
Arc expulsant en un soupir le sommet de notre vague
Toi seule pour qui ces lignes sonnent juste
Et où tu reconnaîtras les serments de notre race,
Comme les sillons pluvieux dans le roc inscrivent
Larmes précieuses, coulées brunes
Signes sur nos cartes de peau
A toi j'adresse ce message pressant
Ô ma Reine, ce message vient de ton pilote
Tu dois réinvestir ton trône d'étoiles
Pour distribuer par ton sourire couronné
L'harmonie du cube posé sur sa pointe, de ta main bienveillante
Je suis seule dans la tour, mais le lagon est vide
Les enfants vont revenir.
Les flots montent et nous devons rentrer.
Je t'implore, les corbeaux ont tapé du bec par trois fois
Nous avons besoin de toi aux remparts bercés par les flots d'or lourd.
Nous avons besoin de toi à la citadelle, aux ouvertures percées dans les falaises
Tu dois réordonner les tentures de la grande salle, et nous t'attendrons pour partir.
Bientôt viendra ici " l'effroi des âmes". Bientôt les rassemblements des foules à nouveau
Bientôt la nuit chaude où fondront les murs et les plafonds.
La Bouche a pondu les nouveaux schémas, nous ne pouvons rester
Tu as besoin de moi pour la carte des structures,
J'ai besoin de toi pour la dimension vers les étoiles.
La soie noire froisse de plus en plus vite sous mes doigts,
Il faut donner notre accord à la flèche, bleu sur jaune.
Nous devons effacer la vitre qui sépare les deux mondes
Et tu sais qu'il reste à tâtonner dans l'eau noire.
Nous égrénerons les prénoms plus tard
Je t'implore, ô ma Reine,
A genoux, je t'implore, laisse moi te ramener saine et sauve
L'eau noire épaissit, et je ne peux rien faire sans ton accord
Dépouille toi de tes armes pour me voir
Les assemblées ne te laisseront plus partir
Abandonne-les
Ne garde que ton diadème de vitraux
Ton souffle diaphane,
Ne crains rien, je porte en moi ton sang, ce serment
Nous avons à passer, vêtus de blanc, les murs, les voiles
Nous devons nous unir
Jusqu'à ce que tu sois ceinte de bleu à nouveau,
Je dois prendre soin de toi,
Entend cet appel :
"Il te faut un ordre de mission pour venir passer un putain de week-end avec moi au bord de la mer ?"
A toi qui n'a peur de rien sauf qu'on te baisse le son
Qui sait jouer à tour de rôle à tour de Pise
La fille de l'air et le chef de file
A toi qui a rendus tes cartes aux partis
Pris celui du pastis
Qui mouille les hosties dans le Chianti
Qu'importe ton tour de taille pourvu que tu me railles
Je te rendrais la pareille dans la salsepareille
Je t'attends à la sortie, pour qu'on soit assortis
On s'enroulera dans les orties
J'aif soif de l'obsession dont tu te saoules
Qu'importent tes oreilles pourvu qu'elles me la bouclent
Que me font tes teintes si elles font déborder le Bordeaux
Le poème est inachevé car il est mort. Non pas lui, cet amour. Mais il est mort plusieurs fois, donc il reviendra. Non, pas l'amour, cet ami.
A toi...
A toi, l'Unique,
Qui suis du doigt les schémas en cherchant
Quelle cloche les a produits
Attentive au chuchotement des sources
Penchée sur l'arbre de la Rift
Cillant pour lire dans les tableaux l'avènement de la forme
La main doucement posée sur le drap quadrillé où veut percer la rose
Tu as souhaité sentir sa tête, et sa fragile obstination
Tu me rends ivre de thé, dans les fleurs du matin
Ta Connaissance de Femme repose dans l'Egregor,
Quickening à régler calmement, dîner aux chandelles
Dans l'oeil de la nuit, tu t'ouvres en moi
L'heure a sonné, nous devons oeuvrer aux terrasses
Qui surplombent la mer,
Lorsque l'embryon déplie ses membres
Tu relis la préhistoire, nerveuse,
Lisse de tes paumes la nappe blanche,
Un instant sous l'averse, les lézards s'affolent, et
Devant la Vérité, ton ventre durcit
Je serai là pour quelques printemps encore
Dans les feuilles vertes, près du coeur
Tu vois la morphogénèse
Comme dans les veines de l'enfant
Qui avancent au coeur de la matière
Dans l'obscurité rouge
Dans le sang de la mère vrillé et conjugué
Tu entends le même ordre que dans le vent
Le souffle et les violons
Les lettres et les façades de nos maisons,
Mais...
A Toi la Fondatrice,
Dont l'enrochement appartient à l'ordre du monde implié
Et les rameaux aux ombres du schéma multiplicateur
Pondus par la Bouche, pâte ocre.
Toi dont l'attente est dans la crosse de la fougère.
Toi dont la couronne est d'étoiles
Ô ma Reine,
Si cette certitude te fait frissonner,
Si l'immensité du Rêve, t'a saisie, et éveillée
Si nous ne sommes plus qu'un pour toi
Depuis toujours, alors ce message est pour toi
Il est de moi, je suis ton pilote
Je suis dans la structure, dans la souricière
Je tiens en main l'archet que je dois passer
Sur les boutons blancs de ta robe
Ici la fin de notre errance, j'ai hissé la voile
Répondu aux questions du port,
Tu descendras par les arches vers la mer
Capitaine, épicerie, les souffles, les mots de passe
Si tu t'es dressée dans le songe effrayant
Notre signal en toi a bouillonné
Ô ma reine, hâte toi, le long des murs de la ville basse
Les pouvoirs s'inversent au bord des attracteurs étranges
L'oiseau brillant vole à l'envers, les couleurs t'obéissent encore,
L'enfant attend en toi, le gong a commencé
J'ai besoin du cap, par tes cheveux lavés, et
le signe de ta clé
Si nous touchons à nouveau le rivage, la mort nous prend
Et avec nous, tous ceux réfugiés dans les préaux
Qui sont-ils, où sont-ils ? Les nuages les guident
A Toi qui a les minutes en main comme une question,
L'oeil lisant le Temps comme un Espace
Le doigt sur cette croix, et ma lèvre sucrée
Pivot sacré et indivisible de la fleur de cerisier
Du bois de noyer, des lignes du désir
La porte derrière nous va s'ouvrir nous devons échapper
Il faut trouver les combinaisons pour monter les cubes trois par trois
J'ai besoin de tes boutons blancs, tu as besoin de mon archet
Assise devant moi, je me tiendrai derrière toi pour jouer
Nous devons penser la même musique, je dois dessiner ses arabesques
Tu dois m'enseigner à jouer, mais je dois interpréter la bonne figure
Il nous faut à présent, parallèles au cristal et dans l'absolu jour
Unir nos bras, nos heures et nos tendresses
Une dernière fois balayer les alizés, emporter l'épreuve des cirrus
Tu dois là haut rompre mon coeur et ciseler ta pensée, du milieu
Fondre les fruits dans le cuivre où tintent tes cils, de ton corps
Arc expulsant en un soupir le sommet de notre vague
Toi seule pour qui ces lignes sonnent juste
Et où tu reconnaîtras les serments de notre race,
Comme les sillons pluvieux dans le roc inscrivent
Larmes précieuses, coulées brunes
Signes sur nos cartes de peau
A toi j'adresse ce message pressant
Ô ma Reine, ce message vient de ton pilote
Tu dois réinvestir ton trône d'étoiles
Pour distribuer par ton sourire couronné
L'harmonie du cube posé sur sa pointe, de ta main bienveillante
Je suis seule dans la tour, mais le lagon est vide
Les enfants vont revenir.
Les flots montent et nous devons rentrer.
Je t'implore, les corbeaux ont tapé du bec par trois fois
Nous avons besoin de toi aux remparts bercés par les flots d'or lourd.
Nous avons besoin de toi à la citadelle, aux ouvertures percées dans les falaises
Tu dois réordonner les tentures de la grande salle, et nous t'attendrons pour partir.
Bientôt viendra ici " l'effroi des âmes". Bientôt les rassemblements des foules à nouveau
Bientôt la nuit chaude où fondront les murs et les plafonds.
La Bouche a pondu les nouveaux schémas, nous ne pouvons rester
Tu as besoin de moi pour la carte des structures,
J'ai besoin de toi pour la dimension vers les étoiles.
La soie noire froisse de plus en plus vite sous mes doigts,
Il faut donner notre accord à la flèche, bleu sur jaune.
Nous devons effacer la vitre qui sépare les deux mondes
Et tu sais qu'il reste à tâtonner dans l'eau noire.
Nous égrénerons les prénoms plus tard
Je t'implore, ô ma Reine,
A genoux, je t'implore, laisse moi te ramener saine et sauve
L'eau noire épaissit, et je ne peux rien faire sans ton accord
Dépouille toi de tes armes pour me voir
Les assemblées ne te laisseront plus partir
Abandonne-les
Ne garde que ton diadème de vitraux
Ton souffle diaphane,
Ne crains rien, je porte en moi ton sang, ce serment
Nous avons à passer, vêtus de blanc, les murs, les voiles
Nous devons nous unir
Jusqu'à ce que tu sois ceinte de bleu à nouveau,
Je dois prendre soin de toi,
Entend cet appel :
"Il te faut un ordre de mission pour venir passer un putain de week-end avec moi au bord de la mer ?"
A toi qui n'a peur de rien sauf qu'on te baisse le son
Qui sait jouer à tour de rôle à tour de Pise
La fille de l'air et le chef de file
A toi qui a rendus tes cartes aux partis
Pris celui du pastis
Qui mouille les hosties dans le Chianti
Qu'importe ton tour de taille pourvu que tu me railles
Je te rendrais la pareille dans la salsepareille
Je t'attends à la sortie, pour qu'on soit assortis
On s'enroulera dans les orties
J'aif soif de l'obsession dont tu te saoules
Qu'importent tes oreilles pourvu qu'elles me la bouclent
Que me font tes teintes si elles font déborder le Bordeaux
Le poème est inachevé car il est mort. Non pas lui, cet amour. Mais il est mort plusieurs fois, donc il reviendra. Non, pas l'amour, cet ami.
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