Je sais que cela ne doit pas vous arriver souvent, bande de cloportes, car vous êtes trop infimes pour avoir d'aussi grandioses pensées, mais moi je m'implore parfois moi-même comme on demande merci à une ennemie : " Laisse moi, je t'en prie, va-t'en", dis-je à une partie de moi même qui crie dans la cuisine : " Mange encore un pois cassé " quand elle me surprend à essayer de le rattraper sur la lèvre alors qu'il s'échappait.
Si c'est pas de l'imminence contrecarrée, ça...
Mais elle parle trop fort : elle est sûre d'elle. Elle intime " Mange", elle ne demande pas. Puisqu'elle se sait victorieuse, d'avance. Elle sait que je vais lui obéir, que je vais manger ce pois, puisque je l'ai fait cuire pour cela, pour manger.
Ses mots résonnent dans la cuisine et cela me rappelle que nous sommes seules. Je suis, justement, à sa merci. Et parfois, même lorsque nous sommes entourées, je me jette dans ses bras. Mes moments d'infidélité sont rares et c'est sans doute là ce qu'elle me fait payer.
Elle paye mes études et je lui suis redevable, comme à tous ceux qui ont payé la viande pendant mes études. Il y a un écho de cela dans un superbe billet de la vilaine Guillemette.
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mardi 4 janvier 2011
Feux
"La diffraction, c'est de l'effraction par distraction"
- Cabotine, va, voilà maintenant qu'elle enrobe ses phrases de guillemets, elle se cite.
Ah, ma vilaine Guillemette, tu as erré trop longtemps seule en ton palais, tu es lassée de ces jeux de miroirs.
Tu es la spécialiste de l'art conceptuel, paraît-il. On me l'a dit, il faut que je me venge. Moi je parle (outre des huit mètres de soie abricot, bieeeeeeeeen sûr) depuis 40 ans de mon oeuvre, laquelle n'existe pas. Pas ailleurs que dans mon second espace.
Mais de parler de cette oeuvre, ça, je continuerai.
Parce que j'ai de bonnes raisons de le faire.
Je ne cherche même pas à ce qu'on fasse fermer le Louvre plus tard qu'à son horaire habituel, vois-tu ma fille, je le laisse tel qu'il est. Je ne le sacre même pas en tant que ready-made, je le laisse tel qu'il est, banale poussière dans sa poussière.
- Cabotine, va, voilà maintenant qu'elle enrobe ses phrases de guillemets, elle se cite.
Ah, ma vilaine Guillemette, tu as erré trop longtemps seule en ton palais, tu es lassée de ces jeux de miroirs.
Tu es la spécialiste de l'art conceptuel, paraît-il. On me l'a dit, il faut que je me venge. Moi je parle (outre des huit mètres de soie abricot, bieeeeeeeeen sûr) depuis 40 ans de mon oeuvre, laquelle n'existe pas. Pas ailleurs que dans mon second espace.
Mais de parler de cette oeuvre, ça, je continuerai.
Parce que j'ai de bonnes raisons de le faire.
Je ne cherche même pas à ce qu'on fasse fermer le Louvre plus tard qu'à son horaire habituel, vois-tu ma fille, je le laisse tel qu'il est. Je ne le sacre même pas en tant que ready-made, je le laisse tel qu'il est, banale poussière dans sa poussière.
En joue,
J'ai rouvert Opera, et j'ai retrouvé toutes tes pages de bidouille, tes perles de la Droguerie, et tes boîtes de scrapbooking, qu'on regardait ensemble...
Je pense aux jours passés sans toi,
sans ces étés,
sans être,
sans épaisseur,
Maîtresse des perles, ma voie aussi.
Je pense aux jours passés sans toi,
sans ces étés,
sans être,
sans épaisseur,
Maîtresse des perles, ma voie aussi.
Je mangerai
Dans un bol ébréché, je jetterai quelques morceaux de fromage sec, dont les croûtes seront pour les poissons, puis par dessus, des pois cassés al dente et un reste de pommes de terre disputées à la germination.
Je mangerai toute la semaine sur cette casserole. Je mangerai puisqu'il le faut.
Sans comprendre encore le motif de cette punition.
Je me regarderai avaler les pois cassés en me régalant. Je paye de mots, comme on dit, je paye mon banquier, mes clients, je me paye de mots en faisant rouler ma langue sur les galets, sur les traverses de la nef...
... et dans les yeux de chaque inconnu, bien sûr.
Je mangerai toute la semaine sur cette casserole. Je mangerai puisqu'il le faut.
Sans comprendre encore le motif de cette punition.
Je me regarderai avaler les pois cassés en me régalant. Je paye de mots, comme on dit, je paye mon banquier, mes clients, je me paye de mots en faisant rouler ma langue sur les galets, sur les traverses de la nef...
... et dans les yeux de chaque inconnu, bien sûr.
dimanche 12 décembre 2010
La métamorphose
y'a des cloportes dans l'appart
je veux Dora, c'est pas fini
Dora l'explora sympa
Ils mangent avec leurs mains,
Ils passent aux toilettes, tout est vrac derrière
Ils se lavent les mains sur ordre, le bidon de savon est renversé, et le robinet reste ouvert
Ils savent que les nécromanceurs ont des super-pouvoirs,
Que leur tête peut devenir extra-géante
Et ont du mal avec l'indicatif des verbes du premier groupe.
Non, je ne suis pas cynique, ni désabusée, j'ai juste, peut-être au peu plus qu'une autre, cru à cette chose dont je sais maintenant qu'elle a un nom, la " promesse de l'aube".
Editions du Rançonneur
je veux Dora, c'est pas fini
Dora l'explora sympa
Ils mangent avec leurs mains,
Ils passent aux toilettes, tout est vrac derrière
Ils se lavent les mains sur ordre, le bidon de savon est renversé, et le robinet reste ouvert
Ils savent que les nécromanceurs ont des super-pouvoirs,
Que leur tête peut devenir extra-géante
Et ont du mal avec l'indicatif des verbes du premier groupe.
Non, je ne suis pas cynique, ni désabusée, j'ai juste, peut-être au peu plus qu'une autre, cru à cette chose dont je sais maintenant qu'elle a un nom, la " promesse de l'aube".
Editions du Rançonneur
mercredi 8 décembre 2010
samedi 20 novembre 2010
Nouvelles du front
Les crayons s'appellent Giotto
Et le blanc s'appelle Blanco
Le Na-déné se lave le nez
L'esclavon se passe au savon
Si ce n'est toi, c'est donc ton tik
Vous êtes six frères dans ma tête
Je reconnais, Lydie, la puissance du Gorille
Angelina Jolie, ce truc qui fait froid dans le dos.
Blanco se met au batik,
J'habite les antitussifs, avec toi, je plonge à Biarritz
Je me teins les cheveux, gratte le crâne, mouille les doigts...
Toi aussi, mon fils, Gaël vous êtes six
Je regarde la neige tomber sous la douche
Les perles sous les dents écarlatent
Les gouttes en paroles d'argent
La pomme d'or vole au dessus de la baie de Cadaquès
Cracovie est à portée de fusil,
Les Syrtes à portée de visage,
J'aime les amulettes, les devinettes, les amuse-gueules
L'Ombrie, la ciboulette, la Vénétie, la chouette sous les sourcils
Surveillée par ses gardes, la parole se soûle,
Ecrasée par ses célibataires, même
La rouille se gondole, et les portes s'ouvrent
Midi à portée de Minuit...
Tu sais la vérité, et ton regard n'est pas plus dur
Le porche de ta bouche trie les mots à Lydie
Nom de groupe : les chats regardent.
Et puis ça facilite, pour les photos des jaquettes...
Titres : Dos argenté, la voie de l'aiguille...
Et le blanc s'appelle Blanco
Le Na-déné se lave le nez
L'esclavon se passe au savon
Si ce n'est toi, c'est donc ton tik
Vous êtes six frères dans ma tête
Je reconnais, Lydie, la puissance du Gorille
Angelina Jolie, ce truc qui fait froid dans le dos.
Blanco se met au batik,
J'habite les antitussifs, avec toi, je plonge à Biarritz
Je me teins les cheveux, gratte le crâne, mouille les doigts...
Toi aussi, mon fils, Gaël vous êtes six
Je regarde la neige tomber sous la douche
Les perles sous les dents écarlatent
Les gouttes en paroles d'argent
La pomme d'or vole au dessus de la baie de Cadaquès
Cracovie est à portée de fusil,
Les Syrtes à portée de visage,
J'aime les amulettes, les devinettes, les amuse-gueules
L'Ombrie, la ciboulette, la Vénétie, la chouette sous les sourcils
Surveillée par ses gardes, la parole se soûle,
Ecrasée par ses célibataires, même
La rouille se gondole, et les portes s'ouvrent
Midi à portée de Minuit...
Tu sais la vérité, et ton regard n'est pas plus dur
Le porche de ta bouche trie les mots à Lydie
Nom de groupe : les chats regardent.
Et puis ça facilite, pour les photos des jaquettes...
Titres : Dos argenté, la voie de l'aiguille...
mercredi 13 octobre 2010
Du sacré sinon rien (non, même pas du sulé)
J'ai de plus en plus de mal à passer du temps sur ce qui n'est pas sacré.
Sont dignes d'intérêts les choses comme le bois, le thé, la peinture, le tissu. Les choses de la nature tissées et transformées de main de femme. Tout ce qui peut être sacralisé et a fait l'objet d'une sacralisation, c'est à dire a servi d'accessoire participant à une cérémonie (maison, danse, vêtement, fêtes, repas...) des moments de la vie humaine.
Tout ce qui est en dehors des maillons de cette chaîne, ou disons trop loin, n'a aucun intérêt. Et donc sera abandonné un jour ou l'autre.
Sont dignes d'intérêts les choses comme le bois, le thé, la peinture, le tissu. Les choses de la nature tissées et transformées de main de femme. Tout ce qui peut être sacralisé et a fait l'objet d'une sacralisation, c'est à dire a servi d'accessoire participant à une cérémonie (maison, danse, vêtement, fêtes, repas...) des moments de la vie humaine.
Tout ce qui est en dehors des maillons de cette chaîne, ou disons trop loin, n'a aucun intérêt. Et donc sera abandonné un jour ou l'autre.
mercredi 8 septembre 2010
J'ai osé le court sur le long
Oui, j'ai osé mettre un sweet à capuche assez court par dessus un long T-shirt. Il paraît que ça se fait.
Je me suis autorisée de cette coutume car les deux tons me plaisaient trop l'un sur l'autre. Mais ce n'est pas dans ma culture. J'ai l'impression d'avoir 27 ans, habillée comme ça :D
Bon sinon, cette phrase " Les amoureuses sont seules au monde ". C'est beau, et c'est vrai.
Ouaip, ben vrai...
Ouais...
ça égaye un peu, un visage de petite fille au milieu de vos tronches de zombies, trouvez pas,
Non ?
Je me suis autorisée de cette coutume car les deux tons me plaisaient trop l'un sur l'autre. Mais ce n'est pas dans ma culture. J'ai l'impression d'avoir 27 ans, habillée comme ça :D
Bon sinon, cette phrase " Les amoureuses sont seules au monde ". C'est beau, et c'est vrai.
Ouaip, ben vrai...
Ouais...
ça égaye un peu, un visage de petite fille au milieu de vos tronches de zombies, trouvez pas,
Non ?
dimanche 22 août 2010
Insight of the week
Une nuit que j'étais à me morfondre dans quelque pub du coeur de Londres, une pensée étange me vint :
La partie de la métaphysique qui traite de l' " au-delà" , et si on veut bien englober par là toutes les religions et autres spiritualités, s'oppose, au sein d'une bipartition, à la tradition agnostique (disons pour simplifier une matière entraînée dans un chaos plus ou mois ordonné par des lois de hasard et de nécessité.)
Bien.
Ceci posé, ce que j'ai questionné tout à coup, c'est la connotation qui est attaché à cette bipartition. A savoir, soit l'univers est spirituel ET nous sommes sauvés ( la théorie de la récemption la plus aboutie, on va dire celle où l'on peut choisir sa place à côté de la fenêtre étant évidemment la religion chrétienne), soit l'univers n'est que matière, ET notre fenêtre de conscience une fois refermée, nous retournons au prénatal et absolu néant, celui qui vous fait jouer de la guitare, boire de la vodka, et offrir des fleurs, enfin pour les hommes galants, espèce en voie de disparition.
Bien.
Donc pour résumer : SOIT Esprit, ET moi ressusciter, SOIT matière, ET moi mourir.
Mais dans les deux cas " X ET MOI", liés. Vu que nous sommes dans le monde de l'image, je vous ai facilité la compréhension de la chose avec des coloriages.
Et ce qui me chagrine là dedans, c'est que je me demande si ce n'est pas là, précisément là, que se situent le talon d'Achille de toutes les métaphysiques, les orientales comme les occidentales, en ce qu'elles mélangent à un moment la métaphysique et l'ontologie, au sens où elles présupposent que ces deux discplines ont un destin commun : amalgamer notre destin à celui de l'univers.
Mais c'est une tare congénitale : les cosmogonies et les théogonies finissaient toujours par aboutir à la race humaine, fussions-nous nés de dents de dragons, de sperme tombé de ci delà, d'argile, de côtes, à un moment où à un autre, il faut que cela aboutisse à nous.
Sous prétexte que nous estimons penser le monde, il faudrait que le monde nous pensât. Et non seulement il faudrait qu'il nous pensât, mais cela ne nous suffit pas, encore faudrait-il que l'Esprit qui habite ce monde que nous pensons, se souciât de notre existence !
En d'autres termes, nous ne saurions admettre à la fois ces deux " statements " à savoir premièrement que oui, l'univers est créé par l'Esprit, ET secondement que eh bien non, non seulement de nous Il n'a pas eu vent, mon amour, et il n'y a donc aucune raison, bien que ce super Spirit of God existe bel et bien, qu'il s'en préoccupe, bien qu'on l'appelle Notre Seigneur Jésus Christ, qu'il radote au couvent, qu'on lui apporte ou pas des bonbons, personne n'ira au paradis, et Il nous laissera retourner à la poussière car de nous il n'a cure, il n'en a pas bavé, à la poupe, comme disait Alcide, et voilà, point final.
Ah là là, moi de penser, ça me détend les jointures, ça me fait du bien.
La partie de la métaphysique qui traite de l' " au-delà" , et si on veut bien englober par là toutes les religions et autres spiritualités, s'oppose, au sein d'une bipartition, à la tradition agnostique (disons pour simplifier une matière entraînée dans un chaos plus ou mois ordonné par des lois de hasard et de nécessité.)
Bien.
Ceci posé, ce que j'ai questionné tout à coup, c'est la connotation qui est attaché à cette bipartition. A savoir, soit l'univers est spirituel ET nous sommes sauvés ( la théorie de la récemption la plus aboutie, on va dire celle où l'on peut choisir sa place à côté de la fenêtre étant évidemment la religion chrétienne), soit l'univers n'est que matière, ET notre fenêtre de conscience une fois refermée, nous retournons au prénatal et absolu néant, celui qui vous fait jouer de la guitare, boire de la vodka, et offrir des fleurs, enfin pour les hommes galants, espèce en voie de disparition.
Bien.
Donc pour résumer : SOIT Esprit, ET moi ressusciter, SOIT matière, ET moi mourir.
Mais dans les deux cas " X ET MOI", liés. Vu que nous sommes dans le monde de l'image, je vous ai facilité la compréhension de la chose avec des coloriages.
Et ce qui me chagrine là dedans, c'est que je me demande si ce n'est pas là, précisément là, que se situent le talon d'Achille de toutes les métaphysiques, les orientales comme les occidentales, en ce qu'elles mélangent à un moment la métaphysique et l'ontologie, au sens où elles présupposent que ces deux discplines ont un destin commun : amalgamer notre destin à celui de l'univers.
Mais c'est une tare congénitale : les cosmogonies et les théogonies finissaient toujours par aboutir à la race humaine, fussions-nous nés de dents de dragons, de sperme tombé de ci delà, d'argile, de côtes, à un moment où à un autre, il faut que cela aboutisse à nous.
Sous prétexte que nous estimons penser le monde, il faudrait que le monde nous pensât. Et non seulement il faudrait qu'il nous pensât, mais cela ne nous suffit pas, encore faudrait-il que l'Esprit qui habite ce monde que nous pensons, se souciât de notre existence !
En d'autres termes, nous ne saurions admettre à la fois ces deux " statements " à savoir premièrement que oui, l'univers est créé par l'Esprit, ET secondement que eh bien non, non seulement de nous Il n'a pas eu vent, mon amour, et il n'y a donc aucune raison, bien que ce super Spirit of God existe bel et bien, qu'il s'en préoccupe, bien qu'on l'appelle Notre Seigneur Jésus Christ, qu'il radote au couvent, qu'on lui apporte ou pas des bonbons, personne n'ira au paradis, et Il nous laissera retourner à la poussière car de nous il n'a cure, il n'en a pas bavé, à la poupe, comme disait Alcide, et voilà, point final.
Ah là là, moi de penser, ça me détend les jointures, ça me fait du bien.
mardi 17 août 2010
Ramassage solaire
L'autre jour je vois une jeune mendiante agenouillée par terre, qui ne tendait pas la main, et semblait ne rien attendre.
Je m'avance vers elle et lui demande si elle avait besoin de quelque chose.
" Fais-moi un sourire", me répondit-elle.
Je suis rentrée chez moi, j'ai cueilli quelques fleurs dans mon jardin, et je suis venue les poser à côté d'elle.
Comme mon sourire niais devait sans doute avoir l'air d'appeler une réponse, et que rien ne venait de sa part, elle me dit en guise d'explication :
" Pour le moment, je suis maquée avec le soleil "
C'est comme si, dans ces scènes de ralenti au cinéma, un spectre s'était levé de sa place, et d'un seul mouvement de sabre, m'avait ouvert une balafre dans le coeur en me giflant du revers de la main au passage.
Cette femme m'a poussée hors de mes limites. Elle m'a appris que bien qu'étant objet de mon amour et moi sujet, cela ne me donnait aucun droit sur elle, ni à elle aucun devoir envers moi.
Mon amour n'est ni du masochisme, ni de la soumission. Il est au contraire ressorti plus pur de cette épreuve, lavé par les larmes.
Je n'ai commis aucune faute. Je me tiens debout dans la lumière.
Je m'avance vers elle et lui demande si elle avait besoin de quelque chose.
" Fais-moi un sourire", me répondit-elle.
Je suis rentrée chez moi, j'ai cueilli quelques fleurs dans mon jardin, et je suis venue les poser à côté d'elle.
Comme mon sourire niais devait sans doute avoir l'air d'appeler une réponse, et que rien ne venait de sa part, elle me dit en guise d'explication :
" Pour le moment, je suis maquée avec le soleil "
C'est comme si, dans ces scènes de ralenti au cinéma, un spectre s'était levé de sa place, et d'un seul mouvement de sabre, m'avait ouvert une balafre dans le coeur en me giflant du revers de la main au passage.
Cette femme m'a poussée hors de mes limites. Elle m'a appris que bien qu'étant objet de mon amour et moi sujet, cela ne me donnait aucun droit sur elle, ni à elle aucun devoir envers moi.
Mon amour n'est ni du masochisme, ni de la soumission. Il est au contraire ressorti plus pur de cette épreuve, lavé par les larmes.
Je n'ai commis aucune faute. Je me tiens debout dans la lumière.
dimanche 8 août 2010
True love, true loss
Quand on me dit d'un air attendri du moelleux à l'abricot, un truc du genre : " Ah tu sais, Vicky, elle est toujours avec le même copain, Edouard, ça fait 5 ans...", au lieu du convenu " trop mignon", j'ai envie de répondre : " Et alors, il a encore du goût ? ".
Moi les hommes à force de les mâchouiller, c'est comme les chewing-gums, au bout d'un moment faut que je le crache et que j'en prenne un nouveau.
Moi les hommes à force de les mâchouiller, c'est comme les chewing-gums, au bout d'un moment faut que je le crache et que j'en prenne un nouveau.
mercredi 4 août 2010
dimanche 1 août 2010
Il y a de bonnes choses dans la vie
Par exemple : " Il ne faut pas attribuer au vice ce qui peut s'expliquer par l'ignorance ou l'incompétence".
J'aime aussi l'usage collectif de certains mots, comme " le termite " pour désigner globalement l'ennemi lorsqu'il est en quantité discrète, voire pullulatoire.
Par exemple : " La misère se jette sur le monde comme le morpion sur le bas-clergé breton".
J'aime aussi l'usage collectif de certains mots, comme " le termite " pour désigner globalement l'ennemi lorsqu'il est en quantité discrète, voire pullulatoire.
Par exemple : " La misère se jette sur le monde comme le morpion sur le bas-clergé breton".
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